Traducteur indépendant (auto-entrepreneur) : rentable ?
Thread poster: JanieRod
JanieRod
Local time: 13:46
Jun 26, 2012

Bonjour,

Je suis actuellement traductrice salariée dans une grande entreprise à l'étranger et projette, pour des raisons personnelles, de m'installer comme indépendante en France, particulièrement avec le régime de l'auto-entrepreneur.

Or, j'ai entendu dire qu'il fallait compter 70 % de charges (je suppose que cela inclut notamment le loyer) pour ses activités et qu'en France cela ne valait pas le coup.

Les informations dont je dispose sont floues, c'est pourquoi je serais ravie de recevoir les avis de traducteurs qui travaillent à temps plein comme indépendants en France.

La charge fiscale et des cotisations sociales est-elle aussi importante qu'on le dit ?

Merci,

Jane


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Stéphanie Soudais  Identity Verified
France
Local time: 13:46
Member (2006)
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Archives Jun 26, 2012

Bonjour JanieRod,

Il existe une fonction recherche (http://www.proz.com/?sp=forum&action=SearchForum&advanced=y) dans les forums de Proz qui vous permet de retrouver les très nombreux fils déjà ouverts sur les questions liées au statut d'autoentrepreneur, aux cotisations, charges etc.

Par exemple :

http://www.proz.com/forum/french/177766-les_charges_dun_traducteur_indépendant_en_france.html

http://www.proz.com/forum/french/215536-imposition_du_traducteur_en_france_avec_enfants_à_charge.html

Stéphanie


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Sheila Wilson  Identity Verified
Spain
Local time: 12:46
Member (2007)
English
+ ...
70% ? Jun 26, 2012

JanieRod wrote:
Or, j'ai entendu dire qu'il fallait compter 70 % de charges (je suppose que cela inclut notamment le loyer) pour ses activités et qu'en France cela ne valait pas le coup.

La charge fiscale et des cotisations sociales est-elle aussi importante qu'on le dit ?


Comme Stéphanie vous a dit, cette information est disponible déjà ici et ailleurs, mais je peux vous rassurer que 70% n'est pas du tout vrai. AE = 18,?%, plus autour de 2% impôts.

Toutefois, il y a une limite des revenues donc pour plein-temps ce n'est peut être pas le meilleur choix.

Sheila


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flore7
Local time: 13:46
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+ ...
rentabilité du statut autoentrepreneur Jun 26, 2012

Bonjour Jane,

les cotisations pour le statut autoentrepreneur ne sont pas très importantes (environ 18 %) mais le chiffre d'affaires annuel est limité à 32 000 euros.
Bon courage pour ton retour en France.

Flore


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Philippe Etienne  Identity Verified
Spain
Local time: 13:46
Member
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AE: régime d'appoint Jun 26, 2012

J'avais vaguement calculé qu'avec ce nouveau régime, le plafond équivaut à 2000 euros/mois une fois toutes les contributions obligatoires payées (sécu et autres).

À comparer en quelque sorte à un salaire net quand on travaille dans une société, à une différence notable près: avec ces 2000 euros, il faut payer ses frais professionnels, et sans récup de TVA (électricité, mobilier, local, logiciels, informatique, déplacements, formation, assurances, etc.). En tant que salarié, c'est l'entreprise qui endosse ces dépenses.

Beaucoup de traducteurs s'en sortent très bien en France sous d'autres régimes, mais il semble que les charges et la fiscalité soient effectivement assez lourdes. Le régime AE n'est pas adapté au plein temps (ou alors il y a quelque chose qui ne va pas).

Pour situer les choses, en Espagne à plein temps, j'ai payé pour l'exercice 2011 environ 10% d'impôts sur le revenu et 8,5% de sécu/retraite sur mon CA brut (factures émises dans l'exercice). Ce qui me semble tout à fait raisonnable pour une activité "normale". Il faut cependant relativiser, car les cotisations de sécu/retraite ne sont pas proportionnelles à mes revenus, mais à ce que je souhaite recevoir comme pension d'état le moment venu - quitte à économiser à côté.
Qu'en est-il en France en tant qu'indépendant (personne physique) à plein temps dans la normalitude ambiante (CA "normal", frais "normaux" et famille "normale") ? A vrai dire je n'en sais rien.

Si je me suis installé en Espagne, c'est en partie parce que je craignais d'être écrasé sous le poids des charges et impôts en France. Mais n'ayant jamais exercé, ni même vraiment travaillé, en France, ce n'est peut-être qu'un préjugé...

Philippe

[Edited at 2012-06-26 13:20 GMT]


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jeromeb
France
Local time: 13:46
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+ ...
autre différence Jun 27, 2012

Pour rebondir sur le message de Philippe, ne pas oublier non plus que les AE cotisent très peu pour leur retraite...


Jerome


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Aurélie Charvet  Identity Verified
France
Local time: 13:46
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+ ...
AE : une réputation pas toujours méritée Jun 27, 2012

Bonjour à tous,

Je suis toujours surprise de constater à quel point les réponses sont catégoriques dès qu'on parle du statut d'AE, qui ne serait bon que pour les retraités et les personnes à mi-temps.

Malgré tout, après déduction des charges, l'AE permet de toucher 2000 euros nets par mois, ce qui n'est sûrement pas le Pérou pour la plupart d'entre vous, mais qui semblera plus que raisonnable à quelqu'un qui connaît les conditions très difficiles dans lesquelles les nouveaux traducteurs indépendants s'installent. Je ne parle bien entendu pas de long terme, mais des premières années d'installation.

Jane nous dit qu'elle est actuellement salariée et souhaite se mettre à son compte. Nous pouvons imaginer qu'elle continuera à travailler ponctuellement pour son ancien employeur, mais qu'elle devra probablement se créer une nouvelle clientèle, ce qui peut prendre du temps. Je ne vois donc pas en quoi il lui serait déconseillé de s'installer en auto-entrepreneur, qui est tout de même bien plus intéressant quand on ne dépasse pas les 32 600 euros de CA. Sans oublier que la comptabilité simplifiée permet à un nouvel indépendant de s'y retrouver, le temps d'apprendre les spécificités fiscales et comptables des différents régimes. Une fois le plafond dépassé, on bascule automatiquement au régime réel, donc pas de difficulté particulière.

Pour revenir au sujet initial, les charges sont de 18,3 % + 2,2 % pour ceux qui ont choisi le prélèvement libératoire de l'impôt sur le revenu + 0,20 % de contribution à la formation professionnelle, tout le monde sera d'accord pour dire que c'est intéressant. Je ne sais pas à quoi correspondent ces 70 % de charges dont il a été question.

Alors oui, le statut d'AE n'a pas vocation à accueillir les traducteurs bien installés, mais se constituer une clientèle fidèle prend du temps et l'AE répond aux besoins de cette période d'installation.


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Sian Cooper  Identity Verified
France
Local time: 13:46
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+ ...
Merci! Jun 28, 2012

Je voulais dire merci à Aurélie qui m'a mise à l'aise au niveau du valeur de statut AE, en tant que quelqu'un qui se lance en traduction. Aussi à tous ceux qui nous ont répondu à ces questions, ici ou dans d'autres files.

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Tristan Jimenez  Identity Verified
France
Local time: 13:46
English to French
Bonjour, Jun 29, 2012

Je travaillais au Royaume-Uni jusqu'en 2011 dans un domaine bien différent, puis je me suis installé en France en fin d'année lorsque j'ai décidé de commencer une carrière de traducteur. En tant qu'ancien Manager, écrasé par la paperasse administrative et fiscale, je peux dire que le statut d'auto-entrepreneur m'a facilité la tâche pour ce début de carrière en France, car tout est simplifié.

Comme d'autres l'ont déjà dit, il n'est pas question de payer 70% de charge, mais 18% seulement.
Il faut également savoir que dans 'certains' cas vous pouvez faire la demande de l'ACCRE, réduisant les charges pendant les 3 premières années. Visitez le lien ci-dessous, vous verrez que les charges sociales de la première année sont de 5,4%.
http://www.apce.com/pid643/accre.html

Mon histoire est différente de la vôtre, je n'avais jamais fais de traduction auparavant, et pour vivre convenablement j'ai une autre activité en parallèle. Cela dit, au mois de mars j'ai dépassé les 2000 euros de chiffre d'affaire, uniquement en traduction. Mais les débuts sont toutefois difficiles, surtout si vous souhaitez vous concentrer à temps plein dans ce secteur. J'ai également eu un mois de mai très difficile, à moins de 300 euros.. Ça reste très variable. Mais je ne m'étais pas suffisamment investi ce mois-là. Et, à mon avis, le côté marketing est ce qui est primordial en tant qu'AE, et faire du marketing porte ses fruits. Il faut s'investir à 200%, faire un maximum de publicité dans votre ville, vous faire connaître, chercher et garder les bons clients, ceux qui vous contactent régulièrement et qui respectent votre travail. Je pense que traducteur salarié est un métier bien différent de celui d'indépendant, malgré mon expérience nulle en tant que salarié. Mais pour revenir au sujet, je vous conseille de vous mettre en auto-entrepreneuse, ce statut a justement été mis en place pour simplifier la vie des personnes qui veulent devenir indépendants. Vous avez déjà de l'expérience, ce ne devrait donc pas être trop compliqué de vous faire une place dans le monde de la traduction.

En conclusion, vous ne devriez pas tant vous soucier ; dès votre retour en France inscrivez-vous à la CAF (vous devriez au moins bénéficier du RSA), puis au Pôle Emploi, et faites enfin un petit tour à l'URSAFF. Les employés de l'URSAFF peuvent être très sympathique et prendre leur temps pour tout vous expliquer. Ensuite, en avant la machine ! C'est à vous de jouer, accrochez-vous et ne désespérez pas !

Un petit conseil pour la fin, que vous continuez ou non à travailler avec votre entreprise actuelle, gardez le contacte avec eux ! Ça peut toujours servir d'avoir une bonne référence dans la poche !

Au plaisir !


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Madeleine Chevassus  Identity Verified
France
Local time: 13:46
Member (2010)
English to French
oui et en tant qu'AE, quand on n'a pas de travail, il n'y a pas de charges à payer Jun 30, 2012

tout à fait d'accord avec Aurélie,

de plus, un gros avantage: en tant qu'AE, quand on ne travaille pas, il n'y a pas de charges à payer ce qui est appréciable quand on s'installe ou si on veut prendre 3 mois de vacances.

On peut envisager un à deux ans en tant qu'AE puis évoluer vers "portage" ou EURL. Mais il faut pouvoir faire tous les investissements nécessaires (PCs, logiciels, assurances, souscriptions et formations diverses etc non déductibles en tant que charges pour les AE).

@Janierod:

Personnellement comme c'était une nouvelle profession pour moi, la principale difficulté a été de me faire des références; vous ne devriez pas avoir ce problème.

les traducteurs/trices AE sont dans la catégorie "professions libérales".

vous pouvez regarder:

portail officiel:
http://www.lautoentrepreneur.fr/

groupement professionnel:
http://www.federation-auto-entrepreneur.fr/node/1389

AE: inscription gratuite, simple et rapide à l'URSSAF, l'organisme officiel.

bonne chance

Marie



[Edited at 2012-06-30 07:25 GMT]

[Edited at 2012-06-30 07:26 GMT]


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Veronica Coquard
France
Local time: 13:46
French to English
Coup de gueule des enfants de l'AE / micro Jul 4, 2012

Je voudrais rebondir sur les paroles de Tristan, qui a évoqué l’ACCRE. Moi aussi, j’ai quitté mon travail salarié pour devenir indépendante à plein temps en 2010 et j’ai fait un dossier ACCRE qui a été indispensable pour financer le début de cette aventure. Cependant, je précise qu’on est obligé de créer une micro-entreprise pendant la première année qu’on bénéficie de l’ACCRE : le statut AE, comme l’URSAFF m’a expliqué, n’est pas compatible avec cette aide. Ceci dit, les mêmes plafonds s’appliquent, et il n’y a pas d’inconvénient particulier à être en micro-entreprise. De toute manière, tout cela est peut-être hors sujet pour Janie, car il s’agit de mettre ses droits de chômage accumulés au service de la création d’entreprise. Si son expérience en tant que salariée n’a pas eu lieu en France, je ne pense pas qu’elle puisse y accéder.

Pour répondre à Philippe, qui dit que l’AE n’est pas adapté à un plein temps (ou alors il y a « quelque chose qui ne va pas ») : je trouve que c’est assez réducteur. Je parle pour mon cas : mes tarifs sont parfaitement normaux - même parfois un peu élevés - pour mon secteur, et je suis fidèle au bureau 35 heures par semaine (mais là, le temps est « plafonné » par ma vie de famille, de manière non-négociable). La plupart des jours de la semaine, je traduis ; mais il y a encore des heures et des jours où je n’ai pas de travail, et pendant ce temps je fais toute sorte de prospection. C’est certainement à cause de ce temps « perdu » que je ne dépasse pas le plafond. Mais ces heures non-rémunérées font partie intégrale de la vie d’indépendant. Pour ma part, cela fait depuis deux ans que le statut de micro me convient très bien (et quatre ans avant cela en mi-temps, toujours en micro). Pourtant j’ai fait de grands projets pour des maisons d’édition très connues pour des bons tarifs sans dépasser le plafond global. En effet, peu importe si l’on dépasse « la limite » pendant un mois ou deux : j’ai connu plusieurs mois l’année dernière où j’ai gagné aux alentours de 6000 euros, mais ce bon chiffre a été équilibré par un piètre résultat sur d’autres mois lorsque j’ai enchaîné de petits jobs. Pas de regret – cela m’a permis de connaître de nouveaux clients et de diversifier mes contacts, et surtout de budgétiser au long terme et de ne rien prendre pour acquis.

Là où je veux en venir, c’est que certains des discussions sur le statut d’AE vont dans le sens d’infantiliser la personne qui ne gagne « que » 2000 euros par mois. Je voudrais rassurer ces pauvres « loseurs » ! En comparaison avec un salaire en province, ce n’est pas une misère, et de nombreux cadres dans mon coin du monde en gagnent moins. Pour ma part, je n’ai pas l’ambition de travailler davantage d’heures (vouloir faire autre chose le weekend, c’est peut-être cela qui « ne va pas » ?) et je considère que ma qualité de vie (le ratio temps/argent) est plus agréable maintenant que lorsque j’étais salariée. Etre indépendant, c’est aussi travailler à son rythme.

Aller, au boulot !


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sofia guermat
France
Local time: 13:46
English to French
c'est juste Jul 4, 2012

verslanglais wrote:

Je voudrais rebondir sur les paroles de Tristan, qui a évoqué l’ACCRE. Moi aussi, j’ai quitté mon travail salarié pour devenir indépendante à plein temps en 2010 et j’ai fait un dossier ACCRE qui a été indispensable pour financer le début de cette aventure. Cependant, je précise qu’on est obligé de créer une micro-entreprise pendant la première année qu’on bénéficie de l’ACCRE : le statut AE, comme l’URSAFF m’a expliqué, n’est pas compatible avec cette aide. Ceci dit, les mêmes plafonds s’appliquent, et il n’y a pas d’inconvénient particulier à être en micro-entreprise. De toute manière, tout cela est peut-être hors sujet pour Janie, car il s’agit de mettre ses droits de chômage accumulés au service de la création d’entreprise. Si son expérience en tant que salariée n’a pas eu lieu en France, je ne pense pas qu’elle puisse y accéder.

Pour répondre à Philippe, qui dit que l’AE n’est pas adapté à un plein temps (ou alors il y a « quelque chose qui ne va pas ») : je trouve que c’est assez réducteur. Je parle pour mon cas : mes tarifs sont parfaitement normaux - même parfois un peu élevés - pour mon secteur, et je suis fidèle au bureau 35 heures par semaine (mais là, le temps est « plafonné » par ma vie de famille, de manière non-négociable). La plupart des jours de la semaine, je traduis ; mais il y a encore des heures et des jours où je n’ai pas de travail, et pendant ce temps je fais toute sorte de prospection. C’est certainement à cause de ce temps « perdu » que je ne dépasse pas le plafond. Mais ces heures non-rémunérées font partie intégrale de la vie d’indépendant. Pour ma part, cela fait depuis deux ans que le statut de micro me convient très bien (et quatre ans avant cela en mi-temps, toujours en micro). Pourtant j’ai fait de grands projets pour des maisons d’édition très connues pour des bons tarifs sans dépasser le plafond global. En effet, peu importe si l’on dépasse « la limite » pendant un mois ou deux : j’ai connu plusieurs mois l’année dernière où j’ai gagné aux alentours de 6000 euros, mais ce bon chiffre a été équilibré par un piètre résultat sur d’autres mois lorsque j’ai enchaîné de petits jobs. Pas de regret – cela m’a permis de connaître de nouveaux clients et de diversifier mes contacts, et surtout de budgétiser au long terme et de ne rien prendre pour acquis.

Là où je veux en venir, c’est que certains des discussions sur le statut d’AE vont dans le sens d’infantiliser la personne qui ne gagne « que » 2000 euros par mois. Je voudrais rassurer ces pauvres « loseurs » ! En comparaison avec un salaire en province, ce n’est pas une misère, et de nombreux cadres dans mon coin du monde en gagnent moins. Pour ma part, je n’ai pas l’ambition de travailler davantage d’heures (vouloir faire autre chose le weekend, c’est peut-être cela qui « ne va pas » ?) et je considère que ma qualité de vie (le ratio temps/argent) est plus agréable maintenant que lorsque j’étais salariée. Etre indépendant, c’est aussi travailler à son rythme.

Aller, au boulot !

Je trouve votre discours très juste.


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Veronica Coquard
France
Local time: 13:46
French to English
Merci Sophia! Jul 4, 2012



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