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Les traducteurs professionnels sont-ils dogmatiques ?
Thread poster: Paul VALET

Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 11:10
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Oct 14, 2006

On entend souvent dire qu'il ne faut jamais traduire que vers sa langue maternelle. Mais n'est-ce pas un dogme de traducteurs professionnels ?


En fait, beaucoup de gens apprennent des langues étrangères pour faire autre chose que de la compréhension ou de la version. Ils les apprennent pour les parler et les écrire. Et nous devrions tous en être là.

C'est pour cela que l'on n'a plus autant besoin de traducteurs que par le passé.

Dans les entreprises, il y a longtemps que les secrétaires, puis les cadres et maintenant de nombreux employés sont capables d'écrire un courrier, voire un petit rapport, dans une langue étrangère.

Les "scientifiques" en font autant.

J'ai visité récemment le centre d'ITER, à Cadarache, où la langue officielle est l'anglais. Tous les techniciens et chercheurs qui sont là conviennent qu'ils parlent et écrivent un anglais simple, avec des mots savants de leur domaine, toujours les mêmes. Il n'y a pas de linguiste parmi eux, ils utilisent un jargon. Mais ils se comprennent.

A l'inverse, un traducteur qui ne connaît pas ce domaine particulier peut avoir une excellente connaissance de sa langue maternelle sans être capable de traduire un texte technique dans ce domaine.

Pour ne pas faire exploser hors de propos trop de fusées, il vaut mieux des jargonnants qui se comprennent que des lettrés incultes en sciences et technologies.


Et le client dans tout ça, en matière de traduction ?

Les besoins soudains de traduction d'un client, un vendredi après-midi pour un lundi soir, par exemple, sont parfois du même ordre. Ils peuvent l'amener à retenir la meilleure solution à sa portée, qui ne consiste pas forcément à choisir le meilleur linguiste du monde dans le couple de langues concerné et la technique concernée.

Pourtant, à écouter certains, on ne devrait plus sortir sans son traducteur préféré dès lors qu'il faut s'exprimer en langue étrangère. Il n'y aurait plus que les interprètes officiels et diplômés qui auraient le droit de s'exprimer en plusieurs langues.

Personnellement, j'ai été recruté et payé comme cadre en entreprise en partie pour écrire en anglais des affaires. J'ignorais alors tout du monde de la traduction. Mais pour les dogmatiques, je n'aurais plus le droit d'écrire trois mots en anglais depuis que je suis devenu traducteur.

Quant à réviser une traduction vers l'anglais, dans mon cas, n'en parlons pas!

Dernièrement, on m'a proposé de faire une révision d'un texte financier traduit du français vers l'anglais. J'ai refusé. Mais le client qui m'avait contacté m'avait dit que la première moitié de la révision avait été faite par une traductrice anglophone, que je connais un peu et dont je ne sache pas qu'elle serait spécialisée en finance.
Le client, avant que je ne décline l'offre, me demandait de surtout bien suivre le vocabulaire retenu par cette réviseuse afin "d'homogénéiser" la traduction. Je n'ai rien dit au client, mais je n'ai pas pu m'empêcher de me poser certaines questions.

A tout prendre, ne valait-il pas mieux - dans son intérêt - que le client retienne pour ce travail technique un bon traducteur financier francophone habitué à l'anglais, plutôt qu'une traductrice anglophone non financière ?

C'est un peu le client qui choisit et oriente la qualité du travail de traduction comme de révision. Il convient donc de lui laisser aussi sa part de responsabilités, et de ne pas prétendre toujours atteindre au meilleur résultat possible dans l'absolu, mais au meilleur résultat possible dans les contingences du moment, sans le tromper sur la qualité à laquelle il peut alors s'attendre.

Cordialement,

Paul VALET
www.gexcel.com




[Edited at 2006-10-15 06:11]


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Adrien Esparron
France
Local time: 11:10
Member (2007)
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Les pros sont dogmatiques ... Oct 14, 2006

Paul VALET wrote:

On entend souvent dire qu'il ne faut jamais traduire que vers sa langue maternelle. Mais n'est-ce pas un dogme de traducteurs professionnels ?



Si, c'est dogmatique et votre propos est juste dans l'exemple : on peut écrire mieux dans une langue étrangère que dans sa langue maternelle.

Je n'en voudrais que comme preuve l'utilisation que vous faites de "linguiste" dans votre texte.

La formulation "The linguist of the hour" se rencontre sur des sites anglophones proposant des prestations similaires à celles de ProZ.com, alors qu'il s'agirait sans doute du "traducteur" en question.

Je suis personnellement linguiste pour avoir suivi des études de linguistique au sens saussurien (tiens ...) du terme ou selon ce qu'en entendait Vendryes, mais cette formation de linguiste n'a certainement pas fait de moi un traducteur.

A un questionneur malhabile lui demandant combien de langues il parlait puisqu'il était linguiste, André Martinet s'est contenté de répondre : le français (ce qui était presque la vérité cependant).

Claude Hagège n'est visiblement pas de cette école ... et il épate les gogos en maîtrisant aussi bien l'arabe que le russe (entre autres ...).

Pour ma part lorsque l'on me demande combien de langues je "parle", je réponds généralement que je suis "troglodyte".

Une fois seulement il m'a été demandé si je ne lapsussais pas avec "polyglotte".

Never mind, j'ai un certain temps été le traducteur -localisateur d'un éditeur de logiciels français qui, comme vous le remarquez ailleurs (j'y reviens), ne pouvait envisager la vie autrement qu'en pseudo américain.

Lassé de me planter assez régulièrement sur des trucs totalement incompréhensibles, j'ai suggéré de balayer tout ce qui existait en sabir et d'écrire directement en français (ce qui n'était naturellement pas venu à l'idée des mes pontes des Ulis).

Depuis, ce sont mes textes qui sont traduits en US, mais pas par moi, et je n'ai pas la prétention de réviser mon traducteur : pas mon topo.

Ce que vous dites sur l'énergie nucléaire tombe assez mal lorsque l'on apprend que des personnes ont été massacrées dans un hôpital pour rayonnements incontrôlés.

La faute à un logiciel (trop compliqué) mal ou pas du tout traduit ... ce sont pour le moment les raisons "officielles" ...

Certes en mode Auto (en anglais) et Auto (en français) et Manual (en anglais) et Manuel (en français), tout le monde a le droit de ne rien comprendre, mais là, je revendique le dogmatisme des pros.

Un technicien en radiologie n'a pas à faire semblant d'y anderstander quoique ce soit.

C'est juste pour recadrer un peu, vous ne m'en voudrez pas j'en suis sûr.

Très cordialement,

Olivier


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 11:10
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Traduction et incompréhension Oct 14, 2006

Bonsoir Oliver,

Quand l'incompréhension débouche sur des catastrophes, c'est très gênant. Mais cela peut dépasser les questions de traduction.

On a vu dans le passé une fusée exploser involontairement à Kourou parce qu'un ingénieur britannique avait transmis le résultat de ses calculs en système impérial, alors que le projet impliquait de s'exprimer en système métrique entre les différents participants.

Mon propos visait d'ailleurs des situations d'expression et de communication en général, et des situations marginales en traduction. Quand on s'exprime en langue étrangère, on ne traduit rien d'autre que sa pensée, en choisissant les termes que l'on connaît dans cette langue, ce qui est différent de traduire un texte gravé dans le marbre.

Vous exhibez Claude Hagège, on pourrait, dans un même jeu d'épouvantails, vous ressortir a contrario Ionesco ou Beckett.


Mais tout est affaire de contexte en traduction, c'est là-dessus que va se jouer la notion de dogme.

Il y a des documents qui ne comprennent normalement aucune difficulté pour un technicien : une feuille de caractéristiques techniques d'un produit par exemple.

A l'inverse, il m'est arrivé de refuser de simplement traduire de l'anglais vers le français une liste de centaines de mots et expressions, prétendument financiers, pour un site web.

Je n'avais aucun contexte, et hormis quelques dizaines de mots très classiques, le reste paraissait mâtiné de culture d'entreprise ou sectorielle non aisément identifiable.

Cela provenait pourtant d'une agence réputée. Une fois de plus, c'était de ces projets remis le vendredi 16h pour livraison le lundi midi. La responsable du projet n'était pas financière et ne serait pas disponible de tout le week-end... Mais elle pensait que s'adresser à un traducteur français spécialisé en finance résoudrait la question et augmenterait mécaniquement son chiffre d'affaires. Elle avait respecté deux règles, à moins que, en méprisant une troisième ce ne fussent plus donc que des dogmes.

Si j'avais accepté, je ne vois pas ce que l'on aurait pu me reprocher, contractuellement parlant. Vu que je n'étais certain de rien sur des centaines d'expressions tombées apparemment dans des cellules d'Excel comme des cheveux sur la soupe, je me suis dit que le potentiel de critiques d'une traduction faite ainsi était trop indéfinissable pour en prendre le risque.

Si l'on est rigoureux, on applique forcément des règles, qui peuvent être plus nombreuses et exigeantes que les "dogmes". Le "pharisien" de la traduction dévoie une règle isolée pour en faire un dogme, soit pour accepter un projet, soit pour critiquer a priori autrui, au mépris de l'essentiel.

Cordialement,

Paul VALET


[Edited at 2006-10-15 07:27]


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Paul VALET  Identity Verified
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La preuve Oct 15, 2006

Olivier MANESSE wrote:

Si, c'est dogmatique et votre propos est juste dans l'exemple : on peut écrire mieux dans une langue étrangère que dans sa langue maternelle.

Je n'en voudrais que comme preuve l'utilisation que vous faites de "linguiste" dans votre texte.



Eh oui ... vous voudriez que ... mais ça ne tient pas!

Je n'ai pas pris ici ce terme dans le sens de traducteur, ni a fortiori dans le sens de linguiste au sens du spécialiste de la linguistique, que vous êtes. Il faudrait d'ailleurs être sot pour penser qu'un organisme de recherche-développement comme celui-ci pourrait employer en permanence un spécialiste de la linguistique.

C'est dans le deuxième sens que l'on trouve dans le Grand Robert à ce mot: "spécialiste d'une langue ou de plusieurs langues particulières" que j'ai employé ce mot.
C'est facétieux une langue, ça ne tient pas en place, ça évolue. Il faut suivre.

Votre ironie n'est-elle pas .. dogmatique ?

Cordialement,

Paul VALET
www.gexcel.com

[Edited at 2006-10-15 07:23]


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 11:10
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Le forum .. et ses couloirs Oct 16, 2006

Les commentaires reçus par courriels directs à propos de cette question sont plus nombreux que les débats sur le forum lui--même !

Intéressant...

Paul VALET
www.gexcel.com


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Claudia Iglesias  Identity Verified
Chile
Local time: 07:10
Member (2002)
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+ ...
Intéressant effectivement Oct 16, 2006

Es-ce qu'il te serait possible de nous faire un résumé des points de vue exposés en privé ?
Comment interprètes-tu cette préférence pour d'autres canaux ?

Claudia


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Adrien Esparron
France
Local time: 11:10
Member (2007)
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+ ...
Bonne lecture ! Oct 16, 2006

Paul VALET wrote:

Votre ironie n'est-elle pas .. dogmatique ?



Si !

Olivier


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 11:10
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Tabou Oct 16, 2006

Claudia Iglesias wrote:

Es-ce qu'il te serait possible de nous faire un résumé des points de vue exposés en privé ?


Je respecterai la confidentialité des correspondances, chacun étant libre de s'exprimer ou non en public.

Comment interprètes-tu cette préférence pour d'autres canaux ?


En abordant au grand jour un tabou on suscite surtout l'apparition au grand jour des thuriféraires de la religion concernée.

De ce fait, certaines réalités n'ont pas été débattues, y compris celles qui sont compatibles avec le "dogme".

On peut le regretter. Un aveugle ça ne va pas bien loin, un paralytique non plus. Au contraire un aveugle allié à un paralytique ont une puissance supérieure à l'addition de leurs tares, comme l'on sait.

Apparemment dans la traduction, beaucoup d'aveugles sont fiers de l'être, et penseraient se renier en s'alliant avec des paralytiques, et réciproquement, même quand le client a besoin d'yeux et de jambes... Ce genre de pureté a un prix.

Paul VALET
www.gexcel.com

[Edited at 2006-10-16 12:25]


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Sylvain Leray  Identity Verified
Local time: 11:10
German to French
Et pourquoi pas un choix personnel ? Oct 16, 2006

Paul VALET wrote:

En abordant au grand jour un tabou on suscite surtout l'apparition au grand jour des thuriféraires de la religion concernée.


Je ne crois pas que le sujet soit tabou et que vous soyez le premier à en parler, bien au contraire, il a déjà été largement débattu sur ce site (dans d'autres forums, certes) et la traduction vers une langue étrangère trouve toujours autant de détracteurs que de partisans. Rien de nouveau de ce côté-là, donc, si ce n'est le ton adopté. De là à parler de thuriféraires et de religion, il ne faut quand même pas pousser. Il est d'ailleurs interdit de parler de religion sur proz

De ce fait, certaines réalités n'ont pas été débattues, y compris celles qui sont compatibles avec le "dogme".


Et s'il ne s'agissait pas d'un dogme mais simplement d'une conviction personnelle ?
Pour ma part, je ne traduirai jamais vers une de mes langues de travail car je sais que le résultat ne serait pas "bon". Point barre. J'ai déjà essayé (dans un cadre non professionnel, je précise) et j'en ai eu la confirmation. Cette démarche ne regarde que moi mais libre à d'autres de le faire s'ils en ont les capacités (hélas bien souvent "auto-surestimées"). Laissons chacun juge de ce qu'il peut faire ou non, et de ce qu'il veut faire ou non, s'il vous plaît. Le résultat sera sanctionné par le client.

De plus, il ne faut pas forcément assimiler rédaction en langue étrangère et traduction vers une langue étrangère. Les mécanismes de pensée ne sont pas les mêmes, et les attentes et résultats non plus.

Un aveugle ça ne va pas bien loin, un paralytique non plus. Au contraire un aveugle allié à un paralytique ont une puissance supérieure à l'addition de leurs tares, comme l'on sait.

Apparemment dans la traduction, beaucoup d'aveugles sont fiers de l'être, et penseraient se renier en s'alliant avec des paralytiques, et réciproquement, même quand le client a besoin d'yeux et de jambes... Ce genre de pureté a un prix.


Vous parlez pour qui ? J'ai l'impression que vous généralisez largement et que vous raillez vous-même en aveugle un certain nombre de traducteurs (certainement très nombreux) simplement parce qu'ils ont des principes personnels auxquels vous ne souscrivez pas.

Bonne journée,
Sylvain


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Jean-Marie Le Ray  Identity Verified
Local time: 11:10
Member
Italian to French
+ ...
Ma conviction Oct 16, 2006

Sylvain Leray wrote:

Pour ma part, je ne traduirai jamais vers une de mes langues de travail car je sais que le résultat ne serait pas "bon". Point barre. J'ai déjà essayé (dans un cadre non professionnel, je précise) et j'en ai eu la confirmation. Cette démarche ne regarde que moi mais libre à d'autres de le faire s'ils en ont les capacités (hélas bien souvent "auto-surestimées"). Laissons chacun juge de ce qu'il peut faire ou non, et de ce qu'il veut faire ou non, s'il vous plaît. Le résultat sera sanctionné par le client.



Alors petit voleur, on me pique mes mots ?
J-M


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Adrien Esparron
France
Local time: 11:10
Member (2007)
German to French
+ ...
Un peu de dignité ! Oct 16, 2006

Paul VALET wrote:

... une puissance supérieure à l'addition de leurs tares ...

... ce genre de pureté a un prix



Bravo !

OM


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 11:10
English to French
+ ...
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Au secours ! ils rappliquent ! ils sont tous là ! Oct 16, 2006

Sylvain Leray wrote:

il ne faut quand même pas pousser.


Certes. Encore que, tout dépend du but recherché.

Laissons chacun juge de ce qu'il peut faire ou non, et de ce qu'il veut faire ou non, s'il vous plaît.


On peut toujours le dire, et même l'écrire.

Vous parlez pour qui ?


Mais pour moi d'abord. Je considère que mes ignorances en langues étrangères, et même en langue française sont des tares, qui me gênent dans diverses circonstances en tant que traducteur. Mais peut-être ne suis-je pas seul dans cette situation ?

Cordialement,

Paul VALET
www.gexcel.com


[Edited at 2006-10-16 13:45]

[Edited at 2006-10-17 08:12]


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TTV  Identity Verified
France
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Restons simples Oct 16, 2006

Les questions posées sont intéressantes, du moins en partie.

1) le fait de savoir si traduire ou non vers une langue autre que sa langue maternelle est dogmatique ou non m'intéresse peu. Je suis simplement d'avis que c'est très difficile, personnellement j'en suis incapable, et si je considère le nombre de traductions effectuées par des "non-natifs" qui me passent entre les mains et sont lamentables, je constate seulement que très peu de personnes en sont capables. Mais ce n'est en rien une question de "dogme", simplement, à mon avis, de bon sens.

2) le dilemne entre "faire traduire par un technicien professionnel d'un domaine X qui a des connaissances en langues" ou "faire traduire par un professionnel du langage, appellons le un traducteur professionnel, qui a des connaissances dans le domaine X" me semble beaucoup plus intéressant:

Tout d'abord, cela dépend du niveau de ces connaissances: dans les deux cas, il faut quand même des connaissances "approfondies".

En second lieu, tout dépend de la tâche à accomplir. Je pense pour ma part que le technicien sera plus limité que le traducteur professionnel. Je prends un exemple: on m'a donné jeudi un texte de 40 pages à rendre lundi matin. Il s'agissait d'un rapport d'expert dans le cadre d'une procédure judiciaire portant sur un document technique. Ce texte était à la fois juridiquement et techniquement très compliqué. Je pense que ni un juriste, ni un technicien n'aurait pu rendre une bonne traduction dans les délais imposés. Un traducteur professionnel, disposant de compétences suffisantes dans le domaine juridique et le domaine technique concerné, le peut. Je dirai même que nous sommes un certain nombre à faire face à ce genre de défis à longueur d'année, et que dans l'ensemble nous nous en sortons plutôt bien +:)


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Jean-Marie Le Ray  Identity Verified
Local time: 11:10
Member
Italian to French
+ ...
Un discours sensé Oct 16, 2006

René Vinchon wrote:

Les questions posées sont intéressantes, du moins en partie.

1) le fait de savoir si traduire ou non vers une langue autre que sa langue maternelle est dogmatique ou non m'intéresse peu. Je suis simplement d'avis que c'est très difficile, personnellement j'en suis incapable, et si je considère le nombre de traductions effectuées par des "non-natifs" qui me passent entre les mains et sont lamentables, je constate seulement que très peu de personnes en sont capables. Mais ce n'est en rien une question de "dogme", simplement, à mon avis, de bon sens.

2) le dilemne entre "faire traduire par un technicien professionnel d'un domaine X qui a des connaissances en langues" ou "faire traduire par un professionnel du langage, appellons le un traducteur professionnel, qui a des connaissances dans le domaine X" me semble beaucoup plus intéressant:

Tout d'abord, cela dépend du niveau de ces connaissances: dans les deux cas, il faut quand même des connaissances "approfondies".

En second lieu, tout dépend de la tâche à accomplir. Je pense pour ma part que le technicien sera plus limité que le traducteur professionnel. Je prends un exemple: on m'a donné jeudi un texte de 40 pages à rendre lundi matin. Il s'agissait d'un rapport d'expert dans le cadre d'une procédure judiciaire portant sur un document technique. Ce texte était à la fois juridiquement et techniquement très compliqué. Je pense que ni un juriste, ni un technicien n'aurait pu rendre une bonne traduction dans les délais imposés. Un traducteur professionnel, disposant de compétences suffisantes dans le domaine juridique et le domaine technique concerné, le peut. Je dirai même que nous sommes un certain nombre à faire face à ce genre de défis à longueur d'année, et que dans l'ensemble nous nous en sortons plutôt bien +:)



Comme disait Frédéric Dard, il est parfois bon d'abaisser un débat. Voire de l'apaiser.
Que voici que voilà des paroles sensées
J-M


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TTV  Identity Verified
France
German to French
Merci Oct 17, 2006

Jean-Marie Le Ray wrote:

René Vinchon wrote:

Les questions posées sont intéressantes, du moins en partie.

1) le fait de savoir si traduire ou non vers une langue autre que sa langue maternelle est dogmatique ou non m'intéresse peu. Je suis simplement d'avis que c'est très difficile, personnellement j'en suis incapable, et si je considère le nombre de traductions effectuées par des "non-natifs" qui me passent entre les mains et sont lamentables, je constate seulement que très peu de personnes en sont capables. Mais ce n'est en rien une question de "dogme", simplement, à mon avis, de bon sens.

2) le dilemne entre "faire traduire par un technicien professionnel d'un domaine X qui a des connaissances en langues" ou "faire traduire par un professionnel du langage, appellons le un traducteur professionnel, qui a des connaissances dans le domaine X" me semble beaucoup plus intéressant:

Tout d'abord, cela dépend du niveau de ces connaissances: dans les deux cas, il faut quand même des connaissances "approfondies".

En second lieu, tout dépend de la tâche à accomplir. Je pense pour ma part que le technicien sera plus limité que le traducteur professionnel. Je prends un exemple: on m'a donné jeudi un texte de 40 pages à rendre lundi matin. Il s'agissait d'un rapport d'expert dans le cadre d'une procédure judiciaire portant sur un document technique. Ce texte était à la fois juridiquement et techniquement très compliqué. Je pense que ni un juriste, ni un technicien n'aurait pu rendre une bonne traduction dans les délais imposés. Un traducteur professionnel, disposant de compétences suffisantes dans le domaine juridique et le domaine technique concerné, le peut. Je dirai même que nous sommes un certain nombre à faire face à ce genre de défis à longueur d'année, et que dans l'ensemble nous nous en sortons plutôt bien +:)



Comme disait Frédéric Dard, il est parfois bon d'abaisser un débat. Voire de l'apaiser.
Que voici que voilà des paroles sensées
J-M



Merci Jean-Marie, il me semble pourtant qu'il y a des c dans le texte, mais beau compliment +:)


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