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Thread poster: theimys
Quel avenir pour le métier de traducteur ?
theimys
Local time: 18:03
Feb 7, 2010

Bonjour à tous!

Je suis une infirmière en pleine reconversion professionnelle qui s'intéresse au monde de la traduction.

Je réfléchis à faire LEA ou LLCE à distance (mais j'hésite beaucoup, LEA est plus complet mais plus difficile à concilier avec une activité professionnelle, LLCE est plus littéraire mais est t'elle suffisante?) puis à faire au Canada un certificat de traduction voire plus si possible. Je pense travailler sur la paire classique anglais/français mais jouer sur la spécialisation (spécialisée médicale déjà dans un premier temps).

Oui mais voilà je me pose quand même la question de l'avenir de votre beau métier : la traduction n'ayant pas (à mes yeux) de frontières physique grâce à internet, je me dis que l'économie mondialisée réserve de beaux jours à cette discipline. Discipline qui semble en difficulté en France alors qu'au Canada une pénurie commence à s'installer !!

Alors Quid des perspectives d'avenir, réellement ?

Dominique


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Marie-Claude Falardeau  Identity Verified
Local time: 18:03
Member (2005)
English to French
+ ...
Parcours similaire Feb 8, 2010

Je suis une infirmière qui s'est reconvertie comme traductrice. À la fois par la force des choses (longue histoire) et beaucoup par hasard, mais au fond je pense que j'avais raté ma vocation au départ de toute façon

J'ai déniché un emploi de traductrice salariée il y a bientôt 7 ans (je l'occupe toujours) et c'est ce qui m'a ouvert la voie vers le monde de la traduction. Je ne peux pas te parler de l'avenir de la traduction freelance parce que j'en sais trop peu, étant salariée. J'accepte bien sûr quelques contrats ici et là en freelance, mais pas assez pour en vivre. Les traducteurs freelance de ce forum te seront certainement d'une aide précieuse.

Je te conseillerais néanmoins de viser une formation axée spécifiquement sur la traduction et non uniquement sur les langues. J'ai fait le certificat de traduction du CUSB entre 2003 et 2006, qui est très complet. Aucun problème de conciliation avec mon emploi à temps plein.

Bonne chance dans ta reconversion


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nordiste  Identity Verified
France
Local time: 18:03
Member (2005)
English to French
+ ...
le beau métier de traducteur Feb 8, 2010

Quelques réflexions :

- la traduction n'est pas "parler et reconnaître une langue étrangère" - donc plutôt qu'une formation LLCE il faut viser une vraie formation de traduction ; il existe de nombreux masters en France dans les filières LEA.

Voir la liste http://www.atlf.org/Formation-a-la-traduction.html
incomplète et très orientée vers la traduction littéraire mais certaines de ces formations proposent aussi des variantes plus orientées vers la traduction technique .
Il y aussi l'université de Lille 3.

Voir également à Lyon pour des séminaires de traduction médicale
cette année Le Séminaire de traduction médicale organisé par la SFT aura lieu à Lyon du lundi 28 juin au vendredi 2 juillet 2010.
www.sft.fr pour plus d'infos

- il n'existe pas (plus) de formation à distance en France.

- J'ignore la situation au Canada mais en France je ne dirais pas que le métier est "en difficulté". Certes les agences ont tendance à tirer les prix vers le bas mais il reste de réelles opportunités pour des traducteurs hautement spécialisés, prêts à investir du temps et de l'argent pour se former et rechercher activement leurs clients de manière professionnelle.
Il faut être bien conscient de ce que représente une activité de freelance - par expérience c'est sans doute une des grandes difficultés quand on vient du monde salarié. Il faut des mois pour se faire une vraie clientèle, donc prévoir de petites (pas trop petites !) économies pour pouvoir tenir les premiers mois.
Il faut aussi apprendre à gérer son activité (compta, fiscalité, etc.) pour cela les chambres de commerce offrent des journées d'information sur la création d'entreprise.

- source d'information pour la France : www.sft.fr (syndicat des traducteurs professionnels)

- proz.com site regorge d'informations, n'hésitez pas à parcourir les forums en français et anglais. Mais il faut garder présent à l'esprit que ce sont plus souvent les problèmes qui sont évoqués, pas les réussites !
Par exemple les innombrables discussions sur les tarifs (trop bas, scandaleux etc.) ne doivent pas être lues comme "la situation est catastrophique, baissons les bras et accusons les traducteurs étrangers" mais plutôt aider à réfléchir sur ce qui est important pour obtenir des tarifs corrects : prospection, marketing, spécialisation, qualité, etc.

bonnes recherches !

[Edited at 2010-02-08 09:00 GMT]


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CFournier  Identity Verified
France
Local time: 18:03
Member (2008)
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+ ...
précision : dates du séminaire de traduction médicale à Lyon Feb 8, 2010

Juste une précision au passage : les dates finales de ce séminaire ne sont pas encore fixées à 1 semaine près. Il est possible que le séminaire ait lieu du 21 au 25 juin.
Les informations fiables seront communiquées en temps et en heure sur le site de la sft.


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Jean-Pierre Artigau
Canada
Local time: 12:03
English to French
+ ...
Canada Feb 8, 2010

Pour ce qui est du Canada, l'essentiel du marché pour la paire anglais-français découle directement du statut bilingue du pays. Le plus gros client est le gouvernement fédéral (par l'intermédiaire de son Bureau de la traduction), mais il y a aussi les grandes institutions et entreprises qui font des affaires à l'échelon national (banques, organismes privés et publics, sociétés d'État). Les gouvernements provinciaux font aussi appel à des traducteurs, dans une moindre mesure. De votre point de vue, en plus du gouvernement fédéral, les provinces les plus intéressantes seraient a priori celles où les deux groupes linguistiques sont largement représentés, d'où l'existence d'une demande: Nouveau-Brunswick, Ontario, Québec. À noter que j'ai travaillé (anglais-français) pour le gouvernement de la Colombie-Britannique où la population francophone est minuscule (l'hindi, le chinois et le japonais y sont largement plus parlés que le français). La meilleure façon de savoir si le gouvernement d'une certaine province offre des services en français: aller voir son site Internet avec des restrictions de langue.
Je recommande aussi l'affiliation à l'une des associations de traducteurs provinciales, ce qui vous permet de recevoir de l'information pertinente et de recevoir des annonces.
Autre avantage non négligeable pour le traducteur qui veut exploiter ce marché: résider au Canada.

Jean-Pierre

[Modifié le 2010-02-08 15:57 GMT]


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 18:03
Member (2003)
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+ ...
L'avenir sera-t-il meilleur que le présent? Feb 8, 2010


theimys wrote:
je me dis que l'économie mondialisée réserve de beaux jours à cette discipline. Discipline qui semble en difficulté en France alors qu'au Canada une pénurie commence à s'installer !!

Alors Quid des perspectives d'avenir, réellement ?


La discipline aurait de beaux jours devant elle, mais elle serait en difficulté en France... Paradoxal, non? Son avenir serait donc meilleur que son présent?

Je ne saurais trop vous conseiller de vérifier les affirmations "positivistes" qui seraient faites en faveur de votre tentation. Cette dernière peut faire de vous une proie facile pour ceux qui cherchent à vous vendre quelque chose, ne serait-ce que leurs propres illusions. La ruée vers l'or n'a-t-elle pas enrichi principalement les vendeurs de pelles et de pioches ?

Avant que je ne crée mon activité, j'ai longuement étudié la question, en 2001-2002. Diverses personnes du monde de la traduction, indépendants ou salariés, me promettaient alors un bel avenir dans ce métier, certaines allant jusqu'à me dire que, dès que j'aurais créé, je n'aurais qu'à me rappeler à leur bon souvenir, pour obtenir des affaires.

Une fois mon activité créée, je leur ai rappelé leurs promesses; aucune d'entre elles n'a donné suite aux siennes. Certaines, qui travaillaient en agence, ont même vu celle-ci fermer. J'ai ainsi passé mes cinq premiers mois "d'activité" sans faire un centime de chiffre d'affaires, contrairement à mes attentes, ce qui n'a pas été sans conséquence financière.

J'en conclus qu'il faut faire des prévisions dans une fourchette large, avec des hypothèses extrêmes, haute et basse, "éxagérées" dans leurs directions respectives, au-delà de ce qui peut être esquissé dans les conseils des professionnels, pour pouvoir décider de façon réaliste et faire ensuite face aux divers cas de figure de la réalité.

Paul Valet

[Modifié le 2010-02-09 02:07 GMT]


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 18:03
Member (2003)
English to French
+ ...
Avantage ou condition sine qua non? Feb 8, 2010


Jean-Pierre A wrote:

Autre avantage non négligeable pour le traducteur qui veut exploiter ce marché: résider au Canada.


Paul Valet


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Jean-Pierre Artigau
Canada
Local time: 12:03
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+ ...
Sine qua non Feb 8, 2010

Avantage ou condition sine qua non?

Peut-être condition sine qua non pour certains clients (Bureau de la traduction fédéral, je crois), et pour certains organismes qui demandent qu'on travaille sur place (dans leurs bureaux, plutôt rare en ce qui me concerne). Les organismes privés sont probablement beaucoup moins pointilleux. Quant aux agences de traduction, je crois qu'elles n'hésitent pas à faire affaire avec des traducteurs étrangers.

Jean-Pierre


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Arianne Farah  Identity Verified
China
Local time: 00:03
Member (2008)
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Peut-être mieux de cibler le marché européen du Québec... Feb 9, 2010

@ Paul Valet - il n'est pas nécessaire d'habiter au Canada - je suis québécoise en Chine

@Dominique - en fait bien qu'on dise qu'on parle tous le français, il y a de grandes différences entre le français en France et celui au Canada - pour des exemples de la palette linguistique québécoise simplement jeter un coup d'oeil au Journal de Montréal, à La Presse et au Devoir (trois niveaux de langue distincts).

En tant que Française, il vaut mieux traduire vers sa propre variante et donc cibler le marché européen. Ce n'est pas pour autant une raison de rester chez soi - traduire vers le français pour la France peut représenter une véritable niche au Canada - pour les sociétés désirant pénétrer le marché européen, pour les agences européennes avec des urgences à 20 h en France (14 h au Canada), etc.

Bonne chance et courage!


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 18:03
Member (2003)
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+ ...
L'économie mondialisée par Internet n'efface pas les replis locaux Feb 9, 2010


theimys wrote:
la traduction n'ayant pas (à mes yeux) de frontières physique grâce à internet, je me dis que l'économie mondialisée réserve de beaux jours à cette discipline. Discipline qui semble en difficulté en France alors qu'au Canada une pénurie commence à s'installer !!


Les particularismes locaux, ainsi que les situations de crise, sont peut-être parfois des motifs utilisés pour réserver certains marchés aux ressortissants de l'entité concerné, même à des niveaux de langue qui ne justifient guère de particularismes.

Paul Valet

[Modifié le 2010-02-09 10:08 GMT]


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 18:03
Member (2003)
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Quid des agences? Feb 9, 2010


Jean-Pierre A wrote:
Quant aux agences de traduction, je crois qu'elles n'hésitent pas à faire affaire avec des traducteurs étrangers.


Il leur suffit de marquer "variante québecoise" ou "canadienne" pour signifier qu'elle ne veulent que des réponses de québecois ou de personnes connaissant bien les particularismes québecois.

Comme elles mentionnent cela dans leurs demandes avant de présenter les textes à traduire, il n'est guère possible de dire, quand on n'a pas ce profil, si cela est justifié ou non, linguistiquement parlant.

Or, en bientôt huit ans d'existence en tant qu'indépendant, n'ayant été contacté qu'une seule fois par une agence québecoise (pour un texte truffé de particularismes culturels concernant l'ensemble du Canada), je me pose des questions sur le bienfondé de cette requête, car elle paraît systématique.

D'autant qu'ayant traduit, pour des donneurs d'ordre français, des contrats internationaux ou des procédures applicables au Canada et en France, j'ai vu que les différences linguistiques dans ces domaines et dans ces circonstances étaient faibles ou inexistantes.

Paul Valet

[Modifié le 2010-02-09 10:10 GMT]


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theimys
Local time: 18:03
TOPIC STARTER
Merçi pour vos nombreuses réponses ! Feb 9, 2010

Merci à tous pour vos éclairages, ils sont précieux et m'aident beaucoup dans mon projet.

Concernant mon désir de passer une licence LEA ou LLCE, j'y pense surtout pour approfondir et solidifier mes bases anglaises (grammaticales, lexicales, méthodologiques..) et ainsi entamer plus efficacement un diplôme en traduction à proprement parler.

J'ai le permis de résidence permanente pour le Canada, un autre sérieux atout. Ainsi je réfléchis à partir (je suis en France pour le moment) vivre dans une province anglophone Canadienne (Ontario, Ottawa, niche en traduction grâce au gouvernement d'après mes recherches) tout en travaillant ma licence LEA ou LLce à distance et travailler ma culture anglophone. Puis par la suite j'ai l'intention de passer le fameux certificat CUSB Manitobain à distance également.

J'y trouve ainsi l'avantage de me perfectionner sur place, d'étudier le marché de la traduction en interne et commencer à cumuler de l'expérience pro localement. Ainsi si par la suite je désire retourner en France, je pourrais continuer à travailler à distance avec les clients Canadiens (en espérant ne pas idéaliser cette possibilité) et démarcher en France.

Des avis sur cette trame ?

Dominique


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nordiste  Identity Verified
France
Local time: 18:03
Member (2005)
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+ ...
forum Translation in Canada sur Proz Feb 9, 2010

Il existe un forum bilingue dédié à la traduction au Canada
http://www.proz.com/forum/translation_in_canada-425.html?sp=forum&forum_id=425

dans lequel vous pouvez discuter des spécificités du marché canadien de la traduction, des conditions d'installation, de la fiscalité etc.


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Arnaud HERVE  Identity Verified
France
Local time: 18:03
English to French
+ ...
Précisions Feb 9, 2010

Bonjour, cette question est récurrente, aussi au lieu de donner une réponse directement je me contente de cerner le débat, car la plupart du temps ce genre de sujet tourne à la confusion, trop de thèmes étant abordés.

D'abord, je pense qu'il est très important de préciser si la question porte bien sur l'activité d'une personne qui réussit à en vivre de manière autonome. C'est à dire qu'il y a dans ce secteur vraiment beaucoup d'étudiants, femmes au foyer, chômeurs...

Sur d'autres forums et d'autres sites il arrive qu'on rencontre des dames supportées par des maris très riches, voire même des parentes de diplomates ou de cadres de multinationales obtenant des contrats de l'organisation de leur mari, et qui vous soutiennent vigoureusement que vous êtes un rebut de l'humanité si vous avez du mal à joindre les deux bouts grâce à la traduction. Il faut donc rester circonspects.

Pour vous donner une idée, vous n'aurez qu'à imaginer la lucrativité si vous payez des impôts là-dessus ou pas, si vous pourvoyez vous même aux besoins du ménage ou pas, etc.

Ensuite, il faut choisir si on parle des niches ou pas. Par exemple la niche du renseignement militaire farsi - français doit être assez active (j'imagine) alors que généralement le secteur farsi-français n'existe quasiment pas. Pour prendre un autre exemple, si quelqu'un vous dit qu'on manque de monde pour la robotique JP-FR, cela ne vous concerne peut-être pas du tout.

Donc, situations personnelles et niches professionnelles mises à part, je dirais que généralement le niveau d'éducation et l'accès à l'internet se développe dans les pays francophones plus pauvres, et que sur le long terme les Français et les Canadiens ne peuvent pas lutter.

Il y a l'argument selon lequel il y aura une répartition qualitative et les pays développés vont garder les secteurs d'excellence. Je pense que c'est un argument pour le court-terme, pour une situation transitoire. C'est comme pour le textile, il n'y a pas de raison que les Chinois se contente des t-shirts et ne fabriquent jamais de textiles de luxe, de même il n'y a pas de raison que les Maghrébins ne captent pas sur le long terme l'ensemble des traductions, médicales, juridiques et techniques.

edit : faute de frappe

[Edited at 2010-02-09 11:01 GMT]


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