Working languages: English to GermanFrench to GermanHungarian to German | Barbara Horvath professional, committed, conscientious Paris Local time: 11:05 CEST (GMT+2)
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Wie gut kennen wir Europa eigentlich wirklich? – das war unser Auftrag: Stimmen die Klischees, die wir über andere Länder und ihre Bewohner im Kopf haben? Was erleben wir, wenn wir als rollende Reporter quer durch Europa jagen, in neuen Hochgeschwindigkeitszügen, uralten Schlafwagen, Touristenbahnen?
Nun, wir haben jede Menge erlebt. Europa, dieses oft als künstlich verschriene Staaten- und Wirtschaftsgebilde, in dem es gerade in der griechischen Ecke kracht, in der portugiesischen rumort, in der dänischen grollt, dieses Gebilde ist wirklich greifbar: Christliche Kirchen, historische Bauten, Sprachen, all das zeigt gerade jemandem, der so wie wir im Schnelldurchlauf reist, schlaglichtartig unsere gemeinsamen Wurzeln.
Natürlich, wer Vorurteile sucht, der wird sie finden: Russen, die im Restaurant wie zu Sowjetzeiten den Gast warten lassen, bis sie mit dem Plauschen fertig sind. Schweizer Taxifahrer, die genau nachrechnen ob es sich für sie lohnt, jemanden zu befördern. Spanier, die gerne laut feiern und schlimmer Auto fahren als die Italiener (Beppe, sorry!).
Kaum aber hatte ich ein Klischee identifiziert und abgehakt, passierte häufig das Überraschende: Die Schweizer schwärmten aus und machen die Züricher Altstadt zur südländischen Piazza. Eine russische Zimmerfrau setzte Himmel und Hölle in Bewegung, um meine zugefallene Zimmertür wieder zu öffnen. Und die Spanier bremsten auch für Fahrradfahrer.
Und es ist doch so: gerade die Eigenarten, die Besonderheiten, die Vielfalt der Menschen und Regionen, der Küchen und Kulturen machen unser Europa als Ganzes so interessant. Nicht umsonst kommen Japaner und Chinesen nicht nur als Touristen hierher. Sie investieren auch in Projekte wie Gaudis unvollendete Basilika Sagrada Familia in Barcelona. Sie tun das, weil auch sie an diesem außergewöhnlichen Europa teilhaben wollen.
Ein Europa, in dem Demokratie die gewünschte Staatsform, Bildung ein hohes Gut ist. Und, zu Zeiten des Kalten Krieges noch für viele unvorstellbar: In dem man reisen kann/darf (!). Teilweise noch unter den Augen missmutiger Grenzbeamten, teilweise ohne es zu merken, ohne den Ausweis zu zücken, im Schlafwagen über die Grenze, zu einem Café au lait in Lyon, zu einem Wochenende am Strand von Barcelona.
Was für ein gelobtes Land muss das für einen Menschen sein, der aus einem autoritären Staat kommt!
Da einfach nur die Grenzen zu schließen, innen wie außen, kann nicht die schlussendliche Lösung sein. Auch wenn es naiv klingen mag: Europäische Politik sollte wie auch immer dazu beitragen, dass Menschen erst gar nicht in die Lage kommen, aus dem Land fliehen zu müssen, in dem sie geboren sind. Und sie darf ebenso wenig erlauben, dass dieses kostbare, einzigartige europäische Staatengebilde zerfällt.
In dem die Jüngeren in Zeiten des Internet ohnehin längst mehr verbindet als trennt. Überall wo ich auf dieser Reise war, liefen Männer und Frauen mit meinem Smartphone herum, hörten die Musik, die ich höre, trugen meine Schuhe. Es spricht einiges dafür, dass sie vielleicht auch so ähnlich dachten wie ich.
Es ist Zeit, danke zu sagen. Danke Beppe! Danke Soledad! Danke Gianni!
Es war wieder wunderbar mit Euch, und obwohl ich es in den letzten Tagen mit dem Zuspätkommen übertrieb (ich musste ja für die ersten Tage, als nur ich und das Küken pünktlich waren, irgendeinen Ausgleich finden): Ihr wart eine fantastische Familie, und ich hoffe sehr, wir sehen uns bald wieder.
Ganz großen Dank auch an Susanne, an die Organisatoren vom Goethe-Institut, an alle Unterstützer, und an die Frauen und Männer die das Zeug, das Beppe und ich schrieben, bis frühmorgens kongenial in zehn verschiedene Sprachen übersetzten: Jetzt könnt Ihr endlich wieder in Ruhe zu Abend essen....
Und vielen Dank an alle, die unsere Reise verfolgt, mitgelacht und mitgelitten haben. Ihr wart großartig. Bis bald!
PS. Noch kurz zum Geheimnis des Kükens: Es gehört einer jungen Dame, der ich versprochen habe, ihr an jedem Tag der Reise ein Foto des Kükens an einem anderen Ort zu schicken. Einer sehr jungen Dame. Meiner Tochter Stella. | Translation - French C’est fait. 6000 kilomètres de voyage entre Moscou et Lisbonne. Onze villes en deux semaines dans divers trains. En compagnie de Beppe Severgnini, Soledad Ugolinelli et Gianni Scimone. Trois êtres merveilleux et vraiment exceptionnels.
Connaissons-nous l’Europe si bien que ça finalement ? C’était notre mission : les clichés que nous nous faisons sur les autres pays et leurs habitants dans nos têtes sont-ils fondés ? Quelle expérience tirons-nous en tant que reporters à la chasse dans des trains modernes à grande vitesse, des voiture-couchettes d’une autre époque et des petits trains touristiques ?
En fait, nous avons vécu un certain nombre de choses. L’Europe, cette construction étatique et économique, souvent décriée pour son caractère artificiel, qui menace de se fissurer en ce moment même en Grèce, au Portugal face à ses difficultés intérieures, au Danemark, théâtre de mécontentements, est pourtant une réalité tangible : les églises chrétiennes, les bâtiments historiques, les langues, tous cela frappe quiconque qui, comme nous, fait un petit tour rapide et témoigne de nos racines communes.
Naturellement, qui cherche des préjugés les trouvera : les Russes qui font attendre les clients dans les restaurants comme à l’époque soviétique le temps de finir leur conversation. Les chauffeurs de taxi suisses qui font le calcul précis pour voir si ça vaut le coup de prendre quelqu’un. Les Espagnols qui aiment faire la fête bruyamment et conduisent dangereusement, pire que les Italiens (désolé, Beppe !).
Néanmoins, au moment où j’avais identifié et classé un cliché, surgissaient alors des surprises contraires : les Suisses se réunissant et faisant du vieux quartier de Zurich une place d’Europe du sud. Une femme de ménage russe remuant terre et ciel pour ouvrir la porte de ma chambre bloquée. Et les Espagnols freinant pour laisser passer les cyclistes.
Et c’est un fait : ces singularités justement, ces particularités, la diversité des gens et des régions, les cuisines et cultures font de notre Europe réunie quelque chose de si intéressant. Les Japonais et les Chinois ne viennent pas seulement faire du tourisme. Ils investissent aussi dans des projets comme dans la restauration de la basilique Sagrada Familia à Barcelone de Gaudi. Ils font ça pour faire partie aussi de cette exceptionnelle Europe.
Une Europe dans laquelle la démocratie est la forme souhaitable de gouvernement, et l’éducation un bien choyé. Et dans laquelle on peut/a l’autorisation (!) de voyager librement – ce qui était encore inconcevable pour beaucoup à l’époque de la guerre froide. Parfois sous le regard méfiant des douaniers, parfois sans qu’on ne le remarque, sans besoin de sortir les papiers d’identité, dans les trains couchettes à la frontière, pour un café au lait à Lyon, pour un week-end à la plage à Barcelone.
Quelle terre promise cela doit être pour tant d’individus qui viennent de pays autoritaires ! Fermer les frontières tout bonnement, à l’intérieur comme à l’extérieur, ne peut être une solution viable. Aussi naïf que cela puisse paraître : la politique européenne doit faire en sorte que les hommes ne ressentent pas le besoin de fuir leur pays de naissance. Et elle ne doit pas non plus permettre que cette vision de l’Europe précieuse et particulière ne s’écroule.
Europe dans laquelle les jeunes à l’époque d’internet sont de toute manière plus connectés que séparés. Partout où j’ai voyagé, hommes et femmes se déplaçaient un Smartphone à la main, écoutant de la musique que j’écoute, portant mes chaussures. Et pour certains même pensant peut-être comme moi.
C’est le moment des remerciements. Merci à Beppe ! Merci à Soledad ! Merci à Gianni !
C’était merveilleux une fois encore avec vous tous, et même si j’ai exagéré ces derniers temps avec les retards (je devais trouver pour les premiers jours des compensations pour avoir été le seul, avec le poussin, ponctuel) : vous avez été une super famille et j’espère beaucoup vous revoir bientôt.
Un grand merci aussi à Susanne, à l’organisation du Goethe-Institut, à tous nos sponsors, et aux femmes et aux hommes qui ont traduit fantastiquement nos propos à Beppe et moi en dix langues différentes jusqu’au petit matin : maintenant, vous pouvez retrouver la tranquillité de vos soirées…
Et merci à tous ceux qui ont suivi ce voyage, rient et souffert avec nous. Vous étiez parfaits. À bientôt !
P.S. Un petit mot bref sur le secret du poussin : il appartient à une jeune femme à qui j’ai promis d’envoyer tous les jours une photo du poussin à chaque nouvel endroit. Une très jeune femme. Ma fille Stella.
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