La rentrée des mots ---) Lepetitjournal.com
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Oct 5, 2003

Reproduction autorisée.

lepetitjournal.com

La rentrée des mots
Les éditions 2004
des dictionnaires charrient leur lot d'entrées nouvelles. De la margarita à la cyberguerre, les mots nouveaux reflètent le monde actuel.

La liste des mots nouveaux que les dictionnaires font entrer chaque
année, permet de saisir les mouvements d'une langue, donc d'une société.

Les nouvelles entrées des éditions 2004 du Petit Larousse et du Robert
parues cette semaine reflètent un monde plutôt angoissé. On y trouve le
vocabulaire issu de la guerre et du terrorisme : anthrax, armes de
destruction massive, fièvres hémorragiques, cyberguerre, agent innervant, bouclier antimissile, burqa.

On y déniche aussi tous les tourments de la société : état-voyou, délinquance en col blanc, tolérance zéro, insécuritaire, biosécurité, principe du pollueur-payeur, développement durable, devoir de mémoire,
principe de précaution, unilatéral ou gouvernance.


L'homme aussi change. Sont désormais admis : coparental, homo parental, déontologue, profileur, apnéiste ou pêchu.

Côté loisirs, télé réalité, home cinéma, but en or, crumble, poivrade, chouchen ou margarita font leur entrée.

Très abondants ces dernières années, les mots venant de l'informatique et d'Internet ont tendance à ralentir un peu. Arrivent néanmoins : configurer, défragmenter, désinstaller, ou décompresser. De plus en
plus, ils prennent une terminologie française : le courriel rejoint le
e-mail, et le pourriel (courrier électronique directement envoyé à la
poubelle par les internautes) provient du Québec.

Les mots issus de la francophonie sont d'ailleurs de plus en plus fréquents, comme le djobeur des Antilles (personne qui effectue des petits travaux non déclarés) ou le mollachu suisse (mollasson).

Dernière nouveauté, la féminisation des noms de métier. Le Robert 2004 admet ainsi chiropracteuse, éboueuse, égoutière ou maçonne.



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Giselle Chaumien
Germany
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Très intéressant ! Oct 5, 2003

Je trouve tout cela très intéressant et vous remercie pour cette intervention.
Effectivement, la langue (les langues d'une manière générale) change...
Je viens d'entendre en France le verbe "dérembourser"... Quelqu'un sait-il le sens exact ?
Merci d'avance
Giselle

CHENOUMI wrote:

Reproduction autorisée.

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La rentrée des mots
Les éditions 2004
des dictionnaires charrient leur lot d'entrées nouvelles. De la margarita à la cyberguerre, les mots nouveaux reflètent le monde actuel.

La liste des mots nouveaux que les dictionnaires font entrer chaque
année, permet de saisir les mouvements d'une langue, donc d'une société.

Les nouvelles entrées des éditions 2004 du Petit Larousse et du Robert
parues cette semaine reflètent un monde plutôt angoissé. On y trouve le
vocabulaire issu de la guerre et du terrorisme : anthrax, armes de
destruction massive, fièvres hémorragiques, cyberguerre, agent innervant, bouclier antimissile, burqa.

On y déniche aussi tous les tourments de la société : état-voyou, délinquance en col blanc, tolérance zéro, insécuritaire, biosécurité, principe du pollueur-payeur, développement durable, devoir de mémoire,
principe de précaution, unilatéral ou gouvernance.


L'homme aussi change. Sont désormais admis : coparental, homo parental, déontologue, profileur, apnéiste ou pêchu.

Côté loisirs, télé réalité, home cinéma, but en or, crumble, poivrade, chouchen ou margarita font leur entrée.

Très abondants ces dernières années, les mots venant de l'informatique et d'Internet ont tendance à ralentir un peu. Arrivent néanmoins : configurer, défragmenter, désinstaller, ou décompresser. De plus en
plus, ils prennent une terminologie française : le courriel rejoint le
e-mail, et le pourriel (courrier électronique directement envoyé à la
poubelle par les internautes) provient du Québec.

Les mots issus de la francophonie sont d'ailleurs de plus en plus fréquents, comme le djobeur des Antilles (personne qui effectue des petits travaux non déclarés) ou le mollachu suisse (mollasson).

Dernière nouveauté, la féminisation des noms de métier. Le Robert 2004 admet ainsi chiropracteuse, éboueuse, égoutière ou maçonne.



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hirselina
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déremboursement Oct 6, 2003

Vu le déficit de l'assurance maladie le Ministre de la santé, de la famille et des personnes handicapées, Jean-François MATTEI, a décidé de procéder au "déremboursement" de certains médicaments. "Dérembourser" veut dire retirer ces médicaments de la liste des médicaments remboursés.
Ces déremboursements doivent intervenir en trois étapes correspondant chacune à une des catégories de médicaments suivantes : en 2003, les produits dont l'utilisation n'est médicalement pas souhaitable, en 2004 les produits qui relèvent d'un choix d'automédication et, enfin, en 2005, les produits médicalement peu efficaces mais, pour l'heure, sans alternative thérapeutique.
Pour plus d'informations, voir http://www.sante.gouv.fr/htm/actu/33_030717jfm.htm


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co.libri
France
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Dérembourser, déremboursement Oct 6, 2003

[quote]Giselle Chaumien-Wetterauer wrote:

Je trouve tout cela très intéressant et vous remercie pour cette intervention.
Effectivement, la langue (les langues d'une manière générale) change...
Je viens d'entendre en France le verbe "dérembourser"... Quelqu'un sait-il le sens exact ?
Merci d'avance
Giselle

Il s'agit de ne plus rembourser certains types de médicaments, la Sécu atteignant (de nouveau;)) des records de déficit. Là aussi, le langage reflète une tendance politique et sociale très actuelle.
Le terme de "déremboursement" est également utilisé.

cf. http://www.revue-politique.com/6_01_07524.htm: article du Parisien pour illustrer le propos
"Le déremboursement de 616 médicaments grand public annoncé en catimini par le gouvernement ne vise pas seulement à faire des économies. Il préfigure un futur désengagement de la Sécu et la montée en puissance des mutuelles et des assurances.

«UNE politique de bouts de ficelle », « une mesure incohérente »... La décision prise en catimini le week-end dernier par Jean-François Mattei, le ministre de la Santé, de dérembourser partiellement plus de 600 médicaments « jugés à service médical rendu modéré » n'en finit pas de faire des vagues tant du côté des mutuelles que du monde syndical ou des associations de consommateurs. Hier, la CGT a condamné « une mesure expéditive qui aura pour effet de transférer le coût de ces médicaments sur les patients et leurs mutuelles ».

Une fois n'est pas coutume, même les médecins généralistes se sont émus de la mesure, le CMSF (leur principal syndicat) s'étonnant du caractère « pseudo-scientifique de la démarche ». Il est vrai qu'en s'attaquant à des médicaments dont l'utilité médicale a pourtant été reconnue en 1999 plutôt que de dérembourser totalement ceux jugés inefficaces à la même époque, le gouvernement n'y est pas allé par quatre chemins. C'est vendredi matin que le couperet est tombé. Ce jour-là, le ministère de la Santé fait paraître au « Journal officiel » une liste de 616 médicaments, précisant qu'ils ne seraient plus remboursés par la Sécurité sociale qu'à 35 % au lieu de 65 %. Parmi les médicaments listés, trois des médicaments les plus prescrits, le Zyrtec et la Clarityne (antihistaminiques) et le Zovirax.

Un système en danger
Ce plan de déremboursement partiel applicable en mai devrait permettre à la Sécu d'économiser 370 millions d'euros par an. Ce n'est d'ailleurs que dans une quinzaine de jours qu'on connaîtra officiellement l'ampleur du déficit de la Sécu pour 2002. Mais on sait déjà que le trou de sa branche maladie frôlera les 9 milliards d'euros, l'un des pires résultats de son histoire. Comment redresser le cap ? « Si le ministère de la Santé avait opté pour un déremboursement total des médicaments dont le service médical rendu est jugé insuffisant, on aurait pu faire près de 620 millions d'euros d'économies, dénonce-t-on dans l'entourage de Jean-Pierre Davant, le président de la Mutualité française.

Ce que Mattei est en train de faire, c'est tout simplement de séparer les petits des gros risques. » Ce qui reviendrait à laisser à la Sécu la couverture des maladies graves remboursées à 100 % et aux mutuelles et autres assurances privées le soin, moyennant des hausses de cotisations, de prendre en charge les pathologies plus légères. Dans cette logique, les Français seraient amenés à payer deux fois alors qu'en matière de médecine de ville ils sont déjà parmi les moins bien remboursés d'Europe (à peine 60 % du total). Au ministère de la Santé, on l'admet à mots couverts : « Ce plan n'est pas destiné à boucher le trou de la Sécurité sociale mais à réorienter la politique du médicament, en se concentrant sur les plus coûteux, sur les pathologies les plus lourdes. Car pour le reste, les Français bénéficieront toujours de leur couverture par un organisme complémentaire. » Une manière de confirmer que l'organisation actuelle de notre système de santé et de protection sociale mis en place à la Libération devrait, lui, rapidement voler en éclats".

Bonne journée.
Hélène.


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IsaPro  Identity Verified
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A quand... Oct 6, 2003

[quote]Hélène Cheminal wrote:

Giselle Chaumien-Wetterauer wrote:

Je trouve tout cela très intéressant et vous remercie pour cette intervention.
Effectivement, la langue (les langues d'une manière générale) change...
Je viens d'entendre en France le verbe "dérembourser"... Quelqu'un sait-il le sens exact ?
Merci d'avance
Giselle

Il s'agit de ne plus rembourser certains types de médicaments, la Sécu atteignant (de nouveau;)) des records de déficit. Là aussi, le langage reflète une tendance politique et sociale très actuelle.
Le terme de "déremboursement" est également utilisé.

cf. http://www.revue-politique.com/6_01_07524.htm: article du Parisien pour illustrer le propos
"Le déremboursement de 616 médicaments grand public annoncé en catimini par le gouvernement ne vise pas seulement à faire des économies. Il préfigure un futur désengagement de la Sécu et la montée en puissance des mutuelles et des assurances.

«UNE politique de bouts de ficelle », « une mesure incohérente »... La décision prise en catimini le week-end dernier par Jean-François Mattei, le ministre de la Santé, de dérembourser partiellement plus de 600 médicaments « jugés à service médical rendu modéré » n'en finit pas de faire des vagues tant du côté des mutuelles que du monde syndical ou des associations de consommateurs. Hier, la CGT a condamné « une mesure expéditive qui aura pour effet de transférer le coût de ces médicaments sur les patients et leurs mutuelles ».

Une fois n'est pas coutume, même les médecins généralistes se sont émus de la mesure, le CMSF (leur principal syndicat) s'étonnant du caractère « pseudo-scientifique de la démarche ». Il est vrai qu'en s'attaquant à des médicaments dont l'utilité médicale a pourtant été reconnue en 1999 plutôt que de dérembourser totalement ceux jugés inefficaces à la même époque, le gouvernement n'y est pas allé par quatre chemins. C'est vendredi matin que le couperet est tombé. Ce jour-là, le ministère de la Santé fait paraître au « Journal officiel » une liste de 616 médicaments, précisant qu'ils ne seraient plus remboursés par la Sécurité sociale qu'à 35 % au lieu de 65 %. Parmi les médicaments listés, trois des médicaments les plus prescrits, le Zyrtec et la Clarityne (antihistaminiques) et le Zovirax.

Un système en danger
Ce plan de déremboursement partiel applicable en mai devrait permettre à la Sécu d'économiser 370 millions d'euros par an. Ce n'est d'ailleurs que dans une quinzaine de jours qu'on connaîtra officiellement l'ampleur du déficit de la Sécu pour 2002. Mais on sait déjà que le trou de sa branche maladie frôlera les 9 milliards d'euros, l'un des pires résultats de son histoire. Comment redresser le cap ? « Si le ministère de la Santé avait opté pour un déremboursement total des médicaments dont le service médical rendu est jugé insuffisant, on aurait pu faire près de 620 millions d'euros d'économies, dénonce-t-on dans l'entourage de Jean-Pierre Davant, le président de la Mutualité française.

Ce que Mattei est en train de faire, c'est tout simplement de séparer les petits des gros risques. » Ce qui reviendrait à laisser à la Sécu la couverture des maladies graves remboursées à 100 % et aux mutuelles et autres assurances privées le soin, moyennant des hausses de cotisations, de prendre en charge les pathologies plus légères. Dans cette logique, les Français seraient amenés à payer deux fois alors qu'en matière de médecine de ville ils sont déjà parmi les moins bien remboursés d'Europe (à peine 60 % du total). Au ministère de la Santé, on l'admet à mots couverts : « Ce plan n'est pas destiné à boucher le trou de la Sécurité sociale mais à réorienter la politique du médicament, en se concentrant sur les plus coûteux, sur les pathologies les plus lourdes. Car pour le reste, les Français bénéficieront toujours de leur couverture par un organisme complémentaire. » Une manière de confirmer que l'organisation actuelle de notre système de santé et de protection sociale mis en place à la Libération devrait, lui, rapidement voler en éclats".

Bonne journée.
Hélène.


A quand une désimposition, une déTVAïsation pour nous, pauvres traducteurs ! Remarquez, voici un bel argument à opposer à certains de nos clients qui prétendent que certains des termes que nous utilisons n'existent pas!!!

Courage à tous...

Isa


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sylver  Identity Verified
Local time: 16:15
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Pas d'accord Oct 6, 2003

Hélène Cheminal wrote:

Ce que Mattei est en train de faire, c'est tout simplement de séparer les petits des gros risques. » Ce qui reviendrait à laisser à la Sécu la couverture des maladies graves remboursées à 100 % et aux mutuelles et autres assurances privées le soin, moyennant des hausses de cotisations, de prendre en charge les pathologies plus légères. Dans cette logique, les Français seraient amenés à payer deux fois alors qu'en matière de médecine de ville ils sont déjà parmi les moins bien remboursés d'Europe (à peine 60 % du total). Au ministère de la Santé, on l'admet à mots couverts : « Ce plan n'est pas destiné à boucher le trou de la Sécurité sociale mais à réorienter la politique du médicament, en se concentrant sur les plus coûteux, sur les pathologies les plus lourdes. Car pour le reste, les Français bénéficieront toujours de leur couverture par un organisme complémentaire. » Une manière de confirmer que l'organisation actuelle de notre système de santé et de protection sociale mis en place à la Libération devrait, lui, rapidement voler en éclats".

Bonne journée.
Hélène.


avec le principe. Nous vivons dans un monde sur-médicamenté où le moindre bobo, le moindre mal de tête est "traité" à grand coups de médicaments dont les effets secondaires, sur le système immunitaire notament, ne sont pas négligeables.

Pourquoi les cotisants devraient ils payer parce que Pierre, Paul ou Jacques décident de se doser à chaque endorectocéphalie passagère? Ouaips, je sais, le gars qui est continuellement "enrubhé" va se plaindre mais il est rare qu'il ne se pose la question de savoir *pourquoi* il chope continuellement la crève. Vive le symptomatique! Mais où est donc passé son système immunitaire qui est censé le protéger de ce genre de désagrément? Ben, il est naze, en partie non négligeable parce que chaque fois qu'un bricolo se produit, on le bourre de médicaments.

Ce qui ne sont pas au fait de la chose seraient surpris de voir les pubs pour médicaments que reçoivent les médecins. Non ce ne sont pas des fiches techniques. La plupart du temps, ça ressemble vachement plus à des pubs pour de la lessive, et les médicins/pharmaciens reçoivent continuellement des petites "faveurs" pour prescrire tel ou tel médicament.

Une réduction voire une suppression totale des remboursements des pathologies légères m'apparait sous un jour assez positif.

A mon avis, notre système de sécu, c'est comme la traite des vaches, l'argent étant consciencieusement acheminé dans les poches des industries pharmaceutiques sans la moindre considération pour les problèmatiques de santé réelles. Comment expliquer autrement les innombrables médicaments reconnus inefficaces et dangereux qui figurent sur la liste des remboursements? Comment expliquer la négligence des médecines alternatives qui se révélent pourtant souvent plus efficace et bien moins couteuse que la sacro-sainte allopathie?

Je suis conscient que je m'éloigne du sujet d'origine, mais c'est plus fort que moi, notre système de sécurité sociale me donne la nausé.

On pourrait supposer qu'étant jeune, je ne me sente pas concerné personnellement par les problèmes de santé, et que je parle égoistement, rechignant à payer pour la santé des autres. Sans trop faire étalage de ma situation personnelle, il est à noter qu'ayant souffert d'une maladie de Chron, j'ai une bonne réalité de la valeur (et du prix) de la santé.


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xxxCHENOUMI  Identity Verified
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Soyez la bienvenue ! Oct 6, 2003

Giselle Chaumien-Wetterauer wrote:

Je trouve tout cela très intéressant et vous remercie pour cette intervention.
Effectivement, la langue (les langues d'une manière générale) change...
Je viens d'entendre en France le verbe "dérembourser"... Quelqu'un sait-il le sens exact ?
Merci d'avance
Giselle



Bonjour Giselle,

Je vous souhaite la bienvenue parmi nous. Je m'appelle Sandra.

En ce qui concerne les langues, je suis en faveur de leur enrichissement, mais de façon positive. Toutes les fois où des néologismes ou des emprunts sont le fruit d'une création et d'une approche linguistique originales, j'applaudis des deux mains (Pardonnez le pléonasme, je le veux emphatique). Et lorsque l'apport d'autres langues est reconnu et honoré de façon à refléter le caractère interculturel du monde dans lequel nous vivons.

Ceux qui me connaissent dans la section KudoZ savent que je déteste les anglicismes. Que ce soit dans ma langue maternelle (le français) ou dans mon vernaculaire (le créole). Lorsqu'ils sont utilisés systématiquement, ils représentent un danger pour la langue qui s'en trouve, de fait, atrophiée.

Je reconnais que dans des domaines très techniques, les équivalents français n'existent pas toujours. C'est le seul cas où, à mon humble avis, l'on devrait les utiliser.
Ma formation en Linguistique Appliquée me pousse toujours à favoriser les ressources linguistiques intrinsèques d'une langue et à en privilégier le génie propre.

Quant au terme « déremboursement », je constate avec plaisir que Hirselina et Hèlène m'ont devancée et ont fait du beau travail.

Merci de votre appréciation,
Et
À la prochaine intervention.
Sandra


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xxxCHENOUMI  Identity Verified
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Quel joli monde ! Oct 6, 2003

Contente de te voir ici, Isa. Ce qu'il y a d'intéressant dans les posts, c'est qu'on ne sait jamais qui y interviendra et quel genre de discussion s'ensuivra.

Je ne sais pas quoi répondre à ta question, sauf que l'usage répété d'un mot peut pousser les officiels à l'admettre officiellement.
L'exemple de courriel est assez éloquent.



A quand une désimposition, une déTVAïsation pour nous, pauvres traducteurs ! Remarquez, voici un bel argument à opposer à certains de nos clients qui prétendent que certains des termes que nous utilisons n'existent pas!!!

Isa


P.S.Merci Hirselina, Hélène et Sylver pour les infos.


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Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 10:15
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Déconnance ! Oct 8, 2003

Je n’aime pas du tout les néologismes qui n’ont pas fait leurs preuves: notre langue est encombrée de “nouvelles entrées” - si l’on souhaite employer un vocabulaire “actuel” – qui ne sont en aucun cas justifiées par l’usage ni par la logique…

Il est insupportable d’accepter des expressions “jargonisantes” sous le seul prétexte qu’elles ont été mises à la mode par des “Hommes Politiques” en vue, par certains “Publicitaires”, ou voire même par une déviation de sens à la suite d’une plus ou moins bonne traduction de l’Anglais.

J’en veux pour preuve toutes les utilisations du mot “gouvernance”, mis à la mode par Raffarin, Premier Ministre Français, et qui maintenant laissent la place à des expressions construites avec le même suffixe, du type: “Soutenance” (rien de nouveau sous le soleil), “acceptance”, “déconnance” et, voire même, “xxxance”...

Je n’apprécie pas non plus tout ce qui dérive du mot anglais “sustainable” et qui se traduit, dans presque tous les cas en français par le mot “durable”.

Depuis peu, il est difficile de qualifier un événement, une règle, ou bien une définition par une autre expression que “durable”: ce qui est “durable” est “signifiant”, et ce qui ne l’est pas – ou ce qui ne l’est plus – relève des Ténèbres Extérieures…

J’adore tous types de Jargons pour peu qu’ils soient “justifiés” et - oserais-je le dire? - “durables”…

« Ah Que Oui ! »…


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xxxCHENOUMI  Identity Verified
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Salut Thierry Oct 8, 2003

Thierry LOTTE wrote:


Je n’aime pas du tout les néologismes qui n’ont pas fait leurs preuves: notre langue est encombrée de “nouvelles entrées” - si l’on souhaite employer un vocabulaire “actuel” – qui ne sont en aucun cas justifiées par l’usage ni par la logique…

Il est insupportable d’accepter des expressions “jargonisantes” sous le seul prétexte qu’elles ont été mises à la mode par des “Hommes Politiques” en vue, par certains “Publicitaires”, ou voire même par une déviation de sens à la suite d’une plus ou moins bonne traduction de l’Anglais.

J’en veux pour preuve toutes les utilisations du mot “gouvernance”, mis à la mode par Raffarin, Premier Ministre Français, et qui maintenant laissent la place à des expressions construites avec le même suffixe, du type: “Soutenance” (rien de nouveau sous le soleil), “acceptance”, “déconnance” et, voire même, “xxxance”...

Je n’apprécie pas non plus tout ce qui dérive du mot anglais “sustainable” et qui se traduit, dans presque tous les cas en français par le mot “durable”.

Depuis peu, il est difficile de qualifier un événement, une règle, ou bien une définition par une autre expression que “durable”: ce qui est “durable” est “signifiant”, et ce qui ne l’est pas – ou ce qui ne l’est plus – relève des Ténèbres Extérieures…

J’adore tous types de Jargons pour peu qu’ils soient “justifiés” et - oserais-je le dire? - “durables”…

« Ah Que Oui ! »…



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co.libri
France
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Euh... Oct 12, 2003

je ne faisais qu'illustrer l'emploi du terme en proposant un article. Je l'ai choisi par hasard. Et n'ai jamais dit que j'adhérais ou non au propos du journaliste!!!

Hélène.


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