Mobile menu

Syndicats de traducteurs et "spécialisation" des traducteurs
Thread poster: Paul VALET

Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 07:56
English to French
+ ...
Oct 6, 2005

Bonjour,

Les syndicats de traducteur et d'interprètes influencent sur la formation continue des traducteurs en France, notamment par le biais de la politique de remboursement des formations (par le FIFPL).

J'ai l'impression que cela influence également le choix des "spécialisations" de nombreux traducteurs. En effet, il suffit de voir que les formations deviennent prioritairement remboursables si elles concernent, par exemple, le domaine juridique, pour:
1° se dire que c'est qu'il y a là un marché,
2° se proclamer aussitôt traducteur "spécialisé en droit" ... et suivre une formation d'une journée pour essayer de faire tant bien que mal coller sa réalité à son désir.

C'est ainsi que, dans certains syndicats, tout le monde se dit spécialisé en droit, après avoir été tous spécialisés en finance ... jusqu'à ce que la bulle financière ait éclaté.

Sur quelles études de marché ce genre de "préconisation" sont elles faites? Mystère. Probablement aucune.

Il semble que ce soit plutôt tel article paru dans un journal d'école de traduction qui fasse les tendances de l'année, voire des années à venir.

Il serait plus rationnel que nous prenions les moyens de faire des études de marché sérieuses, ce qui serait possible en étant davantage syndiqués.

Cordialement,

Paul


Direct link Reply with quote
 

Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 07:56
Member (2001)
English to French
+ ...
Traducteurs spécialisés et spécialistes de la traduction... Oct 7, 2005

Paul Valet nous dit :



J'ai l'impression que cela influence également le choix des "spécialisations" de nombreux traducteurs. En effet, il suffit de voir que les formations deviennent prioritairement remboursables si elles concernent, par exemple, le domaine juridique, pour :
1° se dire que c'est qu'il y a là un marché,
2° se proclamer aussitôt traducteur "spécialisé en droit" ... et suivre une formation d'une journée pour essayer de faire tant bien que mal coller sa réalité à son désir.



Voilà un commentaire bien intéressant et qui m’amène à poser quelques questions et à me risquer (Oh que oui c’est un risque !…) à faire quelques commentaires qui me sont tout à fait personnels, je m’empresse de le préciser…

J’ai toujours eu du mal à penser qu’un enfant de parents monolingues puisse un jour, sauf à résider plusieurs années dans sa prime enfance ou son adolescence dans un pays étranger, puisse se convertir en quelqu’un de ce qu’il est convenu d’appeler « Bilingue »… A fortiori en un « traducteur » bilingue et, de plus, spécialisé…
Je conçois parfaitement qu’un élève particulièrement motivé pour une raison ou pour une autre s’oriente vers le sacerdoce de la traduction et que, dans ce dessein, il s’oriente vers de longues études universitaires, ce qui, au mieux, en fera un traducteur d’une ou plusieurs langues sources vers sa langue maternelle et, à mon humble avis, un médiocre traducteur dans le domaine de la « reverse translation ».
Je ne parle même pas ici de domaines de spécialisations : il ne suffit pas de traduire mais bien aussi de comprendre et d’être capable d’expliquer ce que l’on a traduit… Pourquoi un élève d’une École de Commerce passe-t’il 5 ans (concours d’entrée compris) à apprendre la finance internationale ou le commerce international ? Un élève traducteur (plusieurs années à l’université également) peut-il – en plus – se spécialiser en finances ou bien en commerce international en moins d’un mois ? Sans compter avec la très rapide évolution lexicographique ou bien avec les « modes » ou « Tics de langages » dans ces domaines précis ou bien dans d’autres ?

Afin de faire « court » j’aimerais à titre d’exemple présenter un cas de figure dans la paire « Espagnol/Français » :

http://www.proz.com/kudoz/1153165

Dans ce cas précis, tout du moins à l’heure où j’écris ces lignes, toutes les réponses proposées sont « bonnes », compétentes, et sincères…
La seule petite remarque que j’aimerais faire et qui sert à illustrer mon propos précédent est que, seule ma propre réponse « montants compensatoires » reflète exactement le terme qui est couramment employé par les professionnels de ce milieu. Les autres réponses (deux à l’heure où j’écris ce sujet à haut risque) sont également « exactes » et de plus, bien plus argumentées que la mienne, mais, en lisant ces expressions dans le contexte, les professionnels de ce milieu ne manqueraient pas d’avoir un léger sursaut, voire même un doute, alors que l’expression « montants compensatoires » leurs donnera toute satisfaction.

Je n’ai aucun diplôme universitaire de traduction et je le regrette chaque jour, mais, dans certains cas (finance, commerce international ou autres…) 25 ans d’expérience professionnelle sur le terrain et en plusieurs langues m’aident un peu…

Le propre d’un texte « traduit » n’est-il pas, justement, de ne pas en avoir l’air ?

Je ne contribue pas à ce fil pour me donner, comme l’on dit vulgairement, des coups de pieds dans les chevilles ou bien faire ma propre publicité clandestine, mais bien parce que je pense sincèrement qu’il s’agit là d’un problème de base inhérent à la traduction bien comprise.

Autre chose encore : je crois que le traducteur d’une langue source devrait résider dans le pays qui utilise cette même langue source. Autrement, comment comprendre les allusions diverses de certains textes (je ne parle pas des traductions techniques, bien entendu…) comme par exemple une expression – compréhensible aussi bien par des francophones que par des hispanophones – comme :

« España va bien »

La traduction est « évidente » :

« L’Espagne va bien »

Mais, qui saura qu’il s’agit là d’une citation qui fit beaucoup de bruit en son temps (il y a 5 ans déjà…) de l’ex-chef du gouvernement Espagnol (José Maria Aznar) et qu’encore aujourd’hui elle est couramment employée par l’homme de la rue sur un ton sarcastique ?
Un petit détail, il est vrai, mais si vous devez traduire par exemple le titre d’un article de presse suivi de points de suspension, il est difficile, pour le traducteur, de passer l’allusion sous silence…

Encore faudrait-il qu'il le sache...


Direct link Reply with quote
 


To report site rules violations or get help, contact a site moderator:

Moderator(s) of this forum
Andriy Bublikov[Call to this topic]

You can also contact site staff by submitting a support request »

Syndicats de traducteurs et "spécialisation" des traducteurs

Advanced search






LSP.expert
You’re a freelance translator? LSP.expert helps you manage your daily translation jobs. It’s easy, fast and secure.

How about you start tracking translation jobs and sending invoices in minutes? You can also manage your clients and generate reports about your business activities. So you always keep a clear view on your planning, AND you get a free 30 day trial period!

More info »
Protemos translation business management system
Create your account in minutes, and start working! 3-month trial for agencies, and free for freelancers!

The system lets you keep client/vendor database, with contacts and rates, manage projects and assign jobs to vendors, issue invoices, track payments, store and manage project files, generate business reports on turnover profit per client/manager etc.

More info »



All of ProZ.com
  • All of ProZ.com
  • Term search
  • Jobs