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Des tarifs en particulier et des agences en général
Thread poster: Beatrice Hercend

Beatrice Hercend  Identity Verified
Local time: 18:00
Member (2010)
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Feb 17, 2003

Sur un autre forum, on parle à nouveau des tarifs et des pressions qu’exercent les agences pour les niveler vers le bas. C’est vrai et je trouve ça lamentable aussi, mais ce n’est pas la seule chose que je leur reproche pour ma part.



Évidemment, je ne les englobe pas toutes, loin de là. Mais pour nombre d’entre elles, je leur reproche tout bonnement de ne pas jouer leur rôle et de reporter tous les risques sur les traducteurs, de façon unilatérale, sans concertation avec nous.



1°) Les tarifs

Le client final étant de plus en plus difficile et regardant, nous devrions nous adapter et nous préparer à une baisse des prix. Car de son côté, si l’agence accepte ces tarifs bas, elle n’est pas prête à réduire sa marge et cherche des traducteurs, qui eux, subiront la baisse.



Exemple : très récemment, on me proposait un projet apparemment très intéressant à divers points de vue mais avec un tarif lamentable, justifié globalement par un « vous connaissez les tarifs de l’édition ».



2°) Les bons de commande

Là, c’est souvent le flou artistique. J’obtiens peu de bons de commande avant de démarrer et qui soient explicites. Certaines agences n’en font pas du tout, d’autres après que le travail soit rendu. Il manque le délai de paiement, la description du travail est succincte, etc. Bref, à nouveau, l’agence procède comme ça l’arrange.



Exemple : alors que, la semaine dernière, je faisais une relance de paiement auprès d’une agence car les 30 jours habituels étaient largement dépassés, on me répond simplement que le délai de paiement est passé à 60 jours car les clients paient de plus en plus tard. Je ne bronche pas bien que je trouve le fait de me prévenir de cette façon assez impolie, mais je demande simplement que, pour les bons de commande à venir, ce nouveau délai soit précisé. Et là, l’agence me dit simplement que non, elle ne souhaite pas faire apparaître cette information sur le bon de commande…



3°) Les conditions de travail, la qualité

Point qui n’est pas des moindres, j’ai souvent l’impression que l’agence fait office de boîte aux lettres, se contentant de prendre sa marge, sans en retour effectuer le service correspondant. Les questions sont remontées telles quelles au client final, pas de guide de style pour uniformiser le travail lorsque plusieurs traducteurs interviennent, pas de terminologie, etc.



Exemple : sur un projet sur lequel plusieurs traducteurs travaillent, il m’arrive souvent de créer une base MultiTerm, que j’envoie à l’agence, contenant les termes qui me paraissent importants ou récurrents, pour que tous les intervenants utilisent la même terminologie. Idem pour des règles de style minimum, est-ce que ce n’est pas typiquement le rôle de l’agence de s’assurer de la coordination ?



4°) Les paiements

On devrait décerner une médaille à celles qui paient rubis sur l’ongle. Beaucoup ne paient pas avant d’avoir reçu au moins une relance et j’ai l’impression de mendier lorsque, les 60 jours dépassés, je relance l’agence, qui n’a pas l’impression d’ être fautive, puisque le délai n’est dépassé que de peu, alors que, 60 jours, c’est sensé être le délai maximum.



5°) Les recours

Ils sont minces, si le Blue Board a l’intérêt d’exister, sa portée est très limitée.



Exemple : j’ai signalé sur le Blue Board qu’une agence (américaine, dont l’antenne pour laquelle j’ai travaillé est située en République Dominicaine) ne m’avait toujours pas payée, sans explication, au bout de cinq mois. Cette agence, dont j’étais sans nouvelle depuis des semaines, m’a contacté dès le lendemain en me disant très explicitement que si j’espérais être payée un jour, j’avais intérêt à retirer sans tarder ma remarque, ce que je me suis empressée de faire évidemment.



Comme je l’ai précisé auparavant, je ne fais pas ces reproches à toutes les agences qui, de leur côté subissent des pressions fortes, et j’apprécie d’autant plus de travailler avec celles qui nous traitent en vrai partenaires. Que pensez-vous de tout ça, des idées pour réagir ?



BĂ©atrice


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Nikki Scott-Despaigne  Identity Verified
Local time: 23:00
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les agences Feb 17, 2003

Voir mes réponses/commentaires à vos propos. Heureusement, toutes les agences ne sont pas sans scrupules. Mais certaines sont plus que recalcitrantes!



Nikki



Quote:






1°) Les tarifs

Le client final étant de plus en plus difficile et regardant, nous devrions nous adapter et nous préparer à une baisse des prix. Car de son côté, si l’agence accepte ces tarifs bas, elle n’est pas prête à réduire sa marge et cherche des traducteurs, qui eux, subiront la baisse.



Ma réponse : Il faut tenir bon et ne pas accepter.



Exemple : très récemment, on me proposait un projet apparemment très intéressant à divers points de vue mais avec un tarif lamentable, justifié globalement par un « vous connaissez les tarifs de l’édition ».



Ma réponse : Depuis très, très longtemps, cette difference existe, alors qu’elle ne soit aucunement justifiée à mes yeux. Toujours est-il que cet écart existe, ce qui explique pourquoi je ne fais que très peu de traductions pour des maisons d’édition. C’est bien dommage, car c’est une bonne vitrine pour le traducteur et dans mon cas, le travail est le même, essentiellement technique.



2°) Les bons de commande

Là, c’est souvent le flou artistique. J’obtiens peu de bons de commande avant de démarrer et qui soient explicites. Certaines agences n’en font pas du tout, d’autres après que le travail soit rendu. Il manque le délai de paiement, la description du travail est succincte, etc. Bref, à nouveau, l’agence procède comme ça l’arrange.



Ma réponse : Oui, très variable. Juridiquement, sauf indication contraire, le délai est de 30 jours (CE). On le sait tous, mais va l’appliquer. C’est pour cela que je ne travaille quaisment plus avec des agencies. Dès qu’un de leur clients tarde à payer, nous aussi on doit attendre. Et puis va savoir si ce qu’elles dissent est véridique! Par ailleurs, on n’a pas de lien contractual avec le client final, notre contrat étant avec l’agence. Elle ne peut espérer avoir le beurre et l’argent du beurre. Une fois le boulot fourni, on doit être payé. Un point, c’est tout. Sinon, allez-y tous pour les relances : premier rappel & demande de payer sous X jours > deuxième rappel (LR & AR) avec mise en demeure, si rien, huissiers. Fa ut pas oulbier non plus de majorer sa facture une fois arrivée à l’échéance – ne pas oublier non plus de l’indiquer sur sa facture. Cela a tendance à marcher avec les plus honnête, sans pour autant qu’ils paient la majoration!





4°) Les paiements

On devrait décerner une médaille à celles qui paient rubis sur l’ongle. Beaucoup ne paient pas avant d’avoir reçu au moins une relance et j’ai l’impression de mendier lorsque, les 60 jours dépassés, je relance l’agence, qui n’a pas l’impression d’ être fautive, puisque le délai n’est dépassé que de peu, alors que, 60 jours, c’est sensé être le délai maximum.



BĂ©atrice





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Louis Sanguinetti  Identity Verified
Local time: 23:00
Italian to French
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Tarifs Feb 17, 2003

Je suis aussi d\'accord sur ce point.

Il ne faut pas répondre aux appels d\'offres fantaisistes dans ce domaine. J\'ai été sidéré de voir une trentaine de réponses sur une offre à 0.03 €/mot.

Il faut pousser la qualité et c\'est toujours la voie de sortie et de succés.
[addsig]


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Nikki Scott-Despaigne  Identity Verified
Local time: 23:00
French to English
RĂ©ponses qui n'en sont pas Feb 17, 2003

Quote:


On 2003-02-17 18:30, lsan wrote:

Je suis aussi d\'accord sur ce point.

Il ne faut pas répondre aux appels d\'offres fantaisistes dans ce domaine. J\'ai été sidéré de voir une trentaine de réponses sur une offre à 0.03 €/mot.

Il faut pousser la qualité et c\'est toujours la voie de sortie et de succés.







Souvent dans pareil cas, il ne s\'agit pas de réponses, mais d\'explications plus ou moins polies!



Nikki

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pedro123
Local time: 19:00
English to Spanish
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Tout Ă  fait de ton avis. VOCI MA REACTION Feb 17, 2003

Mon expérience concernant un pourcentage majoritaire des agences, pas toutes, heureusement, mais la plupart :



1ère règle : faire le plus de marge possible sur le dos du sous-traitant



2me règle : accepter tout ce qui arrive, même des éventuels feuilles de papier passées à la poubelle, et les passer au traducteur “plus compétent” et moins cher. Il m’est arrivé de traduire des documents qui circulent dans les hypermarchés français implantés en Italie et destinés aux employés avec des propos fasciste (du style on est les meilleurs…. un vrai brouillage du cerveau). J’ai été tellement dégoûté que la fois successive le petit chef d’agences ne comprenait pas pourquoi je ne voulais plus traduite cette merde. Il a été tellement désagréable que je lui ai dit de ne plus me téléphoner.



3me règle : le traducteur doit tout faire au moindre prix et au prix établi par mot source: mise en page de fax et de graphiques, avoir et savoir utiliser tous les outils de traductions, même les moins connus. Si il y a des milliers de tags dans les fichiers de S-tagger, c’est son problème, pas le notre. Idem avec Quarkexpress etc.



4me règle : si c’est le bordel avec la terminologie, c’est pas le problème de l’agence, c’est le problème du traducteur qui doit corriger la terminologie des projets précédents et se “disputer” avec des éventuels réviseurs des clients qui changent souvent et qui n’ont jamais traduits de leur vie



5me règle : en cas de problème, c’est la faute du traducteur. Allez, on change de traducteur, on sait jamais, on peut tomber sur un magicien, un thaumaturge ou Padre Pio.



5me règle : si on peut, on ne paie pas le traducteur ou on négocie 50 % de la marge parce qu’il n’est pas “bon”.





Comment je réagis par expérience :



1ere règle : jamais de mise en page ou de travaux de PAO GRATUITS



2me règle : Terminologie. Au moindre problème et /ou incohérence, le signaler à l’agence avant la fin du travail. S’ils demandent des recherches, FACTURER le temps passé à faire les recherches en le demandant avant au client.



3me règle : ne faire jamais confiance à des phrases du style : on a beaucoup de travail, on peut travailler à ce prix car il y a beaucoup de volumes à venir. Si c’est le cas, DEMANDEZ UN CONTRAT PAR ECRIT LE STIPULANT.



4me règle : facturer le client immédiatement après la fin du projet



5me règle : envoyer immédiatement une lettre de mise en demeure en cas de mauvaise foi avec les délais de paiement ou carrément de mensonges reçues par écrit ou par téléphone. Eviter de travailler avec les mauvais payeurs ultérieurement.



6me règle : NE JAMAIS REGRETTER D’AVOIR PERDU UN MAUVAIS CLIENT ET ESSAYER TOUJOURS DE GARDER LES BONS



Qu’ils aillent voir ailleurs s’ils trouvent les meilleurs au moindre prix. Pour ma part, j’y doute fort. Une remarque : la plupart des agences et cabinets de traduction sont dans ce cas de figures. Essayer plutôt de contacter les clients directement.



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Beatrice Hercend  Identity Verified
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TOPIC STARTER
Clients directs Feb 18, 2003

Merci pour tous les points que tu as mentionnés (pedro ?), j\'ai déjà été confrontée à tous ces cas de figures !



Concernant ta remarque :

\"la plupart des agences et cabinets de traduction sont dans ce cas de figures. Essayer plutĂ´t de contacter les clients directement. \"



Je ne sais pas si tu y arrives, mais trouver des clients en direct, ça me paraît très très difficile, est-ce que certains y arrivent, autrement que par connaissance ?



BĂ©atrice


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Nikki Scott-Despaigne  Identity Verified
Local time: 23:00
French to English
Clients directs Feb 18, 2003

Quote:


Je ne sais pas si tu y arrives, mais trouver des clients en direct, ça me paraît très très difficile, est-ce que certains y arrivent, autrement que par connaissance ?



BĂ©atrice





Je travaille quasiment uniquement en client direct, car mes clients proviennent tous d\'un même domaine. (En occurence, c\'est le nautisme, qui est vaste : coureurs, constructeurs, architectes, organisateurs, fournisseurs, sponsors...). Il est vrai que mes premiers contacts me sont parvenus par connaissance, mais à partir de là, c\'est ses propores efforts qui font le reste - et puis les coups de bol, bien entendu! Une fois que j\'avais réellement compris quel secteur m\'intéressait, j\'ai passé des heures et des heures à construire des listes, parcourir des journaux techniques, suivre les développements, contacter ceux qui se trouvent à la pointe de tout ceal. Une fois la sélection faite, j\'ai postulé un peu comme quand on postule pour un emploi. Ainsi, ma clientèle s\'accroît petit à petit mais régulièrement. La bouche-oreille fait le reste. J\'ai le luxe de pouvoir cibler ce qui m\'intéresse car on est peu nombreux à cibler ce marché, qui pour ma part accrochait à cause des contacts dans le milieu, mes diplômes, connaissances techniques et puis un peu d\'insistence. Je vais les voir de temps en temps, je vais à quelques salons professionnels, on se parle! C\'est sympa car pour les plus réguliers des clients, j\'ai l\'impression de faire partie d\'une équipe (ponctuellement en fonction de leurs besoins, soit) pas juste en bout de ligne au fond de mon petit chemin breton... Je vais bientôt prendre un bureau \"en ville\", d\'ailleurs, si on peut dire que La Trinité sur Mer est uhne ville!



Quelque soit le domaine, je ne vois pas comment faire autrement. Cela ne se construit pas du jour au lendemain. J\'exerce depuis bientôt 9 ans et pendant les 2-3 premières années, j\'avais des coups de bourre et des périodes de plusieurs jours sans traduction à faire. Actuellement, je travaille à plein temps, 6 jours sur 7, parfois plus, parfois moins mais un plein temps quand même.



Pendant les années où j\'ai construit ma petite entreprise, et elle est petite, mon mari a été (est toujours) salarié. Sans cela, je n\'aurais sans doute pas pu me permettre de continuer quand le chiffre baissait de temps à autre.



Nikki



[ This Message was edited byn2003-02-18 11:46]

[ This Message was edited by:on2003-02-18 11:51]

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Beatrice Hercend  Identity Verified
Local time: 18:00
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TOPIC STARTER
C'est encourageant Feb 18, 2003

Merci Nikki, c\'est encourageant car j\'entame ma troisième année et j\'en suis encore au stade où j\'ai des coups de bourre, pendant lesquelles je refuse du travail, puis des périodes creuses, qui sont effectivement de moins en moins fréquentes, mais quand même...



BĂ©atrice


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mchd  Identity Verified
France
Local time: 23:00
Member (2010)
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Superbe analyse Feb 22, 2003

... dans laquelle je me reconnais parfaitement. J\'ai adopté exactement la même démarche au départ en 1989, et je poursuis toujours de la même façon dans le domaine de la métallurgie. Cet \"esprit d\'équipe\" permet d\'enrichir les traductions, de les coller au \"jargon\" de la branche d\'activité dans laquelle on travaille. Bien sûr, il faut aussi savoir collaborer intelligemment et ne pas hésiter à s\'investir pour traduire ce qui était nécessaire ... hier.

Bonne chance pour ce bureau \"en ville\", mais sur ce point je ne suis pas !


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FaenzaC
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Clients et Agences Mar 19, 2003

C\'est Ă  titre personnel que je me permet d\'intervenir, bien que travaillant pour une agence.



Je reprend les différents éléments qui ont été évoqués en détaillant et en fournissant un point de vue et quelques conseils, qui, je l\'espère, pourraient vous être utiles (les traducteurs pratiquant depuis longtemps les connaissent déjà certainement)



* Les tarifs :



C\'est vrai, les tarifs proposés sont parfois très bas - les prix généralement constatés sont de 0.06€ / mot pour les principales langues européennes (prix plancher traducteur), voir à 0.05 € / mot en Espagne ou en Italie (pratiqué par des agences locales). Ce sont les prix actuellement constaté dans la profession, pour des traductions non techniques.



Certains des traducteurs avec qui nous travaillons nous ont également signalé des 0.03 € / mot : n\'acceptez jamais ce tarif, c\'est de l\'escroquerie pure et simple.



D\'une façon générale les prix sont bien plus élevés aux USA où l\'offre est bien moins importante que la demande (mais les clients américains ont tendance à faire affaire avec des agences américaines avant tout).



C\'est également le cas au Canada - la communauté de traducteurs québécois maitrisant parfaitement l\'anglais source et le français cible à l\'écrit est assez réduite, et la demande est très importante, contrairement à la France, où l\'offre est très importante. Résultat, les tarifs sont plus élevés de 1/3 à 2/3 environ.



(Attention cependant, les traducteurs français *n\'ont pas les compétences* pour traduire vers le québécois. Tout comme un américain ne traduira pas un texte vers l\'anglais britannique, à moins d\'avoir vraiment une expérience très solide lié à ce pays.)



En Europe c\'est l\'inverse : les prix chutent, la concurrence est féroce, les traducteurs et les agences très nombreuses. Les taxes sont également très élevées.



Il faut cependant éviter de diaboliser systématiquement les agences. Toutes ne tentent pas de faire des marges faramineuses, n\'oubliez pas qu\'elles sont elles aussi tributaires de l\'évolution du marché.



Ainsi le client final, lorqu\'il contacte une agence, effectue un appel d\'offres, et évidement va comparer avec les prix les plus bas qu\'il peut trouver sur le net ou via d\'autres agences. La concurrence étant féroce, les prix chutent.



A noter aussi que de nouvelles agences apparaissent en France et en Belgique depuis un an, proposant aux clients des tarifs clients qui sont parfois inférieurs aux tarifs traducteurs les plus faibles.



Ces agences sous traitent leurs travaux à des sociétés basées dans les pays de l\'est, à Madagascar, etc. Jouant sur les différences de taux de change, ces dernières proposent des prix extrêmement bas. Conséquence : les prix chutent encore, pour les agences comme pour les traducteurs.



Toujours sur les tarifs, la question des maisons d\'édition a été évoqué dans un message précédent.



Celles-ci sont en effet connues pour leurs tarifs au mot extrêmement bas - bien que cela ne soit pas justifié, cette pratique existe depuis très longtemps et les agences n\'y sont pour rien.



* Les conditions de paiement :



Le délai est de 60 jours (si ce n\'est pas 90 jours - étant basé à Montréal je n\'en ai plus souvenance..) en France. Ce qui fait qu\'un client français va payer l\'agence le 59ème jour - s\'il a bien été relancé.



Effectivement une agence aura tendance à appliquer le meme délai au traducteur qu\'au client. Une seule parade : lorsque vous envoyez un devis, ou recevez un bon de commande, indiquez y votre délai de paiement noir sur blanc, après en avoir discuté. Une agence sérieuse ne pourra pas refuser ce point. Vérifiez toujours le délai de paiement et le moyen de paiement.



* Les moyens de paiement :



Paypal : toutes les sociétés n\'utilisent pas Paypal. Il y a bien sûr un à-priori négatif européen sur les paiements en ligne, mais au niveau sécurité comme au niveau comptabilité, pour une société, cela peut être de fait délicat. Surtout en cas de litige, il est difficile de prouver sa bonne foi. L\'exemple donné sur une autre partie du forum, d\'un traducteur indien indiquant n\'avoir pas été payé alors que l\'envoi par Paypal a bien été effectué est parlant.



* Par chèque - c\'est le plus économique si le client/l\'agence est dans le meme pays que vous, - sinon n\'acceptez jamais un chèque étranger, votre banque vous prendrai une commission exorbitante pour l\'encaisser. Certains clients tentent d\'appliquer ce procédé afin de ne pas payer les frais d\'expédition applicable à un virement.



* Par virement bancaire international :



C\'est la solution la plus répandue (et une des moins chères pour vous) si votre client est à l\'étranger. La banque récupère cependant une commission : des frais doivent être versés par l\'expéditeur à l\'envoi, donc par votre client ou par l\'agence avec qui vous travaillez (attention, bien que cela soit rare, il arrive que si certains, peu scrupuleux, essaient de les basculer sur vous).



Mais selon l\'usage, les frais de réception sont à votre charge. Ces derniers varient suivant les banques : il faut vous renseigner.



Attention, parfois une banque, servant d\'intermédiaire entre la vôtre et celle de votre client, prend également une commission supplémentaire.



D\'une façon générale il faut toujours discuter et se mettre d\'accord sur les modalités de paiement avec votre client AVANT le début des travaux. Gardez une trace écrite. Un simple email suffit.



* Les éléments de glossaire :



VĂ©rifiez toujours avec votre client/agence

s\'il existe un glossaire pour une traduction technique. Assurez vous sinon que vous pourrez obtenir réponse à vos questions sur des termes susceptibles d\'être propre à cette entreprise, utilisés en interne. N\'oubliez pas d\'en parler avant le commencement des travaux.



* Les normes Ă©ditoriales :



Un autre élément qui a déjà été évoquée auparavant : c\'est en effet la norme de payer un supplément pour tout travail de PAO ou de mise en page important (tableaux complexes, retouche d\'éléments graphiques, utilisation de QuarkExpress, etc). Une agence est supposée le savoir, un client direct ne le saura pas forcément, pensez à en parler.



S\'il s\'agit d\'un découpage en paraphraphes classiques, avec, au plus , certains tableaux simples, le tout étant à rendre au format Word, il n\'y a par contre pas de supplément. Y compris si le document source est en PDF, en Powerpoint..



* Quelques éléments sur les candidatures :



L\'une d\'entre vous se demandait dans un des messages de ce forum ce qu\'une agence faisait en dehors d\'ĂŞtre un simple relai.



Pour suivre la gestion de certains de nos projets je peux vous assurer que nous avons bel et bien du pain sur la planche !



Le rôle d\'une agence est bien sûr, par définition, d\'assurer à un client la garantie d\'une bonne traduction. D\'un point de vue éthique, l\'idée est de satisfaire et le client, et le traducteur.



Il y aurait beaucoup Ă  dire sur la question.



Pour donner un simple exemple, juridiquement, une agence est responsable de la qualité des textes fournis. Ainsi une erreur dans une traduction pharmaceutique entraine le rapatriement des produits, au frais de l\'agence - celle-ci est en général assurée - cher.



Pour revenir sur le sujet, le recrutement même demande une précision et un méthode sans failles - un faux sens suffit pour qu\'un client refuse de payer une agence et indirectement, les traducteurs. Et étant donné qu\'il existe bel et bien des personnes se présentant comme traducteurs, et ne l\'étant pas, il ne faut rien laisser au hasard.



Simplement, tout comme vous, nous avons un devoir de perfection (dans les limites humaines). Au dela de cela, une agence devrait être capable de connaître les compétences, mais aussi les préférences de chaque traducteur, pour pouvoir lui affecter des contrats en conséquence.



En matière de candidature, question qui revient régulièrement sur les forums, pour notre part, nous sommes arrivés à la conclusion que le seul système qui est vraiment efficace afin de pouvoir vérifier les compétences d\'un traducteur qui se dit compétent dans plusieurs domaines est de lui envoyer un *court* test pour chacun de ces domaines.



Demandez par contre à pouvoir consulter la correction des tests *avant* de les effectuer - là encore une agence sérieuse ne pourra vous le refuser.



Cela peut paraitre extreme, mais toute autre tentative s\'est soldée par de mauvaises surprises, pour notre part, à nos débuts.



Cela allait des traducteurs qui ne maitrisaient pas tous les domaines indiqués, aux traducteurs qui envoyaient des exemples de traduction qu\'il n\'avait en fait pas effectué eux-mêmes.



Sur Proz également, bien qu\'il y ait de nombreux professionels de haut niveau, certains se sont avérés ne pas être de véritables traducteurs.



C\'est l\'inconvénient de l\'utilisation d\'Internet comme média : certains peuvent utiliser l\'aspect \"virtuel\" de ce média pour se faire passer pour d\'autres.



Même avec le système des tests, de mauvaises surprises peuvent demeurer. Ainsi une traductrice qui travaillait sur un projet assez conséquent avait effectué un test sans faille dans ce domaine et... a rendu un travail vraiment déplorable à tout point de vue, qui a du être repris par une autre traductrice de l\'équipe. Les frais de correction ont été déduit du montant initial de la traduction, ce qui n\'est agréable pour personne (elle nous a d\'ailleurs par la suite laissé un joli cadeau via une note catastrophique dans le blueboard de Proz le.. 24 décembre)



Par contre il semble que certaines agences utilisent le système des tests pour faire effectuer des traductions gratuitement - si vous avez un sérieux doute, demandez un document signé le certifiant. Sinon seuls quelques indices pourront vousr éviter ce genre de problèmes - si l\'on vous laisse tout le temps nécessaire pour effectuer les tests, par exemple.



N\'acceptez *jamais* un test qui fait plus d\'une page (300 à 350 mots, sans répétitions) lors d\'un premier contact.



Pour finir, ne soyez pas étonné(e) si parfois la réponse à une offre de collaboration que vous envoyez à une agence peut être longue : le nombre de candidatures recue quotidiennement ou en traitement est souvent élevé, et les personnes en charge de cela au sein d\'une agence sont souvent débordés.



Voilà. En espérant que ce courrier puisse être intéressant pour certains d\'entre vous, malgré sa longueur.







[ This Message was edited by: FaenzaC on 2003-03-19 01:14]


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