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Vaccination obligatoire :
le coup de bluff terminal
d’une gestion calamiteuse !
Rappel de la situation
Alors que le nombre de cas déclarés de FCO décroit, la situation sanitaire
devient de plus en plus complexe pour les gestionnaires de la « crise ».
Le sérotype 1 a fait un bond imprévu vers la Bretagne. L’absence apparente
de l’introduction par déplacement animal montre bien que nos divers culicoïdes
vecteurs bien de chez nous se moquent des barrières et sont capables de déplacer le
front de la FCO-FCE de manière imprévisible.
Le sérotype 6 fait son apparition aux Pays-Bas, puis en Allemagne et entame
son extension géographique pouvant faire présager sa dissémination en Europe pour
2009. Après la découverte de foyers à sérotype 6 aux Pays-Bas fin octobre, deux
nouveaux foyers ont été découverts dans ce pays, dont l'un est situé à plus de 100
km des premiers. Ces cas amènent l'extension de la zone réglementée sur plus des
4/5 de la Hollande. Conjointement, le 6 novembre 2008 le gouvernement allemand a
déclaré trois foyers à sérotype 6, très proches de la frontière hollandaise, ce qui
amène une extension de la zone réglementée sur l'Allemagne. Rappelons que cette
souche très peu pathogène voire non pathogène est probablement d'origine vaccinale
(la souche est identique à celle de vaccins vivants non autorisés en Europe) mais son
mode d’introduction reste à ce jour inconnu.
Un 25e sérotype vient d'être mis en évidence en Suisse sur des caprins, sans
toutefois les rendre malades ; il pourrait d’ailleurs être présent en Europe depuis
longtemps !!! Et puis un sérotype 11 est identifié en Belgique…
Enfin, des recherches orientent vers l’hypothèse que le sérotype 8 soit lui
même issus d’une souche vaccinale d’Afrique du Sud aux effets tératogènes
connus…
Par ailleurs, la sous-déclaration des cas cliniques est sans doute de plus en
plus importante. En effet, en fonction des régions règlementées infectées 1 et 8 dite
ZR (Zone Réglementée, on ne s'occupe que du 1) ou infectées 8 ET indemne
vaccinée 1 (notion inventée par la DGAL et en cours d'homologation par la
Commission Européenne) dite ZIV (Zone Indemne Vaccinée du 1, il n'y a que celuilà
qui intéresse les autorités françaises !) un foyer de FCO reconnu est soumis à la
POUR PENSER LIBREMENT L’AGRICULTURE ET L’ELEVAGE
De nouveaux foyers
De nouveaux serotypes vaccination obligatoire et à l’impossibilité de commercialisation d’animaux
reproducteurs tant que les virémies (présence de virus "vivants" capables de
contamination des vecteurs) ou d'ARNémies ou de PCRémie (morceau du
"chromosome" du virus dont on ne sait pas s'il peut encore contaminer le vecteur,
c’est à dire qu’on ne sait pas s’il est « mort » ou « vivant ») ne sont pas négatives.
En fait les scientifiques ignorent précisément à partir de quel moment un animal
infecté ne peut plus contaminer un culicoïde qui le piquerait. (Annexe 1 : Avancée
de la FCO en France à fin novembre 2008) .
Un peu de positif malgré tout. Lors de la journée du 21 janvier 2009 du
Réseau Français de Santé Animale (RSFA), il a été enfin reconnu que l'expression
clinique en élevage était très variable, de nulle à parfois importante. Il a été admis
également que les élevages fortement impactés présentaient au préalable à
l'infection FCO des pathologies chroniques souvent immunodépressives, preuve
d'une immunité altérée. Or, une bonne immunité est nécessaire pour affronter
l’infection dans les meilleures conditions.
Annonce officielle de la vaccination obligatoire
Par son arrêté du 4 novembre dernier, soit deux ans APRES l’arrivée de la
FCO-FCE sur notre territoire, le Ministère a rendu obligatoire pour tous les
élevages, à partir du 15 décembre 2008, la stratégie vaccinale contre la fièvre
catarrhale avec une date limite au 30 avril 2009. Mais sans en préciser les objectifs
et sans apporter aucune garantie quant à sa durée d’efficacité1,2, son innocuité3,4,5,
son effet sur la diminution de la charge virale ou sur le contrôle du portage viral des
animaux vaccinés.
Par contre la vaccination induit des conséquences avérées de plusieurs ordres :
- un coût financier très élevé, pour les éleveurs, avec des aides de l’Etat et de
l’Europe en diminution dès 2009, très vraisemblablement supprimées en 2010,
accentué par la réitération annuelle des opérations de vaccination sans limite de
temps, inhérente à l'utilisation des vaccins tués,
- des risques sanitaires en matière de taux cellulaire dans le lait, de mammites,
d’avortements ou de réactions allergiques violentes parfois mortelles (dues
notamment à la présence d’hydroxyde d’aluminium dans les vaccins.) S’y ajoutent
les effets dépresseurs au niveau des troupeaux, provoquant l’apparition de
pathologies latentes qui peuvent exploser plusieurs mois après la vaccination FCO,
suite à un épuisement du système immunitaire des animaux du troupeau (BVD,
IBR, grippe, parasitoses….).
1 MERIAL, Notice du vaccin BTVPUR
2 FORT DODGE SANTE ANIMAL, Notice du vaccin ZULVAC
3 AFSSA, Note sur l’impact éventuel de la vaccination contre la fièvre catarrhale sur la reproduction
4 Alternative Santé, Des adultes qui présentent des arthromyalgies
5 France-Alzheimer, La maladie d’Alzheimer : relation avec l’aluminium
La vaccination : Un coût élevé, des risqué sanitaires
L’impossible éradication
La vaccination obligatoire n’a de sens que si son objectif déclaré et
raisonnable est l’éradication de la maladie.
Or l’éradication de la FCO-FCE est impossible. Elle n’a jamais été obtenue
nulle part.
En Europe continentale septentrionale, depuis 2006, ce sont de multiples
culicoïdes autochtones qui transmettent la fièvre catarrhale 1, 8, 6.
Il est rigoureusement impossible de contrôler les populations de culicoïdes
véhiculant les virus. Présents depuis des millions d’années sur nos territoires, ils
occupent nécessairement une place irremplaçable dans l’équilibre des niches
écologiques européennes. Se nourrissant également et en permanence sur la faune
sauvage locale (cerfs, chevreuils... pour lesquels aucune étude de durée de virémie
n’a été faite) et sur les autres animaux domestiques (chevaux par exemple), les
culicoïdes disséminent des particules virales partout dans des « réservoirs »
multiples et inconnus. D’ailleurs, les culicoïdes véhiculent dans le monde plus de 60
virus et parasites identifiés.
Par conséquent il est extrêmement vraisemblable sinon absolument certain
que l’élimination des virus de la fièvre catarrhale en Europe est impossible dans les
conditions écologiques actuelles.
Une Vaccination obligatoire, pour quoi faire ?
L'outil vaccinal par vaccin inactivé (tué) peut prétendre à deux objectifs :
protéger les animaux ou limiter l'extension des zones infectées.
Protéger les animaux :
La protection vaccinale de la FCO-FCE par vaccin inactivé (tué) est très mal
connue et les études indépendantes sur ce sujet sont inexistantes.
Les premiers résultats des vaccinations en Europe confirment la mise en oeuvre
d'une certaine protection des animaux sensibles dans l’expression des signes
cliniques de la maladie mais des exceptions graves sont signalées sur le terrain.
On sait déjà que cette protection est inférieure à celle obtenue par vaccins
vivants, qui eux génèrent d'autres risques, notamment de mutations reverses
régénérant le pouvoir pathogène des virus-vaccins (exemple du sérotype 16 en
Sardaigne et Corse) ou de recombinaison génétique et la fabrication potentielle de
nouveaux sérotypes pathogènes que les culicoïdes peuvent transmettre.
Limiter l’extension des zones infectées :
L'extension des zones infectées constatée depuis six mois prouve
l’inefficacité des vaccins tués pour contenir le mouvement naturel de diffusion de
l'infection (en France, mais aussi en Espagne, où la vaccination a été massive : le
sérotype 8 s’est déplacé de 500 km vers le sud et les premiers foyers en Andalousie
sont apparus en novembre 2008).
Le virus : présent dans de multiples reservoirs incontrôlables
Fin août 2008, l'importation en Hongrie de 92 bovins en provenance de
France correctement vaccinés contre le sérotype 8 s'est révélée porteuse de virus sur
4 animaux déclenchant un foyer. D'autres bovins, importés en octobre au Benelux,
vaccinés sérotype 1, seraient également porteurs de virus contaminants. De même
en Roumanie et en Vénétie (Italie).
De belles preuves de l’inefficacité des vaccins tués pour supprimer le portage viral
dans les échanges internationaux d'animaux vivants.
Et demain…
Face aux imperfections de l'outil vaccinal, quels avantages la stratégie vaccinale
induira-t-elle à long terme dans les élevages ?
En 2008 avec les sérotypes 8 1, les foyers français représentent 90% des foyers
des 19 pays européens infectés.
La gestion actuelle de la FCO-FCE sérotype 8, puis 1, montre que nous sommes
loin d’être prêts à affronter d’autres sérotypes (6, 4, le 11 aurait circulé en Belgique,
le 24 vient d'apparaître en Israël) qui frappent à nos portes.
Incapable d’en gérer 2, que pourrait faire une stratégie vaccinale pour en gérer 4,5
ou plus ?
Heureusement que malgré les vaccinations massives, dont on pouvait craindre
qu’elles s'opposeraient à l'immunité naturelle, les culicoïdes travaillant pour le
bien commun continuent la diffusion des virus sauvages immunogènes à vie sur
les ruminants. Certains laboratoires vétérinaires départementaux ont constaté cette
réalité.
Répétons-le encore, l’absence d’études épidémiologiques dignes de ce nom
empêche de progresser sur la connaissance et la compréhension des maladies
vectorielles.
Il y a immunité et immunité
Les processus immunitaires sont très complexes (encore plus vis-à-vis des
virus) et encore mal connus malgré les nombreuses recherches scientifiques. Ils font
intervenir de multiples organes, de multiples types de cellules (sanguines ou autres),
des protéines sanguines.
Les spécialistes reconnaissent que l'immunité est en fait une adaptation spécifique à
chaque individu et qu'elle dépend, bien entendu, de facteurs génétiques (innés), mais
aussi et surtout de facteurs acquis par l'environnement de vie et les pratiques
d'élevages imposées par les éleveurs (alimentation, vaccination…).
Les réactions allergiques aux vaccins sont des réactions immunitaires excessives et
parfois mortelles (exemple chez l'homme : asthme).
Une immunité vaccinale courte
L'immunité acquise par vaccin tué est estimée par les laboratoires fabricants de 6
mois à un an et nécessite au minimum des rappels annuels pendant des années.
En effet, l’immunité vaccinale par vaccins tués ne mobilise que des anticorps
neutralisants circulants.
Les limites
de la
vaccination
Pour les bovins, les études fournies à propos l’immunité vaccinale montrent que,
après infection expérimentale d’animaux vaccinés, pour la majorité des vaccins du
marché, seule une réduction de la virémie (période de présence virale dans le sang)
a été mise en évidence et a été inscrite par les fabricants dans les ATU (autorisations
temporaires d’utilisation).
L’efficacité des vaccins pour prévenir les symptômes de la maladie n’a pu être
évaluée car dans la plupart des cas, les infections expérimentales en laboratoire
n’ont pas permis d’induire ces symptômes. (cf annexe 2 : Lettre de la
pharmacovigilance de l’Afssa – Novembre 2008)
Une immunité naturelle certaine
Tous les spécialistes mondiaux de la fièvre catarrhale confirment que l'infection
virale confère un bon niveau d'immunité, certainement à vie, que les animaux
aient été malades et guéris, ou apparemment non atteints dans les territoires
infectés.
L’immunité naturelle allie immunité circulatoire (anticorps) et immunité
cellulaire, plus durable et plus complexe.
Exemple : la Belgique, qui avec un taux de vaccination inférieur à 50 % ne
déclare en 2008 que quelques cas cliniques de FCO-FCE, alors que prés de 30000
élevages n'avaient pas déclaré de foyers en 2006 et 2007. (cf annexe 3 : Carte des
foyers déclarés en Belgique en septembre 2008 et annexe 3 bis : tableau du
nombre d’animaux vaccinés)
Une grande proportion des fermes françaises ayant été touchées en 2007 ou
2008 (déclarées foyers ou non) par le sérotype 8. On doit donc s’interroger sur
l’intérêt de la vaccination de l’ensemble des animaux quand on peut supposer que
la grande majorité des ceux-ci ont déjà mis en place une immunité naturelle (cf
annexe 4 : Etude des prévalences de M. Durand de l’Afssa) .
Cette étude démontre que durant l’hiver 2007-2008 près de 100% des
cheptels et des animaux du département des Ardennes étaient séropositifs et donc
protégés naturellement. Par extension on peut considérer que les 10 départements
infectés dès septembre 2007 au nord est de la France étaient dans la même
situation. Et pourtant ce sont ces départements qui seront vaccinés en priorité en
fin d’hiver selon les décisions du Ministère de l’Agriculture.
Voilà qui démontre que décider d’un plan d’urgence de vaccinations
prioritaires sans étude préalable de prévalence aboutit à un véritable gâchis.
Embrouilles sur la protection vaccinale
Les données dont nous disposons aujourd’hui indiquent la nécessité d’un
rappel au bout de 6 mois pour les vaccins à valence BTV 1 (ZULVAC 1 pour
bovins et ovins).
La vaccination, devant être pratiquée en même temps que les opérations de
prophylaxie pour faire des économies, a commencé le 15 décembre pour être
terminée au plus tard fin avril.
Des rappels
obligatoires ..
Si la protection n’est que de 6 mois, comment va-t-on gérer la prochaine
forte période d’activité vectorielle en 2009 ? (Un troupeau vacciné en décembre,
n’est protégé que jusqu’en juin).
Il faut souligner également que le rappel de primo vaccination de sérotype 8
pour les bovins était fixé à quatre semaines par les fabricants qui l’ont inscrit ainsi
dans les résumés des caractéristiques des produits des Autorisations Temporaires
d’Utilisation. Le ministère a ramené le rappel à trois semaines pour s’accorder avec
le rappel du vaccin sérotype 1 et éviter une visite supplémentaire du vétérinaire à
une semaine d’intervalle.
A ces questions, le Ministère répond clairement dans une note de service:
« … Dans ce contexte et concernant une ATU, le gestionnaire du risque
(NdE : la DGAL) peut décider d'un délai de rappel vaccinal et fixer les conditions
d’emploi d’un médicament vétérinaire… S'il était conclu que l'espacement à 12
mois ne peut offrir une protection immunitaire satisfaisante, il serait évident que le
délai serait revu et corrigé en conséquence. » (Texte complet en annexe 5)
C’est donc des notes de services du ministère qui modifient allègrement (et
apparemment sans étude scientifique pour en déterminer l’impact
immunologique), le délai de rappel vaccinal pour cause de pénurie et de
coût/opérationnalité optimale.
Jésus changeait l’eau en vin, le Roi de France touchait les écrouelles et la DGAL
prolonge l’efficacité des vaccins ! C’est le Progrès.
Vacciner les bovins contre le sérotype 1 : une vaste sottise
Il est partout clairement constaté que les signes cliniques bovins induits par
le sérotype 1 sont quasi nuls et n'entraînent aucune maladie. La seule justification
d'une vaccination de 40 millions de doses résiderait dans une volonté de restreindre
l'extension du sérotype 1 et protéger les pays voisins de la France : Benelux,
Allemagne, Suisse, Italie.
Mais nous avons la preuve qu'il n'en est rien.
Le pouvoir administratif français ne vise même pas cet objectif, certes très
incertain, mais basé sur la solidarité de l'Union Européenne. En effet, pour viser cet
objectif, il aurait fallu vacciner les animaux dès janvier à partir des frontières du
Nord et de l'Est de la France et converger vers les zones infectées du sérotype 1
dans le sud ouest et la Bretagne (vaccination dite « centripète »). Cette stratégie bien
connue des épidémiologistes a d'ailleurs été recommandée par l'AFSSA dès mars
2007, mais ce n'est pas celle retenue par le Ministère de l'Agriculture qui a choisi de
saupoudrer tous les départements au moyen de pourcentages équivalents de vaccins
disponibles (cf tableau de répartition des doses, annexe 6).
… mais sans
étude
d’impact
Une récurrente pénurie de vaccins
Le calendrier prévisionnel de disponibilité des doses sérotype 1 a été adressé
aux préfets pour qu’ils puissent au sein des comités de pilotage départementaux
déterminer la stratégie la plus adaptée à leur département pour l’utilisation des doses
vaccinales au fur et à mesure de leur disponibilité.
Encore une fois, il faut rappeler que la gestion de la vaccination sera difficile
tout comme en 2008 pour les éleveurs et les vétérinaires. Il y aura souvent
l’obligation de retarder les opérations de prophylaxie, de choisir les meilleures
périodes les moins sensibles pour la physiologie des animaux tout comme le
stipulent les ATU et ayant pour conséquence de multiplier les manipulations
d’animaux : 2 injections à 21 jours pour le vaccin contre le sérotype 1 et le 8 pour
les bovins. Et avec dans bien des cas une impossibilité de pratiquer les rappels faute
de vaccins disponibles.
D’ores et déjà on peut prévoir que la date butoir du 30 avril 2009 (où toutes
les opérations de vaccination devraient être terminées) sera dépassée faute de
vaccins disponibles (surtout bovins sérotype 1) car le calendrier de livraison ne
pourra être respecté.
La priorité des vaccins devrait se porter sur animaux destinés à l’exportation.
Ce n’est pas le cas aujourd’hui ; c’est même l’inverse, puisque les vaccins stockés
pour les broutards sont utilisés pour la prophylaxie des animaux qui resteront en
France. Cela aura pour conséquence, comme en 2007/2008, que certains éleveurs
exportateurs de broutards perdront encore des marchés.
Prises de conscience
Malgré les effets d’annonce de l’obligation vaccinale attendue (comme le
débarquement ?) depuis deux ans, il apparaît bien au cours de l’automne 2008,
devant l’échec avéré de la stratégie mise en place, que les positions évoluent.
C’est l’éditorial du Bulletin des GTV d’octobre 2008 écrit par Barbara
Dufour, professeur des maladies contagieuses à l'école vétérinaire d'ALFORT qui
pose un certain nombre de questions sur la vaccination obligatoire (voir l’éditorial
du bulletin des GTV en annexe 7).
Quels objectifs pour la vaccination ? :
1) Protection individuelle des animaux pour laquelle une vaccination
facultative encouragée est suffisante.
2) Limitation de l’extension à certaines zones non encore atteintes : le
transport des culicoïdes par le vent (Royaume-Uni, Finistère) compromet cet
objectif.
3) Eradication : les réservoirs sauvages avec l’impossibilité de vacciner tous
les animaux réceptifs et pas seulement sensibles, la transmission transplacentaire
rendent cet objectif très aléatoire.
La conclusion ne peut qu’être remarquée : « L’ensemble des arguments et
contre-arguments autour de l’outil vaccinal mériterait donc d’être débattu de
Un calendrier
vaccinal qui ne
pourra pas être
respecté
Une
réflexion à
tenir au
niveau
Européen
manière transparente, dans un cadre scientifique au plan européen, afin de décider
collégialement de la meilleure stratégie globale. »
C’est la Fédération Régionale des GDS de Franche-Comté dans une lettre
au Ministère de l’Agriculture qui interroge :
« L’objectif Français est il l’éradication ? Qu’en est il au niveau de l’Union
Européenne ?? L’éradication est elle possible ? (…/…) Les études réalisées sur les
vaccins disponibles permettent-elles d’assurer qu’ils arrêteront la circulation virale
et pas seulement l’expression des symptômes ? (…) La FCO n’étant pas une
zoonose, il est légitime de s’interroger sur l’absence d’étude portant sur le rapport
coût/bénéfice de la stratégie d’éradication. Au bout de combien d’années sans FCO
et sans vaccination, l’investissement aura - t’il été rentable ?
L’immunité acquise après l’infection naturelle a-t-elle suffisamment été prise en
compte ? (…) Entre le « vivre avec » et l’éradication, le choix nécessite beaucoup
de réflexion. Ne tenant d’aucune idéologie, nous ne sommes opposés ni à l’une ni à
l’autre de ces alternatives. Nous souhaiterions seulement que les décisions soient
réfléchies, étayées et mises en perspective. Ce n’est pour l’instant pas le cas ».
( Voir lettre complète en annexe 8) .
Changer les règles
Même si l'horizon semble s'éclaircir et que les vérités biologiques sont enfin
reconnues, il n'en demeure pas moins nécessaire de travailler à l'évolution de la
législation internationale totalement inadaptée à une enzootie de FCO-FCE. Il n’y a
pas d’autre alternative que de vivre AVEC ! Et la législation devrait se conformer à
cette situation nouvelle !
Aujourd'hui l'application de cette réglementation coûte bien plus chère que
les pertes directes dues à la maladie.
Il faut affirmer que cette loi est mauvaise et ne défend que des intérêts
obscurs car elle ne protège pas les élevages européens. Par ses zonages de
restrictions de mouvements, cette législation s'oppose aux échanges et au
commerce d’animaux en provoquant des pertes économiques extrêmement lourdes
chez tous les acteurs de la filière.
Ces pertes économiques sont sans communes mesures avec les pertes
redevables directement à l’expression clinique qui sont en fait très faible en
moyenne sur tous les élevages d'un pays.
Les Etats Européens ont voulu dans les années 1990 utiliser l’arme sanitaire,
pour mettre des barrières commerciales entre les zones « propres » (au nord, en
Europe) et « sales » (au sud, l’Afrique, bien sûr, mais aussi au sud des Etats Unis et
de l’Australie).
Pour ce faire, ils ont fait inscrire la FCO, qui n’était pas censée remonter au
delà du 40e parallèle, dans la liste A de l’OIE à coté de la Fièvre Aphteuse, des
Pestes Porcines ou de la Peste Aviaire, toutes des maladies extrêmement
contagieuses … ce que n’est pas la FCO !
Quinze ans plus tard le réchauffement climatique et la mondialisation des
échanges conjuguent leurs effets pour favoriser les insectes et les pathologies
vectorielles qu’ils transmettent …
Une
législation à
changer
Ces mauvais choix de la fin du 20éme siècle sont ceux qui reviennent
aujourd’hui comme un boomerang en pleine face des éleveurs européens sans qu’ils
en soient aucunement responsables.
Il faut d’urgence changer cette législation inepte !
Le coup de grâce
Dés la mi janvier, une interview de Bernard VALLAT, directeur général de
l’Organisation Internationale des Epizooties (OIE) parue dans un journal vétérinaire
contenait cette information majeure : il estime que la maladie devrait devenir
endémique en Europe, que la vaccination obligatoire sera temporaire et que l’on
s’acheminerait vers une vaccination ciblée sur des populations animales sensibles
ou destinées à l’exportation ! (Interview de B. Vallat en annexe 9)
En clair, depuis longtemps plus personne n’est dupe : l’éradication est
impossible et la vaccination ne sera plus obligatoire.
Deux semaines plus tard, on apprend du conseiller agricole de Président de
la République que la vaccination obligatoire sera enterrée dès la prochaine
campagne. (cf extrait de la dépêche vétérinaire du 30 janvier en annexe 10) La
nouvelle met le coup de grâce à l'objectif proclamé d'éradication au moyen de
longues années de vaccination. Elle signifie l’échec des efforts désespérés de
l’Administration de l’Agriculture pour faire croire à la pertinence des politiques
sanitaires suivies depuis le début de la crise de la fièvre catarrhale.
Et la « fronde anti-vaccinale » dans les campagnes fait, enfin, son entrée
dans les comptes-rendus des réunions du Comité national de suivi FCO du 3 février
2009 par le directeur de la FNGDS Marc Henri Cassagne (compte rendu complet
en annexe 11) :
« Plusieurs intervenants, dont les représentants vétérinaires, sont intervenus pour
souligner la montée d'une fronde anti-vaccination sur le terrain. La F.N.G.D.S. a
indiqué que, parmi les raisons de cette fronde, se trouvaient des inquiétudes sur les
conséquences de la vaccination et a souhaité que le dispositif de pharmacovigilance
soit renforcé. »
Ce qui est une reconnaissance des dégâts sous évalués de la vaccination dans
les élevages. Voilà la réalité clinique qui s’invite enfin dans les aréopages de
décideurs parisiens : décidément tout arrive !
Mais, en attendant, il faut continuer d’imposer la vaccination au plus grand
nombre car les vaccins sont fabriqués, il faut les vendre ! Ce sera donc une
misérable petite campagne de 4 mois de vaccination obligatoire APRES le
passage de l’essentiel de la maladie sur la majorité du territoire entraînant une
immunisation naturelle massive des cheptels (cf annexe 12 : Etudes et recherches
FCO en France par P. Parisot - DGAL).
Il faut avoir l'humilité de le reconnaître pour s’en réjouir : un tout petit
moucheron, totalement ignoré et méprisé par la science, est venu à bout des
prétentions sanitaires et réglementaires de toute la Technostructure mobilisée de la
5e puissance économique mondiale !
Vers une
vaccination
facultative !?
Le mouvement des collectifs
Depuis le début de la « crise FCO », partout en France, des éleveurs s’interrogent,
critiquent le discours officiel, constatent les dégâts de la vaccination dans les
troupeaux, observent la mise en place de l’immunité naturelle et s’organisent pour
fédérer tous les refus individuels de la vaccination obligatoire. Ainsi naissent dans
les départements les collectifs pour la liberté vaccinale exigeant le libre choix de
sa stratégie par l’éleveur. (Liste mise à jour au 15/02/09 en annexe 13).
Les réunions, conférences et débats se multiplient. Les éleveurs se
réapproprient la réflexion et la décision sur le devenir de leurs élevages.
Les sérologies réalisées à l’occasion des prophylaxies hivernales mettent en
évidence le nombre élevé d’animaux ayant réalisé leur immunisation naturelle sans
aucun symptôme de maladie, rendant la vaccination obligatoire de ces animaux à ce
qu’elle est : une aberration scientifique et une dépense inutile, tant pour les
collectivités publiques que pour les éleveurs.
C’est pourquoi on trouve aujourd’hui, dans tout le pays, des centaines
d’éleveurs qui refusent le diktat de la vaccination.
Quelles seront les éventuelles conséquences administratives et financières
pour ceux qui choisissent, en pilote responsable de la santé de leurs animaux, de
refuser la stratégie vaccinale afin de préparer leur troupeau par une immunité
naturelle au nouvel environnement de l’élevage en Europe ?
A ce jour, après la prise de position politique d'abandon de la vaccination
obligatoire en 2010, on ne peut croire qu’ils encourent le moindre risque réel de
répression au nom d’une obligation administrative qui n’aura duré que 4 mois et
demi ! D’autant que d’après les textes européens, la vaccination devait être terminée
pour le 31 décembre 2008 !
D’ailleurs les textes répressifs des conditionnalités de la PAC sont destinés
aux éleveurs qui refuseraient les prophylaxies des maladies CONTAGIEUSES, or la
FCO, en tout état de cause, n’a jamais été et n’est pas une maladie contagieuse, mais
vectorielle malgré son classement réglementaire en MLRC (maladie légalement
réputée contagieuse).
En ce qui concerne l’écoconditionalité des aides, la non vaccination contre la
FCO ne doit pas provoquer de pénalités puisque seule la notification de la FCO est
visée par l’annexe II du règlement 73 2009 (voir annexe 14 : texte de Jacques
Bonati et annexes 14a, 14b, 14c et 14 d).
Enfin quel argument invoquer pour contraindre un éleveur dont les animaux
sont déjà immunisés naturellement, état confirmé par sérologie ELISA positive, de
pratiquer une inutile, dangereuse et coûteuse vaccination sur son cheptel ?
De plus, faute de vaccins en nombre suffisant et de temps pour vacciner,
certains troupeaux auront déjà pris la clé des champs avant que la vaccination soit
possible. La date du 30 avril ne pourra être tenue.
Une
réappropriation
par les éleveurs
de la décision du
devenir de leurs
élevages
Quelles
conséquences
pour le libre
choix ?
Malgré tout, dans cette période incertaine de l'hiver 2009, il est important de
rappeler que les éleveurs qui refusent la vaccination ne doivent pas rester isolés face
à l'administration de leur département. Il est important qu'ils contactent les collectifs
départementaux pour le cas échéant, si nécessaire, pouvoir opposer un front uni et
fourni d'éleveurs vis-à-vis d'une administration départementale parfois hyper zélée
dans sa prétention à la répression (vieux réflexe).
Il faut également souligner que l’ITAB (Institut Technique de l’Agriculture
Biologique) a obtenu du Ministère un accord de principe pour la réalisation d’une
étude portant sur l’accompagnement de la mise en place de l’immunité naturelle
dans les troupeaux n’ayant pas vacciné (biologiques et conventionnels). Pour les
besoins de cette étude exclusivement, un certain nombre d’élevages aura le droit de
déroger à l’obligation vaccinale (dérogation déjà effective mais information à
diffusion restreinte). Une liste des participants à l’étude sera constituée dans chaque
DSV concernée. L’échantillonnage devrait être connu début mars 2009.
(Voir annexe 15 : Réponse de la DDSV et annexe 16 : note du 25 novembre 2008
sur les dérogations partielles).
Dans une épidémie qu'est-ce qui est épidémique ?
Cette calamiteuse gestion d’une problématique sanitaire « épidémique »
(épizootique) met en évidence l’inefficacité des concepts médicaux qui sont à
l’origine des décisions prises.
La pensée unique « pasteurienne » qui anime la plupart des scientifiques et
des responsables politiques ou sanitaires s’avère incapable de rendre compte de la
réalité.
L’exemple de la FCO est emblématique. Ce n’est pas une maladie
contagieuse mais elle génère une épidémie. Elle touche un nombre énorme de
cheptels mais est, dans la plus grande majorité des cas, parfaitement bénigne.
Cette situation met en évidence que seuls les troupeaux qui, pour différentes
et multiples raisons, sont constitués d’animaux fragiles ou fragilisés verront un
impact important de l’expression clinique de la maladie.
Autrement dit, ce sont les conditions de vie et de santé des animaux
cibles de la maladie qui sont épidémiques, PAS l’agent infectieux.
Ce n’est pas le ou les virus de FCO qui sont épidémiques, ils se contentent
d’être peu pathogènes et transportés partout par les petits moucherons. Les
conditions de vie et de résistance des cheptels rencontrés feront qu’il y a ou non
épidémie. Et cette observation clinique est évidemment valable pour la plupart des
phénomènes pathologiques collectifs, qu’ils soient contagieux ou non.
Débarrassés de l’obsession vaccinale instrumentalisée en permanence par la
médecine industrielle et ses hommes liges, qui focalisent toujours sur l’alien
pathogène, l’éleveur peut alors reprendre la responsabilité de son élevage où la
tâche essentielle et permanente est de mettre ses animaux dans des conditions de
vie, d’alimentation, de relations sociales, de production, de sélection génétique qui
ne soient PAS des conditions épidémiques.
Sinon, peu importe l’agent pathologique (infectieux, toxique, carentiel …),
mère nature est généreuse, la pathologie se répandra dans l’élevage. Les exemples
Se regrouper
pour se faire
entendre
Des
dérogations !
de troupeaux dûment vaccinés qui ont néanmoins manifestés gravement les
symptômes de la FCO ou qui ont brutalement exprimés une autre pathologie
collective illustrent parfaitement cette dynamique.
L’observation clinique des faits posés dans le cadre global de chaque
élevage, la mise en résonance des faits et des conditions multiples et variées dans
lesquels ils peuvent et doivent s’exprimer, nous permet d’échapper à la seule vision
étriquée du laboratoire qui n’est JAMAIS la réalité.
Les conditions particulières qui sont à l’origine de dégâts importants de la
FCO dans certains élevages devraient pousser les responsables à chercher les
éléments qui sont à l’origine de la fragilité de ces systèmes. Toute irruption
pathologique nouvelle met à l’épreuve l’efficacité et la cohérence de nos choix
d’élevage.
Il y a là un grand chantier de réflexions et d’observations à développer
Conclusions provisoires
La grande affaire de la prétendue « grippe aviaire » des années 2006 avait
déjà mis en évidence les manipulations de l’information et l’utilisation des
« grandes Peurs » générées dans le public pour imposer non seulement des
stratégies de médecines industrielles mais également la prise de pouvoir des
bureaucraties sur toute l’activité agricole.
L’épisode FCO a vu l’industrie du Médicament Vétérinaire fabricant les
vaccins co-gérer directement avec le Ministère de l’Agriculture et les officines
« scientifiques » et « professionnelles » la réflexion et la prise de décisions sur la
stratégie de gestion de l’épizootie – enzootie de fièvre Catarrhale (cf RSFA).
Cette prise de pouvoir par les industriels du Médical coté en Bourse résonne
comme un désastre majeur pour tous ceux, paysans, cliniciens, citoyens, qui
espèrent encore en une approche globale des problèmes et une recherche non
marchande du bien commun.
Il nous a semblé, collectivement, que c’était le rôle et la spécificité du GIE
Zone Verte de multiplier les vérifications critiques par rapport au discours officiel
(de l’Etat ou de la Science) pour donner, dans la mesure de nos moyens à tous
ceux qui le souhaitent, des éléments d’une approche globale qui ouvre sur d’autres
compréhensions des manifestations de la vie et des altérations de la santé.
Les vétérinaires solidaires du
GIE Zone Verte – 17 Février 2009
PS : Au fait, il y a des tonnes de TAMIFLU®, médicament soit disant « antiviral grippal »,
périmées autant que parfaitement inutiles dans les caves du ministère de la santé, glorieux vestiges
de la prétendue crise de la « grippe aviaire ». Vu ce qu’il a coûté aux Pouvoirs Publics, ç’est à dire à
nous tous, pourquoi ne pas le refiler gratuitement aux agriculteurs ? Peut être ben que ça soigne la
fièvre catarrhale ? Et puis cela fera de la place pour stocker les vaccins commandés et inutiles…
Comprendre
le
phénomène
de manière
globale
NOTE AUX ELEVEURS
Si vous constatez sur vos ruminants des effets secondaires en
liaison directe avec les vaccinations, informez immédiatement
votre vétérinaire qui doit venir voir vos animaux et faire une
déclaration de Pharmaco-vigilance à l’AFSAPS. (Agence
Française de Sécurité Sanitaire des Produits de Santé).
Si vous n’avez pas de réponse de votre vétérinaire, vous pouvez
contacter votre GDS qui pourra le faire à sa place. Si le lien est
établi entre les symptômes de vos animaux et les vaccinations
(Exemple mortalité par réaction anaphylactique violente,
hématomes géants aux lieux d’injection,….) vous avez droit à
indemnisation de l’Etat car il s’agit d’une vaccination obligatoire
sous ATU.
LISTE DES ANNEXES mises à disposition sur le site du GIE Zone Verte
1. Carte de l’avancée de la FCO en France, fin novembre 2008
2. Lettre de la pharmacovigilance vétérinaire de l’Afssa – Nov 2008
3. Carte des foyers déclarés en Belgique en septembre 2008
3 bis : tableau du nombre d’animaux vaccinés en Belgique au 22/09/08
4. Etude des prévalences de M. Durand de l’Afssa
5. Note de service du Ministère du 3 novembre 2008
6. Calendrier prévisionnel de disponibilité des doses de Vaccins en France
7. Editorial du bulletin des GTV – octobre 2008
8. Lettre de la FRGDS de Franche-Comté au ministère
9. Interview de Bernard Vallat dans la dépêche vétérinaire 1017 du 19-01 au 23-01-09
10. La dépêche vétérinaire 1019 du 30-01-09 au 6-02-09
11. Compte rendu de réunion du Comité de suivi national FCO du 03-02-09 (Marc Henri
Cassagne message FCO- FNGDS n° 233)
12. Etudes et recherches FCO en France par P. Parisot - DGAL
13. Liste des collectifs au 15 février 2009
14. Texte de Jacques Bonati, juriste à la confédération paysanne
a. Règlement CE 73-2009
b. Directive 2000-75 de la communauté Européenne
c. Décision de la communauté Européenne du 24 juillet 2008 (2008/655/CE)
d. Décision de la communauté Européenne du 09/01/09
15. Réponse_DDSV10_FRAB CA
16. Note du 25 nov 2008 - dérogation partielle désinsectisation
| Translation - German Impfpflicht:
Der Gipfel der Spiegelfechterei
einer katastrophalen Leitung!
Vergegenwärtigung der Situation
Obgleich die Zahl der deklarierten BTV-Fälle abnimmt, gestaltet sich die gesundheitliche Situation für die Manager der „Krise“ immer komplexer.
Der Serotyp 1, kurz BTV-1, hat sich in der Bretagne unerwartet rasch verbreitet. Das dieser Serotyp ganz offensichtlich nicht durch das Verbringen von Tieren eingeführt wurde, zeigt deutlich, dass die verschiedenen, bei uns einheimischen Stechmücken der Gattung Culiocides, die als Vektoren dienen, Grenzen ignorieren und in der Lage sind, die Frontlinie der BT und der europäischen BT (BTE) auf unvorhergesehene Weise verschieben.
Der Serotyp 6, trat zunächst in den Niederlanden auf, dann in Deutschland und begann seine geographische Ausdehnung, wodurch sich vohersehen lässt, dass diese sich 2009 auf ganz Europa ausweiten wird. Nachdem Ende Oktober die erste Herde des Serotyps 6 in den Niederlanden entdeckt worden waren, konnten im selben Land noch zwei weitere Herde ausgemacht werden, von denen einer über 100km vom zuerst entdeckten entfernt war. Diese Vorfälle weiten die Sperrzone auf mehr als 4/5 der Fläche Hollands aus. Die Sperrzone wurde in Zusammenarbeit mit den Niederlanden auf Deutschland ausgeweitet, nachdem die deutsche Regierung am 6. November 2008 drei Herde des Serotyps 6 in der Nähe der niederländisichen Grenze gemeldet hatte. An dieser Stelle soll daran erinnert werden, dass diese Virusart, die wenn überhaupt nur in sehr geringem Maß krankheitserregend ist, wahrscheinlich auf Impfungen zurückzuführen ist (die Art ist identisch mit in Europa nicht zugelassenen Lebendimpfstoffen); wie sie eingeführt wurde ist aber bis heute nicht bekannt.
Gerade wurde in der Schweiz bei Ziegen ein fünfundzwangigster Serotyp entdeckt, der diese jedoch nicht zwangsweise krank macht. Es ist auch nicht ausgeschlossen, dass dieser Serotyp bereits seit langem in Europa existiert!!! Dann wurde auch noch ein Serotype 11 in Belgien ausgemacht…
Und zu guter Letzt gibt es Studien, die die Hypothese verfolgen, dass BTV-8 selbst aus einem südafrikanischen Impfstamm, der bekanntermaßen Missbildungen hervorruft, hervorgeht…
Zudem gewinnt die Dunkelziffer der klinischen Fälle zweifelsohne immer mehr an Wichtigkeit. Denn in Abhängigkeit der mit BTV-1 oder BTV-8 verseuchten Restriktionsgebiete 1 und 8, so genannten ZR 1-8 (Zones Réglementée, in denen man nur um BTV-1 kümmert), oder der Zonen, die mit BTV-8 infiziert sind, jedoch durch Impfung frei von BTV-1 (ein vom französischen Ministerium für Landwirtschaft und Fischerei geprägter Begriff, dessen Genehmigung gerade von der Europäischen Kommission geprüft wird), genannt ZIV (Zone Indemne Vaccinee BTV-1; nur dieser Serotyp interessiert die französischen Behörden!) unterliegt ein registrierter BTV-Herd der Impflicht. Desweiteren ist der Verkauf von Zuchttieren in diesen Gebieten solange untersagt bis die Befunden der Virämien (die Anwesenheit der „lebenden“ Viren im Blutkreislauf, mit denen sich die Krankheitsüberträger infizieren können) und der RNA- oder PKR-ämien (Teil des Virus“chromosoms“, von dem man nicht weiß, ob er den Überträger noch infizieren kann, d.h. ob er „lebend“ oder „tot“ ist) nicht negativ sind.
Tatsächlich ist es so, dass die Wissenschaflter nicht wissen, ab welchem Zeitpunkt genau ein erkranktes Tier eine Culicoide, die es sticht, nicht mehr infizieren kann. (Anhang 1: Ausbreitung der BTV in Frankreich Ende November 2008).
Es lässt sich trotz allem etwas Positives verzeichnen. Am 21. Januar 2009, dem Tag des Französischen Netzwerks für Tiergesundheit (RFSA), hat man endlich anerkannt, dass die klinische Ausprägung in der Tierzucht sehr unterschiedlich ist: von nicht vorhanden bis mitunter markant. Gleichzeitig hat man zugegeben, dass in stark betroffenen Aufzuchtbetrieben ohne vorangegangene BT-Infektion chronologische Pathologien, die oft immunsuppressiv waren, auftraten, was ein Beweis für eine gestörte Immunantwort ist. Es ist aber nun einmal so, dass eine gesunde Immunreaktion Voraussetzung dafür ist, sich der Infektion unter besten Bedingungen zu stellen.
Offizielle Verkündung der Impfpflicht
Das Ministerium hat durch seinen Beschluss vom 4. November 2008, also zwei Jahre NACH dem Einzug der BT/BTE in Frankreich, die Impfstrategie gegen die Blauzungenkrankheit bis spätestens 30. April 2009, ausgehend vom 15. Dezember 2008, verpflichtend gemacht. Ohne jedoch die Ziele dieser Strategie zu präzisieren und ohne irgendeine Garantie bezüglich Wirksamkeitsdauer , Unbedenklichkeit , Auswirkung auf die Herabsetzung der Viruslast oder der Überwachung des Virusbefalls bei geimpften Tieren.
Eine Impfung wiederum führt verschiedene Konsequenzen mit sich:
- eine erhebliche finanzielle Belastung für die Tierhalter: seit 2009 sinken die Hilfen des Staates und der EU, und werden 2010 aller Wahrscheinlichkeit nach ganz eingestellt. Dieser Prozess wird noch verstärkt durch die ständigen jährlichen Impfauffrischungen, die bei Totimpfstoffen nötig sind.
- Gesundheitsrisiken hinsichtlich der Anzahl der Zellen in der Milch, der Euter, Abgänge oder heftiger bis tödlicher allergischer Reaktionen (vor allem durch das Vorhandensein von Aluminiumhydroxid in den Impfstoffen). Dazu kommt, dass die ganze Herde geschwächt ist, was latente Pathologien hervorruft, die auch mehrere Monate nach der BTV-Impfung in Erscheinung treten können, wodurch das Immunsystem aller Tiere in der Herde geschwächt wird (BVD, IBR, Grippe, Parasitosen,…).
Ausrottung ausgeschlossen
Die Impfpflicht ist nur dann sinnvoll, wenn ihr ausdrückliches und durchführbares Ziel die Ausrottung der Krankheit ist.
Die Ausrottung der BT ist aber unmöglich. Sie wurde nie und an keinem Ort erreicht.
Im nördlichen Teil des europäischen Festlands übertragen seit 2006 verschiedene einheimische Culicoiden BTV-1, -8 und -6.
Es ist völlig unmöglich die Culicoidenpopulationen, die das Virus übertragen, zu kontrollieren. Sie existieren seit Millionen von Jahren in unseren Breiten und nehmen dadurch einen unersetzlichen Platz im Gleichgewicht der ökologischen Nischen Europas ein. Indem sie sich gleichermaßen und ständig sowohl von der örtlichen wilden Fauna (Hirsche, Rehe… über welche noch keine Studie bezüglich der Dauer der Virämie durchgeführt wurde) als auch von anderen Haustieren (z.B. Pferde) ernähren, verbreiten die Culicoiden Viruspartikel in verschiedene und unbekannte „Reservoirs“. Zudem übertragen diese Stechmücken weltweit mehr als 60 bekannte Viren und Parasiten.
Daraus lässt sich folgern, dass die Ausrottung des BTV in Europa unter den gegenwärtigen ökologischen Bedingungen höchst unwahrscheinlich, wenn nicht gar ausgeschlossen ist.
Wozu eine Impfpflicht?
Die Impfung mit einem inaktivierten (Tot)Impfstoff kann zwei Ziele verfolgen: den Schutz der Tiere oder die Ausweitung der Seuchenzonen einzudämmen.
Schutz der Tiere:
Über den Impfschutz, den ein inaktivierter (Tot)Impfstoff bei BTV bieten kann, ist sehr wenig bekannt und es gibt keine unabhängigen Studien auf diesem Gebiet.
Die ersten Ergebnisse der Impfungen in Europa bestätigen, dass für empfängliche Tiere ein gewisser Schutz bei der Ausprägung der klinischen Krankheitszeichen vorhanden ist, aber genauso gibt es dabei Hinweise auf gravierende Ausnahmen.
Man weiß bereits, dass dieser Schutz minderwertiger ist als der, der durch Lebendimpfung erreicht wird. Diese Impfstoffe wiederum rufen allerdings andere Risiken hervor, darunter vor allem Rückmutationen, welche die Pathogenität der Vaccinia-Viren neu beleben (als Beispiel sei hier BTV-16 auf Sardinien und Korsika angeführt) oder die der genetischen Rekombination und möglichen Zusammensetzung neuer pathogener Serotypen, welche die Culicoiden übertragen können.
Eindämmung der Ausweitung der Seuchenzonen:
Die Ausweitung der deklarierten Seuchenzonen in den letzten sechs Monaten beweist die Unwirksamkeit der Totimpfstoffe zur Beherrschung der natürlichen Verbreitung der Infektion (in Frankreich; aber auch in Spanien, wo massiv geimpft wurde, hat sich BTV-8 500km nach Süden ausgebreitet und die ersten Herde in Andalusien traten im November 2008 auf).
Ende August 2008 hat der Import von 92 Rindern aus Frankreich, die vorschriftsmäßig gegen BTV-8 geimpft waren, zur Auslösung eines Herdes geführt, da vier Tiere das Virus in sich trugen. Weitere Rinder, die im Oktober in die Beneluxstaaten importiert wurden und gegen BTV-1 geimpft waren, dürften das ansteckende Virus ebenfalls in sich tragen. Das gleiche gilt für Rumänien und Venezien (Italien).
Diese Vorfälle beweisen sehr deutlich, dass Totimpfstoffe zur Unterdrückung der Virusübertragung im internationalen Handel mit lebenden Tieren unwirksam sind.
Und morgen…
Welche Vorteile würde eine Impfstrategie angesichts der Unzulänglichkeit der Impfung an sich langfristig für die Tierzucht haben?
Die französischen Herde stellten 2008 mit BTV-8 und BTV-1 90 % der Herde in 19 von dieser Seuche betroffenen europäischen Ländern.
Die gegenwärtige Handhabung der BT und der europäischen BT erst des Sterotyps 8 und dann des Typs 1 zeigt, dass wir weit davon entfernt sind es mit anderen Serotypen aufzunehmen, die sich bereits ankündigen (6, 4; BTV-11 soll in Belgien im Umlauf sein; BTV-24 ist kürzlich in Israel aufgetaucht).
Glücklicherweise ist es so, dass trotz der umfangreichen Impfungen, durch welche zu befürchten war, dass sie der natürlichen Immunität entgegenwirkten, die Culicoiden, die im Dienste des Allgemeinwohls stehen, weiterhin für die Verbreitung der Wildstammviren, die lebenslange Immunität garantieren, auf Wiederkäuer. Einige veterinärmedizinische Labore in den Departements haben diese Tatsache festgestellt.
Die Lage lässt sich folglich so zusammenfassen, dass das Fehlen epidemmiologischer Studien, welche diesen Namen verdient hätten, es verhindert, dass das Verständnis für und das Verstehen der übertragbaren Krankheiten nicht voranschreitet.
Immunität ist nicht gleich Immunität
Die Vorgänge, die zur Immunität führen, sind hochkomplex (noch mehr in Bezug auf Viren) und trotz zahlreicher wissenschaftlicher Forschungen noch unzureichend verstanden. Sie beziehen verschiedene Organe, verschiedene Zelltypen (u.a. Blutzellen) und Hämoproteine mit ein.
Experten geben zu, dass Immunität im Grunde eine spezifische Anpassung an jedes Individuum ist und dass sie selbstverständlich von genetischen Faktoren (angeborenen Faktoren) abhängt, aber auch und vor allen Dingen von Faktoren, die durch die Lebensbedingungen erworben und dem einzelnen Tier von den Tierhaltern über die Aufzuchtbedingungen (Futter, Impfung…) auferlegt wurden.
Allergische Reaktionen auf Impfstoffe sind übersteigerte Immunantworten mit mitunter tödlichem Ausgan (vgl. Asthma beim Menschen).
Kurzfristige Immunität durch Impfung
Die erworbene Immunität durch Totimpfung ist den Herstellerlaboren zufolge sechs Monate bis ein Jahr wirksam und erfordert jahrelang mindestens einmal pro Jahr eine Auffrischung. Die Immunität durch Totimpfung stellt nur neutralisierende Antikörper bereit, welche im Blut zirkulieren.
Die bereitgestellten Studien bezüglich der durch Impfung erworbenen Immunität zeigen, dass für Rinder, nach einer experimentellen Infektion der geimpften Tiere, für die Mehrheit der kommerziell erhältlichen Impfstoffe lediglich eine verminderte Virämie (Zeit, die das Virus im Blut ist) nachgewiesen wird und auch nur diese ist in der vorläufigen Anwendungserlaubnis aufgeführt.
Die Wirksamkeit der Impfstoffe in Bezug auf Symptomverhütung der BT konnte nicht evaluiert werden, denn in den meisten Fällen haben es die experimentellen Infektionen in den Labors nicht zugelassen, diese Symptome hervorzurufen. (vgl. Anhang 2: Brief der Arzneimittelüberwachung der Französischen Behörde für Lebensmittelsicherheit (AFSSA) – November 2008)
Sichere natürliche Immunität
Weltweit bestätigen Experten auf dem Gebiet der Blauzungenkrankheit, dass eine Virusinfektion ausreichende lebenslange Immunität verleiht, dass die Tiere in den Seuchengebieten krank waren und anschließend gesundeten oder anscheinend nicht befallen wurden.
Die natürliche Immunität ist eine Kombination aus humoraler Immunität (Antikörper) und zellvermittelter Immunität, wodurch sie komplexer und dauerhafter ist.
Ein Beispiel: In Belgien, wo die Impfrate unter 50 % liegt, wurden 2008 nur einige klinische Fälle der BT bzw. BTE verzeichnet, während in den Jahren 2006-07 etwa 30.000 Betriebe als seuchenfrei galten. (vgl. Anhang 3: Karte der registrierten Seuchenherde in Belgien im September 2008 und Anhang 3bis: Tabelle mit der Anzahl der geimpften Tiere)
Von den französischen Landwirtschaftsbetrieben war 2007 und 2008 ein großer Teil (sei es, dass sie registrierte Seuchenherde waren oder nicht) von BTV-8 betroffen. Man muss folglich im Interesse der Impfung der gesamten Tierpopulation herausfinden, ab welchem Zeitpunkt man annehmen kann, dass die Mehrheit von ihnen bereits eine natürliche Immunität entwickelt hat (vgl. Anhang 4: Prävalenzstudie von M. Durand von AFSSA).
Diese Studie weist auf, dass im Winter 2007-08 fast 100 % des Viehbestands und der Tiere im Departement Ardennes seropositiv und somit auf natürliche Weise geschützt waren. Im weiteren Sinne kann man beinahe davon ausgehen, dass die Situation in den zehn Departements im Norden Frankreichs, die ab September 2007 als verseucht galten, dieselbe war. Und dennoch wird in diesen Departements als Folge der Entscheidungen des Landwirtschaftsministeriums zum Ende des Winters zuerst geimpft werden.
All dies zeigt, dass die Umsetzung eines Notfallplans, der vorrangig aus Impfung besteht, ohne vorangegangene Prävalenzstudie in ein wahres Durcheinander mündet.
Verwirrung über den Impfschutz
Die Angaben, über die wir gegenwärtig verfügen, deuten darauf hin, dass es nötig ist, die Impfungen für Impfstoffe der Wertigkeit BTV-1 (ZULVAC für Rinder und Schafe) nach sechs Monaten aufzufrischen.
Die Impfung, welche aus Kostengründen zugleich mit den prophylaktischen Maßnahmen durchgeführt werden muss, setzte am 15. Dezember ein, damit sie spätestens bis Ende April vollzogen ist.
Wie wird man die nächste große Welle der Übertragung 2009 meistern, wenn der Schutz doch nur für sechs Monate gewährleistet ist? (Eine im Dezember geimpfte Herde ist nur bis Juni geschützt).
Man muss gleichzeitig betonen, dass der Zeitpunkt der BTV-8-Auffrischung für Rinder von den Herstellern festgelegt wurde, die dies auch in den Zusammenfassungen der Produktmerkmale der einstweiligen Zulassung vermerkt haben. Das Ministerium legte die Auffrischung nach drei Wochen fest, um sie mit der BTV-1-Auffrischung abzustimmen und einen zusätzlichen Besuch des Tierarztes nach einer Woche zu vermeiden.
Zu diesen Fragen nahm das Ministerium in einer dienstlichen Mitteilung
deutlich Stellung:
«…In diesem Zusammenhang und betreffs der einstweiligen Zulassung kann der Verantwortliche in der Krise (das DGAL ; Anm.d.Red.) über eine Frist der Impfauffrischung entscheiden und die Gebrauchsbedingungen eines Tierarzneimittels festlegen… Wäre festgestellt worden, dass ein Abstand von 12 Monaten keinen zufriedenstellenden Impfschutz bieten kann, wäre es klar, dass die Frist im Anschluss überprüft und korrigiert worden wäre. » (Der Volltext findet sich in Anhang 5)
Folglich verändern also die dienstlichen Mitteilungen des Ministeriums munter (und augenscheinlich ohne wissenschaftliche Studie, aus der sich die immunologische Wirkung bestimmen ließe) die Frist der Impfauffrischung – aus Gründen der Geldknappheit und zur Sicherung eines reibungslosen Ablaufs.
Jesus wandelte Wasser zu Wein. Der König von Frankreich heilte Skrofulose durch Handauflegen. Und das französische Landwirtschaftsministerium verlängert die Wirksamkeit von Impfstoffen! Das ist wahrer Fortschritt.
Rinder gegen BTV-1 impfen: ausgemachter Blödsinn
Überall wird klar konstatiert, dass die klinischen Anzeichen bei Rindern, die durch BTV-1 hervorgerufen werden, gegen Null gehen und keine Erkrankung nach sich ziehen. Die Impfung mit 40 Millionen Dosen ließe sich höchstens vor dem Hintergrund rechtfertigen, die Ausbreitung des Serotyps 1 einzudämmen und Frankreichs Nachbarländer (die Beneluxstaaten, Deutschland, die Schweiz und Italien) zu schützen.
Aber wir haben den Beweis, dass dem nicht so ist.
Die französische Verwaltung visiert dieses Ziel nicht einmal an; dessen Erreichen steht zugegebenermaßen auf sehr wackligen Beinen, es gründet sich allerdings auf die Solidarität der Europäischen Union. Um dieses Ziel anzusteuern, hätte es nämlich der Impfung der Tiere ausgehend von den Grenzen im Norden und Osten Frankreichs ab Januar bedürft und der anschließenden Ausdehnung auf die von BTV-1 verseuchten Zonen im Südwesten und in der Bretagne (einer so genannten zentripetalen Impfung). Diese unter Epidemiologen bestens bekannte Vorgehensweise wird übrigens seit März 2007 auch von der AFSSA empfohlen. Jedoch ist es nicht diese Strategie, die vom Landwirtschaftsministerium, das beschlossen hat, alle Departements mit einem gleichen Prozentsatz an verfügbaren Impfstoffen zu bestäuben, beibehalten wurde (vgl. Anhang 6: Tabelle mit der Aufteilung der Dosen).
Ständige Impfstoffknappheit
Der voraussichtliche Zeitplan über die Verfügbarkeit der Dosen des Serotyps 1 wurde an die Präfekte (oberste Verwaltungsbeamte eines Departements) geschickt, damit sie in den Lenkungsausschüssen der jeweiligen Departements die für ihr Departement am besten geeignete Strategie zur Anwendung der Impfdosen bestimmen können, je nach ihrer Verfügbarkeit.
An dieser Stelle soll noch einmal ins Gedächtnis gerufen werden, dass die Handhabung der Impfung für Tierhalter und Veterinäre sich wie 2008 gleichermaßen schwierig gestalten wird. Es wird oft nötig sein, die prophylaktischen Maßnahmen nach hinten zu verschieben, den besten Zeitpunkt zu finden, in dem die Physiologie der Tiere am stabilsten ist, ganz wie in den einstweiligen Zulassungen vorgeschlagen, und folglich auch die Behandlungen der Tiere: zwei Injektionen innerhalb von 21 Tagen für den Impfstoff gegen BTV-1 und BTV-8 bei Rindern. Und damit geht in der Vielzahl der Fälle die Unmöglichkeit der Durchführung der Auffrischung einher, mangels verfügbarer Impfstoffe.
Bereits jetzt ist absehbar, dass das angestrebte Datum, 30. April 2009 (an dem alle Impfungen durchgeführt sein sollen), mangels verfügbarer Impfstoffe überschritten werden wird (vor allem gegen BTV-1 bei Rindern), denn der Lieferplan wird nicht eingehalten werden können.
Die Priorität sollte bei den Impfungen auf Tieren liegen, die für den Export bestimmt sind. Das ist jedoch gegenwärtig nicht der Fall. Vielmehr lässt sich das Gegenteil beobachten, denn die für Kälber vorgesehenen Impfstoffbestände werden zu Vorsorgezwecken bei Tieren eingesetzt, die in Frankreich bleiben werden. Dies wird wie bereits in den Jahren 2007 und 2008 dazu führen, dass einige Tierhalter, die Kälber exportieren, weitere Märkte verlieren werden.
Man wird sich bewusst
Trotz der Auswirkungen, die die Ankündigung der erwarteten Impfpflicht (wie etwa die Ausschiffung) seit zwei Jahren hat, sieht es im Herbst 2008 so aus, dass die Situation angesichts des Versagens der eingeschlagenen Strategie eine Umwälzung erlebt.
In diesem Zusammenhang stellt der von Barbara Dufour, Professorin für ansteckende Krankheiten an der Hochschule für Veterinärmedizin von Alfort, verfasste Leitartikel des Bulletins der französischen Fachverbände der Veterinäre (GTV) ein paar Fragen zur Impfpflicht (vgl. Anhang 7 für den Leitartikel des Bulletins der GTV).
Welche Ziele verfolgt die Impfung? :
1) Individueller Schutz der Tiere, für welchen eine fakultative Impfung, die gefördert wird, ausreichend wäre.
2) Beschränkung der Ausweitung auf bestimmte Zonen, die noch nicht betroffen sind: die Verbreitung der Culicoiden durch den Wind (GB, Departement Finistère) gefährdet dieses Ziel.
3) Ausrottung: in Wildreservoirs ist es unmöglich alle Tiere, die auf das Virus ansprechen und nicht nur dafür empfänglich sind, zu impfen. Diese Tatsache und die Übertragung vom Muttertier auf das Jungtier machen dieses Ziel sehr vom Zufall abhängig.
Schlussfolgernd lässt sich nur Folgendes feststellen: «Alle Argumente für und gegen die Impfung verdienen es folglich offen diskutiert zu werden, in einem wissenschaftlichen Rahmen auf EU-Ebene, bevor gemeinsam über die beste globale Strategie entschieden wird. »
Der Regionalverband der Verbünde zur Gesundheitssicherung (GDS) der Region Franche-Comté fragt in einem Brief an das Landwirtschaftsministerium Folgendes:
«Ist das Ziel Frankreichs die Ausrottung? Wie denkt die Europäische Union darüber? Ist die Ausrottung überhaupt im Bereich des Möglichen? (…/…) Kann man aufgrund der über die verfügbaren Impfstoffe durchgeführten Studien davon ausgehen, dass diese die Zirkulation des Virus und nicht nur die Ausprägung der Symptome aufhalten werden? (…) Da die BT keine Zoonose ist, ist es nur legitim sich darüber zu wundern, dass es keine Studie gibt, die durchgeführt wurde hinsichtlich des Kosten-Nutzen-Zusammenhangs, der hinter der Ausrottungsstrategie steht. Wie viele Jahre ohne BT und ohne Impfung müssten verstreichen, damit sich die Investition lohnen würde?
Wurde die nach einer Infektion natürlich erworbene Immunität ausreichend berücksichtigt? Bevor eine Entscheidung zwischen einem „Leben mit dem Virus“ und der Ausrottung getroffen werden kann, ist viel Nachdenken erforderlich. Wenn wir an keiner Ideologie festhalten, sind wir weder der einen Möglichkeit noch der anderen gegenüber voreingenommen. Sondern wünschen nur, dass die getroffenen Entscheidungen durchdacht, fundiert und zukunftsträchtig sind. Das ist momentan aber nicht der Fall ».
(siehe Anhang 8 für den vollständigen Brief).
Änderung der Regeln
Obwohl der Horizont sich aufzuklären scheint und die biologischen Wahrheiten endlich anerkannt werden, ist das Arbeiten an der Veränderung der internationalen Gesetzgebung, welche für eine Enzootie wie die BT bzw. BTE völlig ungeeignet ist, nicht weniger wichtig. Es gibt keine andere Möglichkeit als mit ihr zu leben! Und die Gesetzgebung sollte sich an diese neue Situation anpassen!
Gegenwärtig ist die Umsetzung dieser Reglementierung weitaus teurer als die durch die Krankheit entstehenden Direktverluste.
Man muss anerkennen, dass dieses Gesetz schlecht gemacht ist und lediglich obskure Interessen verteidigt, denn die europäischen Viehbetriebe schützt es nicht. Durch seine Einteilung in Gebiete mit Verbringungsbeschränkungen wirkt dieses Gesetz dem Austausch von und Handel mit Tieren entgegen, was erhebliche wirtschaftliche Verluste bei allen Beteiligten verursacht.
Diese wirtschaftlichen Verluste sind nicht messbar mit den Verlusten, die direkt auf die klinische Ausprägung der Krankheit zurückgehen, denn letztere sind hochgerechnet auf alle Viehbetriebe eines Landes im Durchschnitt sehr gering.
Die europäischen Staaten wollten bereits in den 1990er Jahren die Gesundheitskarte ausspielen, um Handelsschranken zwischen den „sauberen“ (im Norden, Europa) und den „schmutzigen“ Zonen (im Süden, darunter natürlich Afrika, aber auch südlich der Vereinigten Staaten und Australiens) errichten.
Dazu wurde die BT, von welcher nicht angenommen wurde, dass sie jenseits des 40. Breitengrads auftreten werde, in die A-Liste der Weltorganisation für Tiergesundheit (OIE) aufgenommen; direkt neben der Maul- und Klauenseuche, der Schweinepest oder der Geflügelpest – alles höchsteansteckende Krankheiten…was die BT nicht ist!
Fünfzehn Jahre später begünstigen die Klimaerwärmung und die weltweite Ausdehnung des Wirtschaftsverkehrs gemeinsam die Ausbreitung der Insekten und der Krankheiten, die sie als Vektoren übertragen…
Diese unklugen Entscheidungen, die Ende des 20. Jahrhunderts getroffen wurden, kehren jetzt im Boomerangeffekt mit voller Wucht zu den europäischen Tierhaltern zurück, ohne dass diese in irgendeiner Weise dafür verantwortlich wären.
Diese unpassenden Vorschriften müssen so schnell wie möglich geändert werden!
Der Gnadenstoß
Bereits Mitte Januar wurde in einer Zeitschrift für Veterinäre ein Interview mit Bernard VALLAT, dem Generaldirektor der OIE, veröffentlicht, welches folgende wichtige Information zutage förderte: seinen Schätzungen zufolge wird die Krankheit in Europa wohl endemisch werden, die Impflicht vorübergehend sein und in eine gezielte Impfung der Tierpopulationen, die empfänglich oder für den Export bestimmt sind, münden! (siehe Anhang 9 für das Interview mit B. Vallat)
Im Klartext heißt dies, dass sich schon lange niemand mehr täuschen lässt: die Ausrottung ist unmöglich und die Impfung wird nicht mehr verpflichtend sein.
Zwei Wochen später ließ der landwirtschaftliche Berater des Präsidenten mitteilen, dass die Impfpflicht mit Beginn der nächsten Kampagne begraben werde. (vgl. dazu Anhang 10: Auszug aus dem Gesandtschaftsschreiben an die Veterinäre)
Diese Kampagne versetzt dem ausgesprochenen Ziel der Ausrottung durch langjährige Impfungen den Gnadenstoß. Sie steht für die gebündelten verzweifelten Anstrengungen der Landwirtschaftsverwaltung, um von der Richtigkeit ihrer Gesundheitspolitik, die sie seit Beginn der BT-Krise verfolgt, zu überzeugen.
Und die Bewegung gegen die Impfung in den Kampagnen hat am 3. Februar 2009 endlich Einzug in die Tagesberichte der Sitzungen des Landesausschusses zur Überprüfung der BT gehalten, durch den Direktor der Nationalverbands der Verbünde zur Verteidigung der Gesundheit (FNGDS), Marc Henri Cassagne (der volltändige Bericht befindet sich in Anhang 11).:
«Mehrere Teilnehmer, darunter die Vertreter der Veterinäre, haben sich eingeschaltet, um vor Ort das Entstehen einer immer stärker werdenden Bewegung gegen die Impfung zu betonen. Der FNGDS deutete an, dass unter den von dieser Oppositionsbewegung genannten Gründen Besorgnis über die Folgen der Impfung verzeichnet war und äußerte daraufhin den Wunsch, die Arzneimittelüberwachung stärker durchzuführen. »
Dies ist eine Anerkennung der unterschätzten Impfschäden in den Viehbetrieben. Die klinische Realität hat sich endlich in den Aeropag der Pariser Entscheidungsträger eingeladen: Es geschehen noch Zeichen und Wunder!
Aber bis dahin muss die Impfung weiterhin verpflichtend sein und dies so großangelegt wie möglich, denn die Impfstoffe sind ja hergestellt und müssen verkauft werden! Dies wird zu einer schäbigen, kleinen viermonatigen Kampagne der Impfpflicht führen und zwar NACHDEM der Höhepunkt der Krankheit in den meisten Gegenden überschritten sein wird und die Tierbestände folglich eine grundlegende natürliche Immunität erworben haben werden. (vgl. Anhang 12: Studien und Untersuchungen zur BT in Frankreich, von P. Parisot – DGAL).
Wenn man bereit ist, es sich einzugestehen, ist es eigentlich amüsant: eine winzige Mücke, bis dato völlig ignoriert und verachtet von der Wissenschaft, hat es geschafft die gesundheitlichen und reglementarischen Ansprüche der gesamten Technostruktur zu überwinden, die die fünftgrößte Wirtschaftsmacht aufbringen konnte!
Die Bewegung der Öffentlichkeit
Seit Beginn der «BT-Krise» tauschen sich Tierhalter überall in Frankreich aus, kritisieren die öffentliche Debatte, stellen die Schäden fest, die die Impfung in ihren Herden anrichtet, beobachten die Entstehung natürlicher Immunität und organisieren sich, um dort gegen die Impfpflicht vorzugehen, wo Einzelne abgewiesen wurden. So entstehen in den Departements Verbünde für die Impffreiheit, welche fordern, dass jeder Tierhalter frei entscheiden soll, welche Strategie er einschlägt. (Anhang 13: aktualisierte Liste vom 15.02.2009)
Die Zahl der Versammlungen, Konferenzen und Debatten häuft sich. Die Tierhalter holen sich das Recht zurück, selbst über das Schicksal ihrer Betriebe nachzudenken und entscheiden zu können.
Die während der winterlichen Prophylaxe durchgeführten serologischen Untersuchungen zeigten deutlich, dass eine größere Anzahl von Tieren ihre Immunität auf natürliche Weise und ohne Krankheitssymptome erworben hat. Dies macht die Impfpflicht der Tiere zu dem, was sie ist: eine wissenschaftliche Verirrung und ein unnützer Geldaufwand, sowohl für die Tierhalter als auch für die öffentliche Hand.
Daher findet man heute in allen Ländern Hunderte von Tierhaltern, die sich dem Diktat der Impfung widersetzen.
Was sind die möglichen administrativen und finanziellen Konsequenzen für diejenigen, die, weil sie selbst die Verantwortung für die Gesundheit ihrer Tiere übernehmen wollen, sich der Impfstrategie verweigern, um ihre Herden durch natürliche Immunität auf die veränderte Gestalt der Tierhaltung in Europa vorzubereiten?
Selbst nach dem die Politik ihre Position zu Gunsten der Abschaffung der Impfpflicht bis 2010 geändert hat, ist es bis heute schwer vorstellbar, dass die Halter kein damit verbundenes Risiko eingehen, im Namen eines administrativen Zwangs, der gerade einmal viereinhalb Monate andauerte, strafrechtlich verfolgt zu werden! Zumal die Impfung den europäischen Rechtstexten zufolge zum 31. Dezember 2008 eingestellt werden sollte!
Darüberhinaus sind die Rechtstexte, die den Auflagen der GAP unterworfen sind, an Tierhalter gerichtet, die die Prophylaxe von ANSTECKENDEN Krankheiten verweigern. Die BT war aber auf keinen Fall zu irgendeinem Zeitpunkt ansteckend und ist es auch nicht. Denn sie ist trotz ihrer verordneten Einstufung als gesetzlich anerkannte ansteckende Krankheit (MLRC) eine von Vektoren übertragene Krankheit.
Mit Bezug auf die Umweltauflagen der Hilfen dürfen im Falle der Weigerung gegen BT zu impfen keine Bußgelder erhoben werden, da in Anhang II der Verordnung (EG) Nr. 73/2009 lediglich die Bekanntgabe vorgesehen ist (siehe Anhang 14: Text von Jacques Bonati und die Anhänge 14a, 14b, 14c und 14d).
Welches Argument soll man also anführen, um einen Züchter, dessen Tiere bereits eine durch eine positive ELISA-Serologie bestätigte natürliche Immunität besitzen, dazu zu zwingen, an seinem Viehbestand eine unnütze, gefährliche und teure Impfung durchführen zu lassen?
Mangels ausreichender Impfstoffe und aus Zeitgründen werden zudem einige Herden schon die Grenzen verlassen haben bevor eine Impfung überhaupt möglich wird. Der 30. April kann nicht eingehalten werden.
Trotz aller Vorfälle in diesem unklaren Winter 2009 ist es wichtig daran zu erinnern, dass diejenigen Tierhalter, die die Impfung verweigerten, sich nicht alleine mit der Verwaltung ihres Departements herumschlagen müssen. Es ist wichtig, dass sie, wenn die Lage es erfordert, die Verbände ihrer Departements aufsuchen, um gegebenenfalls eine einheitliche und stabile Front der Tierhalter gegen eine mitunter in ihrem Repressionsanspruch übereifrige Verwaltung (ein alter Reflex) zu bilden.
An dieser Stelle soll betont werden, dass das Technische Institut für Biologische Landwirtschaft (ITAB) vom Landwirtschaftsministerium eine grundsätzliche Zustimmung zur Durchführung einer Studie hat über die Entstehung der natürlichen Immunität bei Herden, die nicht geimpft wurden (weder biologisch noch konventionell). Nur zum Zweck dieser Studie wird eine kleine Anzahl von Tierhaltern das Recht haben, gegen die Impfpflicht zu verstoßen (eine bereits gültige Ausnahme, über die jedoch Informationen nur eingeschränkt weitergegeben werden). Eine Liste der Studienteilnehmer wird in jeder betroffenen Veterinärdienstdirektion ausliegen. Die Probenahme dürfte Anfang März 2009 bekanntgegeben werden.
(siehe Anhang 15: Antwort des DDSV und Anhang 16: Vermerk vom 25. November 2008 über die teilweisen Ausnahmen)
Was ist das Epidemische an einer Epidemie?
Diese katastrophale Leitung eines epidemischen (epizootischen) Gesundheitsproblems zeigt deutlich die Unwirksamkeit der medizinischen Konzepte, die den getroffenen Entscheidungen zugrunde liegen.
Dieser einzigartige „Sendungsgedanke“, welcher die Mehrheit der Wissenschaftler und der Verantwortlichen aus Politk und Gesundheit antreibt, ist ungeeignet dazu, die Wirklichkeit zu erkennen.
Das Beispiel der Blauzungenkrankheit ist sinnbildlich dafür. Sie ist keine ansteckende Krankheit, ruft aber eine Epidemie hervor. Sie befällt enorm viele Viehbestände, ist aber in den allermeisten Fällen gutartig.
Diese Situation zeigt, dass nur diejenigen Herden, die sich aus einer Vielzahl verschiedener Gründe aus empfänglichen und geschwächten Tieren zusammensetzen, eine signifikante Auswirkung auf die klinische Ausprägung erfahren werden.
Anders gesagt: Die Lebensbedingungen und der Gesundheitszustand der angesteckten Tiere sind epidemisch, NICHT das erkrankte Tier.
Es ist weder das BT-Virus noch die BT-Viren, die epidemisch sind: sie begnügen sich damit, geringfügig krankheitserregend zu sein und von den kleinen Mücken überallhin transportiert zu werden. Die Lebensbedingungen und die Resistenz der Viehbestände gemeinsam bewirken, ob eine Epidemie vorliegt oder nicht. Diese klinische Beobachtung hat natürlich für die meisten kollektiv auftretenden pathologischen Erscheinungen Gültigkeit, unabhängig davon, ob sie ansteckend sind oder nicht.
Befreit von der Impfbesessenheit, die ständig von der Pharmaindustrie und ihren Lehensmännern instrumentalisiert wird, die sich immer auf exotische Krankeitserreger konzentrieren, kann der Züchter endlich wieder die Verantwortung für seinen eigenen Betrieb übernehmen, wo die vordringliche und langfristige Aufgabe ist, die Tiere unter Bedingungen zu halten (Haltung, Futter, Beziehungen innerhalb der Herde, Herstellung und genetische Selektion), die KEINE Epidemien zulassen!
Abgesehen von diesen Faktoren ist es unwichtig, welche Eigenschaften der Krankheitserreger hervorruft (Infektion, Vergiftung, Mangel, …) – und Mutter Natur ist großzügig – die Krankheit wird sich im Betrieb ausbreiten. Die Beispiele der ordnungsgemäß geimpften Herden, in denen sich die Symptome der BT dennoch gravierend manifestierten oder in denen sich auf grausame Weise eine andere Krankheit ausprägte, zeigen diese Dynamik vortrefflich.
Die klinische Beobachtung der Tatsachen, die in das Gesamtbild eines jeden Betriebs eingingen, das Echo der Tatsachen und die zahlreichen verschiedenen Bedingungen, unter denen sie sich ausprägen können und müssen, erlauben uns der engstirnigen alleingültigen Vorstellung der Labore zu entkommen, welche NIEMALS die Realität ist.
Die besonderen Bedingungen, die der Grund sind für die signifikanten Schäden, die durch die BT in einigen Betrieben entstehen, sollten die Verantwortlichen dazu antreiben nach den Bestandteilen zu suchen, die die Zerbrechlichkeit dieser Systeme ausmachen. Jeder neue Krankheitsausbruch stellt die Wirksamkeit und den Zusammenhang unserer Entscheidungen für den Betreib aufs Neue auf die Probe.
Hier gibt es noch viel Raum zum Nachdenken und Beobachten.
Vorläufige Schlussfolgerungen
Die Staatsaffäre um die „Vogelgrippe“ hat 2006 bereits gezeigt, wie Informationen manipuliert werden und die „große Angst“ gezielt in der Öffentlichkeit geschürt wird, um nicht nur die Strategien der Pharmaindustrie durchzusetzen, sondern auch die Machtergreifung der Bürokraten auf die gesamte landwirtschaftliche Produktion zu erstrecken.
Während des BT-Vorfalls konnte beobachtet werden, wie die Tierarzneimittelindustrie, welche die Impfstoffe herstellt, direkt mit dem Landwirtschaftsministerium und den „wissenschaftlichen“ und „professionellen“ Laboren, die Arzneimittel herstellen, an der Überlegung und der Entscheidungsfällung über die Verwaltungsstrategie der endemischen Tierseuche, der Blauzungenkrankheit, zusammengearbeitet hat (vgl. RSFA).
Diese Machtergreifung durch die Industriellen des börsennotierten Unternehmens Médical klingt wie ein großes Desaster für all diejenigen – Landwirte, Kliniker, Bürger –, die noch auf einen globalen Ansatz des Problems hoffen und eine Forschung, die das allgemeine Wohl nicht vom Markt abhängig sein lässt.
Wir alle hatten den Eindruck, dass es die Rolle und das Charakteristikum der GIE Zone Verte ist, zur kritischen Überprüfung der öffentlichen Debatte (des Staates oder der Wissenschaft) beizutragen, um mit unseren Mitteln all denjenigen, die daran interessiert sind, aufzuzeigen, wie sich ein globaler Ansatz gestalten müsste, der offen ist für andere Lebensweisen und gesundheitliche Veränderungen.
Die solidarischen Veterinäre
der GIE Zone Verte
17. Februar 2009
P.S.: Tatsächlich lagern Tonnen von abgelaufenem und völlig nutzlosem TAMIFLU®, einem angeblich «antiviralen grippalen» Medikament, in den Kellern des Gesundheitsministeriums, ein ruhmreiches Relikt der angeblichen Krise durch die «Vogelgrippe». Angesichts der Kosten für die öffentliche Hand, sprich uns alle – warum sie nicht einfach kostenlos den Landwirten unterjubeln? Könnte doch gut sein, dass sich damit die Blauzungenkrankheit heile ließe? Und obendrein würde so Platz geschaffen werden für weitere bereits bestellte und völlig nutzlose Impfstoffe…
LISTE DER ANHÄNGE, die auf der Internetseite von GIE Zone Verte einsichtbar sind:
1. Karte über die Ausbreitung der BT in Frankreich Ende November 2008
2. Brief der Arzneimittelüberwachung der Französischen Behörde für Lebensmittelsicherheit (AFSSA) – November 2008
3. Karte der registrierten Seuchenherde in Belgien im September 2008
3 bis : Tabelle mit der Anzahl der geimpften Tiere
4. Prävalenzstudie von M. Durand von AFSSA
5. Dienstliche Mitteilung des Ministeriums vom 3. November 2008
6. Zeitplan über die Verfügbarkeit der Impfdosen in Frankreich
7. Leitartikel des Bulletins der GTV
8. Brief des FRGDS der Region Franche-Comté an den Minister
9. Interview mit Bernard Vallat im Gesandtschaftsschreiben der Tierärzte 1017 vom 19.01. bis 23.01.09
10. Gesandtschaftsschreiben der Tierärzte 1019 vom 30.01 bis 06.02.09
11. Bericht der Tagung des Ausschusses für die Überprüfung der BT vom 03.02.09 (Marc Henri Cassagne Botschaft BT-FNGDS Nr. 233)
12. Studien und Untersuchungen zur BT in Frankreich, von P. Parisot – DGAL
13. Liste der Verbünde am 15. Februar 2009
14. Texte von Jacques Bonati, Jurist beim Dachverband der Landwirte
a. Verordnung (EG) 73/2009
b. Richtlinie 2000/75 der EG
c. Beschluss der EG vom 24. Juli 2008 (2008/655/CE)
d. Beschluss der EG vom 09.01.2009
15. Antwort_DDSV10_FRAB CA
16. Vermerk vom 25. November 2008 über die Teilausnahme der Insektenbekämpfung
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I have a translation degree from the University of Mainz/Germersheim specialising in medical and business translations for the following languages: English, Russian and Italian into German.
In 2009 I graduated with distinction from Heriot-Watt University, Edinburgh, with a MSc in Translation and Conference Interpreting for the languages English and German (both directions).
When not sitting at my computer, I'm exploring the Scottish highlands, rehearsing for concerts (violin) or travelling in Europe.
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