Être un traducteur (francophone) en Asie
Thread poster: ckatsidonis

ckatsidonis  Identity Verified
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Jul 17, 2003

Bonjour Ă  tous,

J’aimerais recevoir des conseils/commentaires de la part des traducteurs francophones vivant en Asie. J’envisage d'aller Ă©tudier et vivre Ă  Singapour et j’aimerais donc recevoir quelques informations sur l’intĂ©rĂȘt du marchĂ© asiatique pour un francophone. Il s’agit, je n'en doute pas, d’une denrĂ©e bien rare mais est-elle vraiment recherchĂ©e ?

En outre, quelqu’un aurait-il des informations Ă  propos de l’installation en tant qu'indĂ©pendant dans la rĂ©gion ?

En vous remerciant tous d’avance,

Charalambos


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sylver  Identity Verified
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Quelques idées Jul 17, 2003

Charalambos Katsidonis wrote:

Bonjour Ă  tous,

J’aimerais recevoir des conseils/commentaires de la part des traducteurs francophones vivant en Asie. J’envisage d'aller Ă©tudier et vivre Ă  Singapour et j’aimerais donc recevoir quelques informations sur l’intĂ©rĂȘt du marchĂ© asiatique pour un francophone. Il s’agit, je n'en doute pas, d’une denrĂ©e bien rare mais est-elle vraiment recherchĂ©e ?

En outre, quelqu’un aurait-il des informations Ă  propos de l’installation en tant qu'indĂ©pendant dans la rĂ©gion ?

En vous remerciant tous d’avance,

Charalambos

Pour Singapour, je n'ai guÚre d'autre chose que des ouïs dire. A ce qui parait nous sommes assez en vogue, mais je doute que ce soit en temps que traducteurs. Bien que la Thailande ne soit guÚre éloignée, c'est un monde tout à fait différent, avec des moeurs différentes, des réglementations différentes également, ...

En fait, pour des renseignements sur ce que tu vas trouver Ă  Singapour, il te faut quelqu'un qui soit Ă  Singapour. Pas juste en "Asie". Alain est en Asie, et moi Ă©galement, mais je suis prĂȘt Ă  mettre ma main au feu que mon expĂ©riences et mon mode de vie en Thailande sont totalement diffĂ©rent des siens au Japon.

Je n'ai qu'un seul conseil Ă  te donner, mais il est bon:

Viens jetter un coup d'oeil en avance.

Prends 15 jours trois semaines et viens voir par toi mĂȘme comment ça colle AVANT de prendre une quelconque dĂ©cision Bien sĂ»r, ça veut dire que tu vas peut ĂȘtre payer un trajet d'avion en trop, mais ça vaut le coup, Ă  moins que tu ne sois prĂȘt Ă  partir complĂ©tement Ă  l'aventure, et Ă  faire la plonge si rien ne va.


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Thierry LOTTE  Identity Verified
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Sylver et Charalambos Jul 17, 2003

Sylver said :


Alain est en Asie, et moi Ă©galement, mais je suis prĂȘt Ă  mettre ma main au feu que mon expĂ©riences et mon mode de vie en Thailande sont totalement diffĂ©rent des siens au Japon.


Alain ne vit pas "En Asie" mais "Au Japon".
Je dis cela pour la raison suivante : essayes donc de dire Ă  un Japonais qu'il est "Asiatique" ou mĂȘme qu'il vit "en Asie" : il te rĂ©pondra - Ă  bon droit - qu'il est Japonais et qu'il vit au Japon...
Il n'aimera pas du tout ĂȘtre assimilĂ© Ă  un Asiatique ( CorĂ©en, Chinois, Philippin etc...).

Si je dis cela, Sylver, ce n'est pas pour te critiquer mais pour que Charalambos comprenne que en "Asie" ( et je pense que cela vaut pour presque tous les pays de la région) les " Oï Kalos Kagatoï" sont ceux qui d'abord sont nés dans le pays, et ensuite, à l'extrÚme rigueur, ceux qui y vivent depuis longtemps et en maßtrisent la langue et les coutumes de base - trÚs trÚs différentes selon les pays.

La suggestion de Sylver d'y faire un premier voyage exploratoire est frappée au coin du bon sens.

Il conviendrait donc de se faire un petit "check list" avant d'aller "vivre en Asie" (dans le cas qui nous occupe, Ă  Singapour):

- Suis-je capable de supporter quasi toute l'annĂ©e une tempĂ©rature de bĂȘte et 300 % d'humiditĂ© ?

- Est-ce que je maĂźtrise suffisament le Chinois (main land) et le Malais pour vivre sans ĂȘtre perpĂ©tuellement dĂ©pendant des autres ?

- Suis-je capable de supporter de façon permanente l'énorme concurrence et pression des Singapouriens (qui parlent Chinois, souvent aussi le Malais, et dont l'Anglais est particuliÚrement "léché" car bien souvent appris dans les public schools/universités Anglaises) ?

Bien d'autres chĂŽses encore que je ne souhaite pas trop aborder sur un Forum public...

- As tu une "motivation" trĂšs forte et particuliĂšre pour l'Asie et une bonne connaissance de la culture Sino/Malaise ? Voire mĂȘme une "passion" ?
- Es-tu pret Ă  accepter une certaine marginalisation culturelle ?
- As tu fait ta propre petite Ă©tude de marchĂ© pour ĂȘtre bien sur qu'un salaire ou des honoraires de "traducteur" sont suffisants pour vivre correctement Ă  Singapour ? Le coĂ»t de la vie (comme au Japon) y est nettement supĂ©rieur Ă  celui de la ThaĂŻlande, de la Malaisie, ou du Viet Nam...

Amitiés à tous

Thierry


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ALAIN COTE  Identity Verified
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Une adresse et quelques commentaires Jul 17, 2003

À dĂ©faut de pouvoir t'aider personnellement, voici l'adresse de l'Association Française de Singapour. On pourra peut-ĂȘtre t'y donner des renseignements pertinents.


http://www.afsingapour.com/

Extrait :
L'Association Française de Singapour, ou AFS, a été créée en 1975; c'est une association à but non lucratif, apolitique et non confessionnelle. Son principal objectif est d'accueillir et d'aider les francophones à leur arrivée à Singapour et leur permettre de se faire de nouveaux amis, permettre des échanges avec les autres communautés et les Singapouriens, (...)

Bonne chance !

Dis-donc, en passant, grùce à Internet, tu pourrais garder tes principaux clients actuels et vivre quelques mois là-bas (suivant la durée du visa de touriste), en essayant de t'y faire, petit à petit, une nouvelle clientÚle. Il me semble que, quelle que soit la barriÚre culturelle, si tu conserves tes clients actuels et t'intÚgres dÚs le départ à une communauté francophone pour faciliter la transition, tu as de bonnes chances de succÚs (ou, à tout le moins, de séjour agréable, sans perdre tes clients actuels en cas de retour précipité pour l'une au l'autre des raisons mentionnées ci-dessus par Thierry). Libre à toi par la suite de plonger plus profondément dans "ton" Asie. Je pense que l'idée de Sylver est bonne, et à adapter suivant ta personnalité et ta situation. Notamment la longueur du séjour d'essai. Dans mon cas, j'ai d'abord fait un voyage en solitaire de 3 mois au Japon, avant d'y venir pour 2 ans (études), puis d'y revenir pour de bon. Un voyage tourisme/travail bien organisé (avec Internet, c'est possible aujourd'hui) me semble une option intéressante. Un peu compliqué, mais possible.

Quant Ă  l'aspect intĂ©gration, sans ĂȘtre en dĂ©saccord avec Thierry, je crois qu'il faut aussi considĂ©rer le fait qu'il est possible de vivre dans un pays d'Asie Ă  divers degrĂ©s d'intĂ©gration. Je connais des types qui vivent au Japon depuis des annĂ©es, ne parlent toujours pas la langue et sont de fidĂšles clients de McDonald. Le stĂ©rĂ©otype attribue gĂ©nĂ©ralement ce comportement aux AmĂ©ricains, qui "emportent leur pays/culture dans leur valise", en quelque sorte. Comme ils n'ont pas l'air malheureux (j'en connais qui cherchent Ă  s'intĂ©grer et sont pas mal moins heureux !), j'en conclus (peut-ĂȘtre un peu vite) qu'il est possible, probablement dans la plupart des pays d'Asie, d'y vivre Ă  l'intĂ©rieur d'une petite bulle sociale et culturelle. Enfin, je m'Ă©loigne du sujet, mais c'est tout simplement pour mettre un bĂ©mol aux commentaires de Thierry.

Quoi qu'il en soit, ton projet est intĂ©ressant. Si j'Ă©tais toi (Ă  une certaine Ă©poque j'Ă©tais dans la mĂȘme situation), je ne me poserais pas trop de questions et concentrerais mes efforts sur la recherche de contacts et la prĂ©paration du voyage, du sĂ©jour ou du grand bond. Cette idĂ©e sĂ©jour/travail n'est qu'une possibilitĂ©. Elle a pour mĂ©rite de te donner le temps suffisant pour te faire une meilleure idĂ©e qu'avec un voyage de deux ou trois semaines, un peu court Ă  mon avis. AprĂšs tout, rien ne t'empĂȘche d'Ă©courter ton sĂ©jour si tu t'emmerdes ou tombes dans la dĂ©prime au bout d'une semaine. Les compagnies aĂ©riennes Ă©prouvant des difficultĂ©s depuis que P R O Z interdit strictement la politique ( ), tu devrais pouvoir sans peine trouver un "vol de retour prĂ©cipitĂ©".

Anyway, bonne chance, c'est un trĂšs beau projet (mais je te prĂ©viens, une fois arrivĂ© Ă  Singapour, tu vas tomber dans la catĂ©gorie des mĂ©chants traducteurs de Singapour qui courtisent mes clients japonais via Internet, alors je vais ĂȘtre sans pitiĂ© !)

Alain

[Edited at 2003-07-17 23:35]


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ALAIN COTE  Identity Verified
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Juste une petite précision pour Thierry Jul 18, 2003

Thierry LOTTE wrote:
Alain ne vit pas "En Asie" mais "Au Japon".
Je dis cela pour la raison suivante : essayes donc de dire Ă  un Japonais qu'il est "Asiatique" ou mĂȘme qu'il vit "en Asie" : il te rĂ©pondra - Ă  bon droit - qu'il est Japonais et qu'il vit au Japon...
Il n'aimera pas du tout ĂȘtre assimilĂ© Ă  un Asiatique ( CorĂ©en, Chinois, Philippin etc...).


Thierry, j'hĂ©site bien gros Ă  entrer dans ce sujet, parce que ça ouvre une aire de dĂ©bats plutĂŽt vaste et n'apporte rien au prĂ©sent fil de discussion sur Singapour. Je voudrais juste prĂ©ciser que ce que tu mentionnes, Ă  mon avis, s'applique (tout au plus) au Japon d'il y a quelques dizaines d'annĂ©es, et encore, pas Ă  toute la population (loin de lĂ ). Les sentiments de la population japonaise (si tant est qu'une population dans son ensemble puisse partager des opinions) Ă  l'Ă©gard de l'Asie sont trĂšs complexes, et les exemples de relations amicales et de sentiment de partage de valeurs communes ne sont pas rares. Je ne crois pas qu'on puisse affirmer que les Japonais ne se considĂšrent pas eux-mĂȘmes comme des Asiatiques. Au contraire, Ă  l'heure actuelle, si je saisis bien le pouls des valeurs, l'Asie n'est pas perçue nĂ©gativement dans son ensemble, et si tu demandes Ă  un touriste de passage dans ton pays s'il est asiatique, il te rĂ©pondra sans doute par l'affirmative, en prĂ©cisant qu'il est aussi Japonais, tout comme je dirais que je suis Nord-AmĂ©ricain, mais surtout Canadien. (Quoi qu'il en soit, Sylver parlait dans un sens strictement gĂ©ographique, si j'ai bien lu...)

Impossible de nier les problĂšmes de discrimination qui existent encore aujourd'hui Ă  l'endroit des Ă©trangers, mais de lĂ  Ă  les mettre tout le pays dans le mĂȘme paquet, et Ă  dire que les attitudes sont les mĂȘmes Ă  l'endroit de tous les pays d'Asie... (la diffĂ©rence entre la CorĂ©e du Nord et la CorĂ©e du Sud est notamment trĂšs grande, pour des raisons gĂ©nĂ©ralement plus ou moins bien connues en Occident)

Je suis justement en train de terminer la lecture d'un roman trĂšs intĂ©ressant, dont on a d'ailleurs tirĂ© un film qui a connu beaucoup de succĂšs ici. Ce roman, Ă©crit par un Japonais d'origine nord-corĂ©enne, raconte une histoire d'amour entre un jeune Japonais d'origine corĂ©enne et une Japonaise. Il a reçu le prix littĂ©raire Naoki au Japon, ce qui n'est pas de la tarte. Paradoxe intĂ©ressant, ce roman qui parle de discrimination a connu un grand succĂšs dans le pays mĂȘme qu'il dĂ©nonce (ceci vaut pour le roman et pour le film), et bien qu'Ă©crit par un Japonais d'origine nord-corĂ©enne, il a reçu un prix littĂ©raire prestigieux.

Enfin, je pourrais en parler longtemps (et lasser bien du monde), mais ce n'est pas le sujet du présent fil de discussion. Le Japon change, et tout comme pour les propos des journalistes évoqués par Sylver concernant la Thaïlande, tout est généralement beaucoup plus subtil et complexe que le discours généralisé. D'ailleurs, si le Japon était vraiment comme on le décrit dans les journaux, il y a longtemps que je serais retourné au Canada.

Alain

Note ajoutĂ©e plus tard : Quel imbĂ©cile, j'ai oubliĂ© de donner le titre et l'auteur du roman ! GO, de Kazuki Kaneshiro. Ce roman n'a pas encore Ă©tĂ© traduit Ă  ma connaissance, sauf peut-ĂȘtre en corĂ©en, mais comme je ne lis pas le corĂ©en, impossible de vĂ©rifier...

Pour Thierry : http://www.dreamers.com/nihongo/japon/cine/go.htm

[Edited at 2003-07-18 04:57]


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BernieM
Hong Kong
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Live in Asia / work in Europe Jul 18, 2003

Charalambos,
You say you are interested in living in Singapore and want to know how the market is there for francophone translators. But does it really matter what the market is like in Singapore itself? You do not need to restrict your source of work to Singapore alone, and indeed you might have more luck obtaining work from elsewhere. I am speaking from personal experience here - I live in Hong Kong, and work as a freelance French to English translator (mainly financial stuff), but 95% of my work actually comes directly from France. I have tried to get more work locally, but for various reasons have had little success.
Incidentally, living in Asia and sourcing work from Europe can actually be a big advantage, as you can offer overnight turnaround on small jobs, and this is quite an attractive prospect for direct clients and agencies alike.
So, my advice is, if you want to live in Singapore, that's fine, but think globally in terms of work prospects.
Hope this helps,
Bernie


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Said Kaljanac a.k.a. SARAJ  Identity Verified
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Crise d'identité? Jul 18, 2003

Je ne voudrais pas entrer dans un dĂ©bat sans issue, mais je partage l'avis d'Alain. Les Japonais ne nient pas ĂȘtre asiatiques. Si je suis bien informĂ©, l'histoire du peuple japonais enseignĂ©e au Japon affirme que leurs origines proviennent du mĂ©lange entre les nord-asiatiques (Les Mongols) et les sud-asiatiques (Les Philippins et autres). Les CorĂ©ens, Ă©tant d'origine mongole Ă©galement, ont donc une partie des ancĂȘtres en commun avec les Japonais. Une des preuves est que la structure de la langue mongole, japonaise et corĂ©enne est la mĂȘme. Une autre preuve est aussi le phĂ©nomĂšne commun de la tache bleue qui apparaĂźt chez certains bĂ©bĂ©s mongols, corĂ©ens et japonais au bas du dos (et qui disparaĂźt avec l'Ăąge).
Les langues, ainsi que les peuples turque, hongrois et finnoise (langue) / finlandais (peuple) proviendraient également de la langue et du peuple mongol, (sont-ils européens ou asiatiques pour autant?) mais ça c'est une autre histoire.

Donc, les Japonais que Thierry a connus ont beau dire qu'ils ne sont pas asiatiques ou qu'ils n'ont rien en commun avec tout autre peuple asiatique, cela ne changera absolument rien au fait qu'ils habitent en Asie depuis des siĂšcles et par ce fait ils sont asiatiques.

En ce qui concerne l'identification d'un peuple, et le refus d'assimilation ou identification aux autres peuples, je pense que cela n'a rien Ă  voir avec le fait d'ĂȘtre Japonais, CorĂ©en, etc. Je pense que c'est un phĂ©nomĂšne mondial. Toute nation au monde refuse d'ĂȘtre assimilĂ©e ou identifiĂ©e Ă  une autre nation et plus particuliĂšrement Ă  ces voisins limitrophes (je me trompe?).

Je voudrais ajouter encore une petite remarque concernant les commentaires de Thierry. Bien que je sois d'accord avec Alain, je comprends ce que Thierry a voulu dire. En effet, lorsque je discutais avec un CorĂ©en, il n'aimait pas ĂȘtre assimilĂ© non plus Ă  un Chinois ou Ă  un Japonais, bref d'ĂȘtre mis dans ce panier qu'on appelle "asiatique" et qu'on dise "bah, ils sont tous pareils
". Tout comme un Français n'est pas un Anglais (ou vice versa). Ce sont les eurocentriques qui ont inventĂ© des termes comme Proche/Moyen/ExtrĂȘme Orient, Asie, etc. Un Japonais ne savais mĂȘme pas qu'il habitait Ă  "l'extrĂȘme" ou "far (loin)" jusqu'au jour oĂč le "blanc" le lui a dit. Un Japonais habite au pays du Soleil Levant, Ă  sa racine; un CorĂ©en habite au pays du Matin Calme, un Chinois au Centre du Monde, 
 VoilĂ  pourquoi ils n'aiment pas les termes comme "asiatique".


Et encore une petite note pour Alain. Si tu as le temps essaie de trouver le film coréen "2009: Lost Memories". L'histoire du film se déroule en Corée, les dialogues sont presque entiÚrement en japonais. Les rÎles principaux sont Dong-Gun Jang (acteur coréen) et Toru Nakamura (acteur japonais). Et puis, apprendre à lire le coréen n'est vraiment pas difficile. Je peux lire le coréen, mais le tout c'est de comprendre. En tout cas ils n'ont qu'un alphabet, le hangul et tu n'as pas à te soucier du hiragana, du katakana ni surtout et heureusement du kanji.

Amicalement,

SARAJ


p.s. Je me rends bien compte que je me suis éloigné du sujet principal, mais vivant avec une coréenne et m'intéressant entre autres à la culture coréenne et japonaise, je ne pouvais faire silence radio sur les commentaires de Thierry et Alain.


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ckatsidonis  Identity Verified
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Sympa l'info Jul 22, 2003

Merci à tous pour vos réponses :

Il est Ă©vident que je n’ai pas donnĂ© beaucoup de dĂ©tails quant Ă  mes motivations ainsi que mes projets Ă  Singapour. Je ne vais pas trop m’étendre sur mes questionnements philosophico-mĂ©taphysiques personnels mais pour faire bref disons que mon frĂšre habite Ă  Singapour et, vous en conviendrez, il me semble qu'il s'agisse d'une motivation assez grande. J’ai donc un point d’ancrage, un domicile, etc. lĂ -bas.

Le conseil de Sylver est judicieux. Aller y passer un petit temps avant est bien sĂ»r une trĂšs bonne idĂ©e mais disons que je vais sauter cet Ă©tape. Parce que j’ai rĂ©ellement envie (je parle pour deux, je ne partirai pas seul) de m’exiler et d’aller me faire voir
 pas chez les Grecs, justement. Mon objectif est de prendre des cours de chinois Ă  Singapour (autant aller en Chine me diront certains mais, bon,... j’ai des facilitĂ©s Ă  Singapour).

En ce qui concerne les questions de Thierry, j'avoue que l’on peut trùs bien trouver des aspects positifs à tout :
- tempĂ©ratures de bĂȘte : vivre sous la pluie et dans le froid, ce n’est pas trĂšs gai ni trĂšs sain non plus.
- MaĂźtrise du Chinois : s’il n’est pas trop grand, ça devrait aller, j’ai fait du karatĂ©. Je rigole, bien sĂ»r. Non, je n'ai aucune base de chinois. Juste un peu de japonais et je sais que ça ne m'aidera pas du tout de toute façon vu que ce ne sont que des notions.
- Anglais : justement, j’aimerais l’amĂ©liorer pour arriver Ă  une maĂźtrise quasi-parfaite. C’est quand mĂȘme un pays anglophone malgrĂ© tout et j'envisage de suivre des cours de philologie (langue et culture) anglaise Ă  l'universitĂ©.
- Motivation forte : cf. plus haut.
- Marginalisation culturelle: Pas trop un problĂšme, je dois avouer
 j'ai beaucoup de hobbies et de passions qui me permettront de rencontrer des gens mais, important de le noter, je suis assez solitaire dans l’ñme. J’aime la tranquillitĂ© : une feuille de papier et un crayon et je suis heureux (enfin presque).

Quoi qu’il en soit, il s’agit des aspects pratiques, rationnels et rĂ©alistes de la chose. Il faut bien Ă©videmment en tenir compte, c’est Ă©vident, mais disons que j’ai envie de me lĂącher et de me lancer « sans trop y penser » (entre guillemets vu que j'ai une certaine sĂ©curitĂ© sur place).

Alain, merci pour l’adresse mais je t'avoue que je verrai sur place, l’idĂ©e de me retrouver dans un petit ghetto francophone ne m'attire pas. En ce qui concerne le travail depuis Singapour avec l’Europe. J’y pense Ă©videmment mais ce qui me turlupine un peu ce sont les aspects « juridiques ». Continuer Ă  payer mes impĂŽts en Belgique ne m’attire pas trop parce qu’ils quand mĂȘme un tout petit petit petit peu trop Ă©levĂ©s Ă  mon goĂ»t. Mais je n’ai aucune idĂ©e de comment on s’installe Ă  son compte Ă  Singapour et c’est bien l’un des aspects qui me casse le plus la tĂȘte.

Un autre sujet qui m’intrigue c’est aussi les Ă©tudes Ă  Singapour. Je me demande s’il est possible d’ĂȘtre Ă©tudiant Ă  plein-temps et de se dĂ©dier Ă  une profession avec l’Europe (traduction donc) en mĂȘme temps. Est-ce que le systĂšme Ă©ducatif est plus exigeant comparĂ© au systĂšme europĂ©en par exemple ? Est-ce que quelqu’un l’a dĂ©jĂ  fait (Ă©tudier et travailler en « Asie ») ?

Enfin, quoi qu’il en soit, je vous remercie tous pour vos rĂ©ponses.

À plus,

Charalambos


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sylver  Identity Verified
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Je vois Jul 22, 2003

Charalambos Katsidonis wrote:

Merci à tous pour vos réponses :

Il est Ă©vident que je n’ai pas donnĂ© beaucoup de dĂ©tails quant Ă  mes motivations ainsi que mes projets Ă  Singapour. Je ne vais pas trop m’étendre sur mes questionnements philosophico-mĂ©taphysiques personnels mais pour faire bref disons que mon frĂšre habite Ă  Singapour et, vous en conviendrez, il me semble qu'il s'agisse d'une motivation assez grande. J’ai donc un point d’ancrage, un domicile, etc. lĂ -bas.

Le conseil de Sylver est judicieux. Aller y passer un petit temps avant est bien sĂ»r une trĂšs bonne idĂ©e mais disons que je vais sauter cet Ă©tape. Parce que j’ai rĂ©ellement envie (je parle pour deux, je ne partirai pas seul) de m’exiler et d’aller me faire voir
 pas chez les Grecs, justement. Mon objectif est de prendre des cours de chinois Ă  Singapour (autant aller en Chine me diront certains mais, bon,... j’ai des facilitĂ©s Ă  Singapour).

En ce qui concerne les questions de Thierry, j'avoue que l’on peut trùs bien trouver des aspects positifs à tout :
- tempĂ©ratures de bĂȘte : vivre sous la pluie et dans le froid, ce n’est pas trĂšs gai ni trĂšs sain non plus.
- MaĂźtrise du Chinois : s’il n’est pas trop grand, ça devrait aller, j’ai fait du karatĂ©. Je rigole, bien sĂ»r. Non, je n'ai aucune base de chinois. Juste un peu de japonais et je sais que ça ne m'aidera pas du tout de toute façon vu que ce ne sont que des notions.
- Anglais : justement, j’aimerais l’amĂ©liorer pour arriver Ă  une maĂźtrise quasi-parfaite. C’est quand mĂȘme un pays anglophone malgrĂ© tout et j'envisage de suivre des cours de philologie (langue et culture) anglaise Ă  l'universitĂ©.
- Motivation forte : cf. plus haut.
- Marginalisation culturelle: Pas trop un problĂšme, je dois avouer
 j'ai beaucoup de hobbies et de passions qui me permettront de rencontrer des gens mais, important de le noter, je suis assez solitaire dans l’ñme. J’aime la tranquillitĂ© : une feuille de papier et un crayon et je suis heureux (enfin presque).

Quoi qu’il en soit, il s’agit des aspects pratiques, rationnels et rĂ©alistes de la chose. Il faut bien Ă©videmment en tenir compte, c’est Ă©vident, mais disons que j’ai envie de me lĂącher et de me lancer « sans trop y penser » (entre guillemets vu que j'ai une certaine sĂ©curitĂ© sur place).

Alain, merci pour l’adresse mais je t'avoue que je verrai sur place, l’idĂ©e de me retrouver dans un petit ghetto francophone ne m'attire pas. En ce qui concerne le travail depuis Singapour avec l’Europe. J’y pense Ă©videmment mais ce qui me turlupine un peu ce sont les aspects « juridiques ». Continuer Ă  payer mes impĂŽts en Belgique ne m’attire pas trop parce qu’ils quand mĂȘme un tout petit petit petit peu trop Ă©levĂ©s Ă  mon goĂ»t. Mais je n’ai aucune idĂ©e de comment on s’installe Ă  son compte Ă  Singapour et c’est bien l’un des aspects qui me casse le plus la tĂȘte.

Un autre sujet qui m’intrigue c’est aussi les Ă©tudes Ă  Singapour. Je me demande s’il est possible d’ĂȘtre Ă©tudiant Ă  plein-temps et de se dĂ©dier Ă  une profession avec l’Europe (traduction donc) en mĂȘme temps. Est-ce que le systĂšme Ă©ducatif est plus exigeant comparĂ© au systĂšme europĂ©en par exemple ? Est-ce que quelqu’un l’a dĂ©jĂ  fait (Ă©tudier et travailler en « Asie ») ?

Enfin, quoi qu’il en soit, je vous remercie tous pour vos rĂ©ponses.

À plus,

Charalambos

Ca change pas mal de choses. Je te suggĂ©rais de passer un moment Ă  l'avance, mais je ne l'ai pas fait moi mĂȘme. J'aime bien dĂ©barquer Ă  l'aventure et voir comment je peux m'en sortir. Je l'ai fait, et sans trop de difficultĂ©, en Thailande. De lĂ  Ă  dire que c'est aussi facile Ă  Singapour, ben j'en sais rien, mais ça doit ĂȘtre possible.

NĂ©amoins je ne penses pas que tu aies Ă  t'en faire pour les connexions Internet, et, partant, tu peux trĂšs bien continuer Ă  travailler.

Cela dit, tu veux t'installer pour de bon, ce qui est trÚs différent de mon cas - je me déplace tous les 3 mois environ.

Un conseil que je peux te donner toutefois c'est de t'occuper de toutes les tùches administratives à l'avance et de venir avec un visa initial longue durée, qu'il te sera probablement plus facile à obtenir en Belgique.

Pour la Thailande, j'ai obtenu un visa business de 1 an en 10 minutes (quelques photos, une lettre de mon "patron" -moi, et quatres sous), en dĂ©barquant Ă  l'improviste au consulat. Si je devais faire la mĂȘme chose ici, il me faudrait des kilos de paperasses et probablement quelques dessous de table.

Egalement, pour les impots, mets un terme à ton enregistrement en Belgique AVANT de partir. Je ne l'ai pas fait, et ça me pose pas mal d'emmerdements. En thailande, les taxes sont de 7% au total, mais il faut employer du personnel local -c'est un boxon pas possible donc je vais pas te donner mon exemple.

Vu la nature de notre travail, il est trĂšs facile de continuer Ă  travailler par internet mĂȘme une fois que ton inscription en Belgique est terminĂ©e. Mike Bastin pourrait probablement te donner des conseils, (Enfin, s'il n'est pas sur la plage en maillot de bain) il est belge Ă©galement et il est passĂ© par lĂ .

Une bonne méthode pour obtenir des informations consiste à fréquenter les salons de discussions locaux (sur le net) et ICQ. Ca te permet de discuter directement avec des gens qui vivent là bas, et de développer plus d'affinité avec ton pays d'adoption. Plus tu as de contacts à l'avance, plus les choses seront simples quand tu débarques.

Voila, j'espĂšres que ca t'aide. Bonne chance

Sylver


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ALAIN COTE  Identity Verified
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Juste un petit commentaire Jul 22, 2003

Charalambos Katsidonis wrote:

Alain, merci pour l’adresse mais je t'avoue que je verrai sur place, l’idĂ©e de me retrouver dans un petit ghetto francophone ne m'attire pas. (...) Mais je n’ai aucune idĂ©e de comment on s’installe Ă  son compte Ă  Singapour et c’est bien l’un des aspects qui me casse le plus la tĂȘte.


J'ai rencontrĂ© une amie il y a quelques jours dans une soirĂ©e organisĂ©e par/pour les QuĂ©bĂ©cois (c'Ă©tait le 24 juin, fĂȘte nationale du QuĂ©bec). Nous espĂ©rions y voir un de nos compatriotes qui venait Ă  peine d'arriver au Japon, mais il ne s'est pas prĂ©sentĂ©. Philosophes, nous avons tirĂ© la conclusion qu'il rĂ©agissait comme bien des p'tits nouveaux Ă  leur arrivĂ©e, en s'isolant pour s'intĂ©grer le plus possible Ă  "son" Japon, en se tenant Ă  l'Ă©cart des Occidentaux. C'est un "rĂ©flexe" un peu normal, mais c'est aussi une excellente façon de perdre bien des occasions d'affaires... Il y a souvent bien du "bouche Ă  oreille" dans ce genre de petites communautĂ©s Ă©tablies Ă  l'Ă©tranger (disons plutĂŽt des rĂ©seaux informels), qui permettent de trouver du boulot.

Ceci dit, je comprends trÚs bien ton sentiment, puisque pour ma part ce n'était que la deuxiÚme fois que je participais à une telle soirée, en huit ans de vie au Japon.

En tout cas, je suis bien d'accord avec toi lorsque tu dis que tu prĂ©fĂšres te lancer sans trop y penser. Pour entrer dans les confidences (les autres, fermez les yeux !), j'ai trouvĂ© les deux premiĂšres annĂ©es trĂšs difficiles. Je "voulais trop", comme on dit, et trop vite. Ce n'est qu'Ă  mon deuxiĂšme sĂ©jour, aprĂšs trois autres annĂ©es d'Ă©tude autodidacte du japonais Ă  MontrĂ©al, que j'ai (re)fait le grand bond (dĂ©finitif). Je ne savais pas comment j'allais m'y prendre, mais j'Ă©tais comme toi : prĂȘt Ă  tout laisser tomber sans trop y penser, et rĂ©solu Ă  m'installer en permanence de ce cĂŽtĂ©-ci de la planĂšte. Et si je peux me permettre un conseil, ne nĂ©glige pas trop le chinois. L'anglais, c'est bien, mais ça ne te permettra pas de vivre ton expĂ©rience Ă  fond, Ă  mon avis. Je ne sais pas quel Ăąge tu as, mais moi j'ai commencĂ© sĂ©rieusement le japonais Ă  28 ans (on me disait que c'Ă©tait un peu vieux), et ça n'a pas Ă©tĂ© un dĂ©fi insurmontable, au contraire, j'ai eu bien du plaisir. Aujourd'hui, Ă  40 ans, si je devais recommencer Ă  zĂ©ro, je le ferais malgrĂ© l'Ăąge, sans hĂ©siter.

Bon j'arrĂȘte lĂ , je suis en train de te faire le coup du Ti-Joe Connaissant, comme on dit au QuĂ©bec.

Bon séjour à Singapour, et voici en attendant un lien qui comprend des postes de radio d'Asie, dont quelques-unes de Singapour...

http://www.lechinois.com/radiotv/radiotv01.html


Alain

[Edited at 2003-07-22 09:01]


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ckatsidonis  Identity Verified
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Local time: 22:59
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En effet, Jul 22, 2003

Bonjour/soir,

C’est un aspect auquel je n’avais pas pensĂ©. Les rĂ©seaux informels. J’imagine que cela peut ĂȘtre intĂ©ressant en effet mais je ne sais pas trop qu'en penser. Moi, je me dis surtout que j'aimerais me concentrer sur le mandarin et l'anglais. Le français, je le parlerai avec mon frangin et « au boulot » (pendant que je traduirai).

En fait, le but linguistique premier de mon dĂ©mĂ©nagement est le chinois et les diffĂ©rences culturelles. Ma compagne, elle, a dĂ©jĂ  Ă©tudiĂ© un an de chinois (elle est politologue, c'est quand mĂȘme une langue d'avenir pour les relations internationales, entre autres). De ce que j’ai pu voir dans ses bouquins, c’est un systĂšme assez complexe mais je suis convaincu que cela en vaut la chandelle et puis je n’en suis pas Ă  mon coup d’essai dans les langues. Je fonctionne par systĂšmes, j’étudie une langue puis je m’intĂ©resse aux langues apparentĂ©es et je dois avouer que je me considĂšre comme un organisme « linguistico-spongieux ». J'absorbe trĂšs rapidement
 D’ailleurs, c’est peut-ĂȘtre pour ça que je suis devenu traducteur (la bosse des langues, ça existe ?). Je pense aussi en profiter pour acquĂ©rir des bases dans les deux autres langues officielles de Singapour : malais et tamoul. C'est un projet Ă  long terme, Ă©videmment.

Pour ce qui est de l’ñge, je suis d’avis qu’il n’y a justement pas d’ñge et, quelle coĂŻncidence, j’aurai 28 ans lorsque je partirai (et ma compagne itou) ; je crois donc que tu confirmes ma « thĂ©orie ». De plus, j'espĂšre vraiment pouvoir dire la mĂȘme chose que toi lorsque j’aurai 40 ans. La chance sourit aux audacieux Ă  ce qui paraĂźt
 je vais essayer de le vĂ©rifier

Pour ce qui est du Ti-Joe Connaissant, pas de problÚme. C'est justement ça l'intéressant des forums... le partage des expériences.

Merci pour les conseils.

Charalambos


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