Contrat Freelance
Thread poster: Yannick.L

Yannick.L
France
Local time: 05:24
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+ ...
Aug 18, 2010

Bonjour,
Suite à un test visiblement passé avec succès (ça fait plaisir d'avoir un feed-back aux tests qu'on passe, ça change), on me propose un contrat Freelance. Il y est question de traductions pour un site Internet. On m'annonce un volume de 15-20 h de travail par semaine, variable en fonction des besoins. Dans le contrat par contre, il est précisé un tarif horaire net par heure, inférieur par ailleurs à ce que je recevrais pour une traduction normale si mes calculs sont exacts.
Le paiement s'effectuerait apparemment en fin de mois, comme pour un contrat normal.

J'avoue que je reste assez perplexe et ai du mal à décider ce qui semble valable et ce qui ne l'est pas.
Voici donc ma question : vous a-t-on déjà proposé des contrats de ce type ? Et si oui, qu'en pensez-vous ? J'hésite car installé depuis peu en indépendant, les clients ne sont pas encore nombeux, et un client régulier serait une aubaine.
Lui proposer d'effectuer des contrats à mesure des traductions risque peut-être de le faire fuir, vu qu'en plus il dit proposer ce type de contrat à ses traducteurs.

Merci de votre avis.


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Cristina Peradejordi  Identity Verified
Spain
Local time: 05:24
French to Spanish
+ ...
Cela peut être intéressant Aug 18, 2010

J'ai moi aussi un contrat semblable. S'il est vrai que le prix est inférieur à celui pratiqué au coup par coup, il a l'avantage de garantir un minimum de travail et de revenus tous les mois. Personnellement, je suis pour.
Et tu as de la chance de pouvoir y compter au démarrage de ton activité. Mais ne délaisse pas pour autant les autres clients potentiels et répond à d'autres offres.

Bonne chance et félicitations !

Cristina


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Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 05:24
French to German
+ ...
Tarif net par heure ? Aug 18, 2010

Bonjour, Yannick.
Un tarif net par heure me fait automatiquement penser à un contrat de travail. Pour le dire brutalement, il ne s'agirait en fin de compte que d'un temps partiel, avec relation de subordination par rapport à l'employeur (et non au client) à la clé.

Est-ce bien cela dont il est question ?

[Edited at 2010-08-18 17:17 GMT]


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Yannick.L
France
Local time: 05:24
English to French
+ ...
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Eh bien ...oui Aug 18, 2010

Effectivement il s'agit bien d'un contrat, en tout cas ça en a bien la forme. Et vu qu'il s'agirait a priori d'une base de 15/20 heures hebdomadaires, on peut je crois parler d'un temps partiel. Par contre, date de début mais pas de date de fin "préfixée".
Pour ce qui est de la relation de subordination, je considère que je suis aussi subordonné à un client qui me donne à faire une traduction.

Là où vous avez raison, c'est que les traductions arriveraient apparemment un peu au hasard, selon les jours et les périodes. Sans compter qu'ils comptent visiblement en temps de travail, et non en mots, et se basent sur une moyenne de x traductions en x heures... Ce qui me trouble assez du coup ...

Je pense que je vais leur demander des précisions. Et essayer de ménager le chou et la chèvre, un potentiel client régulier, ça se chouchoute en ces temps pour le moins troublés.

Tous les autres avis sont les bienvenus bien sûr. Et surtout si on vous a déjà proposé ce genre de formule.


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Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 05:24
French to German
+ ...
Pas dans ce sens :) Aug 18, 2010

Yannick.L wrote:
Pour ce qui est de la relation de subordination, je considère que je suis aussi subordonné à un client qui me donne à faire une traduction.


Nous ne sommes pas par exemple subordonnés à nos clients :

1) parce que nous avons le choix de refuser une mission sans que notre refus entraîne une sanction ;

2) parce que nous ne dépendons pas d'un seul et même client pour l'ensemble de notre chiffre d'affaires.

De plus, et du point de vue légal, un client n'est pas un employeur - et vice versa.

[Edited at 2010-08-18 17:58 GMT]


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Yannick.L
France
Local time: 05:24
English to French
+ ...
TOPIC STARTER
Précisions ? Aug 18, 2010

[quote]Cristina Peradejordi wrote:

J'ai moi aussi un contrat semblable. S'il est vrai que le prix est inférieur à celui pratiqué au coup par coup, il a l'avantage de garantir un minimum de travail et de revenus tous les mois. Personnellement, je suis pour.


Bonjour Cristina,
Te serait-il possible de me donner quelques précisions sur la formule qui t'a été proposée ? Pas forcément ici, bien entendu, mais mon mail reste à disposition. Effectivement, ce contrat me semble potentiellement intéressant, je suis juste de nature méfiante. Et certains termes du contrat restent un peu flous et susceptibles d'être diversement interprétés.

Merci.


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xxxmediamatrix
Local time: 00:24
Spanish to English
+ ...
Net? Aug 18, 2010

Yannick.L wrote:
... un tarif horaire net par heure, ...


Net ... de quoi ?

En d'autres termes : Qui - autre que toi-même - sait comment déterminer ton net à partir du gros ? Ou alors, peut-être j'ai mal compris ...

MediaMatrix


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Sophie Dzhygir  Identity Verified
France
Local time: 05:24
Member (2007)
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Plusieurs points Aug 18, 2010

Premièrement, il me semble comme à Laurent que c'est du salariat déguisé. Ca semble avoir tous les inconvénients du salariat (salaire bas, subordination) sans les avantages (congés payés, couverture sociale, et j'en oublie sans doute).

Deuxièmement, j'ai lu encore aujourd'hui une intervention très intéressante sur les prix bas dans une liste de diffusion allemande, que je ne peux donc reproduire telle quelle ici, mais en substance : accepter des prix bas d'un client en se disant qu'on trouvera mieux plus tard chez un autre est un drôle de calcul car en travaillant pour les casseurs de prix, nous contribuons à leur réussite et donc à leur propagation sur le marché. Ces casseurs de prix, par leurs méthodes, mangent le pain des clients honnêtes qui existent encore et contribuent donc à la disparition de ceux-ci. Si bien que lorsqu'on aura enfin décidé de travailler à un prix raisonnable, il n'y aura plus de donneurs d'ordres prêts à les payer.


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Eloïse Notet  Identity Verified
France
Local time: 05:24
Member (2005)
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Contre! Aug 19, 2010

Je suis personnellement contre, et ça, contrairement à ton contrat, je suis prête à signer.

Comme l'ont déjà exposé les collègues, tu ne seras pas le grand gagnant dans l'affaire:

20h par semaine bloquées pour ce client (à un prix inférieur à celui que tu appliquerais à un autre client) : comment géreras-tu les contrats annexes d'autres agences ou clients directs potentiels ? ça sera difficile, et si tu es lié par contrat à cette agence, tu ne pourras pas refuser de projet, si j'ai tout compris (au détriment des autres forcément mieux payés)
De plus, il faut le répéter, les temps sont durs, mais pas pour tout le monde, notamment dans ta combinaison de langues, qui est la même que la mienne. Si tu te débrouilles bien, tu devrais te constituer un réseau assez rapidement sans trop de soucis.
Tu débutes apparemment et donc tu hésites, c'est compréhensible.
On ne m'a jamais fait de proposition de ce genre, même en début de carrière, mais je n'aurais jamais accepté un contrat de ce type, qui est bien trop contraignant à mon goût au regard des réels avantages qu'il comporte.

L'agence est gagnante sur tous les points: tu accepteras les contrats sans rechigner (je précise que la traduction à l'heure est encore un concept qui me dépasse..), elle ne paiera pas de charges salariales (les charges sont pour ta pomme bien entendu), et cerise sur le gâteau elle fera des économies de sous-traitance..

Profite de ces 20 heures par semaine pour faire de la prospection, une fois pris à plein temps, le temps te manquera..

Je suis de l'avis de Sophie: un client s'éduque, donc autant commencer dès à présent.

Je suppose qu'en tournant les choses bien, l'agence ne fermera pas la porte à une coopération sur une vraie base freelance, si ton travail était satisfaisant. Si tel est le cas, tu auras la preuve par A+B de l'entourloupe..

Bon courage!

Eloïse


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Eloïse Notet  Identity Verified
France
Local time: 05:24
Member (2005)
German to French
+ ...
pendant qu'on y est... Aug 19, 2010

Pour revenir à la question du tarif inférieur à la normale, qui se justifie apparemment uniquement par le nombre d'heures garanties par semaine, il s'agit là d'une sorte de réduction sur quantité, comme bon nombre d'agences proposent régulièrement.

Quand on me demande une réduction de ce type, je refuse poliment en expliquant qu'un gros projet me contraindra à délaisser mes autres clients (avec le risque, voire même la certitude qu'ils s'adresseront à un collègue à la place), et que si un commercial arrive à faire des économies sur quantités (transport par ex.), ce n'est malheureusement pas mon cas. J'accepte d'ores et déjà la règle du jeu de l'échelonnement des outils de TAO, ce qui me semble suffisant.

Autre chose: tu sembles trouver certains points du contrat peu clairs. Etonnant pour une agence qui semble pratiquer cette méthode régulièrement avec ses freelancers, non?

Comporte-t-il un délai de résiliation? une close de refus des contrats? As-tu une obligation d'un certain nombre de mots à l'heure? (d'un contrat à l'autre, le gap peut être énorme...)

Toutes ces questions sont réellement à examiner à la loupe avant de signer quoique ce soit, à mon avis.

Bonne chance


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Yannick.L
France
Local time: 05:24
English to French
+ ...
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Plus qu'espéré... Aug 19, 2010

Tout d'abord merci encore à vous pour ces réponses, je ne pensais pas que j'aurais des avis aussi rapidement. Pour être honnête, je me doutais de ce à quoi ressembleraient vos réponses.
Je vais donc tenter d'avoir des clarifications sur certains points, et utiliser les pincettes les plus grosses possibles pour obtenir, si ce contrat n'est effectivement pas follement intéressant, pour diriger le client vers une collaboration sous une forme plus "classique". D'autant que ses textes semblent plutôt intéressants.

Merci Eloïse pour ces encouragements. Et puisque nous avons la même combinaison, je garde ton profil de côté, et me permettrai de te contacter en cas de client à très gros projet, client sont je ne pourrais prendre le projet à un moment précis, etc. On ne sait jamais.

Bonne journée à vous


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Catherine GUILLIAUMET  Identity Verified
Local time: 05:24
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Un point grave, apparemment oublié ... Aug 19, 2010

Bonjour,
A part Laurent et Sophie qui l'ont effleuré, vous oubliez le plus grave :
S'il y a preuve de subordination d'un travailleur indépendant à un client (et ce type de contrat est cette preuve), l'URSSAF va vous tomber dessus.
Le travailleur indépendant sera considéré comme salarié, le client comme employeur, le contrat sera systématiquement muté en CDI (contrat à durée indéterminée) et les redressements vont pleuvoir.
Le client devenu employeur devra payer rétroactivement les charges sociales + amendes et le travailleur indépendant devenu salarié malgré lui sera intégré au régime général de sécu.

Si vous avez le courage de lire, voici les textes qui s'appliquent (Source: http://www.lenouveaucourrier.ccip.fr/article.asp?id=248&text1=&tgt=3&dmn=All&kw1=All&kw2=All&kw3=All&ref=All&dpt=&edt=)


La loi Aubry II (n° 2000-37 du 19 janvier 2000) relative à la réduction négociée du temps de travail supprime la présomption de non-salariat instaurée par la loi Madelin du 11 février 1994 en abrogeant les deux premiers alinéas de l’article L 120-3 du Code du travail. La lettre circulaire de l’Acoss (n° 2000-055 du 2 mai 2000) fait le point sur ces modifications.

Rappel de la loi Madelin

La loi sur l’initiative et l’entreprise individuelle a introduit un article L 311-11 du Code de la Sécurité sociale, aux termes duquel les personnes visées au premier alinéa de l’article L 120-3 du Code du travail (personnes physiques immatriculées au registre du commerce et des sociétés, au répertoire des métiers, au registre des agents commerciaux, auprès des Urssaf pour le paiement de la cotisation personnelle d’allocations familiales) ne relèvent du régime général de la Sécurité sociale que s’il est établi que leur activité les place dans un lien de subordination juridique permanente à l’égard du donneur d’ordres.

Cette présomption est simple ; elle peut être renversée si l’existence d’un contrat de travail est établie, c’est-à-dire lorsque le travailleur intéressé fournit directement ou par personne interposée des prestations à un donneur d’ouvrage dans les conditions qui le placent dans un lien de subordination juridique permanente à l’égard de celui-ci.

La loi a également institué une procédure d’interrogation permettant aux intéressés de demander à l’Urssaf si l’activité au titre de laquelle ils sont inscrits relève du régime général. La décision de l’Urssaf ne vaut que pour l’activité ayant fait l’objet de la déclaration. Elle ne peut être remise en cause que dans deux hypothèses : les informations fournies par le demandeur sont erronées, et les conditions d’exercice de l’activité du demandeur ont été substantiellement modifiées.

La loi du 11 mars 1997 sur la lutte contre le travail illégal

Cette loi a introduit la possibilité d’exiger le paiement rétroactif des cotisations et contributions sociales en cas de requalification d’une relation de travail en salariat. L’employeur est rendu redevable des cotisations et contributions sociales au régime général de la Sécurité sociale et aux caisses de congés payés pour la période d’activité correspondant à l’exécution d’un contrat ainsi requalifié.

Cette disposition vise à assurer la régularisation du paiement des cotisations sociales par les employeurs ayant dissimulé une relation salariale sous l’apparence du recours à un travailleur indépendant. Ainsi, si les Urssaf constatent qu’il est fait recours intentionnellement à une personne inscrite à un registre professionnel ou à l’Urssaf, dans des conditions la plaçant dans un lien de subordination juridique permanente à l’égard du donneur d’ordres, elles peuvent requalifier la relation de travail et obliger le donneur d’ordres au paiement rétroactif des cotisations et contributions sociales au régime général, même si le prestataire a déjà acquitté ses cotisations personnelles en tant que travailleur indépendant.

Modifications apportées par la loi du 19 janvier 2000

Suppression de la présomption de non-salariat


La présomption de non-salariat créée par la loi Madelin pour les personnes physiques inscrites aux différents registres et répertoires professionnels est supprimée. Elle concerne également les travailleurs à domicile visés à l’article L 721-1 du Code du travail. Cette suppression a pour effet de renverser la charge de la preuve du lien de subordination juridique. En effet, dans le cadre de la présomption d’indépendance, l’Urssaf devait prouver le lien de subordination en cas de litige. Désormais, ce sera au donneur d’ordres de prouver que le prestataire exerce son activité hors d’un lien de subordination.

D’après le ministère de l’Emploi et de la Solidarité, l’affiliation au régime général et la présomption de salariat constituent, pour les personnes concernées, une garantie en termes de protection sociale (réponse ministérielle au Sénat à une question du 22 avril 1999, JO du 24 février 2000).

Maintien de la procédure en paiement rétroactif des cotisations

Le champ d’application de la procédure de requalification de la relation de travail avec paiement rétroactif des cotisations et contributions sociales est conservé par la loi.

Maintien de la procédure d’interrogation de l’Urssaf

Une personne inscrite à un registre professionnel ou à l’Urssaf peut toujours interroger l’Urssaf dans les mêmes conditions. A défaut de réponse dans le délai de deux mois suivant la date de la demande ou en cas de réponse négative, les personnes concernées ne pourront se voir imposer une affiliation au régime général que si les conditions d’exercice de leur activité ont été substantiellement modifiées ou si les informations fournies étaient erronées. En revanche, la présomption de non-salariat ayant été supprimée, une personne qui n’aura pas interrogé l’Urssaf sur son statut devra, en cas de litige, prouver son indépendance vis-à-vis du donneur d’ordres.


Maintenant, DEFINITION DU LIEN DE SUBORDINATION ET DU CONTRAT DE TRAVAIL:
La source concerne les sportifs de haut niveau, mais les bases juridiques s'appliquent à tout le monde et sont bien expliquées. (Source: http://www.ffr.fr/var/corporate/storage/original/application/d6a4da6d1c7a11cb447e47c14e26b2fb.pdf)

I.- LA DEFINITION DU LIEN DE SUBORDINATION :
A cet égard les juges ne sont pas liés par la qualification juridique que les parties ont donné au contrat et, la seule volonté des intéressés est impuissante à soustraire des travailleurs au statut social découlant nécessairement des conditions d’accomplissement de leurs tâches. Les juges recherchent un faisceau d’indices leur permettant de dégager les critères du contrat de travail.
Selon la doctrine, d’une part, le contrat de travail est une « convention par laquelle une personne s’engage a mettre une activité à la disposition d’une autre moyennant rémunération et sous la subordination de laquelle elle se place ».
La jurisprudence, quant à elle, considère d’autre part, qu’ « il y a contrat de travail quand une
personne s’engage pour le compte et sous la direction d’une autre moyennant rémunération ». Ainsi, selon la jurisprudence, le lien de subordination est donc caractérisé par « l’exécution d’un travail sous l’autorité d’un employeur qui a le pouvoir de donner des ordres et des directives, d’en contrôler l’exécution et de sanctionner les manquements de son subordonné » (chambre sociale de la cour de Cassation 23/01/97 arrêt « Boyer »).
En recoupant ces définitions, on en établit les différents critères qui déterminent le lien de subordination et donc l’existence d’un contrat de travail.

II.- CRITERES PERMETTANT DE DEDUIRE L’ EXISTENCE D’ UN CONTRAT DE TRAVAIL:
- La prestation de travail : Elle peut se définir comme une activité humaine productive, elle peut avoir pour objet les tâches les plus diverses effectuées dans tous les secteurs professionnels. Mais ce n’est pas un critère propre au contrat de travail ; exemple : l’entrepreneur fournit une activité, sans être pour autant placé dans une relation de travail salarié avec son maître d’ouvrage.
- La rémunération : C’est la contrepartie de la prestation de travail, elle constitue un élément nécessaire du contrat de travail. Peu importe que le salaire soit versé en argent ou en nature.
Mais ce n’est pas non plus un critère décisif car il n’est pas propre au contrat de travail (il peut y
avoir rémunération dans d’autres types de contrat).
- La subordination juridique : critère décisif du contrat de travail pour lequel la jurisprudence donne une définition commune à la sécurité sociale et au droit du travail.
La subordination juridique se traduit comme un pouvoir de direction, de surveillance, de contrôle
voire de sanction de l’employeur vis à vis de celui qui travaille.
Les tribunaux ont aussi fait appel à la notion de « service organisé » ; c’est à dire que si le salarié accomplit sa mission dans le cadre d’un service organisé unilatéralement par l’employeur il s’agit d’un contrat de travail. Ainsi dès qu’un individu est intégré dans un système, une structure, ou une organisation mise en place par autrui, au profit d’autrui moyennant rétribution il y a contrat de travail.
Et dès qu’un prestataire de services est sous l’autorité administrative de celui qui lui demande d’offrir le service moyennant rétribution, il y a intégration dans un système … et donc subordination ce qui, dans le monde du sport peut concerner les éducateurs, les médecins ou encore les sportifs.


Bonne journée
Catherine




[Edited at 2010-08-19 07:43 GMT]

[Edited at 2010-08-19 07:44 GMT]


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Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 05:24
French to German
+ ...
Merci pour les références, Catherine ! Aug 19, 2010

Catherine GUILLIAUMET wrote:

Bonjour,
A part Laurent et Sophie qui l'ont effleuré, vous oubliez le plus grave :
S'il y a preuve de subordination d'un travailleur indépendant à un client (et ce type de contrat est cette preuve), l'URSSAF va vous tomber dessus.
Le travailleur indépendant sera considéré comme salarié, le client comme employeur, le contrat sera systématiquement muté en CDI (contrat à durée indéterminée) et les redressements vont pleuvoir.
Le client devenu employeur devra payer rétroactivement les charges sociales + amendes et le travailleur indépendant devenu salarié malgré lui sera intégré au régime général de sécu.


En effet, ou comme le dirait la sagesse millénaire du Zen : « Il n’y a pas d’eau qui brûle ou de feu qui mouille »...


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xxxNMR
France
Local time: 05:24
French to Dutch
+ ...
Merci Catherine Aug 19, 2010

Bonjour,
A part Laurent et Sophie qui l'ont effleuré, vous oubliez le plus grave :
S'il y a preuve de subordination d'un travailleur indépendant à un client (et ce type de contrat est cette preuve), l'URSSAF va vous tomber dessus.
Le travailleur indépendant sera considéré comme salarié, le client comme employeur, le contrat sera systématiquement muté en CDI (contrat à durée indéterminée) et les redressements vont pleuvoir.
Le client devenu employeur devra payer rétroactivement les charges sociales + amendes et le travailleur indépendant devenu salarié malgré lui sera intégré au régime général de sécu.

L'Urssaf va tomber sur le "client", surtout. Mais ce n'est peut-être pas automatique, si le contrat est bien foutu, car il faut plusieurs preuves de subordination.

Il faut voir que l'Urssaf protège le travailleur indépendant sur ce point (vous ne le saviez pas ? l'Ursaff nous protège aussi !). Les indépendants sont censés mener leur barque. Si j'étais Yannick donc, je réagirais à une telle proposition avec des questions sur la nature du travail et un devis, afin de prendre l'initiative.

La nature du travail. J'ai une vague impression de savoir de quoi il s'agit et c'était traduire des tonnes de bribes d'informations décousues dans un CMS et dans une feuille Excel, tout sauf drôle. Cela s'apparentait à de la dactylographie bilingue et des manipulations techniques, et les personnes qui faisaient ça ne tenaient pas longtemps car les annonces pour de nouveaux "traducteurs indépendants" se succédaient dans les sites pour emplois.


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Sébastien Penault  Identity Verified
France
Local time: 05:24
Member (2004)
English to French
+ ...
Méfiance Aug 21, 2010

Bonjour,

Après avoir lu les réponses précédentes, je suis bien d'accord avec ceux d'entre nous qui sont les plus méfiants.

Personnellement, je ne signerais pas un tel contrat et demanderais une clarification des moindres points sur lesquels vous avez des doutes. Car outre les problèmes liés à un statut qui passe de celui d'un prestataire indépendant à celui d'un salarié à temps partiel non payé pour 15 à 20 h de travail effectif mais en fonction d'un certain volume horaire effectivement réalisé, vous vous obligez à une disponibilité exclusivement réservée à ce client, vous empêchant ainsi de répondre favorablement à des clients vous proposant des contrats volumineux (qui vous prendraient votre semaine par exemple, vous rendant ainsi indisponible pour le client auquel vous avez promis 15 à 20 h de disponibilité hebdomadaire).

cependant, vous pouvez tout à fait signer un contrat du type "minimum de traduction hebdomadaire", c'est-à-dire que le client s'engage à vous fournir des projets en quantité suffisante pour vous occuper 15 à 20 h par semaine, et bien sûr, vous verse des honoraires en conséquence (15 à 20 fois votre tarif horaire, selon le temps effectivement passé).

Quant à l'estimation horaire, sur quelle(s) base(s) le client fait-il son estimation du temps que vous allez mettre pour réaliser une traduction ? Que celui qui pourra me dire en combien de temps je vais livrer un projet lève le doigt ? Personne ? Evidemment ! Premièrement, c'est plutôt vous qui devez indiquer une estimation du temps dont vous avez besoin, c'est vous qui traduisez et effectuez des recherches, pas le client. Deuxièmement, cela revient effectivement à imposer un maximum de facturation (tout dépassement, autrement dit, toute "heure supplémentaire" ne vous sera pas payée, même si vous devez effectivement consacrer plus de temps pour mener à bien votre projet). Troisièmement, Je suis contre l'argument qui dit que plus vous avez de volume à traduire, moins cela doit coûter cher au client. Sur un million de mots, qui vous dit que le millionième mot ne sera pas celui qui vous donnera le plus de fil à retordre et sur lequel vous passerez peut-être quelques heures, ne trouvant aucune référence, et devant pourtant trouver une traduction ? J'ai un tarif horaire, un tarif minimum, un tarif par mot source, un tarif de type "Trados" (pour les no-match, 100%, répétitions, etc.), mais je n'accorde pas de réduction au seul motif que le client me donne un volume important. Ou alors le client s'est engagé par contrat à me fournir un volume de travail minimum par semaine ou par mois, et alors, vous pouvez effectivement envisager un geste commercial (qui sera sans nul doute apprécié, mais absolument pas obligatoire).

Non, franchement, ne signez pas n'importe quoi au seul prétexte que vous débutez et que vous aurez ainsi un revenu minimum (je dirais plutôt "minimaliste"...). Vous risquez fort de devoir refuser des contrats plus intéressants du point de vue financier, et vous serez bloqué 15 à 20 h par semaine peut-être pour rien (vous devrez attendre un hypothétique document à traduire toute la semaine).

L'éducation des clients est une chose que beaucoup ne connaissent pas ou plus. Ce n'est pas à vous de respecter des conditions imposées par le client (tarif, disponibilité, délai d'exécution du projet etc.), en dehors d'impératifs précis (fournir un doc non nettoyé, un autre nettoyé, la TM, etc., en somme, des exigences légitimes), mais bien au client de se conformer à vos exigences de professionnel indépendant. Et de payer le prix que vous estimez juste (n'acceptez jamais de tarif trop bas), de répondre à vos demandes (références, questions terminologiques, ou précisions suite à une rédaction ambiguë par exemple) et vous laissez le temps que vous estimez nécessaire pour réaliser un travail en excellent professionnel, c'est-à-dire de qualité. Assez de réductions demandées sous le prétexte que c'est la crise, nous ne sommes pas des marchands de tapis. Vont-il négocier leur pain à la boulangerie ou leur steack à la boucherie ? Bien sûr que non ! Ce serait considéré comme une pratique honteuse, à très juste titre.

En résumé, ne vous laissez pas amadouer par les sirènes du travail soi-disant régulier, qui sera moins bien payé que vous ne le demanderiez dans le cadre d'un autre projet, qui vous causera plus de contraintes que d'avantages et qui vous fera éventuellement perdre de bien meilleurs clients.

C'est à vous - et à vous seul - d'imposer vos conditions. Il ne faut surtout pas hésiter à refuser de tels "gros" contrats. Vous serez peut-être sans ressources, mais vous recevrez peut-être une proposition plus intéressante que ce maudit contrat.

En un mot, ne signez pas et faites savoir votre sentiment à ce client, indigne de notre profession et irrespectueux de votre travail et de vos qualités !

Bon courage !


Sébastien


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