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Et le français canadien?
Thread poster: Angie Garbarino

Angie Garbarino  Identity Verified
Spain
Local time: 10:50
Member (2003)
French to Italian
+ ...
Apr 28, 2007

Quelles sont les différences les plus importantes entre le français de France et le français canadien?

Bon week end à tous


[Edited at 2007-04-28 17:55]


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Jonathan Sanders  Identity Verified
Local time: 10:50
Quelques détails.... Apr 28, 2007

On pourrait dire que la différence entre le français canadien et le français de France n'est plus que celle que l'on remarque entre l'anglais américain et l'anglais britannique.

En ce qui concerne l'accent, la différence entre le français de la France et le français canadien est en effet remarquable et fort caricaturée, mais pas si dramatique dans le plupart des cas qu'il n'y parait. A l'époque, les personnes sans études parlaient ce qu'on appelle "joual" dont l'accent c'était très mal compris hors le Québec, mais cela n'est plus le cas. La grande majorité des québécois parlent un français plus ou moins normé (ou sont capables de le faire, s'ils ne le font pas avec leurs amis, etc.) et un francophone moyen ne va avoir aucun problème dans ce sens de comprendre ou de se faire comprendre quand il débarque à Montréal, en parlant avec un québécois moyen ou bien en regardant un téléjournal.

Ce qui pose plus des problèmes de communication ce sont les termes qui sont parfois différents. Grâce aux vicissitudes de l'histoire, il y a beaucoup des termes considérés archaïques par le plupart des francophones modernes, mais qui sont toujours d'un usage quotidien au Québec (i.e. « breuvage » au lieu de « boisson »). Il y aussi des québequismes qui décrivent la réalité canadienne (i.e. des termes particuliers pour certaines variétés de neige et des animaux qui n'existent pas en Europe). Il y aussi pas mal d'anglicismes grâce a leur situation minoritaire (i.e. un « freeforall », « whatever2, etc.), mais là il y a une situation un peu paradoxale. Comme un genre de résistance je suppose, le Québec a d'un autre coté toujours favorisé l'invention des termes français même quand la majorité des francophones ont carrément accepté un équivalent anglais. (Au lieu des « popcorn », on parle de « mais soufflé ». Au lieu des « pom-pom girls », on parle des « meneuses de claque »). Il y aussi une différence de genre entre certains anglicismes qui s’utilise aux deux côtés de l’Atlantique (« un job » en France, « une job » au Québec).

Cela étant dit, le plupart de ces équivalents en français de la France seraient facilement compris au Québec. Et même de l'autre côté cela commence, grâce à la popularité des chanteurs québécois en France (i.e. Céline Dion, Garou, Natasha St. Pier, etc.), entre autres.

En tout cas, je te* suggère de passer un moment au Québec. J'ai trouvé les montréalais très agréables, c'est une belle ville, avec une immense diversité (25% des habitants ne parlent ni le français ni l'anglais comme langue maternelle), idéale pour le tourisme et le "magasinage" ou bien le "shopping". Tu tomberas certainement "en amour" avec. (

Si tu veux entendre les accents canadiens, consulte le site web http://www.radio-canada.ca et écoute les extraits de vidéo ou audio.

*Un tutoie assez facilement au Québec.


[Edited at 2007-04-28 12:34]

[Objet modifié par l'équipe ou un modérateur 2007-04-28 12:44]

[Edited at 2007-04-29 03:34]


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JCEC  Identity Verified
Canada
Local time: 04:50
Member
English to French
Quelques références Apr 28, 2007

Quand on parle de français canadien, on pense généralement au québécois mais c'est un abus de langage. Il y a trois variétés régionales du français au Canada : le français québécois, la plus répandue, le français acadien, qui est l'une des sources du cajun parlé en Louisiane, et le français de Terre-Neuve, en voie de disparition.

http://fr.wikipedia.org/wiki/Français_québécois

http://fr.wikipedia.org/wiki/Français_acadien

Pour ce qui est du vocabulaire québécois :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Lexique_du_français_québécois

La liste est loin d'être exhaustive. Au Québec, on dit par exemple qu'un feu de circulation passe au jaune et non à l'orange.

En québécois parlé, on trouve également des différences de genre par rapport au français hexagonal comme : une job, un moustiquaire ou un party.

Bonne fin de semaine,

John

[Modifié le 2007-04-28 13:04]


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Nicolas Coyer  Identity Verified
Colombia
Local time: 03:50
Spanish to French
+ ...
party Apr 28, 2007

Personnellement, je n'ai jamais entendu utilisé party autour de moi, plutôt "soirée" (le plus courant, à mon sens), "fête", (petite) "sauterie" (aucune connotation grivoise), "réunion entre amis", etc.
Je parle, bien entendu, du contexte du français de France.
Seul exception, "after-party" mais seulement dans cette expression.

[Modifié le 2007-04-28 17:41]


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JCEC  Identity Verified
Canada
Local time: 04:50
Member
English to French
party ou partie Apr 28, 2007

Même si le mot party est moins utilisé en France qu'au Canada, il n'est quand même pas rare d'entendre parler de party, de birthday party, de suprprise party ou de party dansante et les exemples abondent sur Internet.

L'usage est assez bien cerné par le GDT :

Par ailleurs, le terme party est aussi en usage en France, mais il semble être moins intégré dans la langue qu'au Québec. Il est de plus du genre féminin, sans doute à cause de l'influence du mot partie employé dans le sens très proche de divertissement concerté à plusieurs. C'est sans doute pour cette même raison que la forme plurielle de party est, en France, parties, alors qu'au Québec, on recommande plutôt de former le pluriel des emprunts en ajoutant un s à la forme au singulier (partys), comme on le fait normalement en français.

Bon party et bonne soirée,

John


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PB Trans

Local time: 09:50
French to English
+ ...
En parlant de "party"... Apr 28, 2007

On dit “bonne fête” pour souhaiter quelqu’un un joyeux anniversaire.

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AG-Mtl
French to English
Le point de vue d'une Montréalaise Apr 28, 2007

En réponse à la contribution de Jonathan, j’aimerais apporter quelques éléments tirés de mon expérience personnelle.

Je suis née à Montréal il y a plus de cinquante ans et je fais partie des « 25 % » dont la langue maternelle n’est ni le français ni l’anglais. En fait, mes racines sont lithuaniennes (ou lituaniennes, si vous préférez) et, après plusieurs années à l’emploi d’une grande institution financière, j’ai rejoint mon époux pour travailler directement dans le domaine de la langue en 1990, en tant qu’éditeur de logiciels, et comme traductrice indépendante depuis 2002.

J’observe l’évolution de l’anglais et du français dans ma ville natale depuis ma plus tendre enfance et, comme jeune adulte, j’ai vécu la malencontreuse mutation de notre français due à son infection par le « joual ».

Je ne me souviens plus exactement des événements qui en étaient à l’origine, et je suis certaine qu’il y avait d’autres raisons, mais il me semble qu’un de nos plus populaires artistes québécois de l’époque était revenu de France où son accueil avait été pour le moins négatif et où sa façon de parler avait été dénigrée. Le raz-de-marée émotif de la part de mes concitoyens francophones m’a marquée à tel point que j’y ai toujours attribué le changement d’attitude envers le « bon français » qu’on m’avait enseigné à l’école. Le français que mes congénères québécois et québécoises ont adopté à partir de ce moment devait servir à nous créer une identité propre, pour nous distinguer des « maudits français » qui nous avaient insultés. Comme quoi le facteur humain entre toujours en cause.

Pour moi, qui suis de la vieille génération aujourd’hui, le « joual » était effectivement la langue de la rue et il n’avait pas de place dans notre façon de parler si on voulait faire preuve de notre niveau d'éducation. C’était une question de respect et d’amour pour « notre » langue française qui, même avec ses particularités terminologiques, nous appartenait autant qu’aux Français et autres francophones du monde. Nous sommes nombreux, je pense, et non seulement parmi les professionnels de la langue à soigner notre « français » et à œuvrer pour sa survie et son rayonnement. Comme l’a si bien dit l’Office de la langue française dans une de ses premières campagnes de sensibilisation, « Bien parler, c’est se respecter. »

Pour ce qui est des autres commentaires de Jonathan, surtout au sujet de l’usage de mots anglais, je dois dire que j’en ai observé autant sinon plus dans le français parlé et écrit en France. J’ai encore les cartes d’affaires (cartes de visite en France) de gens de l’industrie informatique à Paris affichant le titre de « Project Manager » au lieu de « Gestionnaire de projet ». Les jeunes gens des deux côtés de l’Atlantique adoptent des mots américains disant que ça fait « cool ». J’ai vu le même phénomène en Lithuanie lors d’une visite en 1999 pour ce qui est des mots décrivant les nouvelles réalités technologiques (« komputeris » pour ordinateur).

Pour clore, en tant que Montréalaise de naissance et de résidence, je vous invite aussi à venir nous rendre visite. Par contre, je ne vous conseille pas de tutoyer tous les gens que vous rencontrerez : c’est peut- être assez courant, mais c’est également familier et inacceptable pour plusieurs d’entre nous.

AG-Mtl


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Adrien Esparron
France
Local time: 10:50
Member (2007)
German to French
+ ...
Un artiste maudit ? Apr 29, 2007

AG-Mtl wrote:

Je ne me souviens plus exactement des événements qui en étaient à l’origine, et je suis certaine qu’il y avait d’autres raisons, mais il me semble qu’un de nos plus populaires artistes québécois de l’époque était revenu de France où son accueil avait été pour le moins négatif et où sa façon de parler avait été dénigrée.



Il ne pouvait s'agir de Félix Leclerc, rassurez-nous !

Une perfection, un vrai bonheur ...

OM


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JCEC  Identity Verified
Canada
Local time: 04:50
Member
English to French
Un Charlebois incompris Apr 29, 2007

Olivier MANESSE wrote:

Il ne pouvait s'agir de Félix Leclerc, rassurez-nous !

Une perfection, un vrai bonheur ...

OM


Non, il s'agit du premier passage à l'Olympia de Robert Charlebois avec Louise Forestier en 1969. L'accueil fut si mitigé que Charlebois jeta sa batterie dans la salle et la tournée fut écourtée.

http://www.rfimusique.com/sitefr/biographie/biographie_8883.asp

L'incident a fait l'objet d'un documentaire, très populaire à l'époque, de François Brault et Jean Dansereau intitulé "À soir, on fait peur au monde".

Précisons quand même que Charlebois fut nettement mieux accueilli ou compris lors de sa deuxième tournée à l'Olympia en 1972.

Bon dimanche,

John


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Adrien Esparron
France
Local time: 10:50
Member (2007)
German to French
+ ...
Cela s'est bien arrangé depuis ! Apr 29, 2007

JCEC wrote:

Non, il s'agit du premier passage à l'Olympia de Robert Charlebois avec Louise Forestier en 1969. L'accueil fut si mitigé que Charlebois jeta sa batterie dans la salle et la tournée fut écourtée.
...
Précisons quand même que Charlebois fut nettement mieux accueilli ou compris lors de sa deuxième tournée à l'Olympia en 1972.



Merci John,

Je me souvenais vaguement de l'événement mais sans plus. Depuis, cela s'est tout de même largement arrangé avec des distinctions pas des moindres de la part des hexagonaux ...

Cela a vraiment fait du "bruit" au Québec à l'époque ?

Bonne fin de journée (ici),

Olivier


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JCEC  Identity Verified
Canada
Local time: 04:50
Member
English to French
Une période mouvementée Apr 29, 2007

Olivier MANESSE wrote:

...

Cela a vraiment fait du "bruit" au Québec à l'époque ?

Bonne fin de journée (ici),

Olivier


Cela a effectivement fait couler beaucoup d'encre, mais il ne faut pas oublier qu'on se trouvait en plein milieu d'une période particulièrement mouvementée de l'histoire du Québec.

Pour éviter toute discussion sur le contexte politique, je conseille aux intéressés de lire la section Modernisation et contestation (1960 à aujourd'hui) de l'entrée Québec de Wikipedia :

http://fr.wikipedia.org/wiki/Québec

Bonne soirée,

John


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Odette Grille  Identity Verified
Canada
Local time: 04:50
English to French
+ ...
Une différence qui pourrait sembler mineure May 1, 2007

Cette satanée différence entre le dîner et le souper et le déjeuner et le dîner...
m'en a fait baver dans un roman dont on me demandait de le traduire en « français international ».
Il n'est pas toujours facile ou élégant de périphraser...

Parfois, les différences sont subtiles. Une même expression n'a pas tout à fait le même sens ou la même force.
Sans vouloir offenser, j'ai dû intervenir un jour entre un Québecois et un Français pour éviter une bagarre. Le Français avait utilisé l'expression : « Tes con, toi... » et le Québecois ne savait pas que c'est presque un mot d'amour en français...

« Supporter sa belle-mère », c'est sympa en québecois, c'est limite en français...

Et puis, la manière de prononcer l'beurrrr...
D'ailleurs, c'est la prononciation qui présente le plus gros problème pour un Français qui débarque...
Tiens ! Justement, si un Québecois vous demande de débarquer de son char, il est pas forcément fâché...

Bref, un plaisir à déguster chaque jour...Mon chum est québecois !


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