Mobile menu

Pages in topic:   [1 2] >
Traduction juridique commandée par cabinet d'avocats : dilemne pour paiement note de frais
Thread poster: Christine C.

Christine C.
Italy
Local time: 22:57
Member (2004)
Italian to French
Apr 10, 2009

Bonjour à tous,

Un de mes clients directs, un cabinet d'avocats situé en France, vient de m'envoyer divers fichiers à traduire dans une combinaison de langue qui n'est pas la mienne. Je dois lui envoyer mon devis très prochainement, mais cette fois-ci, une chose m'a interpelée, car il m'a écrit ceci : "Pourriez-vous envoyer votre note de frais directement à notre cliente, la société XXX?".
Jusqu'ici c'est le cabinet d'avocats qui me payait pour toutes les traductions que je livrais à son adresse électronique. Ce qui me fait penser que cet avocat a intérêt à ce que j'envoie ma note de frais directement à sa cliente, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, c'est que la dernière fois que je lui ai envoyé ma facture, j'ai dû le relancer pour le paiement qui tardait à arriver. Il m'avait alors répondu que son client ne l'avait toujours pas réglé malgré plusieurs relances et qu'il allait me régler avant même de l'avoir été par son propre client, engagement qu'il a tenu.
Cette petite question qu'il m'a donc posé maintenant en m'invitant à adresser ma facture directement à sa cliente m'a quelque peu refroidie, je dois l'avouer.
Comment puis-je envoyer une facture à une société qui ne m'a pas passé commande officiellement d'une traduction?
Cette société pourrait très bien me répondre : "Mais Madame, nous ne vous connaissons pas, nous ne vous avons rien commandé", et comment pourrais-je prouver ensuite que la traduction était pour cette société?
Peut-être me fais-je du souci inutilement. Qu'en pensez-vous?
Vous êtes-vous déjà retrouvés dans cette situation et comment avez-vous procédé?
Pour moi, il ne fait aucun doute que c'est l'avocat qui doit me régler ma commande (à supposer que le devis soit accepté, évidemment) et non pas la société cliente de l'avocat.
Si j'ai effectivement raison, quels mots diplomates employer pour lui faire comprendre la chose et éviter que je ne le perde comme client?
D'avance merci pour vos conseils et témoignages.
Christine


Direct link Reply with quote
 

sylver  Identity Verified
Local time: 05:57
English to French
Contacter le client final... Apr 11, 2009

Christine Cramay wrote:

Bonjour à tous,

Un de mes clients directs, un cabinet d'avocats situé en France, vient de m'envoyer divers fichiers à traduire dans une combinaison de langue qui n'est pas la mienne. Je dois lui envoyer mon devis très prochainement, mais cette fois-ci, une chose m'a interpelée, car il m'a écrit ceci : "Pourriez-vous envoyer votre note de frais directement à notre cliente, la société XXX?".
Jusqu'ici c'est le cabinet d'avocats qui me payait pour toutes les traductions que je livrais à son adresse électronique. Ce qui me fait penser que cet avocat a intérêt à ce que j'envoie ma note de frais directement à sa cliente, que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam, c'est que la dernière fois que je lui ai envoyé ma facture, j'ai dû le relancer pour le paiement qui tardait à arriver. Il m'avait alors répondu que son client ne l'avait toujours pas réglé malgré plusieurs relances et qu'il allait me régler avant même de l'avoir été par son propre client, engagement qu'il a tenu.
Cette petite question qu'il m'a donc posé maintenant en m'invitant à adresser ma facture directement à sa cliente m'a quelque peu refroidie, je dois l'avouer.
Comment puis-je envoyer une facture à une société qui ne m'a pas passé commande officiellement d'une traduction?
Cette société pourrait très bien me répondre : "Mais Madame, nous ne vous connaissons pas, nous ne vous avons rien commandé", et comment pourrais-je prouver ensuite que la traduction était pour cette société?
Peut-être me fais-je du souci inutilement. Qu'en pensez-vous?
Vous êtes-vous déjà retrouvés dans cette situation et comment avez-vous procédé?
Pour moi, il ne fait aucun doute que c'est l'avocat qui doit me régler ma commande (à supposer que le devis soit accepté, évidemment) et non pas la société cliente de l'avocat.
Si j'ai effectivement raison, quels mots diplomates employer pour lui faire comprendre la chose et éviter que je ne le perde comme client?
D'avance merci pour vos conseils et témoignages.
Christine




Le mieux serait encore d'obtenir les coordonnées du client réel et de rentrer en communication avec celui-ci. Il est bien entendu hors de question d'envoyer une facture à une entreprise avec laquelle vous n'avez eu aucun contact, mais il y a là une opportunité d'acquérir un client direct qui aura peut-être d'autres travaux.

Si le cabinet d'avocat vous demande d'envoyer la facture directement au client final, c'est qu'ils ne prennent probablement pas de marge sur vos services, ce qui revient à dire qu'ils n'ont aucun intérêt particulier à traiter la traduction: c'est du travail qui non seulement ne leur rapporte rien, mais qui peut en prime leur couter des sous.

Mettez-vous à la place du cabinet: un bon client vous demande de lui trouver un traducteur. Vous faites quelques recherches, vous trouvez un bon traducteur, vous lui faites parvenir les fichiers, vous les récupérez, le tout pour pas un rond, juste pour aider un bon client. 30 jours plus tard, le client n'a toujours pas payé et le traducteur commence à vous demander se qui se passe. Vous relancez votre client à deux ou trois reprises, rien ne se passe, et en fin de compte, vous vous retrouvez à payer le service vous-même... et vous n'êtes pas content. Finalement vous êtes payé et le client a besoin d'une nouvelle traduction.

N'ayant pas envie de refaire le même cirque et de vous retrouver de nouveau à devoir payer à la place du client final, vous demandez -naïvement- au traducteur de facturer directement le vrai client.

C'est probablement ce qui se passe ici.

Le mieux, c'est encore de demander à passer complétement en direct avec le client final en obtenant l'accord et le soutien de l'avocat (qui sera probablement soulagé). Vous pouvez également demander à l'avocat des détails sur le client final (date réelle du payement, fiabilité générale...).

Si le client final en vaut la peine, ca peut être une occasion de gagner sa clientèle tout en conservant le cabinet d'avocat (qui a sûrement d'autres clients).


Direct link Reply with quote
 

co.libri
France
Local time: 22:57
German to French
+ ...
Bonjour Christine Apr 11, 2009

Tu réponds toi-même à la question. Aucun doute que c'est la personne qui te passe commande qui doit te régler, pour éviter tout problème pour toi, car c'est là le meilleur moyen de ne jamais voir la couleur de tes honoraires.

Une solution est d'expliquer que pour des raisons purement juridiques et commerciales, tu es tenue de par la loi italienne (mais française aussi !) de lui envoyer ta facture et que tu regrettes de ne pouvoir faire la moindre entorse à la loi ... un avocat est quand même le mieux placé pour le savoir !

Entre nous, il est quand même gonflé de te demander d'assumer les frais de trésorerie. Ou alors, il te donne le nom et les coordonnées de la cliente (et il refuse dès le départ à l'égard de ses clients de jouer le rôle d'intermédiaire concernant les traductions, mais je suppose qu'il le fait pour les arranger) et c'est celle-ci qui passe commande (avec devis signé et tout et tout) et par sécurité, tu demandes un paiement anticipé. Mais personnellement, je ne le ferais pas car apparemment, ce n'est pas une rapide dans les paiements...

Mon humble avis
Buona Pasqua!

Hélène


Direct link Reply with quote
 
Déesse
Local time: 22:57
French to Dutch
+ ...
Deux factures Apr 11, 2009

Vous pouvez envoyer d'abord une facture à ce client, et s'il refuse de payer, vous envoyez tout simplement une deuxième facture à cet avocat. Dès qu'une des deux est payée (paiement obtenu par quel moyen que ce soit), vous envoyez une note de crédit pour l'autre facture.

Direct link Reply with quote
 
xxxNMR
France
Local time: 22:57
French to Dutch
+ ...
La société ne peut tout simplement pas te payer Apr 11, 2009

Toutes les sociétés, grandes et petites, ont des procédures comptables internes comme quoi il y doit y avoir eu une commande....., matérialisée par un bon de commande, des signatures du service achats ou la direction, et je ne sais pas quoi encore comme paperasseries. Certaines sociétés ne peuvent/veulent pas traiter avec des indépendants. D'autres veulent éviter que le personnel de la boîte passe commande à droite et à gauche. D'autres encore ont des politiques strictes en matière de fournisseurs. Ton client n'en a peut-être pas besoin parce que ses notes d'honoraires sont traités au niveau direction, mais pour des services comme de la traduction je ne prendrais pas le risque.

Direct link Reply with quote
 

Carla Guerreiro  Identity Verified
France
Local time: 22:57
French to Portuguese
+ ...
Une suggestion Apr 11, 2009

Bonjour Christine,

Il m'est arrivé exactement la même chose: un "cher compatriote" (ce sont les pires, je te jure!) m'a demandé de traduire des lettres du portugais vers le français, pour les montrer au tribunal et, lorsque je lui ai demandé ses coordonnées pour rédiger ma facture, il m'a donné le nom et l'adresse de quelqu'un que je ne connais ni d'Eve ni d'Adam. Mon envie est de rédiger une petite lettre à la personne en question, afin qu'elle me confirme si c'est à elle ou pas de me payer.
Je te suggère, donc, de faire la même chose: contacte la société en question et expose ton problème.


Direct link Reply with quote
 

Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 22:57
English to French
+ ...
Situation normale et saine Apr 11, 2009

Christine Cramay wrote:
Pour moi, il ne fait aucun doute que c'est l'avocat qui doit me régler ma commande (à supposer que le devis soit accepté, évidemment) et non pas la société cliente de l'avocat.


C'est une situation normalement excellente et saine au contraire. En effet, tout le monde devrait être gagnant ainsi.

Tout d'abord au plan déontologique, l'avocat et vous assurez ainsi votre indépendance réciproque par rapport à la traduction. Et l'avocat ne prend pas ainsi de marge sur votre dos.

Par ailleurs, cela vous fait un nouveau client sans démarcher. C'est tout bénéfice si ce client vous demande directement des autres traductions à l'avenir. Cela équivaut à une superbe recommandation. Il est virtuellement impossible qu'un avocat s'engage ainsi vis-à-vis d'un tiers sans être quasiment sûr que son client va vous passer commande (ce qui ne vous empêche pas de vérifier éventuellement sa situation financière).

Par contre, il vaut mieux prendre contact directement avec le client, au motif de préciser le destinataire par exemple, ou d'envoyer un devis à signer. A ce moment-là vous vérifierez les dires de l'avocat, et vous testerez le client par rapport à vos conditions. Normalement, pour une affaire judiciaire, il est de son intérêt de vous payer rubis sur l'ongle.

Mais ne "rémunérez" pas l'avocat par un cadeau onéreux ensuite, cela pourrait passer pour une rétrocession d'honoraires déguisée, et il pourrait mal le prendre.

Paul Valet

[Modifié le 2009-04-11 15:49 GMT]


Direct link Reply with quote
 

Carla Guerreiro  Identity Verified
France
Local time: 22:57
French to Portuguese
+ ...
Pas d'accord Apr 11, 2009

Désolée, mais je ne suis pas d'accord. Je trouve que c'est une situation très très louche, d'autant plus que la société en question n'a rien demandé.

Paul VALET wrote:

Christine Cramay wrote:
Pour moi, il ne fait aucun doute que c'est l'avocat qui doit me régler ma commande (à supposer que le devis soit accepté, évidemment) et non pas la société cliente de l'avocat.


C'est une situation normalement excellente et saine au contraire. En effet, tout le monde devrait être gagnant ainsi.

Tout d'abord au plan déontologique, l'avocat et vous assurez ainsi votre indépendance réciproque par rapport à la traduction. Et l'avocat ne prend pas ainsi de marge sur votre dos.

Par ailleurs, cela vous fait un nouveau client sans démarcher. C'est tout bénéfice si ce client vous demande directement des autres traductions à l'avenir. Cela équivaut à une superbe recommandation. Il est virtuellement impossible qu'un avocat s'engage ainsi vis-à-vis d'un tiers sans être quasiment sûr que son client va vous passer commande.

Par contre, il vaut mieux prendre contact directement avec le client, au motif de préciser le destinataire par exemple, ou d'envoyer un devis à signer. A ce moment-là vous vérifierez les dires de l'avocat, et vous testerez le client par rapport à vos conditions. Normalement, pour une affaire judiciaire, il est de son intérêt de vous payer rubis sur l'ongle.

Mais ne "rémunérez" pas l'avocat par un cadeau onéreux ensuite, cela pourrait passer pour une rétrocession d'honoraires déguisée, et il pourrait mal le prendre.

Paul Valet

[Modifié le 2009-04-11 12:03 GMT]


Direct link Reply with quote
 
Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 22:57
French to German
+ ...
Quelques principes... Apr 11, 2009

qu'on ne devrait jamais oublier, surtout en présence d'un cabinet d'avocats.

1) La relation entre le PST et l'intermédiaire constitue un contrat A, celle entre l'intermédiaire et le client final un contrat B.

2) Le client du PST est toujours la personne physique ou morale qui honorera le contrat du PST en payant les honoraires dus.

Donc, et dans le présent cas de figure :

- hypothèse i) : soit le cabinet d'avocats autorise le PST à communiquer directement avec le client, afin qu'ils (le PST et le client final) puissent convenir entre eux des modalités du contrat ;

- hypothèse ii) : soit l'avocat refuse au PST toute communication avec le client et se retrouve lui-même en position de client et doit donc s'acquitter des honoraires du PST.

J'ai eu vent d'une affaire similaire avec un notaire et une traduction à effectuer dans le cadre d'une transaction immobilière. Le notaire, loin de régler les honoraires de la traductrice, lui a fait savoir qu'elle serait payée quand lui-même aurait été payé... c'est-à-dire quelques mois plus tard, le temps que la dite transaction immobilière soit finalisée !

On croit rêver ! Les professionnels du droit seraient-ils les premiers à contourner le dit droit ?

Laurent K.


Direct link Reply with quote
 
Marielle Rebel  Identity Verified
France
Local time: 22:57
English to French
Une solution... que le cabinet d'avocat transmette la facture au client Apr 11, 2009

Bonjour,
Voici ce qui m'est arrivé récemment...

Un cabinet d'avocat (connu mais pour lequel je n'avais jamais travaillé) me demande une traduction et négocie directement les honoraires et le délai avec moi. En me confirmant son accord, l'avocate m'indique que la facture devra être établie au nom de son client auquel elle la fera suivre.

J'envoie donc les documents et la facture au cabinet d'avocats. Le paiement se faisant attendre, je demande à l'avocate si elle a transmis la facture. Elle me répond en me donnant la date à laquelle la facture a été transmise. Je lui explique que je n'ai pas été payée. Elle me donne le nom de la personne à contacter chez son client... j'ai donc dû appeler moi-même et le client de l'avocat m'a dit que le paiement interviendrait en fin de mois (nous étions à deux jours de la fin du mois, mais à 30 jours de la date de paiement stipulée sur la facture !). J'ai effectivement été payée à la fin du mois.

Pour "impliquer" le cabinet d'avocat, peut-être faut-il que ce soit lui qui transmette la facture à son client ?

Bon courage !


Direct link Reply with quote
 
Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 22:57
French to German
+ ...
Faux problème ab initio ? Apr 12, 2009

zinia wrote:

Pour "impliquer" le cabinet d'avocat, peut-être faut-il que ce soit lui qui transmette la facture à son client ?

Bon courage !



Encore faut-il s'entendre sur le rôle exact du cabinet d'avocats et sur son "statut" dans ce genre de relations triangulaires.

Comparaison peut-être bancale, mais qui peut éclairer la situation : en matière de divorce, l'huissier chargé de la signification du jugement à la partie "perdante" contacte la partie "gagnante" et lui fait savoir :

1) qu'il a été chargé de signifier le jugement à Monsieur ou Madame X ;
2) que ses honoraires pour cet acte s'élèvent à un montant de Y euros ;
3) qu'il procédera à la signification immédiatement après avoir été payé.

Il n'est pas interdit d'imaginer un système similaire pour les traducteurs, à moins qu'une loi ou une disposition quelconque ne l'autorise pas ? Cela aurait au moins pour avantage d'exclure la "troisième pointe du triangle" (en l'occurrence le cabinet d'avocats), dont on sait quelle source de problèmes elle peut devenir - autre comparaison bancale avec ce qui se passe en présence d'agences de traduction, mais à défaut de mieux...


Laurent K.

[Edited at 2009-04-12 08:36 GMT]


Direct link Reply with quote
 

Christine C.
Italy
Local time: 22:57
Member (2004)
Italian to French
TOPIC STARTER
Merci à tous, voici ma décision Apr 12, 2009

Chers collègues,

J'ai préféré attendre que les réponses s'amoncellent avant de donner mon point de vue définitif sur le sujet.
Vos commentaires à tous auront été très utiles, dans tous les cas, et enrichissants.
Sur la base de mon propre avis, de celui de mon entourage, d'amis et du vôtre, j'ai décidé de camper sur mes positions, c'est-à-dire d'accepter d'effectuer la traduction des documents reçus du cabinet d'avocats à la seule condition que ce soit ce même cabinet qui me règle mes honoraires, car :

1/ la loi est la loi : c'est celui qui a passé commande, en l'occurrence le cabinet d'avocats, qui doit régler la facture, et non pas la société cliente de ce dernier;

2/ d'après la lecture rapide que j'ai pu effectuer d'une partie des documents à traduire, la société en question est une très jeune société spécialisée en carrelages (enregistrée au RCS en 2004) et c'est une simple EURL au capital de 10.000 euros, donc tout ceci n'est pas très rassurant, d'autant que cette société française, attaquée en justice par un couple ayant acheté du carrelage pour plusieurs milliers d'euros, devra prouver que c'est la société espagnole fournisseuse qui doit rendre des comptes et indemniser tout le monde dans cette histoire. Si la société française de carrelage cliente de l'avocat perd le procès, celle-ci devra régler et indemniser beaucoup de monde : l'avocat, le couple plaignant et la traductrice, qui arrivera en dernière position. Si cette société n'est pas en bonne santé (je n'ai aucun moyen de le savoir), c'est un gros risque pour moi, et comme dit Hélène, il y a de fortes probabilités que je ne voie pas la couleur de mes honoraires, mais il faudra bien que je paie la traductrice et je ne suis pas malhonnête, donc il est facile d'imaginer le scénario en perspective;

3/ si j'adresse ma facture à la société cliente du cabinet d'avocats, qui me dit que je serai payée?
Une commande officielle doit être matérialisée par un bon de commande et par la réception ultérieure d'un devis accepté et signé par le donneur d'ordre avec la mention "Bon pour accord" et des conditions précises de règlement de la prestation demandée (ex : paiement intégral anticipé, 50% à la commande puis le solde sous 30 jours, ...) : ce point renvoie au point 1.

4/ l'éventuel argument-appât de la société qui pourrait devenir plus tard un client direct susceptible de m'adresser de nouvelles commandes liées à son secteur d'activité ne tient pas la route ici, selon moi, car tout laisse penser qu'il s'agit d'une petite structure de rien du tout : un simple revendeur de carrelage.

Conclusion, je préfère être ferme avec le cabinet d'avocats : OK pour la traduction, à condition que le devis soit accepté par lui-même ET son client, car si la société cliente de l'avocat n'a pas donné son aval pour le devis accepté par l'avocat, cette société pourrait, qui sait?, se retourner contre son défenseur et contester cette facture.
Et qui paiera les pots cassés dans cette histoire? Encore moi.
Enfin, si ces 2 conditions sont réunies, j'enverrai ma facture au cabinet d'avocats, toujours à lui, car ainsi, je serai plus "sûre" d'être payée (je ne pense pas que ce serait une bonne chose pour la réputation de ce cabinet d'avocats si je devais être amenée à prendre moi-même un avocat pour attaquer mon client, le cabinet d'avocats).
Je pense que pour obtenir l'accord de la société cliente du cabinet d'avocats pour mon devis, il faudrait que j'exige de l'avocat un document légal avec en-tête du cabinet faisant clairement figurer l'engagement de son propre client à honorer ma facture après avoir accepté le devis préalable dûment signé et daté et faisant clairement apparaître les conditions de règlement.
Qu'en pensez-vous? Je demande peut-être trop (?).
Si le cabinet d'avocats est opposé à cette exigence de ma part (facture à son nom), je compte lui faire savoir qu'il pourra alors "s'adresser ailleurs" au motif que je ne compte prendre aucun risque avec son propre client, même s'il m'en dit du bien.
Encore merci à vous pour vos dernières réactions.
Christine


[Modifié le 2009-04-12 23:02 GMT]

[Modifié le 2009-04-12 23:05 GMT]


Direct link Reply with quote
 
Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 22:57
French to German
+ ...
Exactement... Apr 13, 2009

Christine Cramay wrote:

Qu'en pensez-vous? Je demande peut-être trop (?).
Si le cabinet d'avocats est opposé à cette exigence de ma part (facture à son nom), je compte lui faire savoir qu'il pourra alors "s'adresser ailleurs" au motif que je ne compte prendre aucun risque avec son propre client, même s'il m'en dit du bien.
Encore merci à vous pour vos dernières réactions.
Christine


Trop ? Non, juste ce qu'il faut pour assurer ses arrières... Si et comme il ressort des faits évoqués, la traduction en question doit être utilisée dans le cadre d'un procès, c'est le cabinet d'avocats et (forçons un peu le trait) uniquement lui qui en a besoin. En conséquence, c'est bien lui le client - à moins que quelque chose m'échappe.

Bon courage !:)

Laurent K.


Direct link Reply with quote
 

Adrien Esparron
France
Local time: 22:57
Member (2007)
German to French
+ ...
Il faut bétonner un max Apr 13, 2009

Salut Christine,

Bon c'est pas bien net cette affaire, mais ce qui est sûr, c'est que tu dois tout verrouiller dans la mesure où tu vas faire faire la traduction (qui n'est pas dans tes combinaisons) par un autre que, toi, tu devras rémunérer. Au pire cela te coûterait ce que tu n'auras pas touché.

À titre personnel, je ne me sens pas en mesure de "faire" le donneur d'ordre. Même dans mes paires de langues (et a fortiori quand ce n'est pas le cas), si je ne prends pas pour une raison ou pour une autre, je mets mon carnet d'adresses en route et si les gens font affaire, c'est tant mieux. Le reste ne me regarde pas et je ne prends pas la responsabilité de signer des compétences que je n'ai pas ... j'ai eu quelques ennuis dans ce type de fonctionnement et je n'y reviens plus.

Tiens-nous au courant à l'occasion. Intéressant ton feuilleton.

BiZ,

Olivier


Direct link Reply with quote
 

Christine C.
Italy
Local time: 22:57
Member (2004)
Italian to French
TOPIC STARTER
A Laurent Apr 13, 2009

Bonjour Laurent,

Merci beaucoup pour ce soutien. Je suis à présent un peu plus rassurée par rapport à mes propres exigences vis-à-vis du cabinet d'avocats. Revendications tout à fait normales et saines donc.
Autre point que je te confirme : c'est l'avocat qui a besoin de la traduction de ces documents, enfin, je suppose, car en ce qui concerne les 3/4 d'entre eux, il s'agit d'actes d'assignation et d'un rapport d'expertise à traduire à partir du français. L'unique mini-fichier "technique" qui doit être traduit de l'espagnol vers le français, donc en sens inverse, est un texte de même pas 100 mots, l'extrait d'une documentation commerciale du fournisseur de carrelage espagnol et l'avocat a clairement écrit qu'il a besoin de cette petite traduction qu'il doit produire au Tribunal, il n'a pas parlé des autres documents bien plus gros.
Les autres pièces plus grosses, citées plus haut, ne seront donc pas produites au Tribunal, mais j'imagine que les actes et le rapport seront envoyés traduits à la société espagnole fournisseuse de la société française poursuivie par le couple français. Donc, pour moi, il ne fait pas de doute que TOUS les documents servent à l'avocat pour la défense de son client, la société française; par conséquent, c'est bien le cabinet d'avocat qui doit s'acquitter de ma facture. Je prendrai toutefois l'autre mesure de "sécurité" à laquelle j'ai fait allusion précédemment : je demanderai à l'avocat qu'il fasse signer à son client un document dans lequel celui-ci s'engagera à me régler ma facture dans les délais prescrits et par l'intermédiaire de l'avocat, qui me transmettra le chèque correspondant émanant du cabinet d'avocat ou de la société, peu importe, pourvu que je sois payée.
Mais je ne veux absolument avoir aucun contact avec cette société, car la commande sera partie du cabinet d'avocats.
Je resterai ferme là-dessus.
Christine


Direct link Reply with quote
 
Pages in topic:   [1 2] >


To report site rules violations or get help, contact a site moderator:

Moderator(s) of this forum
Andriy Bublikov[Call to this topic]

You can also contact site staff by submitting a support request »

Traduction juridique commandée par cabinet d'avocats : dilemne pour paiement note de frais

Advanced search






Déjà Vu X3
Try it, Love it

Find out why Déjà Vu is today the most flexible, customizable and user-friendly tool on the market. See the brand new features in action: *Completely redesigned user interface *Live Preview *Inline spell checking *Inline

More info »
Protemos translation business management system
Create your account in minutes, and start working! 3-month trial for agencies, and free for freelancers!

The system lets you keep client/vendor database, with contacts and rates, manage projects and assign jobs to vendors, issue invoices, track payments, store and manage project files, generate business reports on turnover profit per client/manager etc.

More info »



All of ProZ.com
  • All of ProZ.com
  • Term search
  • Jobs