French translation: faire de sa vie une oeuvre d'art/ se créer soi-même comme une ...
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GLOSSARY ENTRY (DERIVED FROM QUESTION BELOW)
English term or phrase:
To create oneself as a work of art
French translation:
faire de sa vie une oeuvre d'art/ se créer soi-même comme une ...
English term or phrase:To create oneself as a work of art
The phrase "To create oneself as a work of art" is attributed to Michel Foucault and his allusion to the possibility of an aesthetics of existence.
I would be extremely grateful if anyone could provide me with an accurate translation of this phrase from English to French as I've been experiencing extreme difficulty in this regard for some time.
Ou encore : "construire sa vie comme une oeuvre d'art" :
Philosophe et historien, Michel Foucault fut en France une des figures les ..... Il faut se gouverner soi-même et *construire sa vie comme une œuvre d'art. ...* http://sos.philosophie.free.fr/foucault.php
-------------------------------------------------- Note added at 18 minutes (2009-01-21 21:48:53 GMT) --------------------------------------------------
-------------------------------------------------- Note added at 21 minutes (2009-01-21 21:51:14 GMT) --------------------------------------------------
Recommandations de Michel FOUCAULT lui-même :
PDF] Vivre sans dieu, vivre sans spiritualité?Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat - Version HTML
sa place avec ses mots et ses idées. personnelles, avec ses doutes. Michel Foucault recommandait à. chacun de *faire de sa vie une oeuvre. d’art. ...* http://www.reliures.org/dossiers/03/o-Vivre sans dieu, vivre... - Pages similaires
Votre question Jacques fait mention de "oneself" et non pas de "ourselves", mais cela n'a aucune espèce d'importance à mon avis. Je ne vois pas de différence fondamentale.
« Je ne fais pas de différence entre les gens qui font de leur existence une œuvre et ceux qui font une œuvre dans leur existence » [7] . Dans ses derniers écrits, Michel Foucault revient sur la nécessité de « se construire, se créer comme une œuvre d’art ». Pourquoi en effet les choses seraient-elles qualifiables de ce vocable, et pas notre propre existence ? Le philosophe argumente à partir de l’expérience des citoyens grecs et romains, (entre le quatrième siècle avant JC et le IIe siècle de notre ère). Il appelle cette pratique l’écriture de soi. Très loin d’être une écriture « sur » soi, de type autobiographique, ou une recherche d’un tréfonds qui serait en soi-même comme un trésor à apporter aux autres, il s’agit ici d’une recherche de principes de vie, d’une éthique, dont la finalité est d’apporter aux autres, dans l’échange et dans la cité, par le débat, une pensée toujours en mouvement, nourrie des multiples expériences de la vie. Se référant à Platon, mais surtout à Epitecte, puis à Sénèque, Michel Foucault analyse cette pratique antique de l’entraînement à la pensée, exercice quasi quotidien chez les lettrés de cette époque. Ainsi les Anciens se méfiaient-ils de ceux qui se contentent de cumuler du savoir par la lecture, sans une mise en travail par l’écriture, ce qui les conduit à une fuite en avant dans la nouveauté, et finalement à une instabilité de conviction, les rendant irresponsables dans la gestion des affaires de la cité ; a contrario, Sénèque, comme Epitecte, proposent de lire, d’écouter, d’échanger, de débattre, de confronter ces multiples lectures à son vécu, à son quotidien, à son passé, et surtout de faire appel à l’écriture pour digérer (métaphore récurrente) ce butinage quotidien, de telle façon que chacun puisse se constituer une sorte de stock de pensées personnelles, un trésor en somme, que l’on puisse apporter aux autres pour faire front aux aléas, aux problèmes de l’existence, et contribuer à la réflexion commune dans la gestion des affaires collectives. D’où la pratique, conseillée, expliquée, instituée, du carnet de notes. Attention, toutefois : il ne s’agit pas de carnet de route, ni seulement d’écriture théorique -comme aptitude à abstraire, à conceptualiser- il s’agit bien de comportement éthique, de création de soi, de développement de la citoyenneté. Foucault qualifie cette pratique d’esthétique de l’existence ; cela est tout autre chose que la fixation sur soi-même, ou l’auto fascination, (thèmes quasi exclusifs aujourd’hui de la sous culture littéraire dominante) [8] .
De la création de soi.
À travers ces quelques exemples, on voit « le sujet en travail », se questionnant, et sans nul doute enrichissant son propre soi et celui d’autrui. De mon point de vue, il y a là une source féconde de déplacements, une exploration du sujet par lui-même, où le scripteur constitue sa propre identité à travers cette « recollection de choses dites » comme écrit Michel Foucault. « Par le jeu des lectures choisies et de l’écriture assimilatrice, on doit pouvoir se former une identité à travers laquelle se lit toute une généalogie spirituelle » Sénèque [9] . Mais cette pratique gagne encore en efficacité, en pouvoir de transformation, quand le sujet agit, échange, pense en simultanéité dans le groupe, et de proche en proche dans des ensembles humains de plus en plus larges.
C’est la question de l’échange, du partage, qui est posée. Qu’en est-il aujourd’hui de la question cruciale du socio ? Comment peut-on penser la question de l’altérité dans les sociétés multiculturelles modernes, et dans les processus de mondialisation irréversibles à l’œuvre sur la planète Terre ? Bref, quoi de nouveau du côté de l’autre ?
*************************************
Vous pourriez traduire de manière plus littérale votre expression :
SE CRÉER SOI-MEME ou NOUS CREER NOUS-MEMES COMME UNE OEUVRE D'ART, si l'allusion à la vie, l'existence ne vous plaît pas.
Rappel :
« Je ne fais pas de différence entre *les gens qui font de leur existence une œuvre*1 et ceux qui font une œuvre dans leur existence » [7] . Dans ses derniers écrits, Michel Foucault revient sur la nécessité de *« se construire, se créer comme une œuvre d’art »*2.
1ère phrase : renvoi à ma traduction initiale.
2 ème phrase (toujours propos de Foucault) : renvoi à une traduction plus littérale ( "se créer/ nous créer comme une oeuvre d'art").
C'est à vous de voir pour quelle traduction vous préférez opter.
Bon dimanche!
My philosophy teacher told our class that Foucault wrote that "we must create ourselves as a work of art". While I would be very interested to know what a french translation of this actual quote would be, in writing to "create oneself as a work of art" I was writing the phrase in the spirit of Foucault as opposed his literal words.
linguistically what confuses me is whether 'to create onseself' is better served by faire de sa vie, faire de soi, se créer or se fabriquer. Is the issue here one of artistic licence or do they actually have different meanings?
Ou encore : "construire sa vie comme une oeuvre d'art" :
Philosophe et historien, Michel Foucault fut en France une des figures les ..... Il faut se gouverner soi-même et *construire sa vie comme une œuvre d'art. ...* http://sos.philosophie.free.fr/foucault.php
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Recommandations de Michel FOUCAULT lui-même :
PDF] Vivre sans dieu, vivre sans spiritualité?Format de fichier: PDF/Adobe Acrobat - Version HTML
sa place avec ses mots et ses idées. personnelles, avec ses doutes. Michel Foucault recommandait à. chacun de *faire de sa vie une oeuvre. d’art. ...* http://www.reliures.org/dossiers/03/o-Vivre sans dieu, vivre... - Pages similaires
Votre question Jacques fait mention de "oneself" et non pas de "ourselves", mais cela n'a aucune espèce d'importance à mon avis. Je ne vois pas de différence fondamentale.
« Je ne fais pas de différence entre les gens qui font de leur existence une œuvre et ceux qui font une œuvre dans leur existence » [7] . Dans ses derniers écrits, Michel Foucault revient sur la nécessité de « se construire, se créer comme une œuvre d’art ». Pourquoi en effet les choses seraient-elles qualifiables de ce vocable, et pas notre propre existence ? Le philosophe argumente à partir de l’expérience des citoyens grecs et romains, (entre le quatrième siècle avant JC et le IIe siècle de notre ère). Il appelle cette pratique l’écriture de soi. Très loin d’être une écriture « sur » soi, de type autobiographique, ou une recherche d’un tréfonds qui serait en soi-même comme un trésor à apporter aux autres, il s’agit ici d’une recherche de principes de vie, d’une éthique, dont la finalité est d’apporter aux autres, dans l’échange et dans la cité, par le débat, une pensée toujours en mouvement, nourrie des multiples expériences de la vie. Se référant à Platon, mais surtout à Epitecte, puis à Sénèque, Michel Foucault analyse cette pratique antique de l’entraînement à la pensée, exercice quasi quotidien chez les lettrés de cette époque. Ainsi les Anciens se méfiaient-ils de ceux qui se contentent de cumuler du savoir par la lecture, sans une mise en travail par l’écriture, ce qui les conduit à une fuite en avant dans la nouveauté, et finalement à une instabilité de conviction, les rendant irresponsables dans la gestion des affaires de la cité ; a contrario, Sénèque, comme Epitecte, proposent de lire, d’écouter, d’échanger, de débattre, de confronter ces multiples lectures à son vécu, à son quotidien, à son passé, et surtout de faire appel à l’écriture pour digérer (métaphore récurrente) ce butinage quotidien, de telle façon que chacun puisse se constituer une sorte de stock de pensées personnelles, un trésor en somme, que l’on puisse apporter aux autres pour faire front aux aléas, aux problèmes de l’existence, et contribuer à la réflexion commune dans la gestion des affaires collectives. D’où la pratique, conseillée, expliquée, instituée, du carnet de notes. Attention, toutefois : il ne s’agit pas de carnet de route, ni seulement d’écriture théorique -comme aptitude à abstraire, à conceptualiser- il s’agit bien de comportement éthique, de création de soi, de développement de la citoyenneté. Foucault qualifie cette pratique d’esthétique de l’existence ; cela est tout autre chose que la fixation sur soi-même, ou l’auto fascination, (thèmes quasi exclusifs aujourd’hui de la sous culture littéraire dominante) [8] .
De la création de soi.
À travers ces quelques exemples, on voit « le sujet en travail », se questionnant, et sans nul doute enrichissant son propre soi et celui d’autrui. De mon point de vue, il y a là une source féconde de déplacements, une exploration du sujet par lui-même, où le scripteur constitue sa propre identité à travers cette « recollection de choses dites » comme écrit Michel Foucault. « Par le jeu des lectures choisies et de l’écriture assimilatrice, on doit pouvoir se former une identité à travers laquelle se lit toute une généalogie spirituelle » Sénèque [9] . Mais cette pratique gagne encore en efficacité, en pouvoir de transformation, quand le sujet agit, échange, pense en simultanéité dans le groupe, et de proche en proche dans des ensembles humains de plus en plus larges.
C’est la question de l’échange, du partage, qui est posée. Qu’en est-il aujourd’hui de la question cruciale du socio ? Comment peut-on penser la question de l’altérité dans les sociétés multiculturelles modernes, et dans les processus de mondialisation irréversibles à l’œuvre sur la planète Terre ? Bref, quoi de nouveau du côté de l’autre ?
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Vous pourriez traduire de manière plus littérale votre expression :
SE CRÉER SOI-MEME ou NOUS CREER NOUS-MEMES COMME UNE OEUVRE D'ART, si l'allusion à la vie, l'existence ne vous plaît pas.
Rappel :
« Je ne fais pas de différence entre *les gens qui font de leur existence une œuvre*1 et ceux qui font une œuvre dans leur existence » [7] . Dans ses derniers écrits, Michel Foucault revient sur la nécessité de *« se construire, se créer comme une œuvre d’art »*2.
1ère phrase : renvoi à ma traduction initiale.
2 ème phrase (toujours propos de Foucault) : renvoi à une traduction plus littérale ( "se créer/ nous créer comme une oeuvre d'art").
C'est à vous de voir pour quelle traduction vous préférez opter.
Bon dimanche!