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Du yu speak Inglish my frrrrend ?
Thread poster: Thierry LOTTE

Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 16:35
Member (2001)
English to French
+ ...
Dec 23, 2003

Malgrè ce titre accrocheur et vulgaire, je voudrais vous faire partager ce bel article de C.I. et ouvrir le débat :

Quote:

L'anglais, universel peut-être, mais fragile
La langue d'Hollywood s'est imposé dans le monde entier, mais perd du terrain en tant que langue maternelle. Sur Internet, sa suprématie sera de plus en plus remise en cause, au profit de langues locales. Un constat qui met à mal l'espoir d'une vraie lingua franca pour tous les peuples de la planète.

THE ATLANTIC MONTHLY (extraits)
Boston .

L'anglais, universel peut-être, mais fragile
La langue d'Hollywood s'est imposé dans le monde entier, mais perd du terrain en tant que langue maternelle. Sur Internet, sa suprématie sera de plus en plus remise en cause, au profit de langues locales. Un constat qui met à mal l'espoir d'une vraie lingua franca pour tous les peuples de la planète.

THE ATLANTIC MONTHLY (extraits)
Boston

L'anglais a indéniablement conquis un statut de langue universelle. Quand on allume la télévision pour savoir ce qui se passe en Asie de l'Est, dans les Balkans, en Afrique, en Amérique latine ou presque partout ailleurs dans le monde, on voit des gens sur place interviewés en anglais. Dans un article sur l'universalité de l'anglais écrit pour l'agence Associated Press en avril dernier, le journaliste Ted Anthony observait : "Quand le pape Jean-Paul II est arrivé au Proche-Orient sur les traces de Jésus, il s'est adressé aux chrétiens, aux musulmans et aux juifs non pas en latin, ni en arabe, ni en hébreu, et encore moins dans son polonais natal. Il a parlé en anglais."
Les exemples concernant l'extraordinaire rayonnement de la langue anglaise ne nous surprennent plus. L'anglais est la langue de travail de l'Association des nations de l'Asie du Sud-Est (ASEAN), la zone de libre-échange regroupant plusieurs pays asiatiques. C'est la langue officielle de la Banque centrale européenne, bien que le siège de l'institut d'émission se trouve à Francfort et que ni le Royaume-Uni, ni aucun autre grand pays anglophone ne soient membres de l'Union économique et monétaire. C'est aussi la langue dans laquelle la majorité des parents noirs d'Afri- que du Sud souhaite que leurs enfants soient scolarisés. Ces quelques exemples sont tirés de deux sources britanniques : The Future of English ? , un rapport rédigé en 1997-1998 par David Graddol, chercheur en linguistique à l'Open University, et par sa société de conseil The English Company UK, pour le compte du British Council (dont la mission est de promouvoir la culture britannique dans le monde entier) ; et English as a Global Language , un ouvrage de David Crystal, professeur à l'Université du pays de Galles.
Et pourtant, l'anglais ne balaie pas tout sur son passage, pas même aux Etats-Unis. D'après le Bureau américain du recensement, il y a dix ans, une personne sur sept parlait une langue autre que l'anglais à la maison. Aux Etats-Unis, entre 1980 et 1990, le nombre d'hispanophones a augmenté de 50 % et celui de sinophones de 98 %. Aujourd'hui, près de 2,4 millions de locuteurs du chinois vivent aux Etats-Unis et plus des quatre cinquièmes d'entre eux préfèrent parler chinois chez eux. Comment se fait-il que l'anglais soit en train de conquérir le monde alors qu'il n'arrive même pas à se défendre dans certaines régions de notre pays traditionnellement anglophone ?
La mondialisation de l'anglais ne donnera jamais le résultat que pourraient espérer les anglophones monolingues : communiquer aisément avec n'importe qui dans le monde. Si nous voulons dépasser le stade des échanges élémentaires avec les autres futurs anglophones, il se peut fort que nous ayons besoin d'autre chose que de l'anglais.
"La mondialisation de l'anglais n'aura pas lieu comme on s'y attend" , confirme David Graddol . Il égrène toute une série d'éventualités qui pourraient bien changer la face linguistique du monde : des alliances politiques susceptibles de se nouer ; l'essor probable de blocs commerciaux, en Asie, dans le monde arabe et en Amérique latine, au sein desquels les Etats-Unis et d'autres pays anglophones joueraient un rôle minime ; des innovations techniques ou scientifiques révolutionnaires émanant de pays où l'anglais est très peu parlé ; une réaction de rejet à l'égard de la culture et des valeurs américaines au Moyen-Orient ou en Asie ; ou, au contraire, le triomphe de ces valeurs dans ces régions. Pour comprendre les paradoxes fondamentaux de l'anglais comme langue mondiale, il faut se pencher sur deux sujets : la démographie et la technologie.
Ceux qui s'attendent à ce que l'anglais l'emporte sur toutes les autres langues sont parfois surpris d'apprendre qu'il y a aujourd'hui dans le monde trois fois plus de locuteurs de langue maternelle chinoise qu'anglaise, soit environ 1,1 milliard de personnes, contre 372 millions. L'anglais reste encore la deuxième langue maternelle la plus répandue, mais, d'ici une cinquantaine d'années, elle devrait céder sa place au groupe linguistique d'Asie du Sud, dont les principaux représentants sont l'hindi et l'ourdou. Selon le modèle développé par The English Company, en 2050, le monde comptera 1,38 milliard de locuteurs du chinois langue maternelle, 556 millions de l'hindi et de l'ourdou, et 508 millions de l'anglais. L'espagnol et l'arabe seront des langues maternelles presque aussi répandues que l'anglais, avec respectivement 486 millions et 482 millions de locuteurs. Chez les 15-24 ans, l'anglais n'arrivera qu'en quatrième position, devancé non seulement par le chinois et le groupe hindi-ourdou, mais aussi par l'arabe, et talonné par l'espagnol.
La progression de l'anglais se fera en tant que langue seconde ou langue étrangère. Sur la période 1950-2050, la proportion d'anglophones de langue maternelle devrait baisser de plus de 8 % à moins de 5 %, avance David Graddol dans son article The Decline of the Native Speaker , paru en 1999 dans la revue de l'Association internationale de linguistique appliquée (AILA ) ; cette revue appartient à la minorité de publications scientifiques internationales qui n'utilisent pas que l'anglais.
Quelques définitions devraient permettre d'y voir plus clair. L'anglais est une langue seconde pour ceux qui vivent dans des pays où il a un statut officiel ou spécial. En Inde, par exemple, le gouvernement en autorise l'utilisation dans l'administration, au même titre qu'une quinzaine de langues vernaculaires. Quelle est la proportion de la population indienne parlant anglais ? Il existe différentes estimations. Mais, d'après la majorité des sources, elle est bien en deçà des 5 %. L'Inde, avec son milliard d'habitants, est tout de même censée être le quatrième pays anglophone du monde derrière les Etats-Unis, le Royaume-Uni et le Nigeria - et le troisième si on ne comptabilise pas les Nigérians parlant le pidgin nigérian. L'anglais est une langue seconde en Inde pour presque tous ceux qui le parlent.
L'anglais est une langue étrangère pour ceux qui vivent dans des pays où il n'a pas de statut particulier et qui l'apprennent généralement dans le but de communiquer avec des ressortissants d'autres pays. C'est le cas par exemple de Japonais qui voyagent à l'étranger pour des raisons professionnelles ou encore d'Italiens qui travaillent dans le tourisme. La distinction entre ces deux catégories de locuteurs pour lesquels l'anglais n'est pas la langue maternelle n'est pas toujours très claire. Au Danemark et en Suède, l'anglais est enseigné à l'école à l'immense majorité des enfants : cela lui confère-t-il un statut particulier ?
Cette distinction entre catégories de locuteurs est cependant importante, car, là où l'anglais est langue maternelle ou seconde, des normes locales sont édictées. L'Inde, par exemple, édite des dictionnaires d'anglais indien, alors que le Danemark ou la Suède s'en remettent aux règles de prononciation et d'usage fixées par le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. Cette distinction est aussi essentielle dans la mesure où elle permet de déterminer si l'implantation de la langue dans un pays donné est solide ou fragile.
On est également surpris de constater à quel point les données sur la pratique de l'anglais comme langue seconde ou étrangère ne peuvent être qu'estimatives. Quelle richesse de vocabulaire et quelle maîtrise de la grammaire doit-on avoir pour être considéré comme anglophone ? Nos quelques années de français au lycée et à la fac nous autorisent-elles à nous prétendre bilingues ? Les linguistes sont les premiers à admettre que leurs statistiques sur les langues secondes et étrangères ne sont que "des suppositions éclairées", comme le dit David Graddol dans The Decline of the Native Speaker .
On peut dénombrer avec certitude seulement 98 millions de personnes ayant l'anglais comme langue seconde, observait David Crystal dans son ouvrage Cambridge Encyclopedia of the English Language (1995). Pourtant, dans English as a Global Language , il affirme que ce chiffre est plutôt de l'ordre des 350 millions. Dans son article, David Graddol propose toute une série d'estimations, dont celles de David Crystal, et explique pourquoi chacune a ses partisans. D'après l'hypothèse la plus haute, le nombre de locuteurs de l'anglais langue seconde s'élevait à 518 millions en 1995. De 98 millions à 518 millions, l'écart est énorme.
Les estimations du nombre de locuteurs de l'anglais langue étrangère font apparaître des écarts encore plus considérables : de 100 millions au minimum à 1 milliard au maximum. Ce flou est normal dans la mesure où l'on se réfère à des individus vivant dans des pays où l'anglais n'a pas de statut particulier. Leurs compétences linguistiques n'ont pas forcément fait l'objet d'une enquête ; l'anglais ne leur a pas été forcément enseigné; et ils n'évaluent pas systématiquement leur niveau linguistique à sa juste valeur.
Ce dernier point est particulièrement important. Selon un récent sondage Eurobaromètre mentionné par David Graddol, "77 % des adultes danois et 75 % des adultes suédois affirment être capables de tenir une conversation en anglais", et près d'un tiers des citoyens des 13 pays non anglophones de l'Union européenne prétendent la même chose. Pourtant, Richard Parker, dans son ouvrage Mixed Signals : The Prospects for Global Television News (1995), cite une étude commandée par Lintas, une grande agence de publicité, au début des années 90. "Des enquêteurs ont récemment testé 4 500 Européens afin de comparer leur niveau d'anglais 'réel' à leur niveau 'perçu'. Les interviewés devaient d'abord évaluer leur niveau d'anglais et, ensuite, traduire une série de phrases, anglaises. Les résultats, selon les termes de l'étude, donnaient à réfléchir : 'Le public réellement capable de regarder une télévision en langue anglaise se révéla être moitié moins nombreux qu'escompté.' L'étude a montré qu'en France, en Espagne et en Italie moins de 3 % des gens maîtrisaient l'anglais ; et ce pourcentage ne dépassait les 10 % que sur de petits marchés comme la Scandinavie et les Pays-Bas."
Ainsi, personne ne met en doute le fait que l'anglais soit parlé et enseigné dans le monde entier. Mais les chiffres astronomiques qui sont souvent avancés - 1 milliard ou 1,5 milliard d'anglophones - n'ont que très peu de rapport avec la réalité. Que va-t-il advenir de l'anglais ? Seules les hypothèses nous sont permises. Mais il en est une que les linguistes considèrent comme fondée : les natifs de l'anglais sont déjà dépassés en nombre par ceux dont c'est la langue seconde ou étrangère, et cette tendance va s'accentuer. La conséquence, c'est qu'une bonne partie de ceux qui utilisent l'anglais pour des raisons professionnelles ne le parlent pas couramment et n'ont pas besoin de le faire.
Des sous-ensembles restreints de l'anglais ont été créés afin de répondre aux besoins des populations ne dominant pas la langue. Ainsi le special English , que la station de radio Voice of America commença à employer à titre expérimental il y a quarante ans et emploie encore dans la moitié de ses émissions. Ce special English utilise un vocabulaire de base de 1 500 mots ( The American Heritage Dictionary en renferme environ 200 000 et l' Oxford English Dictionary près de 750 000). En général, ces formes simplifiées de l'anglais sont destinées aux professionnels. Parmi les plus connues, on trouve le seaspeak, que les navigateurs ont utilisé ces dix dernières années et qui est en passe d'être supplanté par le SMCP (pour Standard Marine Communications Phrases), lui aussi dérivé de l'anglais mais conçu par des locuteurs de langues différentes. Les pilotes d'avion et les aiguilleurs du ciel ont, eux, leur airspeak. Pour des raisons de sécurité, il est bien entendu préférable que ces catégories professionnelles aient une langue en commun et, à ce jour, l'anglais n'a aucun rival.
Autre conséquence moins connue de la montée en puissance de l'anglais en tant que langue seconde ou étrangère, c'est que de plus en plus de ceux qui le parlent, parlent aussi une autre langue au moins aussi bien, sinon mieux. Cela a forcément une incidence sur la façon dont l'anglais est utilisé localement. Il m'arrive de surfer sur des sites indiens en anglais, et je rencontre très rarement des problèmes de compréhension. Pourtant, de temps en temps, je tombe sur des mots empruntés à l'hindi ou à d'autres langues vernaculaires. Par exemple, sur un moteur de recherche appelé India World, les liens sur lesquels il faut cliquer pour obtenir des renseignements ont des noms indiens : samachar pour "informations personnalisées", dhan pour "investir en Inde", khoj pour "rechercher", khel pour "cricket", et ainsi de suite.
Bien sûr, l'anglais est connu pour sa capacité à absorber des éléments venus d'autres langues. Mais plus il est utilisé de par le monde, plus il perdra de son unicité. Et rares seront ceux qui se soucieront autant des normes que le Royaume-Uni ou les Etats-Unis. Après tout, il y a longtemps que nous autres Américains avons cessé de prendre l'anglais d'Angleterre comme référence. C'est la même chose pour les Indiens, les Canadiens, les Sud-Africains, les Australiens et les Néo-Zélandais. Tous ces pays sont fiers d'avoir leurs propres tournures idiomatiques et des dictionnaires qui les définissent.
La technologie a également beaucoup à nous apprendre. On a beaucoup parlé d'Internet comme d'un puissant instrument de diffusion de l'anglais à travers le monde. Selon une estimation abondamment citée ces dernières années, 80 % des ressources de la Toile sont en anglais. Mais certains observateurs affirment depuis quelque temps que c'est un maximum et que ce niveau ne sera pas dépassé. Ce n'est pas que les anglophones se détournent du Net - au contraire -, mais d'autres se connectent chaque jour davantage afin de chercher ou de créer des contenus dans leur propre langue. Comme The English Company l'affirmait dans sa lettre d'information en septembre 1998, "les internautes non anglophones constituent le groupe de nouveaux usagers qui croît le plus rapidement" . Les spécialistes de la Toile sont unanimes : les autres langues devraient bientôt dépasser l'anglais. Cela n'a rien de surprenant si l'on se souvient qu'il y a environ 372 millions de personnes dans le monde dont la langue maternelle est l'anglais et près de 5,7 milliards de personnes qui parlent d'autres langues. Toujours selon cette même lettre d'information, une enquête réalisée récemment par Euro Marketing Associates estime que "près de 44 % des internautes du monde entier parlent chez eux une langue différente de l'anglais. Même s'ils sont pour la plupart bilingues et utilisent l'anglais sur leur lieu de travail, Euro Marketing suggère aux publicitaires de s'adresser à eux dans leur langue maternelle. Les hispanophones représentent près d'un quart des 56 millions d'internautes non anglophones."
Cette étude révèle également que 13,1 % des utilisateurs du Net parlent une langue asiatique chez eux - le japonais pour la plupart. Il y a environ six ans, le phénomène Internet explosait aux Etats-Unis. Aujourd'hui, nombre d'autres régions très peuplées et relativement développées sont touchées par ce boom.
Comme on l'a amplement montré, Internet est à la fois l'outil idéal pour toucher des publics très larges - l'ensemble des citoyens japonais ou argentins, par exemple - et pour rapprocher les membres de petites communautés - les Africains francophones de milieu aisé ou encore les locuteurs de langues moins répandues. Ainsi le nombre d'internautes néerlandais et finlandais est-il en forte progression. Les immigrés du monde entier peuvent, grâce à Internet, continuer à garder le contact avec leur langue maternelle, mais aussi se tenir au courant de ce qui se passe dans leur pays. Les membres de la communauté basque du Nevada et les immigrés ivoiriens ont la possibilité de lire les journaux, voire d'écouter les radios locales de leur pays - tout comme les expatriés américains qui visitent les sites de CNN, d'ABC, de MSNBC, lisent leurs quotidiens et écoutent leurs stations préférées. Que l'anglais soit ou non prédominant sur le web, il serait naïf d'imaginer que les ordinateurs du monde entier vont devenir les postes de travail d'un vaste laboratoire de langues pour l'apprentissage de l'anglais. On peut bien sûr utiliser son ordinateur dans ce but mais, les passionnés exceptés, qui a envie de cela ? Nous sommes ravis d'y chercher des informations, d'y faire du shopping ou des affaires et de nous y distraire dans notre propre langue. Pourquoi les autres ne voudraient-ils pas en faire autant ? Sans compter que les nouvelles technologies apparaissent déjà à beaucoup comme un nouveau langage - pourquoi alors s'imposer une contrainte supplémentaire ? Des études sur la télévision par satellite, secteur plus mature qu'Internet, montrent aussi à quel point les gens préfèrent les nouvelles technologies quand elles parlent leur langue. Comme l'écrit Richard Parker dans Mixed Signals : "Les satellites peuvent fournir des programmes et de la publicité instantanément et simultanément dans plus de 24 langues d'Europe occidentale, mais les téléspectateurs - comme l'ont montré à plusieurs reprises les études de marché - veulent une télé qui parle leur langue. Contrairement à une époque où les programmes reposaient en majeure partie sur le doublage des films et des téléfilms (souvent américains), aujourd'hui, cette Europe riche et culturellement bien dans sa peau semble être plus que jamais divisée d'un point de vue linguistique." Selon M. Parker, il ne faut pas confondre "l'offre techniquement possible" de programmes étrangers et "la demande économiquement viable" .
Il ne faut pas oublier non plus que, si l'anglais est devenu la langue des sciences et de la technologie, c'est de façon accidentelle. C'est surtout parce que les Etats-Unis sont depuis longtemps à la pointe de la recherche scientifique. Si le pays avait été francophone, le français serait sans aucun doute la langue des sciences et de la technologie. En effet, d'un point de vue linguistique, rien ne permet d'expliquer cette hégémonie. De même, si les Japonais avaient développé quelque chose d'aussi révolutionnaire qu'Internet, l'anglais ne serait peut-être pas devenu aussi prépondérant. Les technologies du futur viendront peut-être d'autres pays.
Certains affirment que la culture américaine favorise l'innovation, l'ouverture aux nouvelles idées, etc., et que notre culture, par hasard ou non, est indissociable de la langue anglaise. Mais cela n'explique pas tout. Quand bien même tous les scientifiques de tous les pays du monde utiliseraient l'anglais dans leurs travaux, une fois les fruits de leurs recherches accessibles au grand public, les gens commenceraient à inventer des mots pour les décrire dans leur langue. Les chercheurs en physique utilisent peut-être l'anglais pour communiquer entre eux lors de congrès internationaux, mais, au lycée et à l'université, la plupart des professeurs de physique enseignent à leurs élèves dans leur langue maternelle.
En résumé, ce n'est pas parce que l'anglais se mondialise que nous autres, anglophones monolingues, pourrons bientôt échanger des idées et discuter avec quiconque a quelque chose à dire. En dehors de certains domaines professionnels, si nous espérons communiquer de manière nuancée, nous serions bien avisés de faire comme les autres : devenir bilingues. Parallèlement, l'anglais est florissant et partout les gens sont prêts à l'apprendre dans la mesure où ils peuvent le faire aisément. Il nous incombe d'en faciliter au maximum l'apprentissage, aussi bien pour les adultes que pour les enfants, dans notre pays et à l'étranger.



Barbara Wallraff


Unquote

Bon ! Maintenant, je vous fous la paix... J'éspère néanmoins que ma revue de presse "linguistique" anuelle vous aura un peu intéressé...


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