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La traduction vers le français canadien... vache maigre / vache grasse?
Thread poster: Arianne Farah

Arianne Farah  Identity Verified
Canada
Local time: 06:00
Member (2008)
English to French
Jan 15, 2011

Je me pose la question après avoir lu, pour la ennième fois, dans les forums anglo, des traducteurs et des interprètes qui parlent de la chute des prix, des offres sur Proz avec lesquelles on ne peut pas vivre, etc.

Je vis peut-être dans un conte de fée professionnel mais, côté traduction vers le français canadien, il ne semble pas y avoir ces mêmes problèmes. Au cours des dernières années j'ai répondu à des offres sur Proz (bon, jamais pour des projets particuliers, plutôt pour des agences qui souhaitent renflouer leur base de données) mais j'ai 1) trouvé des clients et 2) obtenu des tarifs corrects, selon mes attentes et ceci avec un minimum de rechignement.

Avant de cogiter sur le pourquoi (la grande population bilingue détruit le mythe du simple bilingue comme traducteur professionnel, la fierté des francophones met au piquet les mauvaises traductions comme dans Des vertes et des pas mûres et dans le journal Métro, etc.), je voudrais faire le point et découvrir si je la seule à penser ainsi ou si je fais partie d'une majorité silencieuse de traducteurs et de traductrices canadiens qui sont du même avis.

Qu'en pensez-vous? Notre situation unique ainsi que le caractère unique de notre variante linguistique (qui n'a jamais dit ou pensé: "c'est correct... mais ça sent le français de France[sic] a plein nez!") contribuent-ils au succès de la carrière de traducteur au Canada? (si tel succès existe?)


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Sophie Dzhygir  Identity Verified
France
Local time: 12:00
Member (2007)
German to French
+ ...
Avis français Jan 15, 2011

Si tu permets

Je voudrais juste souligner que même en traduisant vers le français de France, on peut trouver plein de clients à très bon prix, et y compris par ProZ.

Par contre, il semble en effet que les Canadiens francophones rencontrent un marché plus favorable : je pense que cela vient de ce qu'il y a au Canada un marché intérieur, et pas en France. En France, petit pays monolingue, nos traductions sont liées à l'international. Au Canada, un traducteur peut vivre uniquement avec le marché interne, qui est très vaste géographiquement et en volume. Du coup, je crois qu'il existe au Canada des "prix intérieurs" qui, sans être immuables, sont beaucoup plus stables et cohérents que ceux qu'on peut observer en France. Mais je serais ravie de lire l'avis des Canadiens, je trouve ta question très intéressante !


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Jean-Pierre Artigau
Canada
Local time: 06:00
English to French
+ ...
Français canadien? Jan 15, 2011

De façon générale, les variantes propres au "français canadien" concernent surtout la langue parlée et ne sont d'aucune utilité pour la majorité des traducteurs, sauf dans le cas par exemple de pièces de théâtre ou de dialogues.

Pour la presque totalité du marché canadien (gouvernements, institutions, etc...), les "particularismes" canadiens ont plutôt trait aux institutions comme telles, aux noms d'organismes, aux concepts juridiques, aux distinctions qu'il faut faire entre les institutions fédérales et provinciales, aux notions propres à la réalité du pays, aux sigles qu'on trouve dans le texte de départ. Je ne pense pas qu'il s'agisse réellement de variante linguistique dans ce cas. Par exemple on parle souvent des trois paliers de gouvernement (soit le fédéral, les provinces (et territoires), et les municipalités). Il y a aussi quelques expressions figées proprement canadiennes, par exemple "premières nations" = autochtones; "peuples fondateurs" = anglais et français; "bilingue" = anglais-français (sous-entendu, si vous parlez le suédois et le russe, vous n'êtes pas bilingue); "d'un océan à l'autre" = dans tout le pays, "47e parallèle", ou "la frontière" = frontière avec les États-Unis; "nos voisins du sud" (les mêmes États-Unis, qui sont d'ailleurs notre seul voisin si on excepte Saint-Pierre et Miquelon et le Groenland); cependant, que ce soit dans les domaines administratifs, techniques ou scientifiques, la langue recèle très peu de tournures qui soient proprement canadiennes.

Pour ce qui est du marché intérieur, il y a de nombreuses administrations et de nombreux organismes (gouvernements, banques, grandes entreprises, organismes non gouvernementaux à l'échelle nationale) qui ont des besoins constants en matière de traduction. Souvent soit ils ont leur propre service de traduction (et même parfois de terminologie!), soit ils font appel à des pigistes. Pour le traducteur, la connaissance de l'organisme, de son domaine de travail et du vocabulaire qui s'y rapporte constitue un atout majeur. Certains gouvernements (fédéral, de l'Ontario, de la Colombie-Britannique et probablement d'autres) constituent leur propre banque de pigistes et répartissent les textes en fonction des domaines de travail (et du tarif demandé). Un tel système a l'énorme avantage de permettre de travailler dans un nombre restreint de domaines, bien que le flot de travail ne soit pas toujours constant.

Il y a aussi des associations provinciales de traducteurs qui permettent d'obtenir la certification du CTTIC (Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada); cette certification constitue un gros atout et elle est exigée par beaucoup de clients et employeurs, ce qui contribue certainement à "assainir" le marché.

Jean-Pierre

[Edited at 2011-01-15 14:24 GMT]

[Edited at 2011-01-15 14:26 GMT]

[Edited at 2011-01-15 14:31 GMT]


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Bruno Magne  Identity Verified
Local time: 08:00
English to French
+ ...
D'accord, Jean-Pierre, mais, Jan 15, 2011

depuis 1969, le français et l'anglais sont le langues officielles du Canada, du moins au niveau fédéral et il est« surprenant » (pour moi du moins, de voir, par exemple, les séances du Parlement à Ottawa les séances être transmises dans les 2 langues et de voir que quand un francophone s'adresse à ses collègues en français, il y a toujours des anglophones qui l'écoutent casque sur la tête et vice-versa quand c'est un anglophone qui prend la parole (quoique le nombre de francophones casque sur la tête paraisse beaucoup moins important que dans l'autre sens : sauf grosse erreur de ma part, un très grand nombre de [jeunes] québécois) maîtrisent l’anglais, alors que trouver des anglophones ([même jeunes] qui maîtrisent le français est moins fréquent, pour ne pas dire inexistant}).

Je suis toujours surpris quand je vois des politiciens anglophones, de toute Province, s'armer de courage (et il en faut pour parler le français quand on vient d’une province majoritairement francophone) et s'exprimer en Français. Et à ce jour je n'ai jamais vu de premier ministre (fédéral) ne pas savoir s’exprimer (et à la perfection dans tous les cas) dans les deux langues.

Pour en revenir au marché de la traduction, la seule chose dont je ne suis pas certain (et j'espère que vous pourrez éclaircir ce point) est s’il existe une obligation légale (au niveau fédéral) d’utiliser les 2 langues, par exemple, sur les emballages des produits, sur les notices des utilisateurs...

Ce dont je suis sûr, c'est que le Canada est sans doute le seul pays au monde où la vie d’un traducteur est plus « facile » qu’ailleurs.

Cordialement et bon « week-end ».

PS: je suis d'accord avec votre opinion sur le peu de différences qui existe entre le français dit  « canadien » écrit et le français soi-disant « standard » écrit, mais peut-être vaudrait-il mieux ne pas le crier sur les toits, car cela pourrait entraîner le risque de voir les traducteurs francophones des 4 coins du monde se précipiter sur le gâteau...

Bruno



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Adrien Esparron
Local time: 12:00
Member (2007)
German to French
+ ...
Spécialiste du français canadien en français de France Jan 15, 2011

Jean-Pierre Artigau wrote:

De façon générale, les variantes propres au "français canadien" concernent surtout la langue parlée et ne sont d'aucune utilité pour la majorité des traducteurs, sauf dans le cas par exemple de pièces de théâtre ou de dialogues.



Pendant un bon moment j'ai été le traducteur agréé et patenté d'un réel monopole international pour la version de ses applications en "français canadien".

Je ne suis cependant pas canadien, et, à mon grand regret, n'ai jamais mis les pieds au Canada, même si j'y ai de la famille et des amis.

Il ne m'a jamais été demandé de faire la même chose en "français français", alors qu'un autre se chargeait de la chose.

Je n'ai jamais compris pourquoi nous étions deux et qu'il n'a jamais été question de français belge, suisse, ou autre africain (nombreuses variantes) chez ce géant de la communication.

Ce dernier n'a cependant pas fait faillite ni ici ni ailleurs, même s'il a perdu des sous en dupliquant des errances linguistiques.

Je ne connais pas la version française de ma version canadienne, n'étant pas client de ce producteur.

Bon ouique à tous !


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Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 12:00
French to German
+ ...
Un bon marché... Jan 15, 2011

en ce qui me concerne, au même titre d'ailleurs que le marché suisse - parce que les informations (acronymes etc.) sont disponibles dans les langues officielles de ces pays.

J'imagine que les collègues belges traduisant du flamand vers le français et vice versa pourraient en dire autant de leur marché domestique.


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Jean-Pierre Artigau
Canada
Local time: 06:00
English to French
+ ...
Variantes fantômes Jan 15, 2011

Pour répondre en partie à Mont Aiguille, les anglophones bien informés sont conscients des différences (surtout orthographiques, mais aussi lexicales) qui existent entre l'anglais britannique et l'anglais américain, par exemple. Ils supposent donc qu'il existe des différences analogues entre le français "de France" (comme on dit ici) et le français canadien, ce qui est loin d'être le cas (dans le cas de la langue technique ou scientifique, précisons).

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Jean-Pierre Artigau
Canada
Local time: 06:00
English to French
+ ...
Je me fais un devoir de répondre à Bruno Magne. Jan 16, 2011

Tu me sembles vachement bien renseigné sur le Canada. Même ici, il y a très peu de gens qui se passionnent pour les débats parlementaires. Pour ce qui est de l’utilisation du casque d’écoute, premièrement, au parlement d’Ottawa, les députés francophones sont moins nombreux que les anglophones (environ 1 pour 3, la proportion de la population du pays), ce qui a pu fausser ton observation. Mais il est vrai qu’au fédéral la majorité (totalité?) des politiciens réellement « unilingues » sont anglophones (surtout des provinces de l’Ouest); par contre pour un unilingue francophone, il serait beaucoup plus risqué de se lancer en politique fédérale. Par ailleurs certains « bilingues » imparfaits peuvent ne pas très bien comprendre l’autre langue, surtout lors d’un débat mouvementé où tout le monde s’énerve, et dans ce cas ils peuvent opter pour l’utilisation du casque d’écoute.

Comme tu le dis, beaucoup de jeunes francophones maîtrisent relativement bien l’anglais, et ils sont inévitablement en contact avec la culture anglosaxonne qui est dominante à l’échelle mondiale. La proportion d’anglophones qui maîtrisent le français est beaucoup moins élevée, mais cela est en train de changer. J’ai trouvé ces statistiques http://www.statcan.gc.ca/c1996-r1996/dec2-2dec/off2-fra.htm, mais on n’y parle pas de répartition par groupe d’âge.

Dans la région d’Ottawa où je réside depuis de nombreuses années, on remarque cette évolution : de plus en plus d’anglophones n’hésitent pas à s’exprimer en français et tiennent à envoyer leurs enfants dans les écoles d’immersion. Cela vaut surtout pour ma région (très bilingue), mais je crois que c’est très différent ailleurs, surtout dans l’Ouest où le français est très minoritaire et où son apprentissage semble présenter beaucoup moins d’intérêt. Les anglophones québécois (environ un sixième du total) sont aussi de plus en plus bilingues.

Il y a longtemps que les premiers ministres du Canada sont bilingues, au moins depuis Trudeau, dans les années 70, avant cela je ne me souviens pas, j’étais trop jeune! Peut-être un historien pourra nous renseigner là-dessus. Mais je crois qu’il n’existe aucune règle explicite à ce sujet. Dans tout le pays, on trouverait très inconvenant qu’un premier ministre fédéral ne maîtrise pas les deux langues. Côté anglophone, ce serait tout simplement inconcevable (shocking!), côté francophone, certainement un argument en or pour les indépendantistes québécois. Et pour devenir premier ministre, il faut tout de même récolter un bon paquet de suffrages de chaque côté.

Tu t’interroges aussi sur le marché de la traduction : oui, à l’échelon fédéral il existe la très fameuse Loi sur les langues officielles qui fait que toutes les communications publiques du gouvernement fédéral doivent être faites dans les deux langues. Si on consulte les pages du gouvernement du Canada (dans Google, écrire la restriction «site: gc.ca»), il y a toujours une version dans chaque langue officielle (à quelques exceptions près). Et cela constitue d’ailleurs une immense et précieuse source d’information pour le traducteur; il lui suffit de sauter d’une version à l’autre pour trouver des équivalents.

À noter que les sites Internet de certaines provinces sont au moins partiellement traduits en français (provinces ayant une certaine population francophone, notamment l’Ontario, certainement le Nouveau-Brunswick).

En ce qui concerne les produits de consommation, pour tout ce qui est vendu au Québec, les notices, les modes d’emploi, listes d’ingrédients, etc. doivent être en français; mais ce domaine relève de la législation provinciale (québécoise) et non fédérale. Cette obligation n’existe pas dans d’autres provinces. (Toutes? J’avoue mon ignorance notamment dans le cas du Nouveau-Brunswick, qui est aussi officiellement bilingue).

Et merci de montrer tant d’intérêt pour notre système.


[Edited at 2011-01-16 03:13 GMT]


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Geraldine Oudin  Identity Verified
United Kingdom
Japanese to French
+ ...
Marché interne Jan 16, 2011

J'imagine que qui dit marché interne dit aussi plus de faciliter pour rencontrer physiquement et donc rassurer et fidéliser ses clients directs que lorsque l'on travaille surtout à l'international...?

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Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
Local time: 12:00
French to German
+ ...
Légèrement HS: mythe ou réalité ? Jan 16, 2011

Jean-Pierre Artigau wrote:

En ce qui concerne les produits de consommation, pour tout ce qui est vendu au Québec, les notices, les modes d’emploi, listes d’ingrédients, etc. doivent être en français; mais ce domaine relève de la législation provinciale (québécoise) et non fédérale. Cette obligation n’existe pas dans d’autres provinces. (Toutes? J’avoue mon ignorance notamment dans le cas du Nouveau-Brunswick, qui est aussi officiellement bilingue).


Jean-Pierre, il me semble avoir lu quelque part que la majorité de la « documentation » française (je me réfère aux exemples de ton message) fournie avec les produits américains destinés au Canada était très mal traduite.

J'ai également cru comprendre que certaines sociétés américaines se voyaient refuser l'accès au marché canadien pour cette raison, le principe étant Three strikes, then you are out.

Est-ce un mythe ou une réalité ? Et si c'est une réalité, ce genre de réglementation relève-t-il du niveau provincial ou du niveau fédéral ?


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Jean-Pierre Artigau
Canada
Local time: 06:00
English to French
+ ...
Ma réponse à Geraldine Jan 16, 2011

L’avantage d’une rencontre en personne dépend des clients. Dans la plupart des cas on ne voit jamais les gens avec qui on traite (représentants de grosses entreprises, de gouvernements), on ne communique que par courrier électronique ou par téléphone. Par contre certains clients locaux et de nombreuses agences de traduction peuvent avoir besoin de pigistes sur place, et dans ce cas la proximité géographique devient indispensable.

Par ailleurs certains gros clients exigent ou préfèrent que les pigistes avec lesquels ils traitent résident au Canada. Certains exigent qu’on ait l’accréditation du CTTIC (Conseil des traducteurs, terminologues et interprètes du Canada) et qu’on soit membre d’une association provinciale. Et d’autres exigent qu’on ait une assurance-responsabilité (erreurs et omissions).


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Arianne Farah  Identity Verified
Canada
Local time: 06:00
Member (2008)
English to French
TOPIC STARTER
Merci! Jan 16, 2011

Je n'avais pas pensé au vaste marché intérieur (y étant tellement habituée, je l'avais complètement oublié)!

J'ai aussi remarqué que pour les sites Canadiens des sociétés de vente au détail (Canadian Tire, Sears, Home Depot, MEC, etc.) il y a souvent d'excellentes traductions donc il y aussi soucis de qualité (et boulot bien rémunéré) de ce côté là!

Pour ce qui est des variantes linguistiques, bien que je connaisse les différences typographiques et les "usual suspects" donc actuellement/présentement, week-end/fin de semaine, shopping/magasinage, leader/chef, déjeuner/diner, diner/souper, etc. je me fais parfois avoir lorsque je dois traduire pour un public international et que j'utilise un niveau de langue familier (je pense aux récents Jeux olympiques de la jeunesse à Singapour où une réviseure m'a demandé ce que je voulais dire lorsque j'avais traduit qu'un joueur avait "blanchi" un autre joueur.

Mais bon, je suis heureuse de ne pas m'être trompée sur l'état du marché canadien; il m'est d'avis qu'il y a beaucoup trop d'amertume de la part des traducteurs et de dédain de la part des clients dans plusieurs autres coins du monde!



[Edited at 2011-01-16 23:05 GMT]


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Jean-Pierre Artigau
Canada
Local time: 06:00
English to French
+ ...
Ma réponse à Laurent Krauland Jan 16, 2011

C’est vrai qu’ici on entend souvent des histoires d’horreur sur des modes d’emploi mal traduits, etc., et il ne s’agit pas seulement de produits américains. Les produits chinois ont aussi une réputation bien établie sur ce point. Je ne sais pas si le principe dont tu parles est vraiment mis en œuvre (Three strikes, you’re out). Ce qui est sûr, c’est qu’il existe toute une législation qui touche non seulement le bilinguisme, mais aussi par exemple la sécurité du consommateur. Si le mode d’emploi d’un médicament ou d’un siège de bébé met en danger la santé du consommateur ou d’un enfant, on entre dans un tout autre domaine juridique. Et d’après ce que je viens d’apprendre (après avoir téléphoné à un ami mieux renseigné que moi), il y a là plusieurs champs de compétence qui peuvent relever soit du fédéral, soit du provincial.

Par exemple il y a la (très mal nommée) Loi sur les aliments et drogues (pancanadienne), qui protège essentiellement la santé du consommateur et la salubrité des produits qu’il consomme. Selon le cas, l’importateur pourrait être poursuivi par le consommateur lui-même (par exemple qui s’est blessé parce que le mode d’emploi était incompréhensible), soit par la province (si le cas relève de sa compétence), soit par le fédéral (par exemple s’il s’agit d’un aliment ou d’une « drogue », comprendre médicament).

Malheureusement, n’étant pas un spécialiste en la matière, je ne peux pas en dire beaucoup plus sur ce sujet. Ce qui est sûr, c’est que l’importateur se doit de respecter certaines règles, et pas seulement liées au simple respect de la langue.


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Geraldine Oudin  Identity Verified
United Kingdom
Japanese to French
+ ...
contact client Jan 17, 2011

Jean-Pierre Artigau wrote:

L’avantage d’une rencontre en personne dépend des clients. Dans la plupart des cas on ne voit jamais les gens avec qui on traite (représentants de grosses entreprises, de gouvernements), on ne communique que par courrier électronique ou par téléphone. Par contre certains clients locaux et de nombreuses agences de traduction peuvent avoir besoin de pigistes sur place, et dans ce cas la proximité géographique devient indispensable.



En Australie mais aussi et surtout au Japon, les représentants des grandes et petites entreprises sont souvent ravis de rencontrer leurs traducteurs en personne, en tout cas dans mon expérience.
Au Japon, c'est aussi le cas des agences de traduction. En règle générale, j'essaie de faire une petite visite de courtoisie à mes clients quand je passe sur place, et il m'arrive même de me faire inviter au restaurant. D'après mes collègues traducteurs de japonais, ce n'est pas chose rare.
Ce n'est pas tant une question de préférer une personne qui réside sur place (car ce n'est pas mon cas actuellement) qu'une question de pouvoir mettre un visage sur un nom. Humaniser les rapports permet d'augmenter le capital confiance.
Le secteur public, c'est bien entendu une autre histoire.


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 12:00
English to French
+ ...
Un vrai scandale Jan 17, 2011

Arianne Farah wrote:
(...) "c'est correct... mais ça sent le français de France[sic] a plein nez!"


C'est incroyable. Il existe un français de France. Et en plus, il peut êttre correct. Donc, il pue. C'est logique.

La francophonie serait-elle une modalité particulière du chauvinisme?

Paul Valet

[Modifié le 2011-01-18 07:46 GMT]


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