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| Working languages: German to French | Malbert La traduction par passion France Local time: 21:36 CEST (GMT+2)
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More Less | | Questions answered: 1 | | 0 entries | | Wire transfer, Money order | Sample translations submitted: 1 German to French: 1968 General field: Art/Literary Detailed field: History | Source text - German Auszug aus "Deusche Erinnerungsorte" - Heinz Bude
2. Der Wahnsinn des Augenblicks
Mit Niklas Luhmann kann man die Entstehung sozialer Bewegungen als unerwartete Zusammenballung von Dissenseffekten verstehen, die auf die Lokkerung von psychischen Bindungen an gegebene normative Strukturen zurückuführen sind. Auf jeden Fall ergeben sich auf diese Weise günstige Gelegenheiten, die randständige Akteursgruppen ermutigen können, institutionelle Barrieren zu durchbrechen. Dabei fördert besonders die Unbestimmtheit der Situation im Hinblick auf Kampfstärke und Konfliktausgänge die Tendenz, daß sich die Bewegten in Richtung wachsender Abweichung stimulierert. Der Prozeß der sozialen Bewegung verzehrt die ursprünglichen Motive der Akteure, erzeugt neue Motive und radikalisiert sich mit ihnen. Bewegungsunternehmer treten auf, die die Organisation des Protests übernehmen, und sich dadurch die Legitimation verschaffen, die Protestnormen festzulegen. Und unter den Bedingungen der zunehmenden gesellschaftlichen Selbstbeobachtung durch die Medien wird «media coverage» zum zentralen Erfolgskriterium sozialer Bewegungen.
So beschleunigt sich eine soziale Bewegung immer weiter, bis sich schließlich die selbsterzeugten Energien erschöpft haben: Das Wachsen der Teilnehmerzahl, die Unwahrscheinlichkeit der Spontaneität und die Erhöhung der Militanz scheinen nicht mehr möglich. Nach dem Verebben der «heißen» Phase einer sozialen Bewegung widmet sich in der Regel ein Teil der Aktivisten dem Organisationsaufbau, ein anderer sucht in einer informellen Szene zu überleben, und ein dritter pflegt seine Verzweiflung über den Mißerfolg der Weltverbesserung. Die allermeisten jedoch richten sich in der gegenwärtigen Normalität ein und träumen zu bestimmten Anlässen von der vergangenen Zeit.
Die Erfahrung der sich aufschaukelnden und sie mitreißenden Eigendynamik eines sozialen Prozesses ist es, woran sich die an der Studentenbewegung Beteiligten heute mit einer Mischung aus Erstaunen und Erschrecken erinnern. Thomas Schmid (Jahrgang 1945) schrieb 1985 in einem Text über die Vergesellschaftung der Ohnmacht: «Es gibt Berge von Literatur zu ; doch kaum etwas ist darunter, das eine lebendige Vorstellung gibt von der rasenden Geschwindigkeit und dem selbstgewissen Impetus, mit denen diese Bewegung die verkrustete Sozietät der Nach-Adenauer-Zeit (die immer noch eine Adenauer-Zeit war) in Unruhe versetzte und durcheinanderbrachte. Nachträgliche Kommentatoren waren zumeist bemüht, das Rationale dieser Bewegung von ihrem Irrationalen zu trennen und sie ausschließlich zu einer Reformkraft umzudeuten. Diese Interpretation ist die einzige, die im formulierten öffentlichen Bewußtsein haften geblieben ist. Ganz falsch ist sie nicht, doch sie übersieht eine Winzigkeit, die entscheidend war: diese Bewegung hat - neben den bestehenden Institutionen und Beziehungen der Gesellschaft - spontan Formen der Assoziation und Vergesellschaftung gefunden, die ungeheure subjektive Kräfte freigesetzt. Wäre das Wort nicht so verdächtig, könnte man von einer kollektiven Ekstase reden, die gleichwohl nicht Entrückung bedeutete, sondern eindeutig in dieser Welt stattfand.» | Translation - French Extrait de "Mémoires allemandes" - Heinz Bude
2. La folie de l’instant
On peut, avec Niklas Luhmann, comprendre la naissance des mouvements sociaux comme une agglomération d’effets contraires qui sont à attribuer à l’assouplissement de liens psychiques dans certaines structures normatives. Cela crée ainsi, dans tous les cas, des occasions favorables pouvant encourager les différents groupes marginaux à briser les barrières institutionnelles. Dans ce processus, c’est surtout l’incertitude de la situation quant à l’intensité du combat et à l’issue du conflit qui encourage la tendance qu’ont les agitateurs à se stimuler en vue d’une différenciation plus prononcée. Le processus de mouvement social tarit les revendications premières des différents acteurs, crée de nouvelles revendications et, par là même, se radicalise. Des dirigeants du mouvement interviennent qui prennent en charge l’organisation des manifestations et qui légitiment ainsi leur droit à en fixer les règles. Et, dans la situation d’une société qui se livre de plus en plus à l’introspection par l’intermédiaire des média, le « media coverage » devient le critère principal d’évaluation du succès des mouvements sociaux.
C’est ainsi qu’un mouvement social s’accélère toujours plus jusqu’à ce que, finalement, les énergies qu’il a lui-même générées se soient épuisées : l’accroissement du nombre de participants, l’improbabilité de la spontanéité et un degré plus élevé de militance, tout cela ne semble plus possible. Après que la ferveur de la phase « ardente » d’un mouvement social est retombée, une partie des activistes se consacre, en général, à structurer l’organisation, une autre partie cherche à survivre dans un milieu informel, et une troisième partie soigne son désespoir d’avoir échoué à rendre le monde meilleur. Cependant, la plupart d’entre eux s’établissent dans la normalité du moment et rêvent épisodiquement du temps passé.
Ce dont les participants au mouvement étudiant se souviennent aujourd’hui avec un mélange de stupéfaction et d’effroi, c’est de l’expérience de la dynamique propre à un processus social qui s’est emballée et qui les a galvanisés. Thomas Schmid (né en 1945) a écrit en 1985 un texte sur la collectivisation de l’impuissance : « Il y a des montagnes de littérature sur « 1968 » ; mais il n’y a parmi cette littérature presque rien qui donne une représentation vivante de la vitesse incroyable et de l’impétuosité péremptoire avec lesquelles ce mouvement a dérangé, puis bouleversé la société sclérosée qui a succédé à « l’ère Adenauer » (et qui était encore une « ère Adenauer »). Par la suite, les commentateurs se sont surtout attachés à distinguer le côté rationnel du mouvement de son côté irrationnel et, finalement, à le convertir en une force réformatrice. Cette interprétation est la seule qui soit demeurée gravée dans la conscience collective manifestée. Elle n’est pas complètement fausse, mais elle ignore un détail déterminant : ce mouvement a spontanément découvert des formes d’association et de socialisation, celle-ci ayant libéré d’incroyables forces individuelles – à côté des institutions en place et des rapports sociaux établis. Si le terme n’était pas si louche, on pourrait parler d’extase collective, cependant pas hors du monde, mais bel et bien au sein du monde. » | More Less | | Years of translation experience: 4. Registered at ProZ.com: Sep 2009. | | N/A | German to French (UdEM (Montreal)) German to French (UBO (Brest)) German to French (Goethe Institut (Kassel)) | | N/A | | Adobe Acrobat, Dreamweaver, Microsoft Excel, Microsoft Word, Antidote, Cordial, Powerpoint, SDL TRADOS | | About me Jusqu’à présent, j’ai surtout eu l’occasion de faire des traductions dans le domaine littéraire, et ce de façon bénévole :
Parallèlement à ma carrière au sein de l’Éducation Nationale, j’ai créé un site sur Internet pour le groupe allemand Goethes Erben, pour lequel j’ai traduit plus de 150 textes (il est accessible en ligne à l’adresse : http://heritiersdegoethe.free.fr/)
En 2004, j’ai collaboré, en tant que traductrice, à la thèse de doctorat de Grégoire Tosser : « Contribution à l’esthétique musicale de la mort et de l’incomplétude : l’exemple de György Kurtág»
J’ai effectué des traductions, de façon ponctuelle, pour l’École Nationale de Musique de Brest (paroles de livrets d’opéras : Hölty, Rückert…)
J’ai abordé différents aspects du métier de traducteur au cours de l’année passée à l’université de Montréal, des recherches documentaires et terminologiques aux outils informatiques (systèmes de gestion de bases de données terminologiques, concordanciers, bitextes, mémoires de traduction).
Le travail personnel dirigé a porté notamment sur la traduction d’un texte de Heinz Bude sur 1968, texte extrait de Deutsche Erinnerungsorte – Eine Auswahl. Cette traduction est utilisée pour le cours en ligne ALL1310 (civilisation allemande) de Monsieur Meune.
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| Keywords: Deutsch, Französisch, Datenverarbeitung, Software, Geschichte, Kunst, Gedicht
Profile last updated Sep 10, 2010 |