Les langues de l'Inde et leur succès par rapport au marché français/ francophone
Thread poster: Christine C.

Christine C.
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Jul 15, 2009

Bonsoir à tous,

J'ai toujours été attirée par le continent indien et sa culture, et, alors que l'Inde s'avère être un des grands pays émergents d'aujourd'hui, au même titre que la Chine, par exemple, je voudrais connaître les avis de traducteurs et traductrices travaillant dans des langues telles que le hindi ou le pendjabi, pour ne citer que celles-ci, qu'ils/elles soient résidents en France, dans d'autres pays francophones ou en Inde, car je souhaiterais savoir si ceux et celles qui pratiquent les langues du continent indien reçoivent de plus en plus de demandes de traduction de l'hindi, par ex., vers le français.
La langue "administrative" de l'Inde restant l'anglais, les pratiques au niveau de la traduction de documents (techniques, juridiques, etc.) sont-elles restées inchangées? Je veux dire, assisterait-t-on aujourd'hui à un intérêt de plus en plus prononcé pour l'hindi vers le français ou le pendjabi vers le français au détriment de l'anglais vers le français?

Enfin, question subsidiaire : pourriez-vous m'indiquer des "moyens d'apprentissage à distance" de ces langues en autodidacte, sachant que je vis en Italie et suis française?
J'ai fait 2 ans de japonais à l'université, par simple curiosité et intérêt à l'époque pour le monde asiatique en général. Je n'ai pas poursuivi l'apprentissage de cette langue très difficile, qui exigeait une immersion totale et quotidienne dans la culture japonaise, contrairement à une quelconque langue européenne. Est-ce exactement la même chose pour toute langue pratiquée en Inde?
Pour ceux qui ont "goûté" à l'hindi ou au pendjabi, par exemple, et ont poursuivi son étude au point que cette langue fait à présent partie de leur "bagage professionnel", quel minimum d'années faut-il pour comprendre correctement cette langue et la pratiquer à un niveau professionnel?
Inversement, pour les Indiens qui ont appris le français, quel temps avez-vous mis pour bien comprendre et connaître la langue française?
Je profite de ce fil pour tendre la main à tous ceux et toutes celles qui souhaiteraient nouer des rapports amicaux avec moi à des fins d'échanges culturels divers (apprentissage des différentes langues, littérature, art, etc.) concernant l'Inde en général.
Aller en Inde et m'y faire des amis fait partie de mes nombreuses aspirations dans la vie.
Merci d'avance à tous ceux et à toutes celles qui interviendront au sujet de mes différentes interrogations.
Cordialement,

Christine


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nordiste  Identity Verified
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ambassade de l'Inde et services culturels, quelques pistes Jul 16, 2009

Je ne peux malheureusement pas t'aider directement dans ta recherches, mais juste te fournir quelques pistes.
As-tu contacté l'ambassade de l'Inde en Italie ? Ou en France ? Je suis sûr qu'il y a des services culturels et des associations qui pourraient te faciliter un premier contact.

En France on peut apprendre ces langues à l'INALCO
http://www.inalco.fr/ina_gabarit_rubrique.php3?id_rubrique=47
mais c'est à Paris, je ne sais pas s'ils font des cours à distance.

Tu peux aussi poser la question en anglais sur les forums Proz consacrés à ces langues, avec les excuses d'usage pour ne pas poster directement en hindi ou le pendjabi.


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Adrien Esparron
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Une suggestion Jul 16, 2009

Christine Cramay wrote:

Enfin, question subsidiaire : pourriez-vous m'indiquer des "moyens d'apprentissage à distance" de ces langues en autodidacte, sachant que je vis en Italie et suis française?



Salut Christine,

Je n'ai pas de réponse sur la plupart de tes questions et interrogations, très intéressantes au demeurant, mais une "vraie" réponse ici pour cette demande précise :

http://www.amazon.fr/Hindi-sans-Peine-Livre-Audio/dp/2700520424

On est bien d'accord (du moins je l'ai expérimenté avec d'autres langues) qu'il faut une vraie discipline pour travailler de la sorte chez soi, mais si la motivation est là, c'est possible.

Un ancien de LanguesO (rue de Lille à Paris, INALCO aujourd'hui, comme l'indique Nordiste). Je crains qu'il n'y ait pas de "formation" à distance dans ce cas, mais pourquoi ne pas se renseigner cependant ?

Très amicalement.


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Christine C.
Italy
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Merci Jul 16, 2009

… à tous les deux pour votre intervention et vos suggestions.
Je te remercie Dominique pour tes bons conseils.
D’instinct je n’avais pas songé à contacter l’Ambassade de l’Inde en France, peut-être aussi parce que je suis en contact permanent depuis plus d’un mois avec l’Ambassade de France à Rome et le Consulat de Florence pour le suivi de la reconfection de ma carte d’identité, celle-ci tardant à arriver : plus d’un mois de retard par rapport aux 2 mois habituels nécessaires. J’avais très sûrement omis de penser à une autorité diplomatique en ce moment vu le stress que la Diplomatie me créé depuis quelque temps.
En effet, l’Ambassade de l’Inde en France doit pouvoir me fournir des adresses d’établissements, de services culturels ou d’associations pour l’apprentissage de l’hindi, cette langue étant prioritaire pour moi par rapport au pendjabi.
Je connais la réputation de l’INALCO et son existence depuis très longtemps puisque mon professeur de japonais à l’Université de Bordeaux III à l’époque, Mme Christine LEVY, enseignait surtout à l’INALCO. Si mes souvenirs sont bons, elle enseignait aussi le chinois, sa mère enseignant le sanskrit et son père, traducteur littéraire connu, le chinois.
Je tâcherai de contacter cet institut afin de savoir s’ils dispensent ou non des cours de télé-enseignement de l’hindi, niveau initiation.
Si ce n’est pas le cas, il se peut que d’autres universités de province assurent des cours à distance dans cette langue, sait-on jamais. Je vais naviguer sur la toile pour voir si je trouve quelque chose.
Dans tous les cas, je souhaite étudier éventuellement cette langue vers ma langue maternelle, le français, et non pas vers l’italien. Je ne compte donc pas contacter l’ambassade de l’Inde en Italie ou un quelconque consulat ici dans ce but.
L’idée de poster ce même fil en anglais m’avait effleuré l’esprit, mais par flemme et aussi parce que je pensais que davantage de collègues seraient intervenus, je me suis contentée de l’écrire en français : plus facile ! Je ferai donc l’effort prochainement de poster ce même sujet en anglais, en espérant que mon message fasse réagir plus de collègues situés ici et là, car j’aimerais bien savoir si avec le développement des échanges commerciaux entre l’Inde et la France, les Indiens qui parlent l’hindi, le pendjabi, le marathi, etc., apprécient ou non de faire du commerce à partir de leur dialecte ou s’ils ont toujours cette tendance bien ancrée à commercer à partir de l’anglais vers le français.
J’ai toujours entendu dire, par exemple, que les Japonais privilégiaient les rapports commerciaux en anglais > français et vice-versa plutôt qu’à partir de et vers leur langue. C’est ce que nous avait dit à l’époque mon professeur de japonais. Aujourd’hui, la situation aura évolué pour le Japon, donc il est fort probable que la situation évolue dans le même sens pour l’hindi, notamment.
Cependant, je doute « un peu » car l’Inde n’a pas une langue unique, on y parle de nombreux dialectes, et cette situation ne peut que favoriser, à mon humble avis, le recours constant à l’anglais, langue internationale et langue administrative en Inde.
Mon mari souhaiterait que j’étudie une langue utile pour moi à un niveau professionnel, et si possible, moins demandée que l’italien ou bouchée comme l’anglais. C’est aussi dans cette optique que j’ai posté un autre fil sur la paire espagnol-français, cherchant à « sonder » les collègues ou à prendre la température, comme on dit, car il semblerait, là aussi, qu’avec l’essor économique des pays de l’Amérique latine l’espagnol soit redevenu une langue en vogue. J’ai appris l’espagnol pendant 8 ans environ et reprendre son apprentissage serait très certainement douloureux, mais les souvenirs sont toujours bien là et cela pourrait être une bonne option (petite parenthèse).
Si je souhaite, au départ, étudier une langue « exotique » comme l’hindi, c’est tout d’abord par passion pour les langues, en général, mais aussi du fait de mon attrait naturel pour l’Inde, et parce que je pense, peut-être à tort, que l’hindi, dialecte le plus parlé en Inde, pourrait devenir, à moyen ou long terme, une langue recherchée pour les traductions, et qui dit langue difficile et recherchée dit tarifs élevés et beaucoup moins de concurrence qu’avec des langues européennes, par exemple.
Les langues d’avenir pour les traducteurs sont celles des pays émergents tels que la Chine, l’Inde, la Russie, le Brésil, et d’autres encore.
Si je pouvais donc joindre l’utile à l’agréable, cela ne pourrait que me satisfaire, mais l’hindi est-il utile ? Là est la question.

Je te remercie Adrien pour le lien que tu m’as fourni concernant la méthode Assimil pour l’apprentissage de l’hindi : on dit que ces méthodes ont fait leurs preuves et sont relativement efficaces, à condition, évidemment, d’observer une certaine discipline, mais cette exigence est valable pour tout type d’apprentissage, à partir du moment où l’on doit travailler chez soi, en pur autodidacte. Mais comme tu le dis si bien, « si la motivation est là », tout est possible.
Pour l’instant, étant donné que je suis encore sous le charme de cette langue telle une enfant enchantée par la magie d’un jouet singulier, je n’investirai pas immédiatement dans une méthode Assimil, en bonne adulte raisonnable, car je préfère auparavant « goûter » à cette langue en commençant par acheter, par exemple, « Parlons hindi » de Montaut (éditions L’Harmattan) et/ou « Hindi Express » (éditions Dauphin) afin de me faire une idée plus précise de la grammaire, de l’écriture, de la phonologie hindi, car s’il faut autant de « talent artistique » pour écrire cette langue que pour le japonais ou le chinois (c’est en partie pour cette raison que je n’ai pas poursuivi les cours de 3ème année de japonais à l’université), je crains de ne pas pouvoir exercer mes talents un jour dans cette langue autrement qu’oralement, pour bredouiller quelques phrases aux autochtones que j’espère rencontrer un de ces jours. L’Inde est un continent aux mœurs et coutumes si différentes de celles des occidentaux qu’une connaissance approfondie de l’histoire et de la civilisation de ce grand pays s’avère indispensable pour la compréhension et l’étude d’une telle langue, beaucoup plus que dans le cas de l’apprentissage d’une langue européenne. Donc il y a encore du boulot !
J’essaierai de me familiariser avec l’hindi et la culture hindi grâce à la lecture de livres tels que ceux déjà cités et aussi grâce à des livres d’histoire comme « Une histoire de l’Inde – Les Indiens face à leur passé » d’Eric Paul Meyer de l’Inalco, aux éditions Albin Michel, et quelques romans indiens (ça, c’est pour les filles !).
Je vous souhaite à tous deux de bonnes vacances, si vous ne les avez pas encore prises, et du bon temps (relaxation) entre vos journées de travail de cet été.
Amicalement,
Christine

[Modifié le 2009-07-16 20:31 GMT]


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Sophie Dzhygir  Identity Verified
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Langues d'avenir ? Jul 16, 2009

Christine Cramay wrote:

et qui dit langue difficile et recherchée dit tarifs élevés et beaucoup moins de concurrence qu’avec des langues européennes, par exemple.
C'est loin d'être un dogme inflexible ! Puisque tu évoques la Russie, je peux te dire que le russe n'est pas sans concurrence et donc pas spécialement bien payé. Tu oublies la concurrence des "locaux". Car dans les combinaisons européennes classiques, oui il y a de la concurrence, mais principalement entre traducteurs natifs. Dans les combinaisons "exotiques", la concurrence vient des non-natifs, et généralement à des prix que tu ne pourras pas concurrencer. Les tarifs qui me sont proposés en russe sont généralement plus bas que mes tarifs en anglais et en allemand (pas plus tard qu'hier...) et la dernière fois qu'une agence russe m'a contactée, rien n'a abouti puisqu'elle m'a expliqué qu'elle vendait 0,07 EUR (soit la moitié de mon tarif) à ses clients finaux...

Après, je ne saurais parler des autres langues, mais, je pense que de nombreux pays doivent avoir une problématique similaire...

[Modifié le 2009-07-16 21:05 GMT]


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Adrien Esparron
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Petite excursion en Chine Jul 17, 2009

Christine a écrit :



r s’il faut autant de « talent artistique » pour écrire cette langue que pour le japonais ou le chinois (c’est en partie pour cette raison que je n’ai pas poursuivi les cours de 3ème année de japonais à l’université [...]

[/quote]

Ce propos me fait souvenir de mes tentatives d'apprentissage du chinois en suivant les recommandations de Joseph Needham, éminent spécialiste. Recalé par manque de "talent" justement, mais c'est en essayant d'apprendre le chinois que j'ai appris l'anglais (avec malgré tout une certaine réussite).

À ce propos, légère digression, mais comme tu parles aussi de culture et d'histoire à juste titre, je recommande à tous, et pas seulement aux sinologues, un ouvrage éblouissant (traduit en français aux Éditions du Seuil) :

La science chinoise et l'occident.

De l'intelligence et de la culture à l'état pur.

Bonne fin de semaine à tous.

http://www.amazon.fr/science-chinoise-lOccident-Joseph-Needham/dp/2020046563







[Modifié le 2009-07-17 09:12 GMT]


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nordiste  Identity Verified
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autres pistes et réflexions Jul 17, 2009

Quand je te suggérais de contacter l'ambassade d'Inde en Italie, ce n'est pas pour travailler pour eux mais pour te mettre en relation avec des Indiens qui vivent en Italie. De plus, comme il y a peu de chance que ces personnes parlent français, tu seras tout de suite obligée de pratiquer

Les échanges commerciaux avec l'Inde passent très certainement majoritairement par l'anglais, par contre dans le domaine artistique et culturel la connaissance d'une langue de l'Inde (à ce sujet l'Hindi est bien une langue, pas un dialecte) est certainement un gros avantage. il y a là matière à réflexion pour développer une spécialisation - par exemple avec les musées qui accueillent régulièrement des expositions d'art indien ou les théâtres. Mais le secteur culturel n'est pas celui qui rapporte le plus...

Apprendre une langue pour l'utiliser à un niveau professionnel représente un sérieux investissent personnel. Tu ne feras pas l'économie de séjours prolongés en Inde - au moins 4 semaines et de préférence pas au milieu de touristes français.

Londres regorgent d'associations culturelles indiennes, de temples, de boutiques, de restaurants, certains quartiers un peu excentrés sont totalement dépaysants. Ca vaut le coup d'aller y faire un tour surtout au moment des grandes fêtes comme Divali en novembre.

Je rejoins Sophie sur les tarifs des langues dites "rares" ou " de niche" (l'hindi est quand même parlé par plus de 360 millions de personnes !). Personnellement je parle serbe mais je l'utilise très peu professionnellement, le marché est très étroit, surtout des certificats de naissance et autres documents d'état-civil pour lesquels de plus il est préférable d'être assermentée, ce n'est pas rentable. Les échanges économiques sont limités, il reste le tourisme mais les budgets serbes ne sont pas à la hauteur des tarifs acceptables. Bref, j'ai laissé tombé.


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Geraldine Oudin  Identity Verified
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moi aussi! Jul 17, 2009

Christine Cramay wrote:

j’aimerais bien savoir si avec le développement des échanges commerciaux entre l’Inde et la France, les Indiens qui parlent l’hindi, le pendjabi, le marathi, etc., apprécient ou non de faire du commerce à partir de leur dialecte ou s’ils ont toujours cette tendance bien ancrée à commercer à partir de l’anglais vers le français.


J’ai toujours entendu dire, par exemple, que les Japonais privilégiaient les rapports commerciaux en anglais > français et vice-versa plutôt qu’à partir de et vers leur langue. C’est ce que nous avait dit à l’époque mon professeur de japonais. Aujourd’hui, la situation aura évolué pour le Japon, donc il est fort probable que la situation évolue dans le même sens pour l’hindi, notamment.
Cependant, je doute « un peu » car l’Inde n’a pas une langue unique, on y parle de nombreux dialectes, et cette situation ne peut que favoriser, à mon humble avis, le recours constant à l’anglais, langue internationale et langue administrative en Inde.
Mon mari souhaiterait que j’étudie une langue utile pour moi à un niveau professionnel, et si possible, moins demandée que l’italien ou bouchée comme l’anglais.

Je te remercie Adrien pour le lien que tu m’as fourni concernant la méthode Assimil pour l’apprentissage de l’hindi : on dit que ces méthodes ont fait leurs preuves et sont relativement efficaces, à condition, évidemment, d’observer une certaine discipline, mais cette exigence est valable pour tout type d’apprentissage, à partir du moment où l’on doit travailler chez soi, en pur autodidacte. Mais comme tu le dis si bien, « si la motivation est là », tout est possible. [/quote]

Bonjour Christine,

J'ai moi-même étudié l'Hindi lors de mes études à l'Université de Tokyo, au Japon. Je n'ai pas été très loin car il n'y avait qu'un semestre de disponible (ensuite, j'ai fait un semestre de tibétain), mais comme tu as fait un peu de japonais, je peux peut être te donner mon ressenti.
Le système d'écriture de l'hindi est un système phonétique, comparable aux kanas. Il y a plus de sons, mais il n'y a qu'une façon d'écrire chaque son (en tibétain, c'est pire qu'en français : l'horreur totale). C'est donc relativement facile.
En revanche, j'ai trouvé que la grammaire était plus difficile que la grammaire japonaise : beaucoup de conjugaisons/déclinaisons, et surtout des exceptions. Mais mon opinion est peut-être biaisée par le fait que je maîtrisais parfaitement le Japonais depuis longtemps quand je ,e suis mise à l'hindi.

A ton avis, quelle méthose utilisait-on à l'université qui est soit disant la plus prestigieuse du Japon? Ce n'est pas la méthode Assimil, mais presque : "Teach Yourself Hindi" (avec CD ou cassettes). J'ai personnellement trouvé la méthode bien faite. C'est l'histoire d'un étudiant étranger qui part étudier en Inde et vit avec une famille indienne, et ça reste donc relativement basique, mais c'est très bien pour la grammaire.

Je suis étonnée d'entendre qu' "à l'époque", les japonais privilégiaient les rapports commerciaux anglais/français...parce qu'à leur actuelle, il est très difficile de trouver un japonais qui maîtrise l'anglais (en dehors de nos collègues traducteurs, bien sûr). Mais si peu de japonais parlent les langues étrangères, il y a de plus en plus d'étrangers au Japon qui maîtrisent parfaitement le japonais et font office d'intermédiaire. Il y a beaucoup d'indiens, notamment.

Ayant quelques amis indiens au Japon comme en Australie, j'ai l'impression que l'anglais est vraiment la langue des affaires, la langue des rapports officiels. Je pense moi aussi continuer l'apprentissage de cette langue, mais pas parce que je pense qu'il y a là un marché potentiel. Si marché il y a, ce sera à mon avis du côté de la traduction littéraire, mais pas du côté commercial. Mes amis du Nord parlent leurs dialectes respectifs avec leur famille et les personnes qui viennent de la même région, l'hindi mêlé à l'anglais avec les personnes qui viennent d'autres régions du nord ou du pakistan (à l'oral, il y a très peu de différence entre l'hindi et l'urdu), et l'anglais avec les personnes qui viennent du sud.

Mais il y a tellement d'autres bonnes raisons pour apprendre une langue!

Un petit truc en plus : j'ai habité un an du côté de la gare de l'Est. Entre Grands Boulevards et Gare du Nord, la rue St Denis est indienne et pakistanaise! Il y a plein de magasins ou tu peux trouver des films indiens des plus anciens aux plus récents. J'en ai visionné des dizaines et des dizaines, et je t'assure que ça aide. Au bout d'un film ou deux tu retiends déjà pas mal de vocabulaire. A 2 euros pièce, c'est un peu louche mais c'est super efficace. En tout cas, c'est ma technique à moi. Je faisais pareil avec le japonais quand j'étais en France : j'engloutissais les films. Pour que ça marche vraiment, il faut répéter tout ce qu'ils disent...


[Modifié le 2009-07-17 14:05 GMT]


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Christine C.
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A Sophie Jul 17, 2009

Sophie Dzhygir wrote:

oublies la concurrence des "locaux". Car dans les combinaisons européennes classiques, oui il y a de la concurrence, mais principalement entre traducteurs natifs. Dans les combinaisons "exotiques", la concurrence vient des non-natifs, et généralement à des prix que tu ne pourras pas concurrencer. Les tarifs qui me sont proposés en russe sont généralement plus bas que mes tarifs en anglais et en allemand (pas plus tard qu'hier...) et la dernière fois qu'une agence russe m'a contactée, rien n'a abouti puisqu'elle m'a expliqué qu'elle vendait 0,07 EUR (soit la moitié de mon tarif) à ses clients finaux... [...]



Qu’entends-tu par les « locaux » ? Les Russes installés en France ou bien les Russes résidant dans leur pays, tout simplement, et auxquels s’adressent directement les agences de traduction, car je ne vois pas comment des clients directs français pourraient connaître les filons pour contacter des traducteurs russes situés en Russie? Dans le 1er cas, cela signifie que les clients ou agences qui s’adressent aux traducteurs de langue maternelle russe résidant en France n’ont pas peur pour la qualité finale de leurs traductions vers le français, car un traducteur digne de ce nom se doit de traduire uniquement vers sa langue maternelle. Je traduis très rarement vers l’italien, et quand je le fais, il s’agit de documents non techniques ou spécialisés et parce que je peux compter sur mon mari italien qui fait office de relecteur/ réviseur.
Dans le 2ème cas, effectivement, la concurrence peut se faire sentir, mais plus probablement de la part des agences de traduction qui revendent un service, car pour ce qui est des clients directs, je veux bien croire que nous soyons en pleine mondialisation avec Internet, mais c’est plutôt risqué pour un client français de s’adresser à une agence russe ou à un travailleur indépendant russe ou français vivant en Russie pour la traduction d’un document russe vers le français. Comme je vois que tu ne traduis que vers ta langue maternelle, le français, tu n’assures pas de service de traduction en sens inverse.
Je suis membre de la SFT depuis peu et ceci est une condition sine qua non pour en faire partie et cela me semble juste.
Enfin, par « traducteurs natifs », tu veux dire traducteurs de langue maternelle et par « non-natifs » traducteurs n’étant pas de langue maternelle ? « Natif » me semble plutôt anglais comme terme.
J’ai comme l’impression que tu ne fais allusion ici qu’à une concurrence liée à une collaboration avec des sous-traitants (agences). Tu me parles d’une agence russe, effectivement, mais leur client final est-il français ou russe ? Russe, à mon avis, car des chiffres aussi bas sont ceux qui sont normalement offerts à des traducteurs européens pour des langues latines ou appartenant à la première catégorie. N’y-a-t-il pas en France des clients directs détenant des documents écrits en russe et nécessitant une traduction en français et qui sont donc susceptibles de bien te payer ?
Bref, le marché russe-français ne serait pas porteur en France, mais le serait davantage pour des Français installés en Russie et/ou des Russes résidant dans leur propre pays et auxquels seraient confiées des traductions du russe vers le français, pratique non respectueuse de la déontologie?
J'avoue que je ne comprends pas très bien à quoi peut ressembler ce marché.
Bonne fin de soirée.

Christine




[Modifié le 2009-07-17 20:44 GMT]


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Christine C.
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A Dominique Jul 17, 2009

Il n’y avait pas de malentendu par rapport à ton conseil qui consistait à contacter l’Ambassade de l’Inde en Italie ; je pourrais toujours jeter un coup d’œil sur leur site Internet pour voir ce qu’ils offrent comme services et dans quelles villes italiennes se trouvent massivement les Indiens.
Si je compte apprendre l’hindi, je suis à peu près certaine qu’il y a ici à Arezzo une communauté indienne importante, et donc avec laquelle je serais susceptible d’entamer des relations amicales (reste à savoir comment repérer ensuite les hindous, musulmans, etc.) car l’Italie, pays qui avait émigré autrefois, mais n’avait guère subi ou connu l’invasion des autres, se retrouve à présent avec un nombre assez conséquent d’habitants en provenance de pays comme l’Inde, le Pakistan ou le Sri Lanka, entre autres. J’en rencontre chaque jour dans les rues.
Les restaurants sont aussi un bon moyen d’apprendre à connaître la cuisine et la culture indienne et de se mettre en rapport avec des immigrés indiens, mais je n’en suis pas encore là (je sais que la cuisine indienne est assez épicée pour avoir mangé une fois dans un resto indien sur Bordeaux et je m’en souviens ; j’avais alors bu je ne sais combien d’eau. Les épices, c'est pas vraiment ma tasse de thé). Et puis, si je devais instaurer des rapports plus ou moins amicaux, j’aimerais bien prendre des cours d’hindi contre des cours de français, car je n’ai pas envie de débourser de l’argent pour cela : ma démarche est à l’origine celle de l’autodidacte soucieuse de ne pas dépenser une fortune pour l’apprentissage de cette langue, car j’ai aussi d’autres passions dans la vie qui me coûtent.
S’agissant des échanges commerciaux en général, malgré le réveil d’un pays comme l’Inde, je partage ton avis sur le fait que l’anglais doit être et restera majoritairement utilisé pour la bonne raison que cette langue « colonisatrice » unit toujours, je pense, l’ensemble du pays, contrairement à l’hindi, le bengali, le pendjabi, etc., langues qui ne sont parlées que par certaines régions du pays.
A un niveau littéraire et artistique, comme tu le soulignes, cette langue a sûrement un intérêt, mais il faut être réaliste, à ce niveau, ce sont les universitaires et les français d’origine indienne qui doivent occuper le haut du pavé, et puis, bien souvent, ce n’est pas très rentable. On sait bien que la traduction littéraire, pour qui arrive à un très bon niveau, nourrit rarement son homme.
Je pense donc sincèrement que si je me lance dans l’apprentissage de cette langue, ce sera à des fins purement personnelles et intellectuelles, car je crains qu’il ne me faille compter une bonne quinzaine ou vingtaine d’années avant de pouvoir prétendre connaître suffisamment cette langue et sa culture, et d’ici là, je serai à l’âge de la retraite.
Concernant les tarifs des langues de "niche" ou rares, les agences de traduction qui les affichent publiquement sur leur site Internet indiquent des tarifs plutôt alléchants pour les traducteurs, cependant, si le marché est quasi-inexistant pour ces langues et sujet à une concurrence que je ne m'explique pas bien, on est peu tenté de s'embarquer dans leur apprentissage à des fins professionnelles.
Ce débat aura eu le mérite de m'ouvrir davantage les yeux sur la réalité de ce marché peu porteur.
Cordialement,

Christine












[Modifié le 2009-07-17 21:56 GMT]


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Sophie Dzhygir  Identity Verified
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Explications Jul 18, 2009

Christine Cramay wrote:

Qu’entends-tu par les « locaux » ? Les Russes installés en France ou bien les Russes résidant dans leur pays, tout simplement, et auxquels s’adressent directement les agences de traduction, car je ne vois pas comment des clients directs français pourraient connaître les filons pour contacter des traducteurs russes situés en Russie?
Oui excuse-moi, ce n'était pas clair comme terme... Locaux désigne ceux installés en Russie, mais à vrai dire je pensais à tous, installés en Russie ou en France (ou ailleurs, beaucoup vivent au Canada).

Christine Cramay wrote:

Dans le 1er cas, cela signifie que les clients ou agences qui s’adressent aux traducteurs de langue maternelle russe résidant en France n’ont pas peur pour la qualité finale de leurs traductions vers le français, car un traducteur digne de ce nom se doit de traduire uniquement vers sa langue maternelle.
Bien sûr, mais la majorité des clients n'a pas peur la qualité... Combien connaissent le principe de la langue maternelle ? Ils le connaissent quand les traducteurs qui respectent ce principe, comme nous, le leur inculquent, mais sinon ils n'en ont aucune idée...
Du reste, je précise que je n'ai pas grand chose à redire contre cette pratique, car il est évident qu'il n'y a pas assez de Français compétents sur le marché pour répondre à la demande, et de loin. Donc, tous ces traducteurs qui traduisent vers le français langue étrangère répondent à la demande, et s'ils n'apportent pas un travail irréprochable, il n'est peut-être pas plus mauvais que celui que pourraient fournir quelques francophones qui ont fait 3 ans de russe à la fac et mettent "russe" sur leur CV...

Christine Cramay wrote:

Dans le 2ème cas, effectivement, la concurrence peut se faire sentir, mais plus probablement de la part des agences de traduction qui revendent un service, car pour ce qui est des clients directs, je veux bien croire que nous soyons en pleine mondialisation avec Internet, mais c’est plutôt risqué pour un client français de s’adresser à une agence russe ou à un travailleur indépendant russe ou français vivant en Russie pour la traduction d’un document russe vers le français.
Oui certainement.

Christine Cramay wrote:

Enfin, par « traducteurs natifs », tu veux dire traducteurs de langue maternelle et par « non-natifs » traducteurs n’étant pas de langue maternelle ? « Natif » me semble plutôt anglais comme terme.
Oui.

Christine Cramay wrote:

J’ai comme l’impression que tu ne fais allusion ici qu’à une concurrence liée à une collaboration avec des sous-traitants (agences). Tu me parles d’une agence russe, effectivement, mais leur client final est-il français ou russe ? Russe, à mon avis, car des chiffres aussi bas sont ceux qui sont normalement offerts à des traducteurs européens pour des langues latines ou appartenant à la première catégorie. N’y-a-t-il pas en France des clients directs détenant des documents écrits en russe et nécessitant une traduction en français et qui sont donc susceptibles de bien te payer ?
Concernant l'agence russe, je ne sais pas, je ne leur ai pas demandé qui étaient leurs clients et de toute façon ça ne m'intéresse pas. Ce sont des prix russes, oui, mais aucun client français ne cracherait sur un prix russe
Quant à la question des clients directs, je ne sais pas, car je n'en cherche pas et la question ne m'intéresse pas... Il y a un petit marché auprès des particuliers, comme le soulignait nordiste, et des services sociaux, mais il requiert le plus souvent l'assermentation, dont je ne veux pas, et les sujets ne sont pas très intéressants. Auprès des entreprises, je ne sais pas, mais je doute qu'il y ait une forte demande auprès de traducteurs en direct, car elle est déjà extrêmement faible au niveau des agences (je ne sais pas quel est le ratio habituel pour les autres langues, mais on peut raisonnablement penser que la demande se répartit à moitié moitié entre les agences et les indépendants, et je pense que pour des langues "exotiques", les clients auraient plus tendance à se tourner vers des agences...) Je pense que les entreprises qui commercent avec la Russie ont trois cas de figure :
1/ elles utilisent l'anglais
2/ leurs besoins sont hyper ponctuels
3/ leurs besoins sont réguliers et ils recrutent des Russes en interne à des postes de secrétariat, import-export, etc. (et ce ne sont pas les Russes qui manquent...)

[Modifié le 2009-07-18 08:21 GMT]


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