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Le Phénomène du Centième Singe
Thread poster: Jean-Luc Dumont

Jean-Luc Dumont  Identity Verified
France
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Jul 22, 2003

Avec mes compliments Alain, dit le "joli baigneur" ou le laveur de patates ?.

Changement social chez les macaques du Japon.

Une espèce de singe japonais, le macaque japonais ( macaca fuscata ), a été observée à l'état sauvage sur une période de 30 ans.

En 1952, sur l'ile de Koshima, des scientifiques nourissaient les singes avec des patates douces crues en les jetant sur le sable. Les singes aimaient le goût des patates douces, mais trouvaient leur saleté déplaisante.

Une femelle agée de 18 mois appelée Imo pensait quelle pouvait solutionner le problème en lavant les patates dans un ruisseau tout près. Elle enseigna ce truc à sa mère. Leur compagnes de jeu apprirent aussi cette nouvelle façon de faire et l'enseignèrent aussi à leur mère.

Cette inovation culturelle fut graduellement adoptée par différents singes devant les yeux des scientifiques. Entre 1952 et 1958 tous les jeunes singes apprirent à laver les patates douces remplies de sable pour les rendre plus agréables au goût. Seulement les singes adultes qui imitèrent leurs enfants apprirent cette amélioration sociale. Les autres singes adultes conservèrent leur habitude de manger des patates douces sales.

Alors quelque chose d'étonnant se produisit. À l'autonne de 1958, un certain nombre de singes de Koshima lavaient leurs patates douces -- leur nombre exact demeure inconnu. Supposons que lorsque le soleil se leva un matin, il y avait 99 singes sur l'île de Koshima qui avaient appris à laver leurs patates douces. Supposons encore qu'un peu plus tard ce-matin là, le centième singe appris à laver les patates.

ALORS LA CHOSE ARRIVA !

Ce soir-là presque tous les singes de la tribu se mirent à laver les patates douces avant de les manger. L'énergie additionnelle de ce centième singe créa une sorte de percée scientifique !

Mais notez ceci: la chose la plus surprenante observée par ces scientifiques fut le fait que l'habitude de laver les patates douces fit alors un saut au-dessus de le mer... pour rejoindre des colonies de singes habitant d'autres îles ainsi que la troupe de singes de Takasakiyama sur le continent qui commençèrent aussi à laver leurs patates douces. C'est ainsi que le macaque japonais a été surnommé le "laveur de patates".

Ainsi, quand un nombre critique d'individus accomplit une prise de conscience, cette nouvelle prise de conscience peut être communiquée d'un esprit à un autre.

Bien que le nombre exact peut [puisse] varier, ce "Phenomène du Centième Singe" signifie que lorsque seulement un nombre limité de gens apprend une nouvelle façon de faire, celle-ci peut devenir partie intégrante de la conscience de ces gens.

Cependant, à un moment donné, si seulement une personne de plus se met à adopter une nouvelle prise de conscience, son champ d'action s'étend de telle sorte que cette prise de conscience est adoptée par presque tout le monde !

JL

[Il s'agit apparemment d'une traduction]



http://www.sos-magots.com/histoire3.htm



[Edited at 2003-07-22 04:08]


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ALAIN COTE  Identity Verified
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Ce que m'a raconté ma grand-mère : TOUTE LA VÉRITÉ ! Jul 22, 2003

JLDSF wrote:
En 1952, sur l'ile de Koshima, des scientifiques nourrissaient les singes avec des patates douces crues en les jetant sur le sable. Les singes aimaient le goût des patates douces, mais trouvaient leur saleté déplaisante.
Une femelle agée de 18 mois appelée Imo pensait quelle pouvait solutionner le problème en lavant les patates dans un ruisseau tout près. Elle enseigna ce truc à sa mère.
[Edited at 2003-07-22 04:08]


Salut Jean-Luc. D'abord, un petit truc amusant concernant le nom de la petite femelle futée. Il est étrange qu'elle porte le nom Imo, puisque cela signifie patate en japonais ! Lui a-t-on donné ce nom à sa naissance, où est-ce le nom d'artiste qu'elle a adopté une fois devenue célèbre ? Je penche pour la deuxième hypothèse.

-----------

Ceci dit, je viens d'aller voir une page Web japonaise qui parle du phénomène du centième singe. Le type en question utilise cette histoire pour inciter les gens à protéger l'environnement, en précisant que si un petit groupe d'humains se met à respecter la nature, des tas de petits groupes identiques apparaîtront ici et là sur la planète. Il dit que ça s'appelle aussi l'effet papillon (un battement d'ailes à Paris pouvant provoquer un orage à New-York). Vous avez sans doute, comme moi, du mal à voir le lien entre les patates, les singes, les papillons et New-York, mais je pense que c'est encore une histoire de malentendu, comme nous en voyons si souvent sur Prrrroz ces temps-ci.

Je vais donc vous mettre dans le secret : mon arrière-arrière-arrière grand-mère était là en 1952, et elle a tout raconté à mon arrière-arrière grand-mère, qui elle-même a tout révélé à ma grand-mère. Cette dernière a légué la Vérité à ma mère, qui vient de tout me raconter en demandant de préserver son anonymat (appelons-la Imo-lée, en espérant que ce nom ne détermina pas son destin).


Voici, en gros, ce que raconta mon arrière-arrière-arrière grand-mère.

L'année 1952 correspond, au Japon, à la fin de l'occupation américaine. Or, qui dit occupation dit contrôle. La petite équipe de recherche qui étudiait le comportement des macaques japonais se trouvant alors sous le contrôle administratif des Américains, elle n'avait pas la liberté de choisir ses propres thèmes de recherche. Or, les Américains, à l'époque, se doutaient bien que le Japon deviendrait un jour un immense marché de consommation. D'où l'idée d'y exporter massivement les pommes de terre américaines, à la fois pour promouvoir le commerce extérieur des USA, et pour favoriser un redressement, non pas de la situation économique japonaise (la majorité des Américains s'en foutaient carrément), mais de la posture des paysannes qui, en plantant le riz pendant des dizaines et des dizaines d'années, finissaient leurs jours avec le dos aussi courbé qu'une équerre de menuisier.

C'est donc pour améliorer la posture corporelle des Japonaises, et non la position économique du Japon, que les Américains ont voulu y imposer la culture de la patate, beaucoup moins pénible que celle du riz. (On se disait aussi, pour ceux qui cherchent la logique de l'argument, que si les Japonais cultivaient eux-mêmes la patate ils y prendraient certainement goût au point même d'en importer des USA.)

Pour convaincre les Japonais, il fallait donc prouver, scientifiquement, que la patate surpasse de loin le riz Ă  tous les points de vue.

C'est ici qu'entre en scène mon arrière-arrière-arrière grand-mère, connue sous le nom d'Imo (eh oui c'était elle !)

On lui confia la mission, imposée par les Américains, d'arriver à convaincre, à titre expérimental, tous les singes de son groupe que la patate est meilleure que le riz. Or, c'est bien connu, les macaques japonais mangent le riz avec des baguettes, pour des raisons d'hygiène et de dextérité. Quel ne fut pas, donc, l'étonnement de mon a-a-a-mémé le jour où, sans crier gare, on lui présenta une patate comme ça, sans baguettes (les Américains s'y opposèrent) ni ketchup (les Japonais trouvèrent cette idée de mauvais goût).

Pendant trois semaines, mon a-a-a-mémé refusa complètement de manger. Vous auriez dû la voir, toute seule dans son coin, avec pour unique plat une patate sans assiette, tandis que les 99 autres macaques du groupe se goinfraient littéralement de riz à grands coups de baguettes. Jusqu'où, dites-moi, peut aller la cruauté des humains lorsqu'ils soumettent les animaux à leurs expériences ridicules ? Enfin, passons.

Bref, au bout de trois semaines, affamée, rachitique et salivante, mon a-a-a-mémé craqua et se précipita vers le reste du groupe pour y quémander une poignée de riz. Elle dû se battre comme une déchaînée pour finalement arriver, au bout de quelques heures de combats terribles, à arracher quelques grains de riz à une vieille macaque qui, n'ayant plus que quelques jours à vivre, n'avait plus la force de lever la main (les baguettes) pour se défendre.

Mon a-a-a-mémé, triomphante, retourna alors s'asseoir dans son coin pour y déguster le trophée de sa chasse. Elle fit alors l'erreur dont découla toute la suite de l'histoire. Voulant retirer les innombrables patates qu'elle avait laissées au beau milieu de l'endroit où elle aimait s'asseoir pour manger (choisi fort judicieusement par les cruels chercheurs), elle entreprit de les déplacer. Or, comme on lui avait confisqué ses baguettes (encore une idée des Américains) sans pour autant lui fournir une fourchette (le fer ayant été utilisé pour fabriquer des armes, on était encore en période pénurie, alors pas question de donner une fourchette à un singe), elle dut déplacer les patates avec ses mains. Ce faisant, tous les morceaux de riz collant, qu'elle tenait dans sa main et auxquels elle tenait beaucoup (?), adhérèrent à la pelure de la vilaine patate.

Vous l'aurez deviné, il ne restait plus qu'une solution pour ma pauvre ancêtre mémé. Bien sûr, elle songea un instant à lécher la patate pour en dégager, un à un, les savoureux grains de riz, mais le coeur lui leva à la simple idée du contact dégueulasse de la patate sur ses papilles fongiformes. Vaincue et affamée, elle se résolut à se rendre jusqu'au petit cours d'eau fréquenté par le groupe et à y tremper la patate pour en recueillir, un à un, les délicieux grains de riz.

C'est alors que les plus jeunes du groupe de macaques, en mal de nouveauté et soucieux de briser les manières de faire traditionnelles, se méprirent volontiers sur le geste de mon a-a-a-mémé et se comportèrent comme un tas de moutons stupides, en se précipitant vers le cours d'eau pour y laver toutes les patates qui jonchaient ici et là le sol depuis trois semaines.

Les chercheurs, qui avaient filmé toute la scène, décidèrent de ne pas rendre publics les résultats de cette expérience, et, la nuit venue, remplacèrent les 99 macaques par ceux d'un autre groupe de parfaits imbéciles à qui ne viendrait certainement jamais l'idée de laver quoi que ce soit. Quant aux 99 macaques qui avaient imité à tort ma douce Imo (ou patate douce ?), ils furent dispersés un peu partout au Japon, et même à l'étranger, où ils s'empressèrent de répandre cette nouvelle façon de manger les patates.

Vous voyez, tout s'explique de manière très logique, et lorsqu'un papillon fait tomber la pluie à New-York en battant des ailes à Paris, dites-vous bien qu'il y a anguille sous roche, et peut-être même un peu de riz sous une patate.

Alain

Note : Pour ceux qui ont du mal à concevoir que mon arrière-arrière-arrière grand-mère a vécu en 1952, je précise que les macaques ont une espérance de vie d'environ 15 ans (14 lorsqu'ils mangent des patates).

Note supplémentaire : J'ai essayé de corriger les nombreuses contradictions que contient mon explication, mais j'abandonne, il y a en a trop. Même pour un digne descendant de cette douce Imo, la plus brillante des macaques, la tâche s'est avérée trop difficile...

[Edited at 2003-07-22 12:26]


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sylver  Identity Verified
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Y z'ont la patate! Jul 22, 2003

Intéressante, l'histoire. (Aussi bien en VO que la vue des coulisses)

Cela dit,je pense qu'il y a maldonne dans la raison pour laquelle les singes bouffèrent les patates. Ainsi, le cousin au 125ème degré de mon arrière arrière grand père racontait...


A mon avis, le phénomène des 100 singes est une erreur d'interprétation. Ce n'est pas le nombre, c'est la notion de leadership qui est le plus probablement en jeu.

La plupart des groupes se tournent vers un nombre d'individus restreint pour baser leurs opnions, des "leaders d'opinion" des "autorités. Je suppose que notre centième singe était simplement considéré comme un leader - une autorité gastronomique en quelque sorte, et son intérêt pour le fruit du nouveau monde a déclenché l'adoption en masse des indécis et des sceptiques.

Il est probable que si un autre singe quelconque s'était débrouillé pour manger une patate lavée avant le leader gastronome, on aurait eu droit au "phénomène du 101ème singe", à l'instar des fameux dalmatiens.


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Thierry LOTTE  Identity Verified
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Une autre hypothèse scientifique Jul 22, 2003

JLDSF said :


Mais notez ceci: la chose la plus surprenante observée par ces scientifiques fut le fait que l'habitude de laver les patates douces fit alors un saut au-dessus de le mer... pour rejoindre des colonies de singes habitant d'autres îles ainsi que la troupe de singes de Takasakiyama sur le continent qui commencèrent aussi à laver leurs patates douces. C'est ainsi que le macaque japonais a été surnommé le "laveur de patates".


C’est là que ça devient un peu invraisemblable…

J’ai une autre hypothèse : Imo-san était atteinte par un virus dont l’une des manifestations provoquait la destruction de ses glandes salivaires ou tout du moins une forte réduction de leur production de salive.
Elle était donc obligée, comme les ratons laveurs qui souffrent du même problème à l’état naturel, de « laver » ses aliments pour pouvoir les ingérer.
Un virus étant le fauteur de trouble (et l’on sait comment voyagent les virus) cela expliquerait comment la troupe de singes de Takasakimaya, sur le continent, ait pu souffrir du même syndrome.

Je conçois parfaitement la chose, car étant moi-même parfois atteint d’un léger déficit salivaire, je suis également obligé de boire beaucoup afin de le compenser. Certaines mauvaises langues prétendent même que c’est l’explication logique de certains de mes « postings » sur ProZ ainsi que de mon style et de mon orthographe si particuliers.

Je préfere toutefois la superbe et merveilleuse explication fournie par Alain COTE plus haut.






[Edited at 2003-07-22 18:45]

[Edited at 2003-07-22 18:54]


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Thierry LOTTE  Identity Verified
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Papillons Brésiliens Jul 22, 2003

Alain said :

Vous voyez, tout s'explique de manière très logique, et lorsqu'un papillon fait tomber la pluie à New-York en battant des ailes à Paris, dites-vous bien qu'il y a anguille sous roche, et peut-être même un peu de riz sous une patate.


On parle d'un papillon Brésilien dont les battements d'ailes provoquent un typhon à Nagasaki.
C'est la theorie de la "Logique Floue" (fuzzy logic) et c'est un Japonais qui en est l'auteur (je crois).


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Geneviève von Levetzow  Identity Verified
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Logique... Jul 22, 2003

Non, Thierry, c'est un peu trop court.

"Logique dans laquelle la véracité d'une proposition est un nombre réel de l'intervalle [0,1]. Le faux booléen est à un bout (0), le vrai booléen à l'autre (1). Avec ce système, on peut dire par exemple si quelque chose est chaud ou froid. On peut aussi dire si cette chose est tiède (i.e. chaud et froid à la fois !). Cette idée a été proposée pour la première fois par Lotfi Zadeh. Ces états intermédiaires, entre deux états principaux, n'existent pas en logique classique, aussi appelée logique booléenne. Voir Boole George. En anglais, fuzzy logic."

http://www.linux-france.org/prj/jargonf/L/logique_floue.html

Il faut considérer cette logique comme le développement des logiques à plusieurs valeurs de vérité qui avaient vu naissance dans les années 30 (Lukasiewicz entre autres). Il y une vingtaine d'années, j'ai travaillé avec un langage de programmation qui s'appelait Fuzzy.
Je me suis toujours dit que si j'avais un chat, je le baptiserais de ce nom

Geneviève


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Jean-Luc Dumont  Identity Verified
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Tout peut arriver aux abois dans Paris Jul 22, 2003

Thierry

Moi aussi je bois beaucoup. Même qu'un jour j'ai cru faire une crise de délirium très gros quand j'ai vu une brésilienne papillonner devant moi dans un bois à Paris où je m'étais égaré trop imbibé ; alors que j'habite San Francisco pas loin de Chinatown (un de ces voyages d'affaires à la Global Village - j'ai pas dit Village People)... Eh bien, il m'est resté un grain de riz en travers de la gorge quand la brésilienne s'est retournée et que j'ai cru qu'elle avais mis une patate, oh purée ! pour m'impressionner, anguille de, pardon, en guise de, tu sais quoi, côté verso de son string.

Je te dis pas, em moins de deux, j'étais devant Notre-Dame, sur l'Ile de la Cité, entouré de Japonais sans arrière-pensées.

JL

PS - ceci n'est que purée fiction



[Edited at 2003-07-22 22:45]


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Sylvain Leray  Identity Verified
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Euh.... Jul 22, 2003

JLDSF wrote:

Thierry

Moi aussi je bois beaucoup. Même qu'un jour j'ai cru faire une crise de délirium très gros quand j'ai vu une brésilienne papillonner devant moi dans un bois à Paris où je m'étais égaré trop imbibé alors que j'habite San Francisco pas loin de Chinatown (un de ces voyages d'affaires à la Global Village - j'ai pas dit Village People)...eh bien il m'est resté un grain de riz en travers de la gorge quand la brésilienne s'est retounée et que j'ai cru qu'elle avais mis une patate, oh purée ! pour m'impressionner, anguille de pardon, en guise de, tu sais quoi, côté verso de son string.

Je te dis pas, em moins de deux, j'étais devant Notre-Dame, sur l'Ile de la Cité, entouré de Japonais sans arrière-pensées.

JL

PS - ceci n'est que purée fiction



[Edited at 2003-07-22 20:03]


Jean-Luc, il est quelle heure Ă  San Fransisco ?
Il se passe de ces choses dans ce monde !
Bonne soirée,
Sylvain.


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Thierry LOTTE  Identity Verified
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Brésiliennes aux yeux en amandes Jul 22, 2003

JLDSF said :


Je te dis pas, em moins de deux, j'étais devant Notre-Dame, sur l'Ile de la Cité, entouré de Japonais sans arrière-pensées.



Sans arrières pensées??
Innocent va ! Dans ses « Mémoires », Capucine, un célèbre travesti des années 50 raconte comment, lors d’une tournée au Japon elle s’était retrouvée sur le sable avec les 15 autres « héroïnes » de sa troupe à la suite des malversations de l’organisateur du spectacle.
Selon ses propres termes, elle se retrouvait sur le trottoir de Ginza (Tokyo) sans un rond, et tirant le Diable par la queue.
Après s’être posée la question : « Pourquoi toujours le Diable?? » elle et ses co-vedettes réunirent en quelques heures l’argent suffisant pour rapatrier toute la troupe en première classe.

Sans vouloir empiéter sur le domaine d’Alain Cote il faut bien savoir que les Japonais ne sont pas soumis à la morale Judéo-chrétienne qui nous fait tant de mal depuis des millénaires, mais ne sont pas pour autant exempts d’un certain « puritanisme » : Au XVII eme siècle, un certain Tokugawa Iyeasu, le « Shogun » dont la descendance devait conserver le pouvoir jusqu’à la Restauration de Meiji, jugea que la présence d’actrices féminines sur les scènes du théâtre « Kabuki » était foncièrement immorale et qu’en conséquence les rôles féminins du répertoire seraient désormais tenus par des hommes.

C’est là l’origine des « Onagata » ( de Ona : femme – Gata : moule ; pas de commentaires vulgaires svp, cela n’a rien à voir…) ou bien des hommes jouant les rôles de femmes dans le théâtre Kabuki. Ces derniers ont porté leur Art à une telle perfection que l’on considère bien souvent au Japon qu’ils sont plus « féminins » ou même qu’ils captent et incarnent mieux l’essence même de la féminité qu’une actrice ne pourrait le faire. Authentique. Ce serait une grave erreur d’assimiler une « Onagata » au concept d’un travesti occidental : cela n’a rien à voir, même s’il est bien connu que les Onagata sont sexuellement « ambivalents » (un doux euphémisme).

Pouvez-vous imaginer de voir sur une télévision occidentale un travesti avoir son show régulier à des heures de grande écoute (à Osaka), et dont le thème de l'èmission est régulièrement et essentiellement consacré à l’éducation des enfants? Au Japon, cela n’a rien de choquant.

J’ai eu moi-même l’occasion d’assister à Tokyo, au Grand Kabuki, à des représentations dont le célèbre Onagata «Tamasaburo » était la «vedette» et c’était effectivement impressionnant. Surtout en sachant, après coup, qu’il/elle avait environ 60 ans à l’époque…

Attention : n’allez surtout pas vous imaginer un « onagata » dans le style d’une Maryline Monroe dansant et chantant «Diamonds are the girl’s best friends » ce serait une grave erreur. L’Onagata incarne la féminité Japonaise – difficilement compréhensible par le petit occidental avachi – et ce, dans son expression la plus achevée. Seuls les « fous du Japon » sauront ce que je veux dire…

Je demande par avance l’indulgence d’Alain Cote pour ce que j’écris parfois. Ce qui précède est écrit sans aucune documentation et, comme tout le monde, je peux me tromper dans les notions ou dates : par exemple, je ne parviens pas à me souvenir du nom de l’onagata qui tenait la rubrique d’éducation infantile à la Télé d’Osaka – émission que j’ai vue avec des copains Japonais… Je ne me contente donc pas de citer un article de la presse occidentale.
Toutes rectifications ou commentaires m’intéressent et je suis convaincu que je ne serai pas le seul.

PS : J’ai « piqué » l’expression « petit occidental avachi » dans un dialogue de Michel Audiard : « Le Baron de l’Écluse » avec Jean Gabin. L’acteur (dit « de complément » – pour rester politiquement correct – la prononçait avec un fort accent russe).







[Edited at 2003-07-22 22:51]

[Edited at 2003-07-22 22:52]

[Edited at 2003-07-23 00:25]


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Jean-Luc Dumont  Identity Verified
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Madame ou Monsieur Butterfly :-) Jul 22, 2003

Thierry - merci pour l'explication. Ton récit m'a fait penser - abusivement peut-être, à Madame et/ou Monsieur Butterfly, ce qui nous ramène à des papillons...

"C’est là l’origine des « Onagata » ( de Ona : femme – Gata : moule ; pas de commentaires vulgaires svp, cela n’a rien à voir…) "

En effet , ça n'a rien à voir avec ça. Puisque le moule à gato est un ustensile qui sert à rouler les sushi et le moule à gata est un appareil qui sert dans la fabrication d'une pièce bien connue : l'écrou à ailettes, un papillon qui joue un rôle crucial dans la fixation des ailes de lépidoptères ou d'hélicoptères - je ne souviens plus trop.


Madame Butterfly (1904), Opéra de Giacomo Puccini (1858-1924), livret de Giuseppe Giacosa et Luigi Illica.

Les grands airs
Ecco! Son giunte al sommo del pendio, Viene la sera, Un bel di vedremo, Addio fiorito asil

Synopsis
Au Japon, début du 20e siècle. Cio Cio San est une jeune japonaise éprise de Pinkerton, un officier américain. Elle l'épouse malgré l'hostilité des siens, mais autant Cio Cio San prend la cérémonie très au sérieux, autant l'officier la considère comme un jeu exotique sans lendemain. Peu après, il part en mission, laissant sa "femme" qui l'attend et qui repousse toutes les propositions d'une vie plus honorable. Un diplomate, Sharpless, lui rend visite et est peiné de la situation car il mesure l'énorme malentendu. Il lui annonce que Pinkerton revient, sans mentionner qu'il s'est marié en Amérique. Lorsque la vérité se fait jour, Cio Cio San abandonne son fils aux soins de Pinkerton et se suicide.

Madame Butterfly - Opéra mis en scène par Frédéric Mitterrand dont on ne sait pas s'il moule à gato ou à gata.


Il existe aussi la version Monsieur Butterfly - dont la version théâtrale plaît beaucoup par chez moi. Bon ça se passe plus au Japon mais on va pas chinoiser (Singapour, Thaïlande, Japon, Chine, Corée, c'est l'Asie mais pas les mêmes moules)

Un film de David Cronenberg :

His film, M. Butterfly, the opening night gala, is based on a famous play itself based on an infamous French espionage trial.

Bernard Boursicot and his lover, a Chinese opera singer named Shi Pei Pu, were charged with spying against the French government. Boursicot, a diplomatic functionary, met Shi in Beijing and they passed 20 years of on-again, off-again romance before they were arrested and Shi was revealed to be a man.

JL

PS A San Francisco aussi y a un Kabuki, c'est u complexe de plusieurs salles de ciné - où se passe le festival annuel du film asiatique de SF. Il y a aussi des bains/saunas à la japnaise - c'est en bordure que la JapanTown de SF-

Le Diable par la queue (69) c'est la référence à Yves montand ?

le petit avachi avait l'accent russe - normal - la Valachie Ă©tait sous influence russe



[Edited at 2003-07-22 23:57]


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ALAIN COTE  Identity Verified
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Vas-y, vas-y... Jul 22, 2003

Thierry LOTTE wrote:
Je demande par avance l’indulgence d’Alain Cote pour ce que j’écris parfois.


Pas de problème, Thierry, tu te débrouilles (et t'embrouilles) très bien. Je suis comme toi : tout cela n'est qu'une affaire d'opinions et de points de vue.

La seule critique que j'ai à formuler est la suivante (et ce n'est pas la première fois). Elle s'adresse à toute la communauté Prrrroz.

Mon nom c'est Côté, pas Cotte, ni Cote, ni Côte ou Cot-Cot-Codec.

(Je ne peux pas mettre les accents, parce que chaque fois que je pose une question du côté japonais des KudoZ, je reçois un message d'erreur à cause de l'incompatibilité entre les systèmes d'écriture japonais et français.)

Voilà, vous connaissez maintenant le drame tragique qui se cache derrière mon nom.

Alain

[Edited at 2003-07-23 00:00]


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Thierry LOTTE  Identity Verified
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Monsieur Butterfly Jul 23, 2003

JLDSF said :


Madame Butterfly - Opéra mis en scène par Frédéric Mitterrand dont on ne sait pas s'il moule à gato ou à gata.



Génial : Pierrre Dac n’est pas tout à fait mort…
La voix et les texte de Frédéric Mitterand rappellent bien l’opéra ! Reconnaissons-lui au moins ce talent.
Et, ahh que oui ! il cause bien français…



Il existe aussi la version Monsieur Butterfly - dont la version théâtrale plaît beaucoup par chez moi. Bon ça se passe plus au Japon mais on va pas chinoiser (Singapour, Thaïlande, Japon, Chine, Corée, c'est l'Asie mais pas les mêmes moules)

Un film de David Cronenberg



Très bon film !
Même si le scénario (pourtant extrait d’une histoire vraie !) est peu crédible… Comment ce jeune attaché d’embassade français (popom pom pom pom popom) ne s’est-il « rendu compte de rien… ! ».

David Cronenberg est vraiment quelqu’un de très spécial : je viens de revoir une « bluette » bien dans son style habituel dont le titre est « Crash » : la première fois, je n’avais pas aimé ce film tiré du roman de J.G Ballard (roman qui m’était « tombé des mains » d’ailleurs à l’époque de sa parution en français) et je l’avais trouvé nul et de « très mauvais goût ».
Je le trouve toujours de « très mauvais goût » mais tout simplement génial… Ce que j’avais pris pour une œuvre destinée, tout simplement, à « choquer le bourgeois » m’apparaît maintenant comme un film magique et fascinant. Peut-être est-ce dû au fait que la première version que j’avais vue était doublée en Français et que je viens de la revoir en V.O.

Deux questions : comment s’appelle le film de D.Cronenberg qui met en scène deux jumeaux gynécologues dont l’un invente des instruments gynecologiques exploratoires de terreur dignes du « Catalogues des Objets Impossibles » de Karel Kapek ? Une autre « Bluette » de D.Cronenberg …
Comment s’appelle également son acteur fétiche (dont la photo te ressemble un peu – tout du moins première manière…)




PS : toutes mes humbles excuses à Alain Côté pour mes erreurs fréquentes et répétées dans l’orthographe de son nom…


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Sylvain Leray  Identity Verified
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Faux semblants Jul 23, 2003

Thierry LOTTE wrote:


Deux questions : comment s’appelle le film de D.Cronenberg qui met en scène deux jumeaux gynécologues dont l’un invente des instruments gynecologiques exploratoires de terreur dignes du « Catalogues des Objets Impossibles » de Karel Kapek ? Une autre « Bluette » de D.Cronenberg …
Comment s’appelle également son acteur fétiche (dont la photo te ressemble un peu – tout du moins première manière…)



Le film s'appelle "Faux semblants" (ou Dead Ringers en VO), quant à l'acteur, je ne sais pas si il a un acteur fétiche, comme tu dis. Celui du film en question était Jeremy Irons.
J'avais la même appréhension de Crash ("ça va être une succession de scènes scabreuses et ennuyeuses"), et puis je l'ai trouvé splendide, extrêmement mélancolique et prenant. Cela dit, j'arrive tout à fait à comprendre que l'on puisse trouver ce film quelque peu... particulier.

Mais nous nous éloignons des singes. Ils étaient 100 (101 si l'on se réfère au dalmatiens), mais qu'en est-il de l'armée des 12 singes ?
Bonne journée à vous,
Sylvain.

[Edited at 2003-07-23 13:06]


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Sheila Hardie  Identity Verified
Spain
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Member
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+ ...
Macaques aux visages rouges! Jul 23, 2003

J'ai lu un très bon article ce matin. Il ne parle pas de patates, mais j'ai pensé qu'il pourrait vous intéresser, surtout à Alain:-)

Je suis désolée, c'est en anglais - mais il y a des photos de George Clooney, donc ça vaut le coup quand même (pour moi:-) de toute façon!

Enjoy!


Sheila


http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/3086411.stm

Monkey clue to male sex appeal

By Helen Briggs
BBC News Online science reporter


Rosy cheeks seem to be crucial in the dating game, for monkeys at least.

Females of a common primate, the rhesus macaque, prefer males with red faces, a study has shown.


Females preferred the face on the right

(PHOTOS DE 2 MACAQUES)

It signals high levels of testosterone which, in many male animals, means a healthy immune system and good genes.

A rosy glow might also act as a similar cue in humans, says lead author Corri Waitt of Stirling University, UK.

It could explain why women apply cosmetics to get red cheeks and lips, she speculates.

"Non-human primates have the brightest colouration among mammals in the animal kingdom," says Ms Waitt, a researcher in the department of psychology.

"Nobody really knows why - but it could play a role in competition with other males or female mate choice.

"We have found that the females do seem to be interested in the bright colouration."

Darwinian roots

The theory that female primates are attracted by male colouration is, in itself, nothing new - it was first postulated by the great naturalist Charles Darwin in 1876.


Try the monkey test on this famous celebrity

(2 PHOTOS DE GEORGE CLOONEY!!!)

But this is the first experimental evidence in support of the idea in non-human primates, say the British researchers.

The team used a computer to manipulate images of 24 wild adult male rhesus macaques.

They tested pale and red versions of the faces on six female macaques kept in captivity and measured their response.

The females spent much longer looking at the red faces and used gestures such as lip-smacking to show their interest.

Craig Roberts, a biologist at the University of Newcastle, says it raises the possibility that cues in facial appearance may play a similar role in humans.

"The trick for the female is to pick the male with good quality genes," he says.

"The difficulty is in what physical trait displays that underlying genetic quality.

"It seems that red colouration - which is difficult to maintain in poor health - gives an honest reflection of the male's underlying genes and healthiness."

The research is published in Biology Letters, a journal of the Royal Society.

Rhesus macaque image courtesy of the University of Stirling/Royal Society.



[Edited at 2003-07-23 07:37]


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sylver  Identity Verified
Local time: 20:19
English to French
Monkey clue to male sex appeal Jul 23, 2003

Alain. T'as compris le message Si tu veux, je peux rougir ton visage sur la photo.

(Attention, j'ai un peu lâché la soupape)

L'article est plus ou moins divertissant, mais je dois avouer que ce genre de "recherche scientifique" me laisse sans voix. Comment peut on attribuer des fonds (et pas qu'un peu) pour des recherches conduites de cette manière là???

Sans compter les déclarations d'experts incomplètes voire fausses: "Non-human primates have the brightest colouration among mammals in the animal kingdom," says Ms Waitt, a researcher in the department of psychology." Mince, moi j'aurais plutôt pensé aux lions et aux guépards, pour la "brightest coloration". Enfin, il faut se faire une raison, je ne travaille pas dans un département de recherche en psychologie. Sans compter que, dans ma naiveté, j'aurais cru que ce genre de déclarations appartenaient plutôt au domaine de la zoologie.

Dans l'ensemble l'article contient tellement d'inconnues, de facteurs non répertoriés, de conclusions hâtives et de généralisations que c'en est presque comique. Comment appeler ça de la science? Quelques exemples ci-dessous:

SJH wrote:

...
http://news.bbc.co.uk/1/hi/sci/tech/3086411.stm

Monkey clue to male sex appeal

By Helen Briggs
BBC News Online science reporter


Rosy cheeks seem to be crucial in the dating game, for monkeys at least.

Females of a common primate, the rhesus macaque, prefer males with red faces, a study has shown.

Females preferred the face on the right

(PHOTOS DE 2 MACAQUES)


Intéressant. Comment analiser une préférence d'un singe ? On peut certes observer qu'un singe (ou groupe de singe) manifeste une réaction particulière, mais en déduire une préférence ? Sans compter qu'il s'agit de réactions vis à vis de photos, pas de males. En outre, l'article ne mentionne pas de contre-expérience. (Comme par exemple, présenter des photos de couleurs vives en vis à vis avec des photos de couleurs sobres.)

Sans compter que les femelles considérées sont apparament des animaux de laboratoire, ce qui restreint davantage la validité de l'observation.



It signals high levels of testosterone which, in many male animals, means a healthy immune system and good genes.


Ce qui permet de soumettre un à priori comme hypothèse (la santé est la cause sous-jacente de l'attraction supposée des femelles rhésus aux males sanguins.)

Extrapolation, quand tu nous tiens.



A rosy glow might also act as a similar cue in humans, says lead author Corri Waitt of Stirling University, UK.

It could explain why women apply cosmetics to get red cheeks and lips, she speculates.


Suppérieurement raisonné, sauf qu'il y a plusieurs hic, et de taille:
1. Dans la majeure partie de l'Asie, les cosmétiques utilisés servent principalement à blanchir la peau. En Europe, jusqu'à seulement quelques années en arrière, une peau blanche dénotait un certain statut. Si cette spéculation est valide, cela implique une différence génétique majeure entre les occidentaux et les orientaux, ainsi que vis à vis des occidentaux d'il y a quarante ans.
2. Noter que les *males* rouges étant attractifs, il est logique que ce soit les *femelles* qui se barbouillent de rouge à lévres. Les *males*, normalement plus concernés par cette observation, sont connus pour un usage parcimonieux desdites substances, si l'on excepte les onagatas japonais, les Katoeys thailandais et les travlos européens.
3. On analyse les "préférences" des femelles singes pour en extrapoler des hypothèses sur les préférences des femmes? Je ne suis pas particulièrement féministe, mais quand même.

But, Ok, she just "speculate". Heureusement que l'on a pas besoin de réfléchir plus que ça avant de donner une opinion experte pour la BBC.


"Non-human primates have the brightest colouration among mammals in the animal kingdom," says Ms Waitt, a researcher in the department of psychology.

"Nobody really knows why - but it could play a role in competition with other males or female mate choice.

"We have found that the females do seem to be interested in the bright colouration."


Ca fait longtemps que l'on sait que les femmes adorent les fanfreluches. Ok, elles aiment les couleurs brillantes. Mince! Moi aussi j'aime quand c'est brillant. Serais je...?



Try the monkey test on this famous celebrity

(2 PHOTOS DE GEORGE CLOONEY!!!)



Deux choix, une photo trop pale et une photo plus acceptable. J'ai poussé la chose un peu plus loin en donnant quatre choix au lieu de deux. A vous Mesdames:



Qui est le beau (et mal rasé) Clooney?

[/quote]

But this is the first experimental evidence in support of the idea in non-human primates, say the British researchers.

The team used a computer to manipulate images of 24 wild adult male rhesus macaques.

They tested pale and red versions of the faces on six female macaques kept in captivity and measured their response.

The females spent much longer looking at the red faces and used gestures such as lip-smacking to show their interest.

Craig Roberts, a biologist at the University of Newcastle, says it raises the possibility that cues in facial appearance may play a similar role in humans.
[/quote]

Ah, c'est ça, le sex appeal. 6 macaques femelles qui se bidonnent devant une photo truquée de la gueule d'un pauvre singe au visage cramoisi. Cela "raises the possibility that cues in facial appearance may play a similar role in humans." C'est la vérité, c'est un biologiste (???) qu'il le dit. J'ai bien fait d'être traducteur parce que j'ai décidement pas l'esprit scientifique.

Cela dit, avons nous vraiment besoin d'une expérience sur des singes pour déterminer que l'apparence faciale joue un rôle dans l'attraction d'une femme vis à vis d'un homme? Résumé de l'expérience, pour jouer les Don Juan, ça aide d'avoir la bobine à Tom Cruise. Duh!

Au fait, j'ai pas révé, ils ont bien employé le mot "evidence" (preuve). Intéressant comme système. On fait une observation, on extrait une hypothèse, puis après un volume de baratin plus ou moins important, on se référe à l'hypothèse comme "preuve". Ensuite, quand on continue la "recherche", ladite preuve servira de base pour davantage de "conclusions". Le fin du fin.



"The trick for the female is to pick the male with good quality genes," he says.

"The difficulty is in what physical trait displays that underlying genetic quality.

"It seems that red colouration - which is difficult to maintain in poor health - gives an honest reflection of the male's underlying genes and healthiness."

The research is published in Biology Letters, a journal of the Royal Society.



Extrapolons, extrapolons. Un peu plus ou un peu moins. Au point où on en est, quelle différence?

Ce qui me met en rogne dans cette histoire là? C'est que ces types ont des salaires, et pas des moindres, des budgets consistants, souvent basé sur des aides de l'état (nos sous), des colloques tout frais payés sur la croisette,...

Une opération de ce type là coute au bas mot un mois de salaire pour une équipe de "chercheurs", l'utilisation de singes rhésus tests et de l'équipement, une couverture médiatique, ... en gros un strict strict strict minimum de 50 000 €, probablement bcp plus. Et des "recherches scientifiques" de ce genre là, il y en a à la pelle.

Suis-je jaloux. Probable. Financièrement, j'ai raté mon crénau, parce que de la "science" dans ce style là, je peux facilement leur en fournir à 10% des frais, et sans emmerder les singes, de surcroit (Là, j'empoche l'adhésion d'Alain).


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