Et le respect pour les sous-titreurs ?
Thread poster: Nathalie Schon

Nathalie Schon  Identity Verified
France
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Oct 18, 2012

Je suis tombée sur ce passage très intéressant sur le site de l'ATAA :

"Pour percer, ou même se maintenir, il faut savoir se rappeler au souvenir des commanditaires, entreprendre les démarches qui permettront d’en trouver de nouveaux, savoir se mettre en valeur et surtout savoir se faire respecter, soi et son travail, face à des interlocuteurs qui n’accordent souvent que peu de valeur aux activités intellectuelles et littéraires."


Voici le commentaire que j'ai publié dans le groupe Linkedin "Le sous-titrage est un art / Subtitling is an artform" (http://www.linkedin.com/groups?home=&gid=4373081) :

On constate, surtout dans le domaine de l'audio-visuel, des dérives importantes. Combien de fois ai-je réalisé un sous-titrage dont j'étais particulièrement fière juste pour me le faire massacrer par un correcteur/une correctrice qui ne maîtrisait visiblement ni la grammaire, ni la traduction littéraire. D'ailleurs, la correction ne consiste pas à reformuler une traduction ! Le sous-titreur est au auteur et il ne viendrait pas à l'esprit d'un relecteur de reformuler un roman par exemple.
On ne peut pas éviter les mauvais correcteurs, me direz-vous. Oui, bien sûr. Le problème vient du fait que trop d'agences manquent de respect pour notre métier et attaquent (non, le mot n'est pas exagéré) le traducteur/la traductrice, au lieu de s'interroger sur le choix de ses correcteurs (qui parfois sont des proches, ceci expliquant cela).

- J'ai eu un cas où le repérage avait été fait par une personne qui ne parlait pas la langue utilisée dans le reportage ! Le propriétaire de l'agence m'a demandé de "corriger" le repérage. En fait, tout était à refaire. Puis, sa correctrice a introduit mille erreurs de grammaire dans ma traduction (après que + subjonctif !), a reformulé des phrases introduisant des contre-sens, dont certains s'apparentaient à du révisionnisme historique ! J'ai passé un temps non négligeable à corriger les "corrections". Le propriétaire de l'agence n'a jamais voulu admettre le massacre à la tronçonneuse commis par sa correctrice.
Je peux citer d'autres exemples de corrections désastreuses, qui si je ne les avais pas remarquées à temps, auraient nui à ma réputation, puisque c'est mon nom qui figure à la fin des sous-titres.

- Ensuite, on a les esclavagistes qui tentent de casser les prix, en se disant que des milliers de traducteurs tueraient pour travailler dans le sous-titrage. L'un d'entre eux à qui j'avais fait remarquer que ses prix étaient trop bas m'a traitée de "Zicke" (= peste).
Véridique !

- L'avocat d'un mauvais payeur allemand m'a quant à lui expliqué qu'un sous-titreur ne bénéficiait pas de droits d'auteur et que "ce petit peu de traduction" n'était pas une création : "Même si vous semblez bien imbue de vous-même, il faut admettre cependant que ce que vous avez éventuellement fait ici, ne dépasse pas une simple "reproduction" !")
Il va falloir prévenir l'AGESSA, la SCAM et la SACEM.

Voici également l'email reçu par la directrice commerciale d'une maison de production parisienne du 15ème arrondissement, qui a pignon sur rue, après que je lui ai demandé si je pouvais utiliser une photo de la vidéo (largement diffusée dans la presse) pour présenter sur mon site internet (www.officemagenta.net) la traduction que j'avais réalisée pour le documentaire "Une enfance sous contrôle" :

"Madame,

Je pense que vous ne mésurez nullement le travail en production.

Pour commencer, vous ne pouvez absoluemnt pas - et jamais - comparez votre travail avec celle de la réalisatrice (qui est aussi auteur)!!!!!! Vous n'êtes pas propriétaire de l'idée, vous n'avez rien écrit du tout de ce fim. Vous avez contribué au travail de la production et ce film en votre qualité de traductrice, vous avez été rémunéré, vous êtes dans le générique. Cela s'arrête là. Ce film n'est pas votre propriété intellectuelle! Mais vous avez eu un travail grace au travail de toute la production. La production est en droit de vous accorder ou non des images de leur film.

Votre attitude obstinée est assez surprenante pour qn qui travaille dans ce métier, car normalement, les gens respectent leur place dans la production comme celle des autres."

La phrase "les gens respectent leur place dans la production" est particulièrement révélatrice de la société d'ancien régime dans laquelle semblent vivre certains "professionnels".

Tout est dit ?

http://www.linkedin.com/groups/respect-4373081.S.176354245?qid=0b517703-fb7e-43d2-bd83-c53d4c30d7f0&trk=group_most_recent_rich-0-b-ttl&goback=.gmr_4373081


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Ricardy Ricot  Identity Verified
Local time: 20:33
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Désolé Oct 18, 2012

Désolé d'entendre, Nathalie . Mais je crois comprendre que si le client ne paie pas, vous avez le droit d'auteur sur la traduction.

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