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Histoire de la traduction
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remyrosf
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English to French
Mar 3, 2005

J'ai trouvé ce petit historique sur le site de l'Université Laval (Québec). C'est tout simple, probablement destiné à des étudiants en première année, mais je trouve que c'est un résumé réussi :

AU COMMENCEMENT ÉTAIT...
On pourrait dire que l’histoire de la traduction commence avec la destruction de la mythique Tour de Babel, qui symbolise la fin de l’unité linguistique universelle.
Il ne fait aucun doute que la traduction a des origines très anciennes. En effet, les hommes ont dû y recourir chaque fois qu’une communication écrite devait être établie entre deux peuples de langues différentes.

LE TEMPS DES SCRIBES
Divers objets témoignent de l’existence du métier de traducteur chez les Égyptiens et chez les Mésopotamiens dès 3000 av. J.-C. Il en est effectivement question dans certaines légendes, et on a trouvé des tablettes faisant office de grammaires et glossaires multilingues au cours de recherches archéologiques.
Ce sont les scribes qui exerçaient ce métier, et leur travail demeurait grandement lié à des fonctions officielles ou administratives.

FAITES PASSER LA BONNE NOUVELLE...
La Bible fût un des premiers ouvrages littéraires à être traduit. En 385 apr. J.-C., Saint Jérôme se voit confier par le pape Damase la mission de constituer une nouvelle version latine de la Bible. Saint Jérôme part en ermitage à Bethléem et travaille à cette traduction à partir des textes hébreux et grecs jusqu’à sa mort, en 420 apr. J.-C.
La Vulgate restera longtemps considérée comme une des meilleures traductions biblique, et son oeuvre vaudra également à Saint Jérôme le titre de saint patron des traducteurs.

LA CONTRIBUTION DES ARABES
À la mort de Mahomet, en 632, l’Islam déferle sur le monde. Les Arabes deviennent alors les principaux dépositaires du savoir occidental. Bien des documents avaient déjà été perdus lors de la chute de Rome sous les vagues barbares, et seule Byzance conservait un certain rayonnement culturel.
Avides de connaissance, les Arabes firent un travail de traduction énorme à partir des écrits grecs et romains, y ajoutant leurs propres connaissances scientifiques. Ils fondent des écoles de traduction et des bibliothèques à Bagdad et Cordoue. On peut dire que c’est grâce aux Arabes que le savoir de l’Antiquité a été rescapé des invasions barbares.

COPISTES ET MOINES À L’ŒUVRE
Au XIIe siècle, Cordoue et Tolède reviennent aux mains des Chrétiens. Le savoir conservé par les Arabes est redécouvert et Tolède, où un Collège de Traduction est ouvert, attire les érudits des quatre coins du monde.
Le travail de traduction reprend, cette fois de l’arabe et des originaux grecs vers le latin, puis de plus en plus vers la langue vulgaire propre à chaque pays. Les moines ont joué ici un rôle non négligeable à la fois comme traducteurs et comme copistes.

LES « BELLES INFIDÈLES »
La redécouverte de l’Antiquité grecque associée aux débuts de l’imprimerie engendre une effervescence et un engouement sans pareil dans le domaine de la traduction. Homère, Aristote, Virgile et de nombreux autres sont traduits encore et encore.
C’est l’époque des « Belles Infidèles » : les traducteurs adaptaient souvent plus qu’ils traduisaient les auteurs grecs, retranchant ici, ajoutant ailleurs, prenant de grandes libertés pour produire des écrits conformes au goût du jour.

« TRANSLATION » LIBRE OU EXACTE?
Le phénomène des « Belles Infidèles » mènera à la Querelle des Anciens et des Modernes, qui fera rage un bon moment. Elle oppose les perrotins (de Nicolas Perrot d’Ablancourt, considéré comme le « père » des « Belles Infidèles »), partisans de la traduction libre, aux anti-perrotins, qui préconisent la traduction exacte, fidèle et scrupuleuse.
C’est aussi à cette époque qu’est forgé le verbe traduire (du latin, littéralement « mener ou conduire à travers »), on amène un texte d’une langue à une autre. Ce nouveau mot remplace le verbe translater.

LES LUMIÈRES
La Révolution industrielle et le Siècle des Lumières voient proliférer les traductions. Elles sont variées et de tous genres : on s’attaque au littéraire, qu’il soit ancien ou contemporain, et les traductions techniques et scientifiques prennent de l’ampleur. De plus, on voit apparaître de nombreux dictionnaires, unilingues ou multilingues, généraux ou spécialisés.

INTERNET ET CIE
Le XXe siècle s’est déroulé sous le signe du progrès technologique. Pour le métier de traducteur, l’avènement de l’informatique a amené de grands changements.
L’ordinateur est désormais l’outil de travail par excellence du traducteur. Internet et la numérisation ont permis quant à eux une diffusion à grande échelle des ressources terminologiques. Désormais, il est bien difficile pour le traducteur de se passer de l’informatique.

UN MARCHÉ À L’ÉCHELLE MONDIALE
De nos jours, on compte des milliers de traducteurs professionnels. Le phénomène de la mondialisation amène une demande de plus en plus grande en traduction, particulièrement en traduction administrative. On peut dire que la profession de traducteur en est définitivement une d’avenir.


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