Mobile menu

Pages in topic:   [1 2] >
Nouvelle attaque contre la traduction de brevets d'invention
Thread poster: TTV
TTV  Identity Verified
France
German to French
Jun 8, 2006

Une fois de plus, les détracteurs de la traduction de brevets ont droit à un article dans "Le Monde"

Ci-joint le lien, que m'a transmis un confrère prozien

http://www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3232,36-780081,0.html

(le lien ne marche pas en cliquant dessus, mais si vous copiez coller tout le lien ça marche)

Peu de temps après la tentative avortée de ratification du Protocole de Londres par la France, cette nouvelle attaque tombe "drôlement bien".



Enfin voilà, c'est juste une info, je n'en discuterai pas ici ni ailleurs, ça ne sert à rien et c'est très mauvais pour ma santé. Je ne suivrai même pas les réponses à ce sujet. Je précise seulement que pas une ligne de cet article n'est, à mon sens, fondée. Comme dirait l'autre, c'est mon avis et je le partage... avec quand même pas mal de monde (pas du Monde, visiblement)

Par contre vous pouvez entrer en contact avec l'auteur de l'article du Monde, ces coordonnées sont ici

http://www.cerna.ensmp.fr/CVs/Leveque.html






[Edited at 2006-06-08 18:52]


Direct link Reply with quote
 
TTV  Identity Verified
France
German to French
TOPIC STARTER
Le lendemain Jun 8, 2006

Bon, l'article est toujours visible, espérons qu'il restera quelque temps sur le site du Monde.

En fait, je pensais que ce genre d'article restait visible seulement le jour de parution, donc le 6/06. D'où mon "copié-collé" d'hier, contraire au règlement de Prose, et un malentendu consécutif à un problème technique indépendant de la volonté de la modératrice... et de la mienne.

Finalement, j'ai encore quelques trucs à dire sur cet article. Pas pour polémiquer, surtout pas avec d'autres traducteurs, ça ne m'intéresse pas. D'autant que ce n'est pas par Internet qu'on se connaît.

Juste pour donner mon avis. Même si ça n'intéressera personne, des fois ça fait du bien de s'exprimer, et après tout c'est aussi le rôle de ce site, de permettre cette expression. Et puis, étant donné que je constate, notamment dans les KudoZ, qu'un certain nombre de traducteurs présents sur ce site, traduisent des brevets, je me dis que ça peux quand même en intéresser quelques-uns.

Venons en à cet article, que j'aurai préféré ne pas lire. Mais un collègue de ProZ me l'a transmis, et de toute manière, dans le monde sur- et malinformé où nous vivons, c'est quasiment impossible de faire la politique de l'autruche.

Bref cet article ne m'a "pas plu", et j'ai donc contacté son auteur, avec qui j'ai eu une longue conversation téléphonique. Ce qui m'a étonné, c'est que cet homme, fort sympathique au demeurant, n'avait pas une connaissance approfondie du sujet. C'est quand même un peu "fort" d'écrire un article dans un grand quotidien français intitulé "Traduire les brevets: quel intérêt?" (sachant que la réponse "démontrée" par l'article est: aucun), et de n'avoir qu'une vague idée de ce qu'est la traduction et de ce qu'est un brevet. Un moment, Mr. Levêque, puisque c'est de lui qu'il s'agit, m'a même demandé candidement "mais pourquoi les brevets ne sont pas traduits par des moteurs de traduction"
Ce à quoi je lui ai répondu "mais parce que la qualité serait déplorable" Et lui "mais de toute façon, puisque ça n'intéresse personne, quelle importance, et puis, on pourrait par exemple le faire pour les brevets traduits en suédois, personne ne comprend le suédois, de toute manière!". Bon, comme on dit chez moi, quand la conversation atteint ce niveau-là "y'a plus qu'à tirer l'échelle". +:) Mais voilà, M. Levêque, professeur de droit et d'économie à l'Ecole des Mines, fait partie de l'élite, et à ce titre, il a la possibilité d'écrire dans le Monde sur un sujet que visiblement il connaît à peine. Cela dit, je me répète, ce monsieur est très sympathique, et on ne m'ôtera pas de l'idée, bien qu'il s'en défende, que l'idée d'écrire un article dans le Monde sur ce sujet ne lui est pas venue "tout seul", mais bien de ceux qui veulent "notre mort", consciemment, et qui eux sont tout sauf sympathiques. En gros, je pense que M. Levêque était bien content de pouvoir écrire dans le Monde, ça ne lui arrive pas tous les jours, et que d'autres étaient bien contents qu'il écrive... dans leur sens.

Voilà. Sur le fond de l'article, il n'y a pas grand chose à dire, on n'apprend rien et les arguments sont plutôt fumeux. Un point à signaler quand même. L'article indique (je cite de mémoire) que "2% seulement des brevets en français sont consultés, d'après un sondage de l'INPI". C'est peut-être et sans doute vrai, mais ce que l'auteur ne précise pas, c'est la raison, qui est bien simple: les traductions de brevets européens ne sont pas disponibles gratuitement sur Internet, à la différence des brevets dans leur langue de dépôt. Sachant qu'environ 70% des brevets européens sont déposés en anglais, 20% en allemand et 10% en français (et je compte large, c'est peut-être 80/15/5), cela veut dire en fait que 80% des brevets sont disponibles en anglais. Sachant en outre que la plupart des brevets européens sont couplés à un brevet américain, toujours disponible gratuitement sur Internet, cela veut dire que la quasi-totalité des brevets sont disponibles en anglais, et au mieux 10% en français. Et cette situation est imposée par l'OEB et certains offices nationaux, dont l'INPI, justement pour dire après: vous voyez, traduire les brevets en français, ça ne sert à rien! Cherchez l'erreur...

Exit donc les théories par ailleurs fumeuses de l'article sur l'intérêt ou non d'enrichir la langue scientifique et technique. Les brevets représentent en effet un réservoir considérable en la matière, qui est en fait d'ores et déjà inutilisable.

Autre point de l'article, le retard entre la date de traduction et la date de dépôt de la demande. Là aussi, la faute en incombe à l'OEB, qui longtemps n'a pas voulu mettre les moyens nécessaires en ingénieurs réviseurs pour accélérer les procédures. Cela a d'ailleurs entraîné une grève importante desdits ingénieurs, submergés de travail, il y a quelques années. Suite à quoi, l'OEB a embauché, et la situation s'est considérablement améliorée depuis. Les 3 ans dont parlent l'article sont donc une information qui "date". J'ai ainsi devant moi à traduire une demande de brevet du 23 décembre 2005. Elle est à traduire pour le 12 juin, et le sera, mais on ne me l'a pas donnée à traduire le 24 décembre... En général, nous avons pour traduire des délais relativement serrés, tout traducteur admettra cela +:) Donc, les traducteurs pourraient traduire très rapidement les demandes, le problème vient d'ailleurs, ce n'est pas une fatalité.

L'article n'argumente pas sur le coût des traductions, et il fait bien. Mais c'est pourtant un des principaux arguments des détracteurs de la nécessité de traduire les brevets. Dans un article précédent paru dans Le Monde de Mme la Sénatrice Catherine Tasca, le sujet était évoqué, en indiquant que le coût moyen de traduction dun brevet était de 4000 euros. Je rappelle donc qu'un traducteur est payé en moyenne 200 à 350 euros pour un brevet "moyen". Cherchez l'erreur, deuxième +:)

Mme Tasca, à qui j'avais envoyé un long argumentaire, n'a même pas daigné accuser réception. M. Levêque a eu cette courtoisie, et même plus. Dont acte.

Le truc qui me chagrine le plus dans ces articles à répétition qui nous "mettent à mort", c'est que pas une seule fois la parole n'a été donnée aux traducteurs. L'APROBI, une association de traducteurs et autres intervenants dans le domaine des brevets, en a fait la demande en vain. Des fois je me dis que rien n'a vraiment changé depuis l'Ancien Régime. Le problème c'est que nous sommes des gueux instruits, c'est difficile à supporter.


Je ne parlerai même pas de la nécessité ou non de conserver le français comme langue juridique dans notre pays, ce qui est en fait le débat de fond, que l'article d'hier se garde bien d'aborder. Et par delà d'ailleurs, de décider une bonne fois pour toutes si nous souhaitons conserver une langue nationale ou passer définitivement au "tout-anglais". Ce qui est d'ailleurs un vrai débat, si l'on veut construire une vraie Europe.


Bon voilà, c'est fini pour aujourd'hui +:)




Les diverses éditions ont pour but de corriger des fautes de de divers ordres, j'écris "dans la foulée".







[Edited at 2006-06-08 20:12]

[Edited at 2006-06-08 20:17]

[Edited at 2006-06-09 07:52]


Direct link Reply with quote
 

Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 11:18
Member (2001)
English to French
+ ...
René... Jun 8, 2006

René, je ne suis pas toujours d'accord avec toi sur bien des points (n'ayant rien à voir avec les brevêts d'ailleurs) mais je te remercie d'avoir ouvert ce fil... Il est très instructif et bien significatif de ce qui nous pend tous au nez dans le monde de la traduction.
Pourquoi s'emmerder à traduire en français, italien, ou allemand alors que tÔt ou tard, tous les textes finiront par être écrits directement en anglais : c'est d'ailleurs le cas dans le domaine scientifique ou médical. Quel article pourrait bien être crédible à l'international s'il ne parait pas dans "Nature" ou bien dans "The Lancet"...
D'autre part, j'aime bien que l'on s'attaque de temps à autre au (trop) sacrosaint "Le Monde".


Direct link Reply with quote
 

Bruno Magne  Identity Verified
Local time: 07:18
English to French
+ ...
C'est toujours la même rengaine... Jun 8, 2006

de quelqu'un (en l'occurence l'auteur de l'article) qui
comprend l'anglais et qui croit que tout le monde le lit
sans problème...

C'est le même phénomène dans les conférences
internationales ici au Brésil où les gens installés à la tribune n'utilisent que très rarement les écouteurs
pour entendre la traduction simultanée d'autant plus que,
ayant fait une maîtrise ou un doctorat dans le pays du
conférencier, ils sont persuadés de tout comprendre. Et quand ils se plantent, ils n'aucune vergogne et accusent l'interprète...

Cordialement

Bruno Magne


Direct link Reply with quote
 
xxxsarahl
Local time: 03:18
English to French
+ ...
Pas demain la veille... Jun 9, 2006

Thierry LOTTE wrote:

Pourquoi s'emmerder à traduire en français, italien, ou allemand alors que tÔt ou tard, tous les textes finiront par être écrits directement en anglais : c'est d'ailleurs le cas dans le domaine scientifique ou médical. Quel article pourrait bien être crédible à l'international s'il ne parait pas dans "Nature" ou bien dans "The Lancet"...



Tu connais beaucoup de médecins français qui peuvent rédiger directement en anglais toi ?


Direct link Reply with quote
 

Bruno Magne  Identity Verified
Local time: 07:18
English to French
+ ...
D'accord avec Sarah Jun 9, 2006

Je pense que l'on peut affirmer sans crainte que l'immense majorité des européens sont totalement incapables d'écrire dans une autre langue que la leur, et encore, à en juger par les textes pondus par les diplômés de l'enseignement supérieur, on a encore beaucoup de beaux jours devant nous. Mais les pseudo-intellectuels du Monde (et d'ailleurs) feraient bien de se taire plutôt que nous pondre de pareilles bêtises.

J'ai déjà fait l'expérience de traduire des textes médicaux écrits en portugais vers le français et je me suis toujours planté... alors imaginez dans une autre langue (j'en parle quand même quatre à temps complet)

Allez, bonne journée quand même

Et vive le foot. À ce propos, j'aimerais bien savoir qui est l'enc.... qui a décrété que "coach" était meilleur que « sélectionneur» ou « entraîneur ».

Et que le meilleur gagne !

Bruno


Direct link Reply with quote
 

Drmanu49
France
Local time: 11:18
English to French
+ ...
Médecin écrivant directement en anglais Jun 9, 2006

sarahl wrote:
Tu connais beaucoup de médecins français qui peuvent rédiger directement en anglais toi ?


Oui Sarah j'en connais beaucoup.
Je travaille dans une fac de médecine-pharmacie et 90% de mon travail de "traducteur" (pas mon emploi principal !) n'est pas de la traduction mais du "copy-editing" ou de la relecture-correction. Il y a vingt ans, 90% 90% de mon travail de "traducteur" était de la traduction. Les auteurs (médecins-pharmaciens) sont toujours dans les mêmes domaines ou spécialités, mais il y en a assez dans chaque service pour que les articles arrivent chez moi déjà relus et partiellement corrigés. Mon boulot est maintenant de les peaufiner pour qu'ils soient acceptés à la publication. Et là, effectivement, je ne connais pas beaucoup d'auteurs capables de soumettre directement sans passer par le "copy-editing".
Je travaille aussi pour des publications Elsevier et la proportion d'articles que j'accepte sans correction reste faible, dans les 10%. Ceci étant dit, les trés mauvais articles ou articles rejetés pour la langue sont également trés peu nombreux, moins de 5%.
Ceci montre quand même une certaine progression et que notre programme de d'enseignement de l'anglais (faculté) semble porter ses fruits.


Direct link Reply with quote
 
TTV  Identity Verified
France
German to French
TOPIC STARTER
Question Jun 9, 2006

Drmanu49 wrote:

sarahl wrote:
Tu connais beaucoup de médecins français qui peuvent rédiger directement en anglais toi ?


Oui Sarah j'en connais beaucoup.
Je travaille dans une fac de médecine-pharmacie et 90% de mon travail de "traducteur" (pas mon emploi principal !) n'est pas de la traduction mais du "copy-editing" ou de la relecture-correction. Il y a vingt ans, 90% 90% de mon travail de "traducteur" était de la traduction. Les auteurs (médecins-pharmaciens) sont toujours dans les mêmes domaines ou spécialités, mais il y en a assez dans chaque service pour que les articles arrivent chez moi déjà relus et partiellement corrigés. Mon boulot est maintenant de les peaufiner pour qu'ils soient acceptés à la publication. Et là, effectivement, je ne connais pas beaucoup d'auteurs capables de soumettre directement sans passer par le "copy-editing".
Je travaille aussi pour des publications Elsevier et la proportion d'articles que j'accepte sans correction reste faible, dans les 10%. Ceci étant dit, les trés mauvais articles ou articles rejetés pour la langue sont également trés peu nombreux, moins de 5%.
Ceci montre quand même une certaine progression et que notre programme de d'enseignement de l'anglais (faculté) semble porter ses fruits.



Par curiosité/intérêt, c'est quoi ton emploi principal "Drmanu 49"?


Direct link Reply with quote
 

Céline Odo  Identity Verified
France
Local time: 11:18
English to French
+ ...
Les français seraient-ils bons en langues ? Jun 9, 2006

Je ne sais pas dans quel microscosme vous vivez ou évoluez, DrManu, mais j'ai presque la trentaine eh bien les gens de ma génération que je côtoie au jour le jour et qui ont pourtant tous fait des études assez honorables, dans leur majorité, sont loin d'être capables d'écrire quoi que ce soit en anglais...

Direct link Reply with quote
 

Igor Kazmierski  Identity Verified
France
Local time: 11:18
Member (2006)
English to French
+ ...
La proportion des gens qui parlent anglais... Jun 9, 2006

... dépend fortement de l'environnement. Lorsque j'étais au CNRS, un chercheur sur deux (au moins) était capable de rédiger un article scientifique en anglais. Même s'il fallait souvent passer derrière pour remettre certaines choses d'équerre, ça restait d'une tenue satisfaisante pour une publication.

Pour en revenir au protocole de Londres, un ami (non traducteur) à qui j'évoquais le problème m'a rétorqué : "mais c'est génial pour les non-anglophones ! Tu peux déposer dans ta langue d'origine, et si tes concurrents ne parlent pas la langue, ils seront obligés de faire traduire le brevet pour savoir de quoi il en retourne".

Du coup, je me suis demandé comment diable feront les gens pour déposer une invention originale lorsque le protocole de Londres sera appliqué. Si chacun dépose dans sa langue sans aucune traduction, à quoi ressembleront les bases de données ? Imaginez le casse-tête pour les agents de l'OEB, sans parler des inventeurs eux-mêmes. Sans doute faudra-t-il tout faire traduire... en anglais.

Je ne parlerai même pas de la nécessité ou non de conserver le français comme langue juridique dans notre pays, ce qui est en fait le débat de fond, que l'article d'hier se garde bien d'aborder.


Vous m'otez les mots de la bouche.


Igor


Edit : évidemment, j'm'a trompé, le protocole de Londres impose l'allemand, l'anglais et le français. Impossible de déposer en polonais ou en suédois. Dans ce cas, quelque part, ça simplifie beaucoup ma position...

[Edited at 2006-06-09 21:32]


Direct link Reply with quote
 

Bruno Magne  Identity Verified
Local time: 07:18
English to French
+ ...
Faut pas désespérer, René Jun 9, 2006

Si tu assistes à la cérémonie d'ouverture de la Coupe du Monde et que tu «vois» le président de la République fédérale s'exprimer dans la langue de son pays. Tu te rappelles la chanson que les «bleus» avaient choisie pour crier au monde qu'ils étaient les champions.

Amicalement

Bruno

P.S.: pour répondre à Céline, je suis d'accord pour dire que les jeunes (20 ans) d'aujourd'hui parlent beaucoup mieux les langues étrangères que nous (les cinquantenaires) ne les parlions. À l'époque, les gens des Langues orientales couraient les rues (enfin, les studios de l'ORTF).


Direct link Reply with quote
 
xxxsarahl
Local time: 03:18
English to French
+ ...
Tu m'étonnes Jun 9, 2006

Drmanu49 wrote:

Oui Sarah j'en connais beaucoup.


Dans ma profession (pour ceux qui ne le sauraient pas encore, je suis interprète de conférence, spécialisée en médecine), je cotoie tous les jours des médecins français, chercheurs pour la plupart, qui travaillent dans un environnement international. Et ma conclusion est diamétralement opposée à la tienne. En fait, il y en a beaucoup qui croient qu'ils parlent anglais et décident d'intervenir dans ce qu'ils croient être de l'anglais alors qu'on est là, et on se retrouve à interpréter leur charabia personnel en français avec de temps en temps des passages complètement incompréhensibles et des choses du plus haut comique aussi.

A chacun son métier, donc. Quant à l'enseignement des langues étrangères en France, à la fac ou ailleurs, je ne dirai même pas ce que j'en pense.


Direct link Reply with quote
 

Odette Grille  Identity Verified
Canada
Local time: 06:18
English to French
+ ...
alors imaginez Jun 10, 2006

alors imaginez

En effet, Bruno, j'imagine un chirurgien qui lit ton texte pendant qu'il cherche ses pinces et que l'opéré saigne et que l'infirmier éponge......
Pis, lassés, ils recousent le sac de viande et font du viandox à la César....
Humph!

Amitiés
Ode


Direct link Reply with quote
 

Drmanu49
France
Local time: 11:18
English to French
+ ...
Oral ou écrit ? Jun 10, 2006

Sarah je ne parlais pas d'oral mais d'écrit. C'est toi qui a parlé de "rédiger directement en anglais".

Ceci étant dit, je t'invite quand tu veux à venir assister à nos cours de communication en langue anglaise, développés pour améliorer l'oral.
Il n'y a pas photo, les étudiants de médecine ont en 2006 un niveau nettement supérieur à 1987, l'année ou j'ai commencé à conserver mes statistiques de test de niveau. Il est vrai que le concours joue un rôle de filtre et que les bons étudiants (1 reçu sur 10) sont souvent bons partout.
Je suis également au jury de Centrale à l'oral et le niveau général reste quand même suffisant pour que les "élèves" soient capables de faire passer leurs idées. Bien entendu on retrouve régulièrement les erreurs types des francophones mais celà ne nuit pas tant que ça à la communication. La personnalité et les idées jouent plus que la maîtrise absolue de la langue, ce que l'on ne leur demande pas d'ailleurs.

J'ai également fait de l'interprètariat et je sais trés bien que le "charabia" souvent utilisé par des médecins chercheurs est suffisant pour qu'ils se comprennent en conversation informelle. Ce "charabia "ne peut être accepté à l'écrit, bien entendu et reste difficile à accepter en conférence.

Tout ce que je disais (en accord avec Igor) et pour en revenir à l'écrit, c'est que de nos jours, une grande partie des chercheurs rédigent en anglais directement quel que soit leur niveau de langue, alors qu'il y a 20 ans il n'y en avait quasiment pas. Encore une fois, il faut revoir les textes ensuite, mais leur niveau de vocabulaire de spécialité est souvent très au point.


Direct link Reply with quote
 
Pages in topic:   [1 2] >


To report site rules violations or get help, contact a site moderator:

Moderator(s) of this forum
Andriy Bublikov[Call to this topic]

You can also contact site staff by submitting a support request »

Nouvelle attaque contre la traduction de brevets d'invention

Advanced search






SDL Trados Studio 2017 Freelance
The leading translation software used by over 250,000 translators.

SDL Trados Studio 2017 helps translators increase translation productivity whilst ensuring quality. Combining translation memory, terminology management and machine translation in one simple and easy-to-use environment.

More info »
Déjà Vu X3
Try it, Love it

Find out why Déjà Vu is today the most flexible, customizable and user-friendly tool on the market. See the brand new features in action: *Completely redesigned user interface *Live Preview *Inline spell checking *Inline

More info »



All of ProZ.com
  • All of ProZ.com
  • Term search
  • Jobs