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Nouvelle traduction de Proust en anglais
Thread poster: Geneviève von Levetzow

Geneviève von Levetzow  Identity Verified
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Nov 30, 2002

http://www.liberation.fr/page.php?Article=68438



Edition

My madeleine is rich

Les Anglais se sont offert une nouvelle traduction, à plusieurs voix , d\'«A la recherche du temps perdu».





Comment rendre en anglais «longtemps», le premier mot de Du côté de chez Swann ou encore ce «on» omniprésent ? Pour la quatrième fois, A la recherche du temps perdu vient d\'être traduit dans la langue de Shakespeare. Un chantier immense qui aura duré cinq ans et mobilisé huit personnes. Un Proust à plusieurs voix. Le chef du projet, Christopher Prendergast, s\'explique.



Pourquoi cette nouvelle traduction, dix ans après celle de Kilmartin et Enright ?



La maison d\'édition Penguin voulait son propre Proust et m\'a contacté. J\'ai dit pourquoi pas. La traduction littéraire, surtout des grandes oeuvres du passé, ne répond pas à un besoin et ne relève pas davantage d\'une activité concurrentielle. Henry James a dit par rapport au roman que «la maison de la fiction» est une maison avec beaucoup de «fenêtres». Pourquoi ne pas appliquer ce raisonnement à la traduction ? Enfin, le travail de Kilmartin et de Enright se présentait comme une «révision» de la première traduction de Scott Moncrieff. Avec Penguin, il ne s\'agit pas d\'une «révision», mais d\'une nouvelle traduction partant de zéro.



Pourquoi ce choix d\'un traducteur différent par volume ?



L\'époque héroïque de la traduction par une seule personne est vraisemblablement révolue. Par exemple, le traducteur américain, Richard Howard, avait entamé une nouvelle traduction il y a plus de dix ans, mais il a laissé tomber devant l\'ampleur de la tâche. La traductrice danoise vient de sortir le premier volume après plus de dix ans de travail. Donc le choix d\'une équipe s\'imposait (il y a des précédents en Allemagne et Italie). Evidemment, cette façon de procéder posait beaucoup de problèmes. Mais, en même temps, cette méthode présente des avantages : il y a bien sûr une certaine continuité de ton dans la Recherche (une «voix» proustienne), mais en même temps il y a aussi une grande variété stylistique, une évolution d\'un volume à l\'autre. L\'atmosphère plutôt bucolique d\'A l\'ombre est très différente de l\'ambiance plutôt apocalyptique de Sodome et Gomorrhe. J\'ai pensé que cet aspect mobile du style de Proust serait plus visible dans une traduction à plusieurs.



Certaines erreurs de traduction ont-elles été commises par le passé ?



Fatalement. La liste est longue. Peut-être l\'erreur la plus insigne de Scott Moncrieff est la confusion de «temps» («il y a combien de temps ?») et de «fois» («combien de fois ?») quand Swann interroge Odette sur son passé lesbien. Notre traduction n\'est sûrement pas exempte de reproche à cet égard. Mais il faut distinguer erreur et interprétation. Par exemple, la fameuse phrase au début du roman («Un homme qui dort tient autour de lui le fil des heures, l\'ordre des années et des mondes»). Scott Moncrieff a traduit «mondes» comme «heavenly bodies» («corps célestes»). Notre traductrice, Lydia Davis, a tout simplement mis «worlds». Il y a chez nous une préférence pour la littéralité, mais qui en même temps reflète un parti pris interprétatif : éviter l\'importation excessive d\'un langage métaphysico-religieux, justement un des langages proustiens (surtout vers la fin du roman), mais qui a peut-être été trop mis en relief dans la lecture de Proust. On voulait mettre fin à ce Proust trop «spiritualisé».



Comment Proust est-il perçu en Angleterre ?



Pendant longtemps, il a été la propriété d\'une petite minorité qui affichait sa connaissance du roman comme une sorte d\'étiquette socio-spirituelle et le roman lui-même comme une sorte de magasin d\'épiphanies exquises. Socialement, le phénomène Proust, pour cette classe de lecteurs anglais, était semblable à l\'appropriation de Jane Austen par ce que l\'on appelle ici les «Janeites». Une forme de snobisme ou de mondanité (grand thème proustien !) qui masquait tout le côté ironique, scandaleux, transgressif du roman. Aujourd\'hui, bien des choses ont changé. On a assisté à une dissémination beaucoup plus «démocratisée» de Proust. On le lit plus que jamais. Il a été adapté au théâtre (par Harold Pinter). Il y a une «réécriture» de la Prisonnière (Albertine de Jacqueline Rose) ; des sites Proust sur le Net...



Les Britanniques connaissaient «la Recherche» sous le titre de «Remembrance of Things Past». Pourquoi ne pas l\'avoir conservé ?



Remembrance of Things Past était le choix de Scott Moncrieff (c\'est une citation d\'un texte de Shakespeare). Evidemment, Moncrieff voulait quelque chose avec une résonance littéraire anglaise. Mais Proust lui-même, à juste titre, détestait ce choix. Pour sa révision, Kilmartin voulait déjà le remplacer par In Search of Lost Time, mais la maison d\'édition (Chatto and Windus) a refusé. En revanche, pour la deuxième révision (complétée par Enright), la préférence de Kilmartin a été respectée. Nous avons fait pareil. La raison est simple : Remembrance of Things Past est très joli, mais n\'a strictement rien à voir avec le titre de Proust. Il «perd» toute l\'ambiguïté du mot «perdu» (bien que l\'anglais «lost» ne garde pas le sens de «gaspillé»). Il perd aussi «recherche», encore un mot à sens multiples (à la fois enquête et expérience).



Entre rendre Proust plus accessible au lecteur anglais et être le plus fidèle à l\'original, que choisissez-vous ?



Sans hésitation : la fidélité. Rendre Proust plus «accessible» (plus «reader-friendly», comme on dit en anglais) n\'est pas la tâche du traducteur. Par exemple, Proust, surtout dans les volumes à partir de Sodome et Gomorrhe, a une drôle de façon de marquer et de ponctuer le dialogue, de sorte que de temps en temps il n\'est pas tout à fait évident qui parle à un moment donné du dialogue. On aurait pu très facilement «naturaliser» tout cela en le rendant selon les systèmes anglais pour marquer le dialogue (ce que, d\'ailleurs, ont fait Scott Moncrieff et Kilmartin). Nous, nous avons refusé de faire cela. Il faut prendre Proust comme il est. En revanche, «fidélité» est un grand mot. On a essayé de rester «fidèle» à Proust selon les ressources (linguistiques, culturelles, etc.) à notre disposition. Scott Moncrieff a aussi essayé d\'être fidèle, mais il s\'agissait d\'une fidélité définie et circonscrite par les normes, valeurs et procédés de son époque.





In Search of Lost Time, Allen Lane/Penguin Press, 75 £.









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Attila Piróth  Identity Verified
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Merci beaucoup ! Nov 30, 2002

Très intéressant !

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JCEC  Identity Verified
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Les nénufars de Proust Dec 1, 2002

Merci, Geneviève, de nous avoir révélé ce projet inusité. Entre Proust et votre récent commentaire sur la réforme de l\'orthographe en Allemagne, une anecdote me vient à l\'esprit.



La recommandation la plus contestée de la défunte Réforme de l\'orthographe en France fut celle d\'écrire nénuphar avec un F.



Or Proust, comme la plupart des écrivains de son époque, l\'écrivait ainsi.



Le mot \"nénuphar\" remonte au XIIIe siècle, il vient de l\'arabe \"nînûfar\" en passant par le latin et est resté \"nenúfar\" en espagnol et en portugais. Le Trésor de la langue française de Jean Nicot (1606) disait \"nenuphar\" alors que la première édition du dictionnaire de l\'Académie française (1694) disait \"nenufar\". Au début du XXe siècle, la graphie \"nénufar\" semblait l\'avoir emporté. Mais, aux alentours de la seconde guerre mondiale, un lexicologue zélé opta pour la graphie PH pour faire plus distingué.



Il est paradoxal de voir que l\'opposition à la Réforme s\'est faite au nom du respect de l\'histoire de la langue alors que la recommendation la plus ciblée visait à la respecter.



Pour ce qui est de Proust en anglais, non merci. Je vais en rester à mon édition de La Pléiade.



John


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Geneviève von Levetzow  Identity Verified
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Proust... un peu hors sujet... Dec 1, 2002

Moi aussi, John (merci pour les nénuphars), je lis et relis Proust dans la Pleiade; mais je trouvais intéressant qu\'ils aient mis plusieurs traducteurs sur ce projet.

La traduction allemande est d\'ailleurs excellente.

Et pour ceux que cela intéresse, il y a eu l\'année dernière un film sur le temps retrouvé que j\'ai vu deux fois (la première fois, je comparais avec \"ma version\" de Proust, la deuxième, je me suis concentrée sur le film) et qui est vraiment excellent. John Markowitch est le baron de Charlus, c\'est extraordinaire.

Je crois, quand il s\'agit de Proust, je suis comme Florence avec le Moyen-Age, je pourrais parler des heures et des heures.



Bon dimanche à tous


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Claudia Iglesias  Identity Verified
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Merci de l'avoir partagé Geneviève Dec 1, 2002

Effectivement, c\'est intéressant d\'être obligés de travailler en équipe pour être sûr de finir la tâche.



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Patricia Posadas  Identity Verified
Spain
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Une position intéressante... Dec 1, 2002

J\'ai aimé la défense d\'une certaine \'littéralité\' de la traduction de cet ouvrage. J\'en ai un peu marre d\'entendre pas mal de traducteurs littéraires (dont je ne fais pas partie!) se vanter de leur travail de réécriture personnelle de l\'ouvrage traduit. L\'idée règnerait que le traducteur d\'un roman en écrit un autre ou presque en le traduisant, et que le but serait presque d\'améliorer l\'oeuvre originale. Pour les romans mal écrits on peut comprendre, mais un peu de respect pour les grands auteurs! Si je lis Goethe en espagnol, je veux lire Goethe, et pas le livre réécrit par le magnifique traducteur, dont le principal mérite est, à mon avis, et outre ses connaissances linguistiques, de se mettre dans la peau de l\'auteur et de se dépouiller de son style \'personnel\' pour adopter celui de l\'auteur.



\"Rememberance of Things Past\" Quelle horreur!

Aller inveter un titre aussi peu convenable pour cet ouvrage! Quel manque de modestie de la part du traducteur!


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Claudia Iglesias  Identity Verified
Chile
Local time: 08:53
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Le rôle et la modestie du traducteur Dec 2, 2002

Intéressant, ce que tu soulèves, Patricia.

J\'ai eu la chance d\'assister à un séminaire dont le sujet était \"Gender and Translation\", présenté par Mme.Louise von Lutow, de l\'université d\'Ottawa (elle est venue ici, à l\'autre bout du monde), et elle a basé son exposé en particulier sur des textes féministes où il y avait des néologismes et des créations, qui mettaient fatalement le traducteur dans un rôle de créateur. Et elle disait justement que l\'évolution du rôle du traducteur allait dans ce sens, et qu\'il se faisait de moins en moins discret. Qu\'il était passé de \"Traduit par schmilblick\" dans la page de garde à avoir sa photo en dessous de celle de l\'auteur, sur la couverture.

Elle nous a aussi parlé d\'un écrivain qui avait été interviewé et dont les étudiants avaient lu l\'original et la traduction, et ils s\'étaient aperçus que la traduction ne correspondait pas. Quand ils le lui ont commenté il a répondu que ce qui était important était que son livre soit lu et que c\'était grâce au travail du traducteur. En quelque sorte il lui donnait carte blanche. Certains exemples étaient vraiment effarants et je trouvais que c\'était de l\'abus de la part du traducteur. Je pense comme toi que le traducteur doit savoir être modeste et rester derrière le maître, qui doit rester l\'écrivain.


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Arnaud HERVE  Identity Verified
France
Local time: 14:53
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poètes Dec 3, 2002

Peut être le pire c\'est quand on confie la traduction d\'un poète à un autre poète. Ah quelle horreur!!!

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Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 14:53
Member (2001)
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"I Hate Proust Society" Dec 4, 2002

“Longtemps je me suis couché de bonne heure….”

Pour moi, noctambule quasi religieux, le texte commence mal… Et toute la suite également…



Je suis tout à fait époustouflé (flubberghasted) que Proust ait rencontré un tel succès à l’étranger et qu’il fasse l’objet d’une telle admiration… Personnellement je pense que ses petites réflexions induites par la frustration sociale et ses orientations sexuelles ne valent pas l’admiration qu’il suscite de nos jours. N’est pas le Baron de Charlus qui veut (Montesquiou) et Albertine est bien peu féminine…( Mais cela n’est pas une réflexion personnelle – la critique le proclame à bon droit depuis plus de 50 ans…).



Je voudrais bien que les traducteurs se “défoncent” un peu plus pour traduire en Anglais ou en Espagnol des auteurs moins réputés comme Flaubert, Baudelaire, ou Rimbaud.



- Qui pourra “rendre” le Festin des Barbares ”au début de” Salammbô ”ou bien plus loin” l’ arrivée d’Hamilcar à Carthage” ”(pour moi, l’invention du “Cinémascope en Littérature”)? La scène du mariage dans “Madame Bovary”?

- Certaines “Fleurs du Mal” de Baudelaire ¿ (j’ai lu il y a peu une merveille de traduction pour “Les Bijoux Indiscrets” en Castillan).

- “Le Bateau Ivre” de Rimbaud? ou bien le “Sonnet des Voyelles”?





Si vous connaissez des sites Web où je peux rencontrer ces traductions utopiques merci de me les signaler (en Castillan/Catalan/Anglais)…



Egalement, j’aimerais bien savoir quelles sont les traductions existantes et disponibles de “Belle de Seigneur” de Albert Cohen.

Je serais particulièrement intéressé par une traduction (intégrale) en Allemand pour la faire lire à la Femme de ma Vie qui est Autrichienne et qui vit avec moi à Barcelone mais que j’imagine mal lire des phrases de 200 lignes sans points ni virgules – chapitres intermédiaires - en Castillan (s’il existe une traduction espagnole de ce livre – ce que j’ignore.)



Par la même occasion j’aimerais savoir qui est l’éditeur en Allemand de “ L’Ecume des Jours” de Boris Vian (et je suppose que ça aussi ce n’est pas facile à traduire…).



C’est exactement la même histoire que “Belle du Seigneur”… L’un se lit à 17 ans, l’autre à 40 ans…





Cordialement.















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Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 14:53
Member (2001)
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Dr Destouches - L.F. Celine Dec 4, 2002

Puisque l’on parle de “traductions” IL serait intéressant de parler de L.F. Celine…



Cet auteur français a influencé toute la littérature romanesque après 1936 et on ne compte plus ses “enfants”…

Par la suite, ce “grand blessé” (physiquement et intellectuellement) a écrit plusieurs “horreurs” – dans le style imprécatoire qui le caractérise – et les auteurs qui suivirent ne s’en ont jamais remis.

On ne compte plus les « enfants de Céline » - qui lui-même s’en foutait éperdument….

Il y eût deux livres qui marquèrent à jamais le style et la « littérature française »:.



- « Le voyage au bout de la Nuit.

- « Mort à Crédit ».



Bien entendu, s’il suffit de « lire », L.F. Céline n’écrit pas en bon français… Son argot est nul, voire même approximatif, dépassé…

Selon tous les meilleurs critères, « Céline, ce n’est pas Français… ».

Et pourtant… Il y a un « avant » et un « après » Céline…

Nous n’allons pas faire l\'inventaire de tous les auteurs qui doivent « presque tout » à Louis Ferdinand Céline : il y en aurait trop… Il faut seulement se remémorer une chose à propos de Céline (du nom de sa mère…) : Beaucoup d’imitateurs (parfois sans aucune servilité) et peu d’imitations….









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ALAIN COTE  Identity Verified
Local time: 21:53
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Céline Dec 4, 2002

Thierry, tu as piqué ma curiosité, et j\'ai trouvé un site dédié à Céline.



http://louisferdinandceline.free.fr/



Pour ma part, je n\'ai jamais lu Céline (j\'ai une excuse, je suis Québécois ???), mais j\'ai lu récemment Hygiène de l\'Assassin, d\'Amélie Nothomb, où il est parfois question de Céline. Je dis ça comme ça, juste au cas où ça t\'intéresserait. J\'ai lu l\'Hygiène de l\'assassin d\'un seul trait, trouvant le style de cette Amélie Nothomb assez intéressant. J\'ai acheté quelques autres de ses romans par la suite, mais mon intérêt a graduellement diminué (une vague impression de toujours relire la même chose, exprimée différemment). Actuellement, je lis Stupeur et tremblements, une caricature du Japon parfaitement ratée, à mon avis (l\'auteure a passé une partie de son enfance au Japon). D\'ailleurs, à ma connaissance, ce roman n\'a pas été traduit en japonais (ma femme voudrait le lire mais ne le trouve pas, contrairement, notamment, à Hygiène de l\'assassin), et je comprends facilement pourquoi (on traduit pourtant pratiquement tout au Japon, alors il fallait vrament que ce soit mauvais aux yeux des éditeurs japonais...)



Voilà, c\'était juste un petit commentaire, sans vouloir faire dévier la discussion. Et rien ne dit que le livre dont je parle ne sera pas bientôt traduit, mais ça ne changerait pas grand chose à mon opinion


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Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 14:53
Member (2001)
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Amélie NOTHOMB Dec 4, 2002

C’est très curieux : personne n’aime Amélie Nothomb (qui est – il est vrai – assez insupportable à la télévision…).



Je dois admettre personnellement que j’ai lu son livre 3 fois (et quel humour dans le titre :un pastiche de I.Bergman “Cris et Chuchotements” + “Stupeurs et Tremblements” pour les gens qui sont sensés se trouver “en présence de …).



Je ne la connais pas personnellement, mais il paraît “évident” qu’elle est née au Japon et qu’elle est parfaitement bilingue. Il y a des choses qui ne s’inventent pas…

Par exemple l’ambiance d’une sogo shosha (bureau paysager) et les rapports hiérarchiques (plus ou moins subtils) entre “Kasho” et “Busho” féminins.



Bien entendu, l’histoire d’Amélie Nothomb paraît “délirante” voire même “invraisemblable”:, : mais ses rapports avec sa “Busho” ne s’inventent pas -.



Le plus drôle, c’est le “Kasho” et son chewinggomo martien (vert),

C’est un peu dur, mais je crois qu’Amélie Nothomb n’a rien inventé…Il y a des détails qui ne s’improvisent pas…









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Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 14:53
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Amélie Nothomb Dec 4, 2002

Tu ne vas pas le croire : c\'est l\'unique bouquin de Nothomb que j\'ai jamais lu en Français...

Même pas \"Hygiene de l\'Assassin\"...

J\'y viendrai...


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Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 14:53
Member (2001)
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"Stupeur et tremblements" Dec 4, 2002

.... en présence du \"shogun\" ou du \"xxxx\"...

Mais dans tous les cas \"en présence de xxx autorité très supérieure...\".



En Français : \" attitude de profond rspect...\".



\"Hygiene de l\'Assassin\" :

Ne l\'ai pas encore lu et j\'en ai honte...


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ALAIN COTE  Identity Verified
Local time: 21:53
Japanese to French
Amélie Dec 4, 2002

Merci pour la franchise de ton commentaire, Thierry. J\'aurais sans doute une vision comme la tienne si j\'avais ton expérience à l\'intérieur d\'une firme. J\'ai beaucoup lu sur le sujet, mais n\'ai aucun contact direct avec la \"chose\". Je perçois la société japonaise dans une sphère davantage familiale, forcément, ce qui n\'est quand même pas à négliger, puisque le Japon ne se limite pas aux grandes entreprises.



Je dois d\'ailleurs faire une rectification, le livre en question a été traduit, comme je viens de le constater sur un site qui lui est consacré :



\"L\'ouvrage a-t-il eu un écho au Japon?



Oui. Ce qui est déjà extraordinaire, c\'est qu\'ils l\'ont traduit. Si j\'avais écrit un tel livre sur la Chine, la Chine ne l\'aurait jamais traduit. Il a fait grand bruit. Les chefs d\'entreprise se sont indignés, mais il s\'est trouvé des petits employés pour dire que ce n\'était pas de la fiction. Ce qui n\'empêche que, dans l\'âme, je suis restée une petite employée japonaise, et je préfère ne pas savoir ce que mes supérieurs ont pensé de ce livre.\"



Une bonne leçon d\'humilité pour moi, j\'ai parlé trop vite (par contre, fait intéressant, il n\'a pas été traduit par la grande maison d\'édition habituelle, mais par une petite maison d\'édition peu connue ici). Mon opinion ne change toutefois pas pour le contenu... mais je réalise que c\'est une affaire de goût personnel (son truc est trop caricatural et ça gâche la lecture, du moins dans mon cas).

[ This Message was edited by: on 2002-12-04 06:47 ]


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