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Off topic: Cherchez la querelle !
Thread poster: Geneviève von Levetzow

Geneviève von Levetzow  Identity Verified
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Aug 24, 2003

http://www.pourlascience.com/index.php?ids=iNTdbkbSVuUhpQvPnQUC&Menu=Pls&Action=3&idn3=3555#

Didier Nordon - Il enseigne les mathématiques à l'Université de Bordeaux I. Il est également l'auteur de la rubrique Bloc-Notes de la revue Pour la Science. Il s'intéresse plus particulièrement aux interactions entre science et société.


Le critère pour distinguer les grands esprits est qu’ils livrent des batailles homériques. Voici parmi d’autres, trois exemples de tels combats choisis prudemment dans le passé.
1) Du VIIIe au XIIe siècle, se sont opposés les chromophobes et les chromophiles. Selon les premiers, la couleur est matière, donc est condamnable en tant qu’artifice futile ajouté par l’homme ; selon les seconds, elle est lumière, donc immatérielle et d’origine divine. À ce débat, ont pris part les meilleurs esprits.
2) Aux XVIe-XVIIIe siècles, des polémiques sur la grâce efficace et la grâce suffisante ont fait rage : le libre arbitre accordé à l’homme est-il compatible avec le choix souverain des élus par Dieu ? À ce débat, ont pris part les meilleurs esprits.
3) Aux XIX-XXe siècles, la question du latin a soulevé des disputes passionnées : enseigner les langues anciennes est-il la condition sine qua non d’une bonne formation de l’esprit ? À ce débat, ont pris part les meilleurs esprits.
Pour être un « meilleur esprit », il faut donc se battre autour de positions à jamais inconciliables et qui ont toutes les chances de se voir un jour conciliées pour la raison décisive que l’objet du désaccord est devenu quasi incompréhensible. À quoi bon l’intelligence hors du commun des Titans de l’esprit, leur énergie phénoménale au travail, si les débats dans lesquels ils triomphent risquent d’être tenus par l’histoire pour des faux problèmes ? On dira : il faut bien qu’ils s’occupent. Ou : ils ont le goût du pouvoir et espèrent une victoire, éphémère peut-être, mais dont ils puissent jouir de leur vivant. Quelle naïveté : incapables de profiter de l’expérience de leurs aînés, ils n’imaginent pas qu’ils seront bientôt à côté de la plaque. C’est beau d’être jeune.


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Jean-Luc Dumont  Identity Verified
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E pur, si muove ! Et pourtant elle tourne ! Aug 24, 2003

Histoire des Sciences de la Terre : la perception de l'univers


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Il est d’usage de situer l’origine de la science au VIème siècle avant J.C., en Grèce. Sans doute les babyloniens et les égyptiens s’étaient-ils intéressés à l’astronomie et aux mathématiques...

La Terre est ronde. Cette constatation date de l’Antiquité grecque, au moins, avec :

- Aristote (324-322 av. J.C.) remarqua que l’ombre projetée sur la Lune, lors des éclipses de Lune, était ronde et non ellipsoïde, ce qui serait le cas si la Terre eut été plate,

- A l’horizon, la coque des navires disparaissent avant les voiles.

Eratosthène de Cyrène (275-195 av. J.C.) a estimé son diamètre en mesurant la distance entre deux villes, Assouan et Alexandrie, et la hauteur du Soleil dans le ciel au moment du solstice dans ces deux villes. Assouan est un peu plus au sud d’Alexandrie, le Soleil atteint le zénith le 21 juin. L’angle de 7° que fait le Soleil à cette même date avec le zénith d’Alexandrie mesure l’angle de l’arc de la sphère terrestre entre Assouan et Alexandrie.



Ptolémée (90-168 av. J.C.) aboutit à un système cosmologique achevé. La terre occupait une position centrale, entourée de 8 sphères (le mouvement circulaire représentait la perfection) qui portaient respectivement la Lune, le Soleil, les étoiles et les 5 planètes connues à l’époque, Mercure, Vénus, Mars, Jupiter et Saturne. Les planètes elles-mêmes décrivaient de petits cercles sur leurs sphères respectives. La sphère la plus extérieure portait les étoiles fixes, qui tournaient en bloc. Au-delà, on ne savait pas où plutôt l’Église l’interprète comme étant le Paradis et l’Enfer.



En 1514, Nicolas Copernic, un prêtre polonais délaissa le modèle géocentrique pour adopter un modèle héliocentrique. Le Soleil était immobile au centre de l’Univers et les planètes décrivaient des orbites circulaires autour de notre étoile. Cette hypothèse fut émise dans l’anonymat, Copernic ayant eu peur d’être accusé d’hérésie et brûlé par son Église.



Un siècle plus tard, cette hypothèse est prise au sérieux par un allemand, Johannes Kepler (1571-1630) et un italien, Galileo Galilei dit Gallilée (1564-1642). Kepler modifia la théorie du prêtre polonais, en suggérant que les planètes décrivent non pas des cercles mais des ellipses. L’explication des ellipses sera donnée, en 1867, par Newton, par la théorie de la gravitation. Jusqu’ici le mouvement des étoiles et des planètes trouvait une explication dans le battements d’ailes des anges et en Dieu (Thomas d’Aquin). Gallilée est resté plus célèbre que Kepler car il risqua le bûcher pour soutenir la thèse de Kepler et dicta la loi de la chute des corps.


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Jean-Luc Dumont  Identity Verified
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Indes de l'ouest :-) Aug 24, 2003

Christophe Colomb

C'est un célèbre navigateur d'origine italienne né dans les états de Gênes en 1451, il mourut en 1506 à Valladolid, en Espagne.

Les conquérants du nouveau monde :

Le 3 août 1492, trois navires : la Niña, la Pinta et la Santa Maria, quittent les rivages de l'Espagne et partent vers l'Ouest, dans la direction du soleil couchant. A leur tête, un homme d'une quarantaine d'années : Christophe Colomb. Pour lui, un vieux rêve devient réalité : il va voguer sur des flots inconnus qui porteront ses bâteaux de l'autre coté de l'Atlantique, jusqu'aux Indes fabuleuses, jusqu'à la Chine décrite par Marco Polo deux siècles plus tôt.


Christhophe Colomb touchera en effet de nouveaux rivages. Le vendredi 12 octobre 1492, fou de joie, il croit débarquer dans ces fameuses "Indes" aux richesses légendaires. En fait, il est arrivée aux Antilles, dans une île de l'archipel des Bahamas. Sans le savoir, il a découvert l'Amérique. Il pensait avoir atteint l'Extrême-Orient tant attendu.

Et après d'autres voyages, d'autres expéditions, le Grand Amiral ne changera pas d'avis. Il mourra persuadé d'avoir ouvert la route des Indes par l'Ouest.

http://www.renaissance-amboise.com/dossier_renaissance/ses_personnages/Les_navigateurs/colomb.htm


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Thierry LOTTE  Identity Verified
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La Querelle de l'Arianisme Aug 29, 2003

Les querelles que tu cites sont tout à fait passionnantes, mais aucunes d’entre elles n’ont fait autant de victimes, ni duré si longtemps, que l’Arianisme (des centaines de milliers de morts), une querelle de dogme aux premiers temps de l’Eglise chrétienne, et ce pour des raisons qui nous paraîtraient tout à fait surréalistes de nos jours…

Je vous propose donc un texte d’un de mes Historiens préférés sur cette période : Lucien Jerphagnon.
Lucien Jerphagnon, qui fût mon Maître en Sorbonne, est plutôt un professeur d’histoire de la philosophie qu’un historien.
Il a écrit néanmoins (avec beaucoup d’humour mais sans rien sacrifier au sérieux du propos) de nombreux ouvrages de “vulgarisation” dont une “Histoire Romaine” d’où est extrait ce passage relatif à un épisode du règne de Constantin (soi-disant le 1er Empereur Chrétien de l’histoire romaine) .

Pour les gens qui, brusquement, se découvriraient une passion pour l’histoire romaine et sur les épisodes et conséquences de l’Arianisme en particulier : n’hésitez pas à me contacter ! Je dispose de nombreuses références et liens complémentaires dignes d’intérêt...



Citation :

Une occasion qu’on ne peut passer sous silence, allait être donnée à Constantin de s’affirmer comme tuteur de l’Eglise: la querelle arienne. J’en ai exposé ailleurs l’ahurissante complexité, et le caractère du présent ouvrage me contraint à la plus stricte sobriété. Disons simplement qu’à l’initiative d’un prêtre intellectuel d’Alexandrie, Arius, tout un courant d’idées s’était répandu dans les années 320 en Orient, suscitant des adhésions et des oppositions aussi passionnées les unes que les autres. Ces joutes, qui n’étaient pas seulement oratoires, mais débordaient sur la rue, tournaient autour de l’idée qu’on devait se faire sur la Trinité. Arius soutenait que le Fils, dès lors qu’il était engendré par le Père, lui était inférieur en dignité et n’était en somme qu’un brillant second. D’autres ripostaient que non, que le Fils valait bien le Père, etc. On a évidemment quelque peine à imaginer aujourd’hui qu’on en vint à descendre dans la rue pour cela, et qu’on s’y colletât. C’est pourtant ce qui se produisit. On en causait dans les magasins. Les dockers du port d’Alexandrie défilaient, scandant des slogans favorables à la position d’Arius. Le sang coula. C’est dire si l’on prenait la religion à cœur! Tant et si bien que Constantin, inquiet pour l’union de l’Epire envoya aux évêques une lettre furieuse : “Il eût fallu, écrit-il, commencer par ne pas poser de pareilles questions et par n’y pas répondre…”, et surtout pas devant tout le monde. Ce fût une des rares paroles de bon sens qu’on entendit au cours de cette histoire, qui empoisonnât le siècle et créa pour longtemps une scission dans l’Eglise et dans l’Empire. Devant le tour que prenaient les choses, Constantin convoqua un concile, à Nicée, en 325. Matériellement, ce congrès d’évêques, en majorité venus d’Orient, fût une réussite. Dogmatiquement, il verrouilla l’orthodoxie. Mais pratiquement, il ne régla rien sur le terrain. En effet, selon qu’ils venaient de l’Orient grec ou de l’Occident latin, les évêques ne contribuaient pas à la clarté des débats. Sur la pression des conseillers ecclésiastiques de l’empereur, des évêques occidentaux, on finit par s’entendre sur une formule approximative: Le Fils serait dit consubstantiel au Père, formule qui devait s’imposer par la suite à l’Eglise universelle. On chante ou on récite cela aujourd’hui encore dans le Credo sans forcément savoir de quoi il retourne. Toujours est-il que les évêques, chacun comprenant ce qu’il avait en tête, s’en revinrent chez eux – et le conflit ne tarda pas à reprendre, entraînant de nouveaux troubles, de nouvelles interventions et en tout cas un désordre durable dans l’Empire. Et jusque dans la famille impériale, puisque parmi les fils de Constantin, qui un jour régneraient, tel était pour Arius et tel autre pour la doctrine mise au point à Nicée. Il y aurait donc de ce fait de larges portions de territoire romain soumis à l’une ou l’autre manière de voir, selon les préférences du prince régnant là. Il eût assurément mieux valu ne pas appliquer aux mystères du christianisme une grille conceptuelle qui n’avait jamais été conçue pour eux, mais cette intellectualisation du dogme, qui s’imprégnait peu à peu de philosophie grecque, est un fait qu’on doit se borner à constater.

Fin de citation.


[Edited at 2003-08-29 04:40]


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