Les Droits des traducteurs
Thread poster: Jean-Marie Le Ray

Jean-Marie Le Ray  Identity Verified
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Oct 1, 2003

Merci à Sylvain qui m'a signalé que tel était le thème de la Journée Mondiale des Traducteurs en 2003.
Voici un extrait du communiqué de la FIT :

« Les droits du traducteur sont en effet au centre des préoccupations de la FIT depuis sa création. La Charte du traducteur, publiée en 1963 et révisée en 1994, et la Recommandation sur la protection juridique des traducteurs et des traductions et sur les moyens pratiques d’améliorer la condition des traducteurs, adoptée par l’Unesco à Nairobi en 1976 (Recommandation de Nairobi) en témoignent (Ces documents peuvent être consulté sur le site Web de la FIT à l’adresse www.fit-ift.org).
Malheureusement, et malgré tous les efforts déployés par la FIT et par ses associations membres depuis de nombreuses années, la reconnaissance du statut professionnel du traducteur est loin d’être universellement acquise. Et si la mondialisation a suscité une prise de conscience de la nécessité de traduire, elle n’a pas – loin s’en faut – engendré une reconnaissance de la qualité professionnelle de cette activité et des droits qui en découlent.
Les pays occidentaux ne font pas exception puisque les traducteurs luttent encore pour faire reconnaîte l’un de leurs droits les plus fondamentaux : le droit d’auteur. Bien que celui-ci soit reconnu pour les traducteurs par la Convention de Berne, qui considère qu’une traduction est une recréation, il est régulièrement éludé et ignoré par les éditeurs et diffuseurs. L’avènement d’Internet n’a fait qu’accentuer le problème avec les publications sous forme électronique.
Au droit d’auteur, qui concerne plus particulièrement les traducteurs de publications, il faut ajouter d’autres droits comme le droit à des conditions de travail favorables à une prestation de qualité, le droit à une rémunération raisonnable et surtout, le droit à une reconnaissance de l’activité de traduction comme une activité professionnelle nécessitant une formation spécialisée qui ne se limite pas à la connaissance des deux langues. La méconnaissance du public et des utilisateurs de traduction force souvent le traducteur professionnel à justifier sa formation, son travail, ses tarifs et, à la limite, son existence. Encore là, l’avènement des systèmes de traduction automatique sur Internet n’a pas amélioré la situation, même si tout le monde s’accorde pour en reconnaître la piètre qualité.
À ces préoccupations d’ordre professionnel, s’ajoutent – et cette réalité est bien plus grave – les violations de droits humains. La Fédération Internationale des Traducteurs a maintes fois été appelée à réagir dans des circonstances tragiques. Mentionnons, pour exemple, le meurtre pur et simple de deux traducteurs de Salman Rushdie après la fatwa prononcée contre lui. Si l’illustre auteur a bénéficié d’une protection rapprochée, ses traducteurs n’ont malheureusement pas eu cet honneur. Mentionnons également le cas de cette traductrice turque, condamnée pour avoir traduit un roman contenant des passages érotiques considérés comme trop explicites.
En plaçant la Journée mondiale de la traduction sous le thème des droits du traducteurs, la Fédération Internationale des Traducteurs souhaite susciter une prise de conscience, chez ses associations membres et dans le grand public, de l’importance de la traduction dans les échanges humains, que ceux-ci soient d’ordre culturel, économique, politiques ou sociaux, et de la nécessité de reconnaître celle-ci comme la profession qu’elle est et qu’elle a toujours été. »

Les opinions de chacune et chacun sont les bienvenues.

Ciao, Jean-Marie


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co.libri
France
Local time: 06:33
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Formations, tarifs et tools Oct 1, 2003

Au droit d’auteur, qui concerne plus particulièrement les traducteurs de publications, il faut ajouter d’autres droits comme le droit à des conditions de travail favorables à une prestation de qualité, le droit à une rémunération raisonnable et surtout, le droit à une reconnaissance de l’activité de traduction comme une activité professionnelle nécessitant une formation spécialisée qui ne se limite pas à la connaissance des deux langues. La méconnaissance du public et des utilisateurs de traduction force souvent le traducteur professionnel à justifier sa formation, son travail, ses tarifs et, à la limite, son existence.
_____________

Le phénomène est en effet particulièrement criant dans ce secteur professionnel, même si je crois que c'est une tendance qui se généralise à d'autres professions "non scientifiques" (comme certains opposent "science dure" et "science molle" Ironie).
Ayant enseigné 6 ans et continué un peu en parallèle ensuite, il m'est arrivé d'assister à des scènes incroyables où d'aucuns (je veux parler des parents ... en France) prétendaient apprendre au prof comment travailler.
Reste qu'on ne vous teste pas chaque fois que vous prenez un nouveau poste (on demande aux traducteurs d'effectuer des tests - mais je suis loin d'être contre cela, tant qu'on se limite à un bref échantillon).

"Justifier sa formation" me semble plutôt normal. Cela est demandé à toute personne qui postule pour un emploi.
En revanche, justifier en permanence son travail (et surtout justifier des choses justes) finit par devenir extrêmement pesant. Pour ne pas parler des tarifs. J'aieu droit récemment avec une agence italienne (je connais bien les personnes qui y travaillent et elles ont apparemment perdu beaucoup de clients qui vont voir ailleurs, car cela est moins cher, mais de moins bonne qualité sûrement, car c'est une agence pour laquelle ce critère est essentiel), j'ai donc eu droit, disais-je, à une réflexion du type "tu as de la chance de pouvoir te le permettre", parce que je refusais de descendre sous les 11 € à "cartella" (soit 0,44 € / ligne de 60 signes dans la langue cible), même si "repetitività" (répétitions). Or, il se trouve que je leur faisais une faveur, car je les connais bien. M... alors, ai-je envie de dire: 0,44 €... C'est déjà tellement élévé (c'est hélas le tarif moyen actuel sur le marché italien...)
Il est évident que mes tarifs sont (tout) autre sur le marché français et germanophone, même si je constate ces derniers temps la même tendance au marchandage. Je parle toujours des agences bien sûr.
Je profite d'ailleurs de ce "thread" que tu as ouvert, Jean-Marie, pour évoquer un problème que tu soulèves dans ton intervention à Rennes (que j'ai lue avec la ferveur voulue): le problème TRADOS & co, plus exactement, les demandes de réduction en cas de répétitions.
Je me suis simplement demandée si, lorsque j'allais chez le dentste, je lui demandais une réduction, parce qu'il venait d'investir dans du matériel flambant neuf qui lui permet de mieux travailler, voire de gagner du temps. Ou bien si, parce que j'ai trois caries en même temps, je lui demande un prix de gros pour ses soins. Finalement, qu'est-ce que la répétition a à voir avec tout cela?
Je crois que le problème vient du calcul au mot, à la ligne, à la page, etc. On se croirait chez l'épicier. Or, il s'agit d'une "prestation de services" (c'est dans cette catégorie que nous sommes classés à l'URSSAF, si je ne m'abuse), non d'un kilo de patates (d'ailleurs quand on voit les hausses actuelles des produits sur le marché (alimentaire celui-là), ...

Quant au reste du texte que tu évoques, J.M., hélas, trois fois hélas, je crois qu'il n'est pas spécifique à la profession de traducteur, il touche les professionnels de l'écriture sous toutes ses formes.

Je compte participer à la journée du 21 novembre à Paris pour les 50 ans de la FIT. Si c'est le cas de certains d'entre vous, cela nous fera un Powow dans le Powow!

Salut à tous.

Hélène.


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Stéphanie Argentin  Identity Verified
Italy
Local time: 06:33
Member (2008)
Italian to French
+ ...
journée FIT à Paris Oct 7, 2003

Je compte participer à la journée du 21 novembre à Paris pour les 50 ans de la FIT. Si c'est le cas de certains d'entre vous, cela nous fera un Powow dans le Powow!

Salut à tous.

Hélène.

Je suis allée voir le site de la FIT qui parle de ces journées de la traduction. Les thèmes de la journée du 22 novembre ont l'air intéressants...La journée du 21, c'est vrai, coûte un peu moins chère!
J'habite à Turin, mais je ne serais pas contre faire un tour à Paris -travail et famille permettant- en avance sur les fêtes de Noel...
Hélène, tu irais le 21 assister aux séminaires? Tu t'es déjà inscrite?

Stéphanie


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