ESP>FR : combinaison linguistique de plus en plus en vogue?
Thread poster: Christine C.

Christine C.
Italy
Local time: 04:29
Member (2004)
Italian to French
Jul 15, 2009

Bonsoir à tous,

J'ai appris l'espagnol pendant 8-9 ans environ (collège-lycée-université), mais j'ai abandonné à tort sa pratique car je me destinais alors à l'enseignement de l'anglais (CAPES).
Se remettre dans le bain demande un certain temps; il suffirait peut-être que je me remette dans mes anciens bouquins scolaires (grammaire, etc.), à la lecture d'une certaine presse espagnole et à l'écoute de chaînes de télé pour l'oral et visiter quelques coins de l'Espagne.

Certains d'entre vous se sont-ils livrés au réapprentissage d'une langue pratiquée autrefois? Dans ce cas, comment avez-vous procédé, à partir du moment où cette décision était liée à une envie de reprendre goût à la pratique de la langue en question à des fins de plaisir pur, mais aussi professionnelles? (ceci était une petite parenthèse).

J'entends dire de plus en plus souvent, et ce depuis plusieurs mois, que la paire espagnol-français a le vent en poupe. Ce constat est-il réel, et dans l'affirmative, quels domaines spécifiques sont les plus recherchés?
Cet éventuel regain aurait-il quelque chose à voir avec le réveil économique des pays latino-américains?
D'avance merci pour votre participation à cette discussion.
Cordialement,

Christine

[Modifié le 2009-07-16 20:39 GMT]


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Didier Caizergues
Local time: 04:29
English to French
+ ...
Et comment! Jul 16, 2009

J'ai un peu fait la même erreur, le CAPES en moins, et je dois dire que le "rafraichissement" de mon espagnol a été douloureux. Il l'est encore, d'ailleurs... Mon amie, qui entre en Master de LEA (anglais-espagnol) et qui s'est mise à l'espagnol il y a seulement trois ans, maîtrise certains aspects de la langue mieux que moi...

Je crois que cette combinaison linguistique est en devenir, car les débouchés commerciaux de certaines firmes sud-américaines en Europe sont en hausse, notamment dans le domaine de l'agro-alimentaire, donc il y a de l'espoir, par rapport à Eng>Fr, complètement bouché.

Personnellement, lorsque je veux rafraîchir mes connaissances linguistiques sur des langues que j'ai autrefois maîtrisées ou abordées, je vais sur Google News, et je surfe sur les pages étrangères ; c'est plus concret (c'est de l'actualité, après tout), et plus ludique. J'ai ainsi redécouvert que je ne comprenais finalement pas si mal l'italien et le portugais...


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Christine C.
Italy
Local time: 04:29
Member (2004)
Italian to French
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Espagnol : langue prometteuse sur tous les plans? Jul 16, 2009

Bonsoir Didier,

Je réponds avec un peu de retard et je m’en excuse, mais j’avais posté un autre fil en français sur une langue indienne, l’hindi, que j’aimerais bien apprendre, et j’ai pris la peine de répondre ce soir de manière assez circonstanciée aux deux collègues qui sont intervenus sur ce sujet pour l’instant.
Langues autrefois apprises et avec lesquelles on souhaiterait renouer, dans mon cas, l’espagnol, et langues par lesquelles on est attiré et que l’on souhaiterait étudier : tout un débat, surtout si les motivations sont professionnelles à la base.
Pour l’espagnol, je me souviens qu’à l’époque du lycée (cela ne me rajeunit pas !), il existait une revue bimensuelle, je crois, et qui s’appelait « Vocable ». Je pourrais toujours voir si cette revue peut m’intéresser à nouveau et m’aider à reprendre l’apprentissage de l’espagnol. J’ai vérifié sur le Net et cette revue existe toujours en anglais, espagnol et allemand.
Internet est évidemment une mine d’informations de tous genres dans toutes les langues et c’est gratuit. Je vais profiter de mes vacances en France pour rapatrier les dicos, grammaires et autres bouquins d’espagnol qui gisent dans quelque meuble ou carton dans la maison familiale et je verrai bien la sensation éprouvée.
Je viens de trouver ce lien pour des abonnements à des revues françaises et étrangères, les tarifs me semblant intéressants : http://www.viapresse.com/via/index.asp
Malheureusement, toutes les revues disponibles ne sont pas toutes expédiées à l’étranger, c’est dommage, mais « Vocable » l’est, par exemple.
Dans la ville où je vis en Toscane, on trouve à la gare un certain choix de revues et journaux étrangers, comme dans toutes les gares, d’ailleurs, donc je pourrais également acheter régulièrement des revues ou journaux espagnols pour me remettre dans le bain et voir si, moi aussi, je ne comprends pas si mal que ça l’espagnol après tant d’années d’abandon de sa pratique.
Le problème avec cette langue, néanmoins, c’est que les tarifs sont plutôt bas, c’est-à-dire du même niveau que l’italien ou l’anglais. Toujours la même histoire : langue considérée comme facile et pratiquée par trop de monde, donc peu payée au final.
Que faut-il faire en ce temps de crise ? Faut-il diversifier ses combinaisons linguistiques quitte à être exploité à chaque fois ou bien faut-il faire le choix de changer de cap et d’apprendre une ou des nouvelles langues plus difficiles mais plus porteuses ? Je me pose la question car, franchement, je ne suis pas très optimiste, je pense que cette crise ne va pas s’arrêter demain, malheureusement.
Christine


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Didier Caizergues
Local time: 04:29
English to French
+ ...
C'est la faute à la crise... Jul 17, 2009

Bonjour,

J'ai lu avec intérêt ce que tu as écris, Christine, et je me pose aussi la question de me "diversifier". Le problème, c'est qu'il faut plusieurs années pour maîtriser correctement une langue, et encore plus de temps pour être capable de la traduire en français, notamment pour le technique. Je me tournerais bien vers des langues "exotiques" et porteuses, comme l'hindi, le chinois (je devrais écrire les chinois...) ou le russe, mais le temps me manque. Et puis rien ne me dit que ces langues seront encore porteuses d'ici quelques années...

En fait, le problème n'est pas tant le fait que nous soyons nombreux sur une même combinaison linguistique ; les échanges économiques entre la France et certains pays ont tendance à stagner, et les entreprises font moins appel à des traducteurs pour traiter un volume de traduction qui se coontracte. Du coup, les (nombreux) traducteurs dans la paire anglais-français ont du mal à trouver du travail, sauf à casser les prix. Cela m'arrive aussi, et je n'en suis pas fier.


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Hepburn  Identity Verified
France
Local time: 04:29
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+ ...
Prudence quant à l'espagnol d'Amérique du Sud et meilleur moyen pour "retrouver " une langue. Jul 17, 2009

Si l'on pense se lancer dans la combinaison Fr-Es, ce ne sera pas un lit de roses (oui, anglicisme, mais si joli...). Les différences entre l'espagnol des pays d'Amérique du Sud sont si marquées qu'un Mexicain francophone, par exemple, aura bien du mal à traduire correctement un texte en espagnol d'Espagne ou de Bolivie, Colombie etc. Il en sera de même pour un Français ne connaissant que l'espagnol "pur".Dans la paire Es-Fr, le travail sera plus facile mais avec force consultation de lexiques etc (s'ils existent).

Quant à retrouver une bonne pratique de l'espagnol, je ne peux que vous conseiller d'aller faire un séjour de deux ou mieux encore bien sûr, trois semaines en Espagne. J'en reviens, et c'est vraiment joindre l'utile à l'agréable. Tout revient, comme par magie et à la vitesse grand V. J'ai suivi le même parcours que toi, Christine, ayant bifurqué vers l'anglais en délaissant l'espagnol que j'adorais - j'avais eu du mal à me décider entre le professorat d'anglais et d'espagnol - et ce séjour purement touristique à Madrid m'a permis de retrouver l'aisance verbale et l'assurance qui me manquaient .

Je ne peux que conseiller également la lecture des livres de poche bilingues, très faciles à manier et présentant un bon rapport qualité/efficacité.

Enfin, il paraît que la langue de l'avenir n'est pas l'espagnol mais le portugais (le Brésil faisant partie du groupe des quatre grands pays émergents: BRIC).

Bonne journée,
Claudette






[Edited at 2009-07-17 06:12 GMT]

[Edited at 2009-07-17 06:13 GMT]


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Juliette Lemerle  Identity Verified
Spain
Local time: 04:29
Spanish to French
+ ...
sujet délicat Jul 17, 2009

Claudette Hepburn wrote:

Les différences entre l'espagnol des pays d'Amérique du Sud sont si marquées qu'un Mexicain francophone, par exemple, aura bien du mal à traduire correctement un texte en espagnol d'Espagne ou de Bolivie, Colombie etc. Il en sera de même pour un Français ne connaissant que l'espagnol "pur".




C’est un sujet actuellement fort débattu sur les forums hispanophones de Proz et je vous invite à y faire un tour pour voir que ce n’est pas si simple, et qu’il vaut mieux éviter les raccourcis du genre « espagnol pur »…


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Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 04:29
French to German
+ ...
Question similaire Jul 17, 2009

Christine Cramay wrote:
Je ne comprends pas si mal que ça l’espagnol après tant d’années d’abandon de sa pratique.
Le problème avec cette langue, néanmoins, c’est que les tarifs sont plutôt bas, c’est-à-dire du même niveau que l’italien ou l’anglais. Toujours la même histoire : langue considérée comme facile et pratiquée par trop de monde, donc peu payée au final.
Que faut-il faire en ce temps de crise ? Faut-il diversifier ses combinaisons linguistiques quitte à être exploité à chaque fois ou bien faut-il faire le choix de changer de cap et d’apprendre une ou des nouvelles langues plus difficiles mais plus porteuses ? Je me pose la question car, franchement, je ne suis pas très optimiste, je pense que cette crise ne va pas s’arrêter demain, malheureusement.
Christine


Curieusement, je me pose la même question pour l'italien, délaissé par manque de temps et de vraie pratique après la terminale.

C'est à mon sens plus une question d'expertise et de connaissance approfondie de la langue : faut-il ajouter une langue dans mon offre de prestation ou me concentrer sur mes langues actuelles, quitte à me spécialiser, puisque je me considère avant tout comme étant un généraliste ?

Il est vrai que certaines combinaisons et langues sont très représentées, mais je me dis aussi (et d'après ce que je vois au quotidien) qu'il y a beaucoup de "déchets" - comprenez des traductions approximatives, hasardeuses voire dangereuses - même dans ces combinaisons et langues "faciles".

Laurent K.


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Hepburn  Identity Verified
France
Local time: 04:29
English to French
+ ...
Débat sur l'espagnol "pur" Jul 17, 2009

Juliette Lemerle wrote:



C’est un sujet actuellement fort débattu sur les forums hispanophones de Proz et je vous invite à y faire un tour




J'ai trouvé le forum mais n'ai pas pu retrouver le fil en question. Un petit coup de main pour me guider, Juliette? Merci beaucoup.

Claudette


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Juliette Lemerle  Identity Verified
Spain
Local time: 04:29
Spanish to French
+ ...
un peu de lecture Jul 17, 2009

Les deux plus récents :

http://www.proz.com/forum/spanish/133931-la_pugna_por_un_español_único_en_el_lenguaje_técnico_¿existe.html

http://www.proz.com/forum/spanish/140141-español_de_españa_español_de_sudamérica.html

Bonne lecture

Juliette


[Edited at 2009-07-17 07:25 GMT]


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avsie  Identity Verified
Local time: 04:29
English to French
+ ...
Entre autres Jul 17, 2009

Claudette Hepburn wrote:

Juliette Lemerle wrote:



C’est un sujet actuellement fort débattu sur les forums hispanophones de Proz et je vous invite à y faire un tour




J'ai trouvé le forum mais n'ai pas pu retrouver le fil en question. Un petit coup de main pour me guider, Juliette? Merci beaucoup.

Claudette


Il y a celui-là, entre autres: http://www.proz.com/forum/spanish/140141-español_de_españa_español_de_sudamérica.html


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Adrien Esparron
Local time: 04:29
Member (2007)
German to French
+ ...
Une question de temps ou de tant ? Jul 17, 2009

Christine a écrit :



Que faut-il faire en ce temps de crise ? Faut-il diversifier ses combinaisons linguistiques quitte à être exploité à chaque fois ou bien faut-il faire le choix de changer de cap et d’apprendre une ou des nouvelles langues plus difficiles mais plus porteuses ?



Diversifier ses combinaisons linguistiques ? J'ai fait exactement le contraire du moins chez ProZ.com : je me suis recentré sur mes "vraies" langues, l'allemand et l'anglais, oubliant l'italien, le slovène, le croate ou encore le serbe.

Parce qu'il n'y a pas de "marché" pour ces langues, même s'il est possible que je suis meilleur en croate qu'en anglais, en dehors de l'italien naturellement.

Pour la deuxième interrogation : apprendre des langues plus difficiles ? Mais il n'y a pas de langue plus ou moins facile. Elles sont toutes très hard, même l'esperanto. Et maîtriser une langue dite "difficile" (je pense que tu penses "rare") te prendra au-delà de l'âge de la retraite pour être crédible sur le marché (si d'aventure ce dernier existe donc et tu fais bien de t'interroger à ce propos).

Je ne suis pas du même avis sur l'alignement que tu donnes dans les tarifs espagnol, italien, anglais. Ce sont les donneurs d'ordre italiens et espagnols qui sont des briseurs de tarifs. Quelle que soit la langue qu'ils font semblant de gérer et non la "saturation" supposée du marché dans certaines combinaisons linguistiques. Il m'arrive d'être mieux payé en anglais qu'en allemand, un comble, malgré tout, je crois. Mais c'est au mnimum deux fois le tarif moyen de nos amis méditerranéens ???

Cela doit ressembler aux rillettes : "nous n'avons pas les mêmes valeurs".

Il y a beaucoup d'orages sur le Tour de France, protégez-vous !

Bonne fin de semaine à tous.


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Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 04:29
French to German
+ ...
Sans commentaire... Jul 17, 2009

Adrien Casseyre wrote:
Je ne suis pas du même avis sur l'alignement que tu donnes dans les tarifs espagnol, italien, anglais. Ce sont les donneurs d'ordre italiens et espagnols qui sont des briseurs de tarifs. Quelle que soit la langue qu'ils font semblant de gérer et non la "saturation" supposée du marché dans certaines combinaisons linguistiques. Il m'arrive d'être mieux payé en anglais qu'en allemand, un comble, malgré tout, je crois. Mais c'est au mnimum deux fois le tarif moyen de nos amis méditerranéens ???


C'est bien ainsi que je vois la situation, au quotidien et sans parti pris. Certains de nos amis méditerranéens spéculent d'ailleurs déjà à la baisse en changeant simplement d'unité monétaire devant (ou derrière !) le prix - USD à la place de EUR. Ca me rassure quelque part de ne pas être le seul et je doute qu'une augmentation de la demande en ES>FR fasse augmenter les tarifs en conséquence. Le marché, chez nos amis méditerranéens, est tenu et bien tenu !

[Edited at 2009-07-17 11:24 GMT]


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Christine C.
Italy
Local time: 04:29
Member (2004)
Italian to French
TOPIC STARTER
Suite de la discussion Jul 17, 2009

Re-bonjour à tous,

J’écrirai ici une réponse unique, mais en veillant à répondre, dans la mesure du possible, aux réflexions de chacun.
A la question « y-a-t-il des langues d’avenir et bien rémunérées ? », suite à vos commentaires à tous, il semblerait que non, même si l’on entend dire que les langues des pays émergents (Chine, Inde, Russie, Brésil) ont le vent en poupe.
Pour ce qui est de l’espagnol « pur », comme dit Claudette, ou l’espagnol d’Espagne, je pense que c’est une langue d’avenir, car elle n’est pas uniquement parlée en Espagne, mais dans différents pays d’Amérique latine en voie de développement économique.
Je n’entrerai pas dans la polémique de l’espagnol, du français ou du portugais « pur », car c’est là un grand débat et je pense que chacun a son opinion sur la chose et que cette opinion doit être respectée.
Je lis parfois dans des annonces de travail postées sur Proz ou ailleurs : « Nous recherchons un traducteur arabe en mesure de traduire dans une langue arabe compréhensible par tout le monde arabe ». J’ai choisi ici la langue arabe, mais j’aurais très bien pu écrire : « langue française/ espagnole/ portugaise/ … ». Personnellement, je n’ai jamais vraiment été confrontée à ce genre d’exigence à partir de l’italien, si ce n’est avec la Suisse, mais c’est très rare, et mon travail n’a jamais suscité de polémiques, d’autant que je fournis très souvent des alternatives terminologiques ou stylistiques pour certains passages pouvant être traduits de manière différente ; dans ce cas, je laisse le donneur d’ordre décider lui-même pour la formulation la plus adaptée. D’autres, en revanche, me laissent entièrement carte blanche. Dans tous les cas, lorsqu’une expression italienne de la Suisse est comprise par mon mari italien et moi-même d’une certaine façon, si j’ai un doute quant au sens donné par l’auteur suisse, je demande des éclaircissements au client pour savoir ce que le terme ou l’expression en question sous-entend, et en règle générale, une traduction « compréhensible par tous » est trouvée.
Je ne peux pas m’étendre à ce sujet par rapport à la langue espagnole en général pour la bonne raison que je ne la pratique pas. J’aurais bien aimé lire les fils qui ont été postés à ce sujet en espagnol, mais cela me demanderait beaucoup de temps pour les lire et les comprendre, alors excuse-moi, Juliette, si je suis dans l’incapacité d’apporter ma pierre à l’édifice sur ce sujet épineux.
Merci quand même pour le rappel des différents liens de discussion.
Je m’adresse maintenant aux garçons, Laurent et Adrien, avec lesquels je suis entièrement d’accord.
J’ai remarqué, en effet, depuis 1 an ou 2, que les « agences méditerranéennes » - dont les agences françaises font partie avec les agences espagnoles et italiennes, ont la fâcheuse et déplorable tendance à faire chuter les tarifs des langues anglaise, espagnole ou italienne, et plus encore depuis l’avènement de la soi-disant crise (cela dépend pour qui).
Je n’ai pas franchement parlé d’alignement des prix pour l’anglais, l’espagnol ou l’italien, mais de toute évidence, lorsqu’on consulte les sites de certaines agences qui affichent leurs tarifs en ligne par catégorie de langues, les langues citées se retrouvent regroupées dans une même catégorie A, par exemple, la catégorie A correspondant au tarif le plus bas disponible, donc voilà ce que je voulais dire.
Il est évident, dans ces conditions, que même si l’espagnol sera de plus en plus demandé à l’avenir, peut-être du fait d’un essor croissant de l’économie de l’Amérique latine, les « agences méditerranéennes » ne se montreront pas plus généreuses pour autant. Elles paieront au même tarif qu’aujourd’hui et encaisseront de plus en plus, c’est tout. Enfin, c’est ce que je pense. La crise aura encore bon dos, je pense, pour justifier des tarifs de plus en plus bas.
C’est la course au fric et aux marges de plus en plus élevées, bref, comme le dit Adrien, nous sommes dans un cercle vicieux de « spéculation », et c’est tout, exactement comme dans le domaine de la finance. La qualité et les compétences avérées des traducteurs sont passées au second plan depuis bien longtemps et la donne n’est pas prêt de changer, à mon avis. Le pire, dans tout ça, c’est que nombre de nos collègues, aux compétences avérées, cèdent à ce chantage des tarifs et s’adonnent même au dumping, j’en connais malheureusement, et tout ceci ne peut que jouer en faveur des « agences méditerranéennes » qui ne demandent rien de mieux et « se frottent les mains ». Je me rends compte à présent que ces mêmes agences pratiquent de plus en plus des tarifs très proches de ceux que peuvent pratiquer leurs homologues chinois ou indiens et proposent également le dollar US comme devise de paiement ( !), la pire chose qui soit pour des pays dotés de l’euro puisque l’euro est fait pour éviter les problèmes de « pertes de gain » liées au change.
Adrien a sûrement raison lorsqu’il dit que s’agissant des « langues difficiles » (j’entendais effectivement les langues rares), l’apprentissage est très, voire trop long pour pouvoir prétendre à une très bonne maîtrise d’une telle langue à des fins professionnelles. Il est fort probable que si je me mettais à apprendre l’hindi (voir mon autre fil), je n’arriverais à une maîtrise plus ou moins correcte de cette langue qu’au bout de 20 ans, probablement, donc à l’âge de la retraite, plus ou moins. Dans ce cas, si je me décide dans ce sens, cet apprentissage ne pourra être voué qu’à un pur plaisir intellectuel et à des finalités de voyages futurs.
En conclusion, je dirais donc que je vais tenter de me remettre à l’espagnol, petit à petit, sans forcer la mule, et je verrai bien comment le réapprentissage évoluera. Cela exigera beaucoup de travail et une certaine discipline et si je sens un jour que je peux enfin me relancer dans des textes espagnols (espagnol-français), eh bien je n’hésiterai pas, quitte à commencer par des textes simples, sans grande difficulté, et plus tard, dans des textes spécialisés me plaisant plus particulièrement.
Depuis 2-3 ans, je m’étais spécialisée en italien (juridique et finance/comptabilité) alors que l’idée ne me plaisait guère (car j’étais et je suis une traductrice généraliste) et cela semblait avoir porté ses fruits (meilleurs tarifs que pour les traductions techniques de manuels, par exemple, et plus de demandes). Aujourd’hui, tout ceci n’est déjà plus vrai ; je me suis aperçue que les agences françaises, belges et luxembourgeoises qui me contactaient régulièrement ne me contactent pour ainsi dire plus, sauf en fin de semaine pour faire le bouche-trou ou le pigeon lorsque leurs nouveaux traducteurs attitrés pratiquant des tarifs inférieurs ne sont pas disponibles.
Alors, je m’adresse à Laurent : « Que faire dans ce cas ? »
Depuis le début de l’année j’ai idée de me faire faire mon site Web pour atteindre des clients directs, et donc récolter plus d’argent qu’avec des sous-traitants, mais là encore, que faire ?
Un site, même attrayant, ne fait pas tout ; il faut être visible sur Internet et donc savoir à qui l’on s’adresse pour un bon référencement. Et puis, quel choix faut-il faire ? S’afficher traducteur spécialisé avec les avantages et les risques que cela comporte ou bien s’afficher traducteur généraliste ? Quand on a qu’une combinaison de langue « à son arc », comme dans mon cas, c’est une question difficile.
Je me suis aperçue que de plus en plus de traducteurs indépendants soucieux de la qualité disposent d’un site Web commun et forment un réseau pour lutter contre les agences ou cabinets de traduction, et aussi contre les soi-disant agences de traduction qui ne sont tenues en réalité que par un traducteur indépendant souhaitant se faire de l’argent sur le dos de ses collègues en se contentant de revendre le travail de ces derniers, ce qui n’est pas très louable. Je trouve cette idée d’association ou de coopérative, en revanche, pas si mal et constructive.
Certains d’entre vous seraient-ils partants pour ce genre d’aventure ? A étudier peut-être.
Evidemment, dans ce cas, il faudrait partager les frais de manière équitable et faire en sorte de ne pas se retrouver en concurrence les uns les autres pour les combinaisons linguistiques.
Je précise simplement que je ne suis pas de celles et de ceux qui entendent travailler à bas prix et que la qualité du travail doit être le maître mot.
A bon entendeur salut.

Christine


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