Pages in topic:   [1 2] >
Comment devenir traducteur spécialisé ?
Thread poster: Claudia Iglesias

Claudia Iglesias  Identity Verified
Chile
Local time: 13:13
Member (2002)
Spanish to French
+ ...
Nov 18, 2003

Il s'avĂšre qu'avant d'ĂȘtre traducteur on n'est rien du tout et qu'avant d'ĂȘtre spĂ©cialiste on est gĂ©nĂ©raliste.
(Je ne veux pas aborder le thĂšme des tarifs, juste celui de l'apprentissage)

Il me semble qu'un bon moyen pour apprendre est d'ĂȘtre rĂ©visĂ© par un spĂ©cialiste. J'ai eu l'occasion de travailler comme cela parce que j'en ai ressenti le besoin, et j'ai donc dĂ©duit de ce qui me revenait comme traductrice la part du rĂ©viseur. Je pense bien que cela ne peut pas durer Ă©ternellement, mais Ă©tant donnĂ© que j'apprends des rĂ©visions, je me dis que c'est un "investissement en formation". Que pensez-vous de cette formule et en connaissez-vous d'autres pouvant permettre aux gĂ©nĂ©ralistes de se spĂ©cialiser ?

[Désolée, Jean-Luc de t'avoir faussé compagnie dans l'autre fil]

[Edited at 2003-11-18 22:45]


Direct link Reply with quote
 

Jean-Luc Dumont  Identity Verified
France
Local time: 18:13
English to French
+ ...
On en apprend toujours :-) Nov 18, 2003

Salut Claudia

Je coupe et colle sur qui était resté en plan dans l'autre fil, aprÚs ton départ, et qui se rapporte plus à ton commentaire

Claudia Iglesias

Il me semble qu'un bon moyen pour apprendre est d'ĂȘtre rĂ©visĂ© par un spĂ©cialiste.



Tout Ă  fait d'accord sur ce point Claudia.

Tout à fait d'accord aussi avec l'importance des compétences, de l'expérience et de la conscience professionnelle qui poussent et aident à rechercher et travailler pour la meilleure traduction possible.

Outre une certaine part de "talent" naturel, cette "compétence" s'acquiert et il faut bien commencer quelque part. On a tous été débutants, inexpérimentés et contents d'apprendre, de progresser au contact d'autres collÚgues.

Faire d'excellentes traductions, ce n'est pas la science infuse. On ne sort pas "traducteur infaillible" d'une école ou d'un DESS. On y acquiert des bases qu'il faut travailler et que l'on développe souvent sur le tas, au fur et à mesure de ses projets, et grùce aux autres aussi, notamment les réviseurs... We learn a lot from our mistakes.

JL


Direct link Reply with quote
 

Juan Jacob  Identity Verified
Mexico
Local time: 11:13
French to Spanish
+ ...
Mon avis... Nov 18, 2003

ChĂšre Claude Églises, cher M. BĂ©ret-Gauloise-au-bec-un-peu-ventru.

J'apprécie toujours vos interventions, et j'ose à peine montrer le bout de mon nez... mais, dans ma spécialité, bien loin du degré de difficulté des vÎtres (je ne fais QUE traduire des films), une seule chose m'est certaine: je commetrai TOUJOURS des erreurs sauf, et encore, si quelqu'un révise ma traduc.
C'est donc mon avis: je me considÚre "un spécialiste" dans ma branche, certes, mais je ne serai jamais (presque) parfait que si quelqu'un d'autre est là pour me signaler mes points faibles.
Avouons-le donc, chers collĂšgues : mĂȘme si nous nous considĂ©rons "spĂ©cialistes", il est trĂšs facile que notre "self confidence" nous fasse glisser sur des peaux de banane que nous croyions disparues depuis longtemps... grave erreur !

Salut.

Juan.


Direct link Reply with quote
 

Claudia Iglesias  Identity Verified
Chile
Local time: 13:13
Member (2002)
Spanish to French
+ ...
TOPIC STARTER
Révision vs. révision Nov 18, 2003

Juan, je n'avais pas pensé à cela, je ne parle pas de révisions "normales", je parle de révisions de spécialistes parce que confrontés aux différents termes spécialisés nous ne sommes pas sûrs de faire le bon choix.
Pour moi la révision "normale" est celle qui va détecter une faute de frappe, une faute d'orthographe ou choisir une autre expression. Pour les révisions de spécialistes, je me souviens de Nancy qui parlait de vannes (je crois bien), ou d'une question posée par VictorHugo au sujet d'une trad. médicale. Je situe cette révision à un tout autre niveau.

On apprend plus de la deuxiÚme révision que de la premiÚre, je dirais que dans une révision normale on va se dire "oui, bien sûr" et dans une de spécialiste "ah, bon ?".


Direct link Reply with quote
 

Juan Jacob  Identity Verified
Mexico
Local time: 11:13
French to Spanish
+ ...
À plus forte raison ! Nov 19, 2003

ChĂšre Claudia.
Les révisions dont je parle se situent au niveau du : "Oui, bien sûr."
Dans votre cas, le "Ah, bon ?" est donc encore plus que nécessaire > voir le "Danger de mort" de GeneviÚve soulevé il y a quelques jours. (Mes traductions de films mettent rarement les gens en danger de mort, sauf pour les oreilles sensibles aux gros mots !).
Re-donc : se faire réviser toujours.
Nos vemos.
Juan.


Direct link Reply with quote
 
Yannick MARCHEGAY
France
Local time: 18:13
English to French
+ ...
Et c'est pas tout... Nov 19, 2003

Un autre problÚme intimement lié (et auquel je suis confronté en ce moment) : comment se faire donner des travaux dans ladite spécialité alors qu'on n'est pas à proprement parler spécialisé ?
En clair, quand on veut débuter dans un domaine (la localisation dans mon cas) et qu'on n'a pas d'expérience, comment se forger cette expérience ? En forgeant me direz-vous, d'accord, mais est-ce aussi simple...


Direct link Reply with quote
 

Thierry LOTTE  Identity Verified
Local time: 18:13
Member (2001)
English to French
+ ...
Spécialiste en matiÚre générale (Pierre Dac) Nov 19, 2003

Claudia Iglesias a Ă©crit :



Que pensez-vous de cette formule et en connaissez-vous d'autres pouvant permettre aux généralistes de se spécialiser ?




Oui bien sûr:
S’intituler, Ă  l’instar de Pierre Dac, « SpĂ©cialiste en matiĂšre gĂ©nĂ©rale » !


Ce n’est pas une plaisanterie facile et pourtant, comme mon ami Jean-Luc, j’en suis friand.

Ce que je veux dire, c’est que tout traducteur « dĂ©butant » passe par une phase « gĂ©nĂ©raliste » car il n’est pas encore connu de ses clients, ou de ses futurs clients qui lui feront confiance en tant que traducteur spĂ©cialisĂ©. En effet, ces derniers (des agences en gĂ©nĂ©ral), auraient tendance Ă  rechercher des traducteurs « dĂ©butants » spĂ©cialisĂ©s en « Chirurgie Neurologique » (DiplĂŽme de Chirurgien Neurologiste exigĂ©) pour traduire des textes du Lithuanien vers l’Espagnol Ă  0.04 Euros le mot source

Devant la carence de candidats, l’agence confie la traduction Ă  un Russophone qui accepte le « deal » et fait de son mieux, mĂȘme si ses lacunes techniques font courir un risque mortel aux futurs « patients » espagnols

Si de nombreux dĂ©cĂšs ne se produisent pas dans l’immĂ©diat (voir le Forum incitĂ© par GeneviĂšve Von Levetzow sur la ResponsabilitĂ© du Traducteur), cette mĂȘme agence confiera, dans le mĂȘme domaine et Ă  un tarif similaire, d’autres traductions Ă  ce mĂȘme traducteur qui les acceptera.
Peu Ă  peu, ce traducteur pourra se prĂ©valoir de l’étiquette « SpĂ©cialiste en traductions mĂ©dicales » - et qui ne sera pas usurpĂ©e puisqu’il pourra se prĂ©valoir de plusieurs traductions avalisĂ©es par une Agence qui aura, parfois, pignon sur rue.

En ce qui me concerne, je suis spĂ©cialisĂ© en Commerce International et Finances et je peux justifier de 20 ans d’expĂ©rience en ce domaine: sans manquer de contrats, j’estime Ă  moins de 2 % les traductions qui me sont confiĂ©es dans ce domaine particulier.
Je suis également spécialisé dans la littérature de Science Fiction : je lis environ 5 romans en trois langues sources par mois, et ce depuis 20 ans.
RĂ©sultat commercial: 0 %.
Suis-je donc, dans ce cas, un spécialiste?


Juan Jacob a Ă©crit :



J'apprécie toujours vos interventions, et j'ose à peine montrer le bout de mon nez... mais, dans ma spécialité, bien loin du degré de difficulté des vÎtres (je ne fais QUE traduire des films), une seule chose m'est certaine: je commettrai TOUJOURS des erreurs sauf, et encore, si quelqu'un révise ma traduc.
C'est donc mon avis: je me considÚre "un spécialiste" dans ma branche, certes, mais je ne serai jamais (presque) parfait que si quelqu'un d'autre est là pour me signaler mes points faibles.



Je pense que Juan est trop modeste : le « Public des Traducteurs » - je veux dire ceux qui comprennent deux ou trois langues « sources » et qui, fanatiques de la V.O se montre impitoyable :
Il trouvera toujours de bonnes raisons de critiquer le sous-titrage

Je fais partie de ces « imbĂ©ciles bĂ©ats et satisfaits d’eux-mĂȘmes » car, jusqu’il y a peu, j’ignorais (et ignore encore dans 95 % des cas) les contraintes techniques de ce Job – trĂšs spĂ©cialisĂ© – de traducteur de sous-titres.

Il est bien facile pour ceux qui comprennent, plus ou moins - et c’est moi qui souligne -les V.O en Anglais, Espagnol, Catalan, Italien de critiquer ce qui apparaĂźt en caractĂšres surlignĂ©s en bas de l’écran et qui, parfois, donne l’impression d’avoir Ă©tĂ© « bĂąclĂ© » : c’est ignorer les « contraintes » de cette « traduction spĂ©cialisĂ©e » trop souvent rĂ©compensĂ©e par des salaires de misĂšre (si j’en crois un Forum rĂ©cent Ă  ce sujet) et par pratiquement aucune reconnaissance publique. GĂ©nĂ©ralement, lors du « gĂ©nĂ©rique/crĂ©dits » du film, on aperçoit vaguement, en « surimpression » la mention : « Sous-titres: Titra Films » ou bien quelque chose dans le mĂȘme genre


Le seul – Ă  ma connaissance – qui ait rĂ©ussi Ă  obtenir une reconnaissance du public la prĂ©sence de son nom en tant que traducteur/sous titreur est Simon Mizrahi, maĂźtre d’Ɠuvre des sous-titres Italiens Français des grands films des cinĂ©astes des annĂ©es 70: Ettore Scola, les FrĂšres Taviani, pratiquement tous les Fellini aprĂšs 1963, et j’en oublie beaucoup de cette pĂ©riode merveilleuse ou le CinĂ© Italien faisait partie du meilleur cinĂ©ma du monde


Les « Sous titreurs » devraient bien nous donner un peu plus d’informations sur les contingences de leur « Job ». Je suis sĂ»r que cela passionnerait plus d’un traducteur.

Bon!
Maintenant, une autre question plus particuliÚrement destinée aux Germanophiles:

Ma femme est Germanophone et ne parle pas le français. Je suis Francophone et ne parle pas l’Allemand. Nous communiquons en Espagnol et/ou en Anglais car nous vivons tous les deux à Barcelone (Vive l’Europe) depuis 5 ans.
Ce que Femme veut, Dieu le veut: elle a le « Satellite Astra » ce qui veut dire plusieurs dizaines de chaßnes en allemand, mais seulement une seule (« ARTE ») en français ou en allemand, selon la connexion.
Quand nous regardons un film français avec des sous-titres en allemand, je suis, chaque fois, surpris par la pauvretĂ© de la « traduction »: Comme indiquĂ© prĂ©cĂ©demment, je ne parle pas allemand mais suis tout de mĂȘme capable, de me rendre compte que tout l’argot et les « gros mots » de la V.O. française ne sont pas traduits
 Serait-ce qu’il n’y a pas de « gros mots » en Allemand???
J’attends les commentaires de RenĂ©, Sylvain et GeneviĂšve
 (lourdes responsabilitĂ©s, n’est-il pas ? est-il ?)


Direct link Reply with quote
 

Jean-Luc Dumont  Identity Verified
France
Local time: 18:13
English to French
+ ...
L'ami Don Thierry Lotte Nov 19, 2003

Thierry

On ne s'enduit pas Ă  te lire
Fue un placer

TrÚs intéressant et merci d'avoir partagé cela. D'accord aussi pour le commentaire sur Juan
Oui, ce cinéma italien nous manque...ou sont-ce ces années-là de nos vies...(Affreux sales et méchants, Nous nous sommes tant aimés, Padre padrone, Pain et chocolat)

Et moi aussi, le sous-titrage ça me plairait bien, mais pas au tarif d'un tailleur clandestin, esclave des temps modernes, dans un sous-sol moite de la Ville des LumiÚres (ancien fil Proz dont tu parles).

JL

[Edited at 2003-11-19 07:16]


Direct link Reply with quote
 

sylver  Identity Verified
Local time: 00:13
English to French
Une expérience Nov 19, 2003

Je souscript tout à fait à l'idée de se faire corriger par un expert.

Y a deux ans et demi de ça, je repartais de zéro, et je ramais plus ou moins, quand une agence m'a contacté pour une trad de mécanique. Dans la famille, y a plusieurs personnes qui se débrouillent bien là-dedans, mais j'étais pas le mieux placé. Cela dit, j'avais pas vraiment le choix, financiÚrement parlant. La TM fournie était énorme, le glossaire pas trop mal non plus et j'avais suffisament le temps de faire le projet.

Je me suis lançé. J'ai appris en mĂȘme temps. Quand je comprennais pas, j'allais puiser dans les revues techniques d'autres bagnoles pour comprendre, ou j'allais voir mon paternel pour un dĂ©brief rapide. On regardais les schĂ©mas, attendant le verdict "Ah, c'est juste un coussinet de bielle, ça!" Amen.

Quand j'ai fini le job, j'avais une liste de trucs dont je n'était pas sûr, ou que je n'avais pas trouvé, ni dans la mémoire, ni ailleurs.

J'ai pris mon portable et j'ai fait le tour des garagistes de la marque, jusqu'à ce que j'en trouve un qui soit d'accord pour lire les trucs dont je n'étais pas sûr, en échange d'une commission.

On y est resté quelque chose comme 6 heures à débroussailler tout ça, jusqu'à ce que la traduction soit compréhensible et logique du point de vue de l'utilisateur final (lui).

AprĂšs trois semaines de boulot, la trad a Ă©tĂ© approuvĂ©e sans problĂšme (Ă  juste titre, puisqu'elle Ă©tait utilisable pour l'utilisateur). J'ai eu d'autres jobs du mĂȘme types depuis, et bien que je ne sois toujours pas un fan, dans la plupart des cas, j'ai pas vraiment Ă  me creuser pour le faire. C'est comme ça que j'ai acquis la "spĂ©cialisation", en apprennant sur le tas.

Je ne me considÚre pas comme un spécialiste dans le sens "expert qui sait tout ce qu'il y a à savoir sur le sujet", mais je peux traduire la plupart des textes de ce type (pas tous).

L'appellation "spécialiste" est souvent trompeuse, parce que les domaines sont vastes et qu'il y a des aspects qui nous sont totallement inconnus. Par exemple, j'ai fait du cyclisme pendant plusieurs années, et avec de milliers de kilomÚtres dans les jambes, je me considérais comme un spécialiste de la petite reine.

Un client note le fait et m'envoie un texte "cyclisme", d'une des meilleures marques sur le marchĂ©. SĂ»r de moi, j'accepte, sans mĂȘme regarder le texte, qui m'a coutĂ© une nuit blanche et pas mal de cheveux de la mĂȘme couleur. Vous les connaissez, vous, les propriĂ©tĂ©s des alliages de cadre?

A mon avis, la question n'est pas de savoir dans quoi on est spĂ©cialisĂ©. c'est trop vague, et les clients ne s'en procupent pas, gĂ©nĂ©ralement. La traduction ç'est comme l'armĂ©e. Vous ĂȘtes chauffeur donc on vous met aux fourneaux. Vous ĂȘtes le dieux des imprimantes rĂ©seau donc on vous passe toutes les trads sur l'Ă©lectro-mĂ©nager.

Pour moi, depuis deux ans, ça ce joue au coup par coup. Est ce que, compte tenu des délais, des références disponibles,... et de mes connaissances, je suis capable de le faire correctement?


Direct link Reply with quote
 
TTV  Identity Verified
France
Member
German to French
En vrac Nov 19, 2003

Oh lĂ , lĂ , que de sujets passionnants

- la SF c'est mon dada, Thierry, mais depuis moins longtemps que toi, alors si tu veux ouvrir un off-topic permanent, j'en serai ravi, j'ai beaucoup à apprendre et suis d'une curiosité avide dans ce domaine.

- le sous-titrage en allemand sur ARTE: je dois dire que je n'ai jamais essayé, je vais voir si c'est possible ici. Par contre, en ce qui concerne le sous-titrage d'une maniÚre générale, qui a déjà été évoqué ici comme l'a dit JL, on constate souvent que les versions sous-titrées destinées au satellite/cùble sont moins bonnes que les films en VF (du seul point de vue de la langue!), car beaucoup moins payées. Ca leur coûte moins cher de refaire traduire pour le cùble/satellite que d'acheter les droits de la version VF du film!

- ça nous amĂšne Ă  la spĂ©cialisation et, Ă  la diffĂ©rence de Claudia, je pense que cette question est indissociable du tarif: dans un monde idĂ©al, chaque traducteur travaillerait uniquement dans son domaine de prĂ©dilection, mais comme il faut vivre le choix se fait plutĂŽt, du moins en ce qui me concerne, sur des critĂšres de tarif et de l'ensemble des relations avec la personne qui fournit la trad. Par exemple, j'aimerai ĂȘtre traducteur spĂ©cialisĂ© en SF, mais vu les budgets des Ă©diteurs français, c'est strictement impossible pour l'instant. A l'inverse, quand on a un "bon" client, qui vous trouve Ă©galement "bon", il a tendance Ă  vous proposer des trads dans divers domaines, et c'est parfois difficile (voire suicidaire) de refuser. Quand je dis "tendance", c'est en fait la grande majoritĂ© des cas.

- pour (tenter de) rĂ©pondre Ă  la question initiale de Claudia, "comment devenir un traducteur spĂ©cialisĂ©", je pense donc que le seul moyen est de traduire uniquement dans le domaine oĂč on se sent le plus Ă  l'aise. Ca semble une Ă©vidence mais, vu les difficultĂ©s indiquĂ©es ci-dessus, ce n'est pas toujours rĂ©alisable. En plus, ça dĂ©pend du caractĂšre de chacun. C'est aussi agrĂ©able de ne pas toujours travailler dans le mĂȘme domaine. Concernant la rĂ©vision par un autre traducteur, lĂ  aussi "dans l'idĂ©al c'est l'idĂ©al", mais ça me semble surtout ĂȘtre depuis quelques annĂ©es un moyen supplĂ©mentaire pour les agences d'abaisser les tarifs des traductions, voire de les faire effectuer Ă  bas tarif par un traducteur peu compĂ©tent et rĂ©viser Ă  bas tarif par un traducteur compĂ©tent.


Direct link Reply with quote
 

Sylvain Leray  Identity Verified
Local time: 18:13
Member (2003)
German to French
Spécialisation Nov 19, 2003

TTV wrote:

- pour (tenter de) rĂ©pondre Ă  la question initiale de Claudia, "comment devenir un traducteur spĂ©cialisĂ©", je pense donc que le seul moyen est de traduire uniquement dans le domaine oĂč on se sent le plus Ă  l'aise. Ca semble une Ă©vidence mais, vu les difficultĂ©s indiquĂ©es ci-dessus, ce n'est pas toujours rĂ©alisable. En plus, ça dĂ©pend du caractĂšre de chacun. C'est aussi agrĂ©able de ne pas toujours travailler dans le mĂȘme domaine. Concernant la rĂ©vision par un autre traducteur, lĂ  aussi "dans l'idĂ©al c'est l'idĂ©al", mais ça me semble surtout ĂȘtre depuis quelques annĂ©es un moyen supplĂ©mentaire pour les agences d'abaisser les tarifs des traductions, voire de les faire effectuer Ă  bas tarif par un traducteur peu compĂ©tent et rĂ©viser Ă  bas tarif par un traducteur compĂ©tent.


Sujet qui me titille depuis un an...
Je pense que ce que voulait dire Claudia, ce n'est pas forcément la révision imposée par une agence, mais plutÎt la révision "délibérée" que le traducteur va demander à un traducteur (ou un spécialiste du domaine) compétent. Claudia parlait de "mentor", je crois, dans un autre fil.
Personnellement, ce serait pour moi une situation rĂȘvĂ©e, avoir quelqu'un d'expĂ©rience qui puisse juger mes traductions (quitte Ă  m'en prendre plein la poire) sur des critĂšres techniques (c'est-Ă -dire qualitĂ©, cohĂ©rence et adĂ©quation de la termino avec le domaine traitĂ© + qualitĂ© de la rĂ©daction technique, c'est-Ă -dire concision, clartĂ© et prĂ©cision) et non sur de vagues critĂšres rĂ©dactionnels, comme c'est trop souvent le cas avec les agences qui cherchent de faux prĂ©textes (RenĂ© saura de qui je parle).

J'ai pas le temps de développer, mais j'essaierai de revenir.
Bonne journée !
Sylvain

PS Quant à traduire uniquement dans le domaine en question, Thierry l'a trÚs bien dit, ça me paraßt utopique. On vous contactera toujours pour autre chose, et on ne peut pas non plus refuser tous les travaux qu'on nous propose pour attendre indéfiniment un job dans son domaine.

[Edited at 2003-11-19 09:13]


Direct link Reply with quote
 

Claudia Iglesias  Identity Verified
Chile
Local time: 13:13
Member (2002)
Spanish to French
+ ...
TOPIC STARTER
Commentaires pour tous Nov 19, 2003

Juan, tu dis
Avouons-le donc, chers collĂšgues : mĂȘme si nous nous considĂ©rons "spĂ©cialistes", il est trĂšs facile que notre "self confidence" nous fasse glisser sur des peaux de banane que nous croyions disparues depuis longtemps... grave erreur !

À plus forte raison !
Dans votre cas, le "Ah, bon ?" est donc encore plus que nécessaire > voir le "Danger de mort" de GeneviÚve soulevé il y a quelques jours.
-donc : se faire réviser toujours. [/Quote]
En aucun cas je ne voulais discuter de l’utilitĂ© ou de la pertinence de se faire rĂ©viser, mais de la rĂ©vision comme moyen de spĂ©cialisation, aux frais de qui, comme recours personnel ou institutionnalisĂ© et Ă©ventuellement l’existence d’autres moyens pour se spĂ©cialiser. C’est justement le fil de GeneviĂšve sur le « Danger de mort » qui m’a poussĂ©e Ă  demander cela, parce que « Abstenez-vous » et « Laissez cela aux spĂ©cialistes » ne me satisfait pas.

Yannick
En clair, quand on veut débuter dans un domaine (la localisation dans mon cas) et qu'on n'a pas d'expérience, comment se forger cette expérience ? En forgeant me direz-vous, d'accord, mais est-ce aussi simple...


Dans ton cas, puisque tu sais ce que tu veux, je te dirais de chercher dans l’annuaire (Directory) les traducteurs spĂ©cialisĂ©s en localisation et leur demander carrĂ©ment s’ils sont prĂȘts Ă  t’aider dans le perfectionnement de cette spĂ©cialisation. Je ne crois pas au pĂšre NoĂ«l, et ces traducteurs ne se nourrissent pas d’eau fraĂźche, je pense qu’il faut que tu aies dĂ©jĂ  pensĂ© Ă  comment compenser ou rĂ©munĂ©rer les rĂ©visions. Peut-ĂȘtre que dĂšs le premier contact cela vaut la peine de joindre une traduction faite par tes soins. Ceci dit j’aimerais avoir d’autres avis aussi.


Thierry et TTV tarifs
En effet, ces derniers (des agences en gĂ©nĂ©ral), auraient tendance Ă  rechercher des traducteurs « dĂ©butants » spĂ©cialisĂ©s en « Chirurgie Neurologique » (DiplĂŽme de Chirurgien Neurologiste exigĂ©) pour traduire des textes du Lithuanien vers l’Espagnol Ă  0.04 Euros le mot source

Devant la carence de candidats, l’agence confie la traduction Ă  un Russophone qui accepte le « deal » et fait de son mieux, mĂȘme si ses lacunes techniques font courir un risque mortel aux futurs « patients » espagnols



- ça nous amĂšne Ă  la spĂ©cialisation et, Ă  la diffĂ©rence de Claudia, je pense que cette question est indissociable du tarif: dans un monde idĂ©al, chaque traducteur travaillerait uniquement dans son domaine de prĂ©dilection, mais comme il faut vivre le choix se fait plutĂŽt, du moins en ce qui me concerne, sur des critĂšres de tarif et de l'ensemble des relations avec la personne qui fournit la trad. Par exemple, j'aimerai ĂȘtre traducteur spĂ©cialisĂ© en SF, mais vu les budgets des Ă©diteurs français, c'est strictement impossible pour l'instant. A l'inverse, quand on a un "bon" client, qui vous trouve Ă©galement "bon", il a tendance Ă  vous proposer des trads dans divers domaines, et c'est parfois difficile (voire suicidaire) de refuser. Quand je dis "tendance", c'est en fait la grande majoritĂ© des cas.





(Thierry)VoilĂ  pourquoi je ne voulais pas parler de tarifs. Si l’on aborde le problĂšme des tarifs on va aborder le problĂšme des « Ă©trangers », non-natifs ou quelle que soit l’appellation contrĂŽlĂ©e, alors qu’il y aura dans le marchĂ© des traducteurs improvisĂ©s, bien natifs et bien plus dangereux. S’il vous plaĂźt, focalisons sur la formation et l’apprentissage.
(RenĂ© TTV) J’étais bien loin de penser aux tarifs pour spĂ©cialitĂ©, comme quoi j’ai beaucoup Ă  apprendre.

Si de nombreux dĂ©cĂšs ne se produisent pas dans l’immĂ©diat (voir le Forum incitĂ© par GeneviĂšve Von Levetzow sur la ResponsabilitĂ© du Traducteur), cette mĂȘme agence confiera, dans le mĂȘme domaine et Ă  un tarif similaire, d’autres traductions Ă  ce mĂȘme traducteur qui les acceptera.

Est ce que, compte tenu des délais, des références disponibles,... et de mes connaissances, je suis capable de le faire correctement?


Dans les faits, c’est effectivement comme cela que ça se passe, on va vous donner un document Ă©lectronique parce que vous ĂȘtes disponible et pas parce que vous ĂȘtes spĂ©cialisĂ© en Ă©lectronique. Et c’est lĂ  que la conscience professionnelle intervient. À en croire les spĂ©cialistes que j’ai pu lire dans les forums, ma conscience professionnelle devrait me dicter « abstiens-toi », et moi je dis qu’elle peut me dicter cela ou aussi « cherche un rĂ©viseur en Ă©lectronique et lance-toi » (je tiens Ă  prĂ©ciser que j’ai dĂ©jĂ  Ă©tĂ© dans les deux cas, je me suis abstenue et je me suis lancĂ©e).
D’accord avec Sylver, il me semble aussi que nous sommes le meilleur juge de nos capacitĂ©s. Et ce mĂȘme jugement doit nous permettre de dĂ©cider si on peut se lancer ou pas.


GĂ©nĂ©ralement, lors du « gĂ©nĂ©rique/crĂ©dits » du film, on aperçoit vaguement, en « surimpression » la mention : « Sous-titres: Titra Films » ou bien quelque chose dans le mĂȘme genre



Un peu hors sujet, mais je voudrais dire que TV5 fait sous-titrer ses films vers l’espagnol au QuĂ©bec et affiche toujours le nom des traducteurs. Je fais un coucou Ă  Mayra Parra que j’ai eu l’occasion de rencontrer au CongrĂšs de Buenos Aires.


Peu Ă  peu, ce traducteur pourra se prĂ©valoir de l’étiquette « SpĂ©cialiste en traductions mĂ©dicales » - et qui ne sera pas usurpĂ©e puisqu’il pourra se prĂ©valoir de plusieurs traductions avalisĂ©es par une Agence qui aura, parfois, pignon sur rue.

A mon avis, la question n'est pas de savoir dans quoi on est spécialisé. C'est trop vague, et les clients ne s'en préoccupent pas, généralement.


Effectivement, mais il n’y a pas que le client ou l’agence Ă  responsabiliser dans ce cas, il y a aussi des collĂšgues qui s’enveloppent d’un tel emballage cadeau qu’ils trompent sur la marchandise, donc une grosse partie de la responsabilitĂ© revient quand mĂȘme au traducteur.


- pour (tenter de) rĂ©pondre Ă  la question initiale de Claudia, "comment devenir un traducteur spĂ©cialisĂ©", je pense donc que le seul moyen est de traduire uniquement dans le domaine oĂč on se sent le plus Ă  l'aise. Ça semble une Ă©vidence mais, vu les difficultĂ©s indiquĂ©es ci-dessus, ce n'est pas toujours rĂ©alisable.

Plus qu’une Ă©vidence, je trouve que cela semble utopique. Cela ne sera possible que quand on sera spĂ©cialisĂ©, pas en attendant de le devenir.


Concernant la rĂ©vision par un autre traducteur, lĂ  aussi "dans l'idĂ©al c'est l'idĂ©al", mais ça me semble surtout ĂȘtre depuis quelques annĂ©es un moyen supplĂ©mentaire pour les agences d'abaisser les tarifs des traductions, voire de les faire effectuer Ă  bas tarif par un traducteur peu compĂ©tent et rĂ©viser Ă  bas tarif par un traducteur compĂ©tent.



Je pense que ce que voulait dire Claudia, ce n'est pas forcément la révision imposée par une agence, mais plutÎt la révision "délibérée" que le traducteur va demander à un traducteur (ou un spécialiste du domaine) compétent. Claudia parlait de "mentor", je crois, dans un autre fil.
Personnellement, ce serait pour moi une situation rĂȘvĂ©e, avoir quelqu'un d'expĂ©rience qui puisse juger mes traductions (quitte Ă  m'en prendre plein la poire) sur des critĂšres techniques (c'est-Ă -dire qualitĂ©, cohĂ©rence et adĂ©quation de la termino avec le domaine traitĂ© + qualitĂ© de la rĂ©daction technique, c'est-Ă -dire concision, clartĂ© et prĂ©cision) et non sur de vagues critĂšres rĂ©dactionnels, comme c'est trop souvent le cas avec les agences qui cherchent de faux prĂ©textes).


Exactement Sylvain
Il me semble que
Traducteur nul non spĂ©cialisĂ© + rĂ©vision d’un spĂ©cialiste d’une agence = traduction peut-ĂȘtre correcte, mais traducteur nul non rĂ©embauchĂ©.
Je crois que les agences recherchent le maximum pour le minimum.
Je parlais de
Traducteur non spĂ©cialisĂ© + rĂ©vision d’un spĂ©cialiste (rĂ©munĂ©rĂ© par le traducteur) + rĂ©vision de l’agence = traduction correcte et traducteur rĂ©embauchĂ©.
Est-ce que cela vous paraßt une hérésie de décompter de ma part la part du réviseur ?

J’ai eu la chance de trouver un mentor dans ProZ, et je ne parle pas d’un spĂ©cialiste, c’est carrĂ©ment dans l’apprentissage de la traduction qu’il m’a aidĂ©e, et une traduction corrigĂ©e par lui devrait ĂȘtre bien mieux payĂ©e que ce que l'on me paye. Il le sait, mais il ne craint pas que je lui vole son pain, il le fait pour moi et pour que je devienne une bonne traductrice. Il me dit en rigolant qu’il faut bien que les pays riches aident le Tiers Monde. Cette gĂ©nĂ©rositĂ© existe, il faut la chercher.
Mais je reviens Ă  ma question initiale.

Si je récapitule, pour devenir spécialiste on peut

    - se faire réviser par un spécialiste à ses frais
    - se lancer sans rĂ©vision, se contenter de la rĂ©vision de l’agence (qui pourrait ne pas ĂȘtre satisfaite ou qui pourrait ĂȘtre satisfaite Ă  tort)
    - n’accepter que des traductions dans son domaine prĂ©fĂ©rĂ© (euhh, comment vais-je savoir si je n’aime pas le poisson cru si je n’en ai jamais mangĂ© ? et comment je me les fais proposer si ce n’est pas encore ma spĂ©cialitĂ© ?)
    - se faisant discret sans rien dire en public pour pas montrer ses limites et prĂ©tendre ĂȘtre un spĂ©cialiste en tout.


En attendant, je suis le conseil de Thierry et de Pierre Dac et je deviens spécialiste en matiÚre générale.


Direct link Reply with quote
 

sylver  Identity Verified
Local time: 00:13
English to French
Excellente synthĂšse Nov 19, 2003

Claudia Iglesias wrote:


Si je récapitule, pour devenir spécialiste on peut

    - se faire réviser par un spécialiste à ses frais
    - se lancer sans rĂ©vision, se contenter de la rĂ©vision de l’agence (qui pourrait ne pas ĂȘtre satisfaite ou qui pourrait ĂȘtre satisfaite Ă  tort)
    - n’accepter que des traductions dans son domaine prĂ©fĂ©rĂ© (euhh, comment vais-je savoir si je n’aime pas le poisson cru si je n’en ai jamais mangĂ© ? et comment je me les fais proposer si ce n’est pas encore ma spĂ©cialitĂ© ?)
    - se faisant discret sans rien dire en public pour pas montrer ses limites et prĂ©tendre ĂȘtre un spĂ©cialiste en tout.


En attendant, je suis le conseil de Thierry et de Pierre Dac et je deviens spécialiste en matiÚre générale.


Mais il y a deux possibilitĂ©s qui n'ont pas Ă©tĂ© Ă©voquĂ©es jusqu'Ă  prĂ©sent et qui pourtant devrait l'ĂȘtre :

1. Etudier les sujets qui nous interessent dans notre temps libre. Passer du temps à apprendre les bases qui nous permettront ensuite de comprendre de quoi on parle et d'intégrer le style généralement utilisé par les gens du milieu. C'est l'option que j'ai choisie, pour le moment

(Trouver des forums de pro de la branche, lire les sites Web de vulgarisation, et d'autres, moins vulgaires, acheter des livres spécialisés, et si possible se rendre sur le terrain - rien qui peut remplacer ça.

Récemment, j'ai traduit les specs pour la construction de la charpente métallique d'installations maritimes et j'ai béni le temps que j'ai passé à bosser dans le bùtiment. Pas que ça m'ait aidé pour la terminologie - quand tu bosses, tu reçois les instructions dans une langue, pas dans deux - mais ayant eu une expérience sur le terrain, je pouvais "voir" les travailleurs en train d'installer la chose.)

2. Education classique sur le sujet. Ca me branche pas personnellement, parce que le temps que j'ai passé sur les chaises de l'école (nous, on avait pas de bancs), c'était essentiellement du temps perdu.

Cela dit, j'ai déjà envisagé de prendre des cours de Thai, de Japonais, de Chinois et de programmation, sans parler du reste, donc je ne rejette pas cette possibilité.

Le vrai sujet pour moi, c'est pas tant de me spécialiser que de continuer à me former. Je me révolte contre la conception classique du "Tu vas à l'école, tu apprends (de moins en moins vrai), puis quand tu rentres dans la vie active tu bosses".

J'ai 27 ans, j'ai encore plein de choses à apprendre, plein de trucs que je ne sais pas. Quand je toucherais la cinquantaine, je suppose que ce sera toujours le cas, et ça ne me gÚne pas. Par contre ça me gÚnerais de ne pas en savoir plus que ce que je sais maintenant.


Direct link Reply with quote
 
CristĂłbal del RĂ­o Faura  Identity Verified
Spain
Local time: 18:13
English to Spanish
+ ...
Le quid Nov 19, 2003

1. Etudier les sujets qui nous interessent dans notre temps libre. Passer du temps à apprendre les bases qui nous permettront ensuite de comprendre de quoi on parle et d'intégrer le style généralement utilisé par les gens du milieu. C'est l'option que j'ai choisie, pour le moment

(Trouver des forums de pro de la branche, lire les sites Web de vulgarisation, et d'autres, moins vulgaires, acheter des livres spécialisés, et si possible se rendre sur le terrain - rien qui peut remplacer ça.
[/quote]


Je crois que c'est ça le plus important. Seule la maßtrise du sujet que tu travailles t'aidera lorsque tu te trouveras devant des textes mal rédigés, ambigus, des termes utilisés incorrectement, ce qui malheureusement est bien souvent le cas.


Direct link Reply with quote
 
TTV  Identity Verified
France
Member
German to French
Spécialisation Nov 19, 2003

Je trouve le sujet et les interventions passionnantes et je trouverai dommage, Claudia, d'en rester à la conclusion "spécialiste en matiÚre générale".

J'ai dit moi-mĂȘme que c'Ă©tait utopique de se spĂ©cialiser dans un seul domaine, pour les raisons Ă©voquĂ©es. Par contre, c'est tout aussi utopique de se "spĂ©cialiser dans tous les domaines" (bien que ça me plairait bien, l'idĂ©e des encyclopĂ©distes et des "honnĂȘtes hommes" m'a toujours sĂ©duit, et je pense que cette soif de savoir et de nouveautĂ© est partagĂ©e par la plupart des traducteurs, c'est un des principaux intĂ©rĂȘts du boulot).

Donc, pour quelqu'un qui dĂ©bute, il faut s'ouvrir Ă  de nombreux domaines, mais pas Ă  tous. Par exemple, il est difficile de se spĂ©cialiser Ă  la fois en mĂ©canique et en aĂ©ronautique. Je pense qu'aprĂšs quelques textes dans un domaine, on se rend compte si on est "douĂ©" ou non pour ça, c'est-Ă -dire si l'on comprend ce qu'on traduit, ce qui est pour moi un impĂ©ratif. Je parle ici des "grands domaines". Par contre, si on a une traduction sur les boules de billard (ça m'est arrivĂ©!), personne n'est spĂ©cialiste de ce genre de traductions et personne ne le sera. Dans ce cas, il faut se renseigner auprĂšs des spĂ©cialistes du domaine. Ca m'arrive souvent de tĂ©lĂ©phoner dans des boĂźtes (maintenant des mails) et on tombe souvent sur des techniciens prĂȘts Ă  vous faire partager leurs connaissances, et souvent enchantĂ©s de le faire (je dirais que la proportion d'Ă©chec de ce genre de tentatives est de l'ordre de 5%).

Pour ce qui est de se spécialiser dans des "grands domaines", il faut, comme dit Sylver, s'informer, par tous les moyens, et souvent il est aussi important, voire plus, de bien connaßtre le domaine dans la langue cible que de bien connaßtre la langue source.

Pour les "grands domaines", je dois dire que je n'avais pas bien compris la notion de rĂ©vision Ă©voquĂ©e par Claudia. Effectivement, cette idĂ©e de se faire rĂ©viser par un collĂšgue est sĂ©duisante. En tout cas, je suis prĂȘt Ă  le faire, donc Ă  aider quelqu'un dans mes domaines de spĂ©cialitĂ©. A l'inverse, si quelqu'un pouvait me donner quelques "cours" d'Ă©lectricitĂ©, ça m'intĂ©resserait bien. J'ai toujours eu du mal Ă  comprendre ce domaine.

Ca m'amĂšne Ă  un dernier point, et qui fait que je suis assez d'accord avec l'ensemble de ce qui a Ă©tĂ© dit et que je ne suis pas un "forcenĂ© de la spĂ©cialisation": une traduction n'est jamais spĂ©cialisĂ©e dans un seul domaine. Par exemple, je suis "spĂ©cialisĂ©" en mĂ©canique (ça veut dire que je comprends la mĂ©canique), mais Ă  l'heure actuelle il n'existe pas un appareil mĂ©canique qui ne comporte des Ă©lĂ©ments Ă©lectroniques par exemple, ma "bĂȘte noire": donc je suis bien obligĂ© de m'ouvrir Ă  d'autres domaines, et c'est tant mieux. Donc on a toujours Ă  apprendre et toujours besoin de l'avis d'autres. Autre exemple: je suis "spĂ©cialisĂ©" en Ă©tudes Ă©conomiques, mais beaucoup moins portĂ© sur les termes financiers et boursiers. Or, les Ă©tudes que je traduis en comportent aussi+:)

VoilĂ , c'est un peu long, mais je crois qu'il y a encore beaucoup Ă  dire!


Direct link Reply with quote
 
Pages in topic:   [1 2] >


To report site rules violations or get help, contact a site moderator:

Moderator(s) of this forum
Andriy Bublikov[Call to this topic]

You can also contact site staff by submitting a support request »

Comment devenir traducteur spécialisé ?

Advanced search






CafeTran Espresso
You've never met a CAT tool this clever!

Translate faster & easier, using a sophisticated CAT tool built by a translator / developer. Accept jobs from clients who use SDL Trados, MemoQ, Wordfast & major CAT tools. Download and start using CafeTran Espresso -- for free

More info »
Protemos translation business management system
Create your account in minutes, and start working! 3-month trial for agencies, and free for freelancers!

The system lets you keep client/vendor database, with contacts and rates, manage projects and assign jobs to vendors, issue invoices, track payments, store and manage project files, generate business reports on turnover profit per client/manager etc.

More info »



Forums
  • All of ProZ.com
  • Term search
  • Jobs
  • Forums
  • Multiple search