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Off topic: Comment êtes-vous devenu traducteur/trice ?
Thread poster: Honeybunny

Honeybunny
Local time: 07:03
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Aug 7, 2007

Voilà, la question, encore une, est posée.
Je suis toujours dans ma thèse (pour ceux qui auraient déjà répondu à mon autre post "la question qui tue"), et là je travaille sur une section intéressante :

"Comment devient-on traducteur?"

Donc cela m'aiderait beaucoup d'avoir vos réactions, de savoir si la vocation vous est venu tôt, si ça a été un concours de circonstances, si vous avez suivi une formation ciblée ou plus générale, si vous venez d'un tout autre secteur, etc., enfin, tout ce qui pourrait me donner des idées de votre parcours.

Vous n'êtes pas obligés de rentrer dans les détails bien sûr,
simplement esquisser les grandes lignes de votre parcours (si vous pouviez également indiquer si à ce jour vous êtes indépendants ou travaillez pour une agence, et enfin, si vous en vivez à peu près ou s'il ne s'agit que d'une activité occasionnelle, ce n'est pas obligatoire mais ça pourrait m'aider aussi).

Voilà, à vos claviers, j'espère que j'aurai des réponses tout aussi enthousiasmantes que la dernière fois.

Honeybunny

[Objet modifié par l'équipe ou un modérateur 2007-08-14 21:33]


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A.L.
Local time: 07:03
English to Spanish
+ ...
Mon père Aug 7, 2007

Bonjour!

Moi, je suis devenue traductrice par vocation. J'ai toujuors écouté avec intêret les histoires de mon père (qui travallait pendant longtemps en Allemagne comme traducteur/interprète). Ça lui a été arrivé totalement par hasard mais pour plusieurs années a été son métier.

Mes parents ont voulu que je commence à étudier anglais très tôt et tout est venu simplement. À la fin du lycée j'avais déjà décidé d'étudier traduction (j'ai fait mes études à Salamanque). J'ai travaillé comme traductrice in-house et maintenant je suis indépendante, même si j'ai un autre boulot. Mais j'espère que finalement je deviendrai traductrice à plein temps. Je suis persévérante!

Bonne journée!


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avsie  Identity Verified
Local time: 07:03
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Une réponse précédente Aug 7, 2007

il y a bientôt 2 ans, j'avais répondu ceci, à propos de mon parcours: http://www.proz.com/post/269870#269870



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Sophie Dzhygir  Identity Verified
France
Local time: 07:03
Member (2007)
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Quelle vaste question ! Aug 7, 2007

Bon, pour faire bref :

A l'école, j'avais un profil plutôt littéraire, très fort en langues. J'ai rapidement su que je voulais aller vers les langues, d'où le choix d'une option LV3 en seconde.
Vers la fin du lycée, question de l'orientation : je voulais faire un truc à fond dans les langues (donc pas tourisme ou commerce international), donc il restait que deux solutions : prof ou traduction/interprétariat. Je savais que je voulais pas être prof. Et a priori je me sentais pas trop branchée interprétariat non plus. Donc, je me suis rapidement mis en tête de devenir traductrice... littéraire évidemment (je suis une assez grosse lectrice, et je l'étais surtout à l'époque). Je me suis renseignée au centre d'orientation sur les formations de traduction. On ne m'en a indiqué que quatre (ouais ils sont pas très doués...) : ESIT, ISIT, ITI-RI et IPLV. J'ai exclu tout de suite les deux qui ne recrutaient qu'à bac +2 (soit l'ITI-RI et l'une des deux écoles parisiennes, je ne sais plus) parce que j'avais hâte de m'y mettre. Je me suis renseignée auprès des deux autres : l'école de Paris m'a paru assez désagréable (accueil téléphonique imbuvable, plaquette grise et minuscule) alors comme déjà j'avais pas très envie d'aller à Paris, eh ben je suis partie à Angers, vu qu'en plus ils étaient sympas et ont bien vendu leurs services. Et j'ai pas regretté. J'ai fait là-bas DEUG et Licence LCE d'allemand avec les cours complémentaires (inspirés de LEA) et j'y ai débuté ma (nouvelle) troisième langue, avec 1 semestre ERASMUS en Allemagne, après j'ai fait un break d'un an pour étudier le russe en Ukraine, puis j'ai terminé la dernière année de spécialisation en traduction avec 5 mois de stage en agence, où j'ai été embauchée et où j'ai travaillé 3 ans avant de me mettre à mon compte récemment. Evidemment, j'ai laissé mes rêve de traduction littéraire en route et je ne le regrette pas du tout non plus.

Euh, voilà, j'ai essayé de résumer ;o)

[Modifié le 2007-08-07 18:25]


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Eloïse Notet  Identity Verified
France
Local time: 07:03
Member (2005)
German to French
+ ...
à 15 ans.. Aug 7, 2007

Je n'avais pas encore quitté ma Province..
mais à l'entrée en seconde, j'écrivais sur mes petits papiers de présentation de début d'année à restituer aux profs que je terminerai mes études en Allemagne... et que je serai traductrice...

Passage par un LEA affaires et commerce, puis une année Erasmus en allemagne, où je suis restée et où j'ai conclu l'affaire

Pas de regrets...


bonne soirée


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Stéphanie Soudais  Identity Verified
France
Local time: 07:03
Member (2006)
English to French
au collège... Aug 7, 2007

...j'adorais le français et je voulais faire un métier d'écriture, genre journaliste (ou mieux, écrivain!). Puis je me suis découvert une passion pour l'anglais; alors le seul métier qui me permettrait d'allier les deux et d'apprendre tout un tas de choses en travaillant, et bien c'est la traduction. Licence d'Anglais à la fac, une année Erasmus en Irlande puis l'ESIT à Paris, où j'ai dû me remettre à l'allemand (dur dur, je n'ai jamais pu ratttraper mes lacunes !), ce qui m'a beaucoup ralentie pour obtenir mon diplôme. Je me suis mise à compte à peine sortie de l'école, et j'ai effacé la combinaison allemand-français de mon CV...

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lorette  Identity Verified
France
Local time: 07:03
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Le hasard fait bien les choses ! Aug 7, 2007

Si on m'avait dit que j'en serais là actuellement !!!!

Faisons court)
Cursus LEA + une année en échange Erasmus. J'ai suivi des amis dans cette aventure, pourquoi pas me suis-je dit !
Puis j'ai terminé mes études en Allemagne. La carotte au bout du bâton : diplôme de traductrice.
Après quelques candidatures envoyées à la recherche d'un CDD ou CDI sans grande satisfaction, j'ai décidé de plier bagages et de rentrer en France, quand j'ai rencontré l'amour ! Le hasard ou le destin, que sais-je !

Installée à mon compte depuis près de 3 ans, je jongle encore entre 3 jobs. D'une part pour éviter la monotonie et l'isolement, et d'autre part car certains mois sont plus difficiles que d'autres. Il ne faut pas se voiler la face, mais le défi est au RV à chaque nouveau contrat !
Un métier passionnant, mais des nerfs en béton sont nécessaires.

Ai-je fait le tour de la question ?)

En espérant vous avoir donné matière !


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Honeybunny
Local time: 07:03
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+ ...
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Merci Aug 8, 2007

Merci encore pour vos réponses, j'y vois un peu plus clair

Je remarque un point commun, la majorité d'entre vous était attiré par les langues (et parfois la littérature) assez tôt en fait... Ca pourrait être un dénominateur commun... ça et le séjour à l'étranger.

A part Marie-Claude qui a commencé par être infirmière, y a t-il d'autres personnes qui ont suivi une formation et exercé un autre métier sans rapport avec la trad avant de se réorienter? (commerce, génie, médecine, droit, etc.)

Merci encore pour votre temps et bonne continuation à toutes! Comme dit Lorette, il faut vraiment des nerfs solides et beaucoup de détermination!

Honeybunny

[Edited at 2007-08-08 08:04]

[Edited at 2007-08-08 08:04]


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Anne-Sophie Jubien  Identity Verified
Local time: 07:03
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+ ...
On revient à la case départ... Aug 8, 2007

Bonjour,

En ce qui me concerne, j'ai fait des études d'allemand (LCE) à la fac de Bordeaux et, l'année de Licence, je suis partie en Allemagne grâce au programme Erasmus (à Duisburg).
A la fin de l'année, j'ai décroché par hasard mon premier job : assistante parlementaire d'une députée allemande à Bruxelles. J'avais fait un stage dans son cabinet et, au départ de son assistante, elle m'a proposé le poste. Bien sûr, j'ai sauté sur l'occasion. La première année a été dure : la tête dans le guidon. La deuxième année, j'ai choisi de m'inscrire au centre de télé-enseignement de la fac de Strasbourg pour commencer une Maîtrise que j'ai décrochée en un an.

L'année suivante, j'ai quitté Bruxelles et suis retournée 7 mois en France, à Cergy-Pontoise où j'ai passé un DESS de Traduction juridique (Allemand-Anglais-Français). Puis retour en Allemagne pour un stage en cabinet d'avocats... qui a débouché sur un emploi à temps partiel. J'ai trouvé un second temps partiel dans la traduction/interprétariat (mais dans la métallurgie !) dans la même rue. Bref, j'ai fait les 2 pendant quelques mois puis le second s'est transformé en temps plein.

De retour en France depuis 5 ans, je viens seulement de me mettre à mon compte, après des jobs salariés en tant qu'assistante de direction puis assistante achats mais où j'avais de temps en temps un texte à traduire.

Voilà, finalement, c'est un peu long mais j'y suis et je pense y rester !!


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Philippe Etienne  Identity Verified
Spain
Local time: 07:03
Member
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Lien de Marie Claude Aug 8, 2007

J'ai des trous de mémoire...

[Modifié le 2007-08-08 10:53]


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MBCatherine
France
Local time: 07:03
German to French
+ ...
@ lorette Aug 8, 2007

C'est beau c'que tu dis Laure

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lorette  Identity Verified
France
Local time: 07:03
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+ ...
@ Catherine. Aug 8, 2007

Catherine Mbock wrote:

C'est beau c'que tu dis Laure


Merci. Le hasard de la vie !
Si je n'avais pas tiré le gros lot, je me demande ce que je ferais actuellement
Mais avec "si" on referait le monde.


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Adrien Esparron
France
Local time: 07:03
Member (2007)
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Pour payer mes études ... Aug 9, 2007

... et ne plus décharger des camions de chou-fleur aux Halles.

L'année universitaire 67-68 s'étant terminée comme chacun le sait, je me suis retrouvé en juillet dans un pays exotique (sous les pavés, la plage) où, rien ne se passant de nouveau à Paris (fermeture des facs et tout et tout), je suis resté jusqu'à la rentrée 1969.

De retour après avoir beaucoup travaillé la langue locale (cela ne se fait grosso modo de manière efficace que sur l'oreiller), je me suis inscrit à Langues O.

Au premier cours, l'un des maîtres de conférence repère des capacités inhabituelles pour un parisien n'ayant aucun rapport avec l'orientalisme (en 67 j'étais en première année de géologie pour faire comme Haroun Tazieff quand je serai grand) et me propose de faire des vacations pour le centre de recherches où il est officiellement titulaire.

Voilà, en 68 avant que tout ne parte en ficelle je travaillais la nuit aux Halles, en octobre 69 j'émargeais à l'Université en plein jour.

La suite est simple, j'ai poursuivi de très longues études, toujours pas vraiment terminées pour autant, et n'ai jamais arrêté de traduire. Aujourd'hui complètement électron libre (depuis plus de 20 ans) et assurant seul la vie de la maisonnée.

OM


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Zaida Machuca Inostroza  Identity Verified
Chile
Local time: 01:03
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+ ...
Mon expérience Aug 9, 2007

Moi, je suis chilienne, mais j'ai toujours aimé la France. Quand j'étais petite et on jouait aux "pays" (avec un ballon, avec d'autres amis, je choisissait toujours être la France).

Après, à l'école primaire je n'avais que de cours d'anglais, j'habitait loin de la ville ou était le Lycée Charles de Gaulle et ma mère qui avait l'intention que ma soeur et moi aurions étudié là-bas, a craint de nous voir partir si petites de la maison, donc, je n'ai connu la langue française qu'en arrivant au lycée, et je l'ai aimé tout de suite. Malgré ça, il y avait d'autres choses que j'aimais dans la vie ou que j'avais comme objectif pour étudier à l'Université, car je ne pensais à autre chose qu'à étudier à l'Université.

Les autres carrières aux quelles je pensais c'étaient "Médicine Vétérinaire" j'aimais bien les animaux et j'emmenais chez moi de temps en temps les petits chiens, les petits chats abandonnés dans la rue et mon père se fâchait avec moi à cause de cela.

L'autre carrière dont j'étais intéressée, c'était "Education Différentiel" à cause de mes problèmes d'audition, je voulais enseigner les sourds. Mais quand j'ai rendu la PAA (Preuve d'Aptitude Académique), ma mère étais de voyage au Brésil, chez une de ses soeurs qui habite là-bas et moi, je suis restée avec ma soeur, mon père et ma grande mère. Au moment où j'ai eu les résultats de cette PAA, j'ai eu la mauvaise idée de demander à mon père son avis et il m'a dit "non" quand je lui ai dit que je voulais étudier une de ces deux carrières, car, pour cela, je devais laisser la maison (à l'Université de Concepción siégé à Concepción on ne trouvait pas ces carrières à cette époque là), donc, en tenant compte de mon amour pour les langues, la littérature et surtout le français, je me suis décidé à postuler à la carrière de Traduction Français Espagnol dictée par l'Universidad de Concepción et j'avais le deuxième meilleur qualification pour y entrer.

Et quelle surprise, quand je suis allée me matriculer, une de mes amies du lycée, Marcela, se matriculait à la même carrière, elle avait un avantage, elle avait étudié sa préparatoire au Lycée Charles de Gaulle, donc elle maîtrisait mieux le français que moi. Durant ma deuxième année il est né mon premier enfant, donc étudier est devenu une tâche un peu plus compliquée pour moi. Cependant c'est moi qui travaille maintenant avec la traduction, en tant qu'elle ne se décide à le faire. Il faut signaler que je faisais des traductions avant même avoir reçu mon titre ou diplôma, pour personnes connues ou de ma famille. Quand je fini d'etudier, j'ai mis un avis ou affiche dans la fenêtre de ma maison et un jour il est passé par là un monsieur qui m'a demandé un petit travai de traduction d'une seule feuille, concernant un filtre vitivinicole, celui-ci a été mon premier travail en tant que traductrice professionnelle, mais aujourd'hui j'habite à la campagne, donc aucune possibilité de mettre un avis dans la fenêtre, personne ne le verrait.

Après, avoir fini ma carrière, j'ai commencé un "Post Titre de Traduction Anglais Espagnol", mais je ne suis pas arrivée à le finir parce que j'ai eu des problèmes familiaux (il est né ma fille, donc j'ai du quitter la faculté pour me dédier à la surveiller, d'autre part, mon père n'étais pas d'accord avec mes études et ce sont mes compagnons qui ont payé ma matricula. Je ne suis jamais revenue à la faculté car après je suis partie, jusqu’aujourd’hui, vivre à Cabrero, donc voyager pour étudier deux années c’étai un peu compliqué. Mon père m’a convaincu d’étudier secrétariat à Manpower et après avoir fait mon stage en tant que secrétaire à la Mairie de Cabrero, j’ai commencé à travailler ici.

Je voyais s’éloigner le monde des lettres, littérature, langues, quand un jour mon amie Marcela, avec laquelle j’étudiais à l’université, m’a téléphoné pour me dire de fouiller dans le journal du dimanche une publication d’un poste de travail en tant que secrétaire bilangue français espagnol et j’ai présenté mon CV, on m’a appelé, j’ai passé toutes les preuves psychologiques et entrevues et parmi plus de soixante dix secrétaires on m’a choisi. J’ai, donc, commencé à travailler chez Operadora Autopista del Bosque S.A., filiale au Chili de Cofiroute France, et parmi les fonctions que je devais réaliser, je devais traduire les lettres, corriger les documents en espagnol préparés par le Directeur Général (il ne parlait pas assez espagnol à cette époque là), traduire des rapports, etc. et je devais aussi servir en tant qu’interprète quand les autorités de l’entreprise venaient au Chili ou il y avait des étudiants français faisant son stage à Operadora. Si je n’aurai pas changé de travail, il est possible que je n’aurai jamais revenu aux langages, mais ces six années chez Operadora m’ont servir pour reprendre mes connaissances un peu oubliées.

Un jour, en surfant sur Internet, j’ai trouvé ProZ. Au début, je ne savais bien quoi faire et de temps en temps je revenais sur le site pour chercher quelque terme, je me suis inscrit gratuitement au début, mais cette année je me suis décidé et j’ai payé pour devenir membre et même si je n’ai pas eu assez de travaux, j’ai acquis encore plus d’expérience et cela est très bon pour moi.

Dans le futur, qui sait, je pourrais me dédier seulement à la traduction. Il me faut quelques choses, car j’habite à la campagne et je n’ai pas de connexion Internet chez moi et à Cabrero il n’arrive pas encore le WIFI et pour moi, avec cinq enfants déjà, c’est un peu difficile de penser à installer une antenne ou quelque chose comme ça pour me connecter, je voudrais, mais…

Bon, j’espère ne pas avoir vous ennuyés avec mon long commentaire.

Bisses,

Zaida


[Editado a las 2007-08-09 16:44]


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Pro-Trans
France
Local time: 07:03
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+ ...
Rêve d'enfant... Aug 10, 2007

Un jour (je devais avoir 7-8 ans), alors que j'étais en train de lire un volume de la collection Alice de Caroline Quine, je me suis rendu compte que ce livre n'était pas écrit en français à l'origine. C'est là que j'ai découvert le métier de traducteur et cela m'a éblouie !
A cet âge-là, je trouvais cela épatant que quelqu'un sur terre puisse comprendre aussi facilement une langue étrangère et réécrire l'intégralité du livre en français. Le traducteur d'Alice (je pensais qu'il n'y en avait qu'un à l'époque) est devenu une idole pour moi et le métier de traducteur, un rêve... Moi qui dévorais les livres, passer ses journées à lire et à réécrire des bouquins était pour moi le métier idéal !
J'ai continué mon petit bout de chemin, je me suis passionnée pour les langues au collège et mon idée de devenir traductrice est devenue très sérieuse. Cependant, j'ai vite baissé les bras lorsque je me suis renseignée sur la réalité de ce métier... Traducteur indépendant, payé à la page (à l'époque !), pas de minimum de revenus assuré tous les mois, devoir se trouver des clients. Ce genre de métier n'était malheureusement pas pour moi. De plus, j'ai appris que les traducteurs traduisaient plus souvent des manuels d'installation que des livres... Le mythe s'est effondré et je me suis raisonnée en me disant que je ne voulais pas passer ma vie à traduire des manuels...

Je me suis finalement orientée vers une prépa économique, j'ai fait l'expérience de la traduction littéraire lors des entraînements aux épreuves de langues du concours et je me suis vraiment rendu compte des difficultés de la traduction... Comme faire une école de commerce ne me tentait que moyennement, j'ai décidé de passer le concours d'entrée à l'ESIT suite à mes deux ans de prépa. J'y suis allée en "touriste", pour voir les difficultés du concours d'entrée. Grande surprise : j'étais admissible ! Ne m'y attendant pas le moins du monde, je n'étais malheureusement pas assez préparée à l'épreuve écrite où j'ai échoué à cause de mon manque de vocabulaire en espagnol. L'école que je convoitais depuis des années me paraissait enfin accessible. Avec ces résultats encourageants, je me disais que je pourrais toujours retenter l'année suivante.

Finalement, j'ai fait mon école de commerce de A à Z tout en passant des licences de LLCE anglais et espagnol par correspondance. A la fin de mon école, j'avais définitivement laissé tomber l'idée de faire de la traduction, pour moi on ne pouvait pas en vivre ! Ce n'était qu'un rêve à jeter aux oubliettes...

Et voilà, qu'un jour, par curiosité, je me suis inscrite sur le site de la première agence de traduction sur laquelle je suis tombée sur Internet... juste pour voir... de toute manière, je n'étais pas encore immatriculée et je n'avais pas l'intention de le faire. C'était plus par curiosité, je n'avais rien à perdre...

Et il se trouve que deux jours plus tard, j'ouvre ma boîte email et je vois que quelqu'un de cette agence me demande si je suis disponible pour un projet de 6000 mots à rendre 2 jours après !! Je n'en revenais vraiment pas et ne savais pas quoi faire... Je ne connaissais rien sur ma "productivité" en traduction et de plus, je n'étais pas encore enregistrée. J'ai donc décliné cette offre poliment.

Ce coup du destin (on peut appeler cela le destin, je pense...) m'a définitivement convaincue de m'enregistrer en tant
que traductrice indépendante quelques jours après...

Je trouve cela incroyable, je n'en reviens toujours pas. Cela ne s'est pas joué à grand chose... Si c'était sur le site d'une autre agence que je m'étais inscrite, je ne serais certainement pas là aujourd'hui sur proz à vous décrire mon expérience.

Comme quoi, quels que soient les chemins divers et variés que l'on prend, on en revient toujours aux premières amours...


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