Relecture ou retraduction ?
Thread poster: Paul VALET

Paul VALET  Identity Verified
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Nov 7, 2012

Mon expérience tente certains donneurs d’ordre pour de la révision.

En pratique, je me demande s’il ne faudrait pas préciser ce type de travail par toute une liste de prestations de services spécifiques et normalisées correspondant à la réalité. Car, dans ce que je vois qui m’est offert, il y a une grande diversité de situations qui aboutit à rendre inadéquate toute tarification unique et toute prévision de temps à passer sur un projet particulier.

Je m’attendrais en général à ne voir que des demandes de relecture, c'est-à-dire un travail de vérification à la marge d’une traduction nécessairement correcte parce que faite par un traducteur bien choisi. Le prix de la révision devrait alors être minimum puisqu’il devrait correspondre à un travail rapide.


Au contraire, je vois quelques demandes à des tarifs de ce genre pour des traductions effectuées par des non spécialistes du domaine du texte source. Au point qu’une simple relecture ne pouvant pas produire un résultat qualitatif, ce qui s’impose c'est, parfois, une retraduction.

Mais, puisqu’il s’agit d’une retraduction à effectuer sous la forme d’une révision, il n’est alors pas possible d’utiliser sa mémoire de traduction. La révision/retraduction peut prendre ainsi plus de temps qu’une traduction. Elle devrait donc être logiquement plus chère qu’une simple traduction.

Cette cherté devrait n’être que relative pour le client, car on peut imaginer que dans certains cas, la preuve de la faiblesse d’une traduction par le détail de sa révision aboutit à un refus de paiement de la traduction par le client ou à une forte réduction du prix de celle-ci. Le client devrait s’y retrouver, voire être financièrement gagnant. Encore faudrait-il que ce ne soit pas une stratégie appliquée aux frais du réviseur.

Paul Valet


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Guillaume Chareyron  Identity Verified
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Facturation à l’heure Nov 7, 2012

Bonjour,

Comme vous le dites dans votre message, de la qualité de la traduction dépend le temps nécessaire à la révision. Le problème se règle donc en facturant ce type de prestation à l’heure. J’indique généralement au client le nombre d’heures nécessaires en fonction de la longueur du texte, en précisant cependant que cette durée dépend de la qualité de la traduction.
Si celle-ci est mauvaise, je préviens tout de suite le client, puis on avise.


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Paul VALET  Identity Verified
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Cela résoud-il toutes les difficultés ? Nov 7, 2012

Guillaume Chareyron wrote:

(...)Comme vous le dites dans votre message, de la qualité de la traduction dépend le temps nécessaire à la révision. Le problème se règle donc en facturant ce type de prestation à l’heure. J’indique généralement au client le nombre d’heures nécessaires en fonction de la longueur du texte, en précisant cependant que cette durée dépend de la qualité de la traduction.
Si celle-ci est mauvaise, je préviens tout de suite le client, puis on avise.


Je connais cette façon de faire, mais elle a ses limites.

Comment faites-vous, par exemple, si le client vous a passé la commande un samedi matin, pour une livraison le lundi, s'il n'est plus joignable après vous avoir passé la commande et alors que vous n'avez pas eu le temps de vous apercevoir de l'ampleur du travail à effectuer ?

Si vous avez donné votre accord et que ce n'est pas faisable, vous risquez d'être considéré comme responsable d'une non livraison dans les délais, voire d'autres répercussions éventuelles.

C'est pourquoi je crois qu'il faudrait au moins faire préciser ex ante les engagements pris par le client par rapport à la traduction initiale : traduction faite par un traducteur expert du domaine, ou par un traducteur éprouvé par le client pour des traductions du même genre, par exemple. Ne serait-ce qu'afin de faire préciser un certain nombre de responsabilités qui ont été prises par le donneur d'ordre, afin qu'elles ne soient pas transférées abusivement sur le réviseur et afin que cela ne donne pas lieu à trop de discussions après coup.

Par ailleurs, indiquer "le nombre d’heures nécessaires en fonction de la longueur du texte", je crois que cela n'a de sens que pour un niveau de qualité donné et pour un niveau de difficulté du texte source donné, ce qui laisse la place à toutes sortes d'interprétations et de discussions si rien de cela n'a été calibré au départ.

[Modifié le 2012-11-07 14:19 GMT]


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Sheila Wilson  Identity Verified
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Il y a 2 interlocuteurs, un processus dans les 2 sens Nov 7, 2012

Paul VALET wrote:
Comment faites-vous, par exemple, si le client vous a passé la commande un samedi matin, pour une livraison le lundi, s'il n'est plus joignable après vous avoir passé la commande et alors que vous n'avez pas eu le temps de vous apercevoir de l'ampleur du travail à effectuer ?

Si vous avez donné votre accord et que ce n'est pas faisable, vous risquez d'être considéré comme responsable d'une non livraison dans les délais, voire d'autres répercussions éventuelles.

Mais, à mon avis, c'est absurde d'accepter un travail si vous ne connais pas sa forme. Même une traduction, je n'accepte jamais avant de la voir. Si c'est dans un fichier que je n'arrive pas à ouvrir ? Si la mise en page est chaotique et j'y perdrai beaucoup de temps ? Si c'est évidemment une traduction d'une autre langue, mal faite ?

C'est encore plus important pour une révision. Je n'accepterais jamais une relecture sans avoir examiné le texte entier. Si le client ne peut pas m'accorder le temps, tant pis ! Il peut trouver un autre relecteur plus vite - peut-être. La séquence chez moi est toujours :

1) l'appel par le client (le plus souvent par mail)
si accompagné du fichier, passe à 2) ; sinon, 1a) la demande de voir le texte dans son intégralité
2) ma réponse en forme de devis
3) l'acceptation du devis
4) le travail commence

Si c'est une agence, qui envoie une bon de commande, il faut toujours que je l'accepte avant que le client ne parte pour le weekend.


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Guillaume Chareyron  Identity Verified
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À réserver aux "clients connus" Nov 7, 2012

Attention, je ne fais pas d’offre ferme, seulement une estimation du temps que cela va me prendre si la traduction est correcte. On ne peut faire mieux sans voir la traduction à réviser.
Contrairement à Sheila, je prends des révisions sur la seule base du texte source, car ça n’est souvent pas possible autrement, en particulier lorsque le document est long, il est normal de prévoir à l’avance qui va le revoir. Ceci dit, je réserve cette prestation aux clients que je connais bien. La facturation à l’heure exige une certaine confiance, dans un sens comme dans l’autre, à plus forte raison lorsque la prestation ne repose sur aucune offre ferme, mais seulement sur une estimation.
Même si je prends une révision le vendredi soir pour le lundi matin, je m’arrange pour voir la traduction avant de ne plus pouvoir joindre mon client ou j’essaie d’avoir un numéro de tél. où joindre le client pendant le week-end. En principe, celui-ci comprend que c’est aussi dans son intérêt.


C'est pourquoi je crois qu'il faudrait au moins faire préciser ex ante les engagements pris par le client par rapport à la traduction initiale : traduction faite par un traducteur expert du domaine, ou par un traducteur éprouvé par le client pour des traductions du même genre, par exemple. Ne serait-ce qu'afin de faire préciser un certain nombre de responsabilités qui ont été prises par le donneur d'ordre, afin qu'elles ne soient pas transférées abusivement sur le réviseur et afin que cela ne donne pas lieu à trop de discussions après coup.

Tout ça me semble bien plus périlleux que la tarification horaire. Le traducteur peut être un expert dans son domaine et faire tout de même une mauvaise traduction.
D’ailleurs, ce que votre client considère comme une bonne traduction peut en être une mauvaise pour vous.


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Paul VALET  Identity Verified
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@ Sheila Nov 7, 2012

Sheila Wilson wrote:

Mais, à mon avis, c'est absurde d'accepter un travail si vous ne connais pas sa forme. Même une traduction, je n'accepte jamais avant de la voir. Si c'est dans un fichier que je n'arrive pas à ouvrir ? Si la mise en page est chaotique et j'y perdrai beaucoup de temps ?


Certainement, et je n'envisage pas les choses autrement. Mais voir le texte ne veut pas dire l'examiner dans tous les détails au moment de l'évaluation du projet pour son éventuelle acceptation.

Je n'accepterais jamais une relecture sans avoir examiné le texte entier.


Pour moi, c'est irréaliste. Si je devais examiner la totalité d'un rapport financier annuel d'une entreprise, dans le texte source ET sa traduction avant d'accepter le travail, cela représenterait un travail énorme et fastidieux. C'est inenvisageable.

Merci Sheila.


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Paul VALET  Identity Verified
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@ Guillaume Nov 7, 2012

Guillaume Chareyron wrote:

Attention, je ne fais pas d’offre ferme, seulement une estimation du temps que cela va me prendre si la traduction est correcte.


Cela me paraît raisonnable pour un délai et un prix de base.

Contrairement à Sheila, je prends des révisions sur la seule base du texte source, car ça n’est souvent pas possible autrement, en particulier lorsque le document est long,(...)


C'est également mon avis, je pense notamment qu'on voit au texte source s'il est dans nos cordes ou non. Un contrat d'ssurance, ce n'est pas un menu de restaurant.


Ceci dit, je réserve cette prestation aux clients que je connais bien.


En général, il n'y a pas trop de problèmes avec eux.



C'est pourquoi je crois qu'il faudrait au moins faire préciser ex ante les engagements pris par le client par rapport à la traduction initiale : traduction faite par un traducteur expert du domaine, ou par un traducteur éprouvé par le client pour des traductions du même genre, par exemple. Ne serait-ce qu'afin de faire préciser un certain nombre de responsabilités qui ont été prises par le donneur d'ordre, afin qu'elles ne soient pas transférées abusivement sur le réviseur et afin que cela ne donne pas lieu à trop de discussions après coup.

Tout ça me semble bien plus périlleux que la tarification horaire.


La tarification horaire avec un client qu'on connaît bien ne doit en effet pas être périlleuse.

Mais ce que je suggère là est une réduction des risques par une série d'évaluations de critères pertinents à la révision dans une situation plus risquée que la précédente.

Et ça doit être possible malgré des appréciations possiblement subjectives en la matière. Un traducteur qualifié dans un domaine, cela peut s'apprécier objectivement, de même que le fait que le client sait s'il a déjà donné une traduction similaire au traducteur et s'il s'en est correctement acquitté ou non.

On pourrait donc concevoir quelques critères objectifs qui donneraient une physionomie de la révision à effectuer de façon relativement fiable, plus fiable qu'en leur absence. La météo se trompe encore trop souvent, mais elle prévoit rarement la canicule en hiver. Je suggère un parapluie, un ciré et des bottes, pour pouvoir sortir même sous la pluie.

Merci Guillaume.

[Modifié le 2012-11-07 16:51 GMT]


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Sophie Dzhygir  Identity Verified
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Clients connus Nov 7, 2012

Paul VALET wrote:

Ceci dit, je réserve cette prestation aux clients que je connais bien.


En général, il n'y a pas trop de problèmes avec eux.


Paul VALET wrote:

La tarification horaire avec un client qu'on connaît bien ne doit en effet pas être périlleuse.


C'est tout ceci qui me mène, désormais, à ne faire des relectures que pour les clients que je connais déjà.
D'ailleurs, si l'on prend les choses dans le sens inverse, il est quand même très étrange (pour ne pas dire insensé) de confier une relecture à un traducteur qu'on ne connaît pas. Donc, pour moi, les agences qui agissent ainsi ne sont pas bien sérieuses et j'ai d'autant moins envie de travailler avec elles...

[Modifié le 2012-11-07 17:41 GMT]


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Paul VALET  Identity Verified
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Intéressant... Nov 7, 2012

Sophie Dzhygir wrote:

(...) D'ailleurs, si l'on prend les choses dans le sens inverse, il est quand même très étrange (pour ne pas dire insensé) de confier une relecture à un traducteur qu'on ne connaît pas. Donc, pour moi, les agences qui agissent ainsi ne sont pas bien sérieuses et j'ai d'autant moins envie de travailler avec elles...


C'est un point de vue qui ne manque pas d'intérêt.

Mais on voit aussi certains clients qui confient à un traducteur qu'ils connaissent la relecture d'une traduction d'un traducteur qui paraît être non éprouvé chez eux.

Merci Sophie.


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Laurent KRAULAND  Identity Verified
France
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Intéressant... et confirmé Nov 7, 2012

Sophie Dzhygir wrote:

C'est tout ceci qui me mène, désormais, à ne faire des relectures que pour les clients que je connais déjà.
D'ailleurs, si l'on prend les choses dans le sens inverse, il est quand même très étrange (pour ne pas dire insensé) de confier une relecture à un traducteur qu'on ne connaît pas. Donc, pour moi, les agences qui agissent ainsi ne sont pas bien sérieuses et j'ai d'autant moins envie de travailler avec elles...


J'ai eu le cas une fois pour une traduction de brevet et ça m'a suffi.


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Paul VALET  Identity Verified
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Et les listes de traducteurs, à quoi servent-elles donc ? Nov 7, 2012

Il me semble que certains clients peuvent s'attendre à trouver facilement des compétences, de nos jours, grâce à des listes telles que Proz.

Il ne me paraît donc pas illégitime de s'adresser à un traducteur que l'on ne connaît pas personnellement s'il présente des garanties de compétence et de sérieux. C'est d'ailleurs à quoi je prétends par ma fiche sur Proz et à quoi elle sert.

On pourrait donc éventuellement trouver un traducteur et un réviseur compétents de cette façon.

Le problème spécifique du réviseur, c'est que lui peut connaître éventuellement les compétences générales de son client, par une liste telle que celle-ci, mais il ne peut JAMAIS connaître celles du traducteur dont il doit réviser la traduction avant la révision. C'est pour moi le principal problème dans ce genre de circonstances. D'où mes suggestions à ce sujet.


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Schtroumpf
Local time: 15:55
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Ici ou ailleurs... Nov 7, 2012

Je préfère ne pas rêver !! Des listes de traducteurs où il suffirait de trouver la bonne adresse... certes, mais même des collègues dont la face visible sur Proz semble impeccable peuvent réserver des surprises du type iceberg (ou, sous-entendu, du type Titanic).

Il y en a qui t'acceptent le boulot et puis trois heures avant la livraison, ils décident subitement de ne pas donner suite. Ou dont la capacité à jauger et à réviser le travail d'un confrère est diminuée par un esprit trop pinailleur. Et ainsi de suite.

Ma conclusion, c'est que TOUTE nouvelle collaboration constitue un risque pour les DEUX côtés. On assume, de préférence sur une commande de petite envergure. On met le maximum de chances de son côté en parlant / communiquant : qui veut quoi, et de préférence, savoir même **pourquoi** untel veut quoi, afin de nous couler chacun dans la logique de l'autre.

Pour cerner le volume de la commande, car c'était là le point de départ je crois, je préfère moi aussi fixer un cadre en terme d'heures de travail lorsque je sous-traite une relecture. Ensuite, si ce n'est pas faisable en X heures, il y a forcément des raisons dont le réviseur peut rendre compte. À l'inverse, je demande toujours au client quelle "valeur" (prix) il compte accorder à la relecture pour respecter son budget. Un coup d'œil en diagonale me renseigne déjà sur l'ampleur de la tâche et permet de savoir où on va à peu près.

La traduction est une prestation intellectuelle avant tout, donc toute tentative pour quantifier la tâche est malaisée et potentiellement fausse. J'avoue que je marche beaucoup plus au feeling qu'à la calculette et que j'en suis satisfaite.


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Sheila Wilson  Identity Verified
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@ Guillaume, Paul, Sophie Nov 7, 2012

Guillaume Chareyron wrote:
Attention, je ne fais pas d’offre ferme, seulement une estimation du temps que cela va me prendre si la traduction est correcte. On ne peut faire mieux sans voir la traduction à réviser.
Contrairement à Sheila, je prends des révisions sur la seule base du texte source, car ça n’est souvent pas possible autrement, en particulier lorsque le document est long, il est normal de prévoir à l’avance qui va le revoir. Ceci dit, je réserve cette prestation aux clients que je connais bien. La facturation à l’heure exige une certaine confiance, dans un sens comme dans l’autre, à plus forte raison lorsque la prestation ne repose sur aucune offre ferme, mais seulement sur une estimation.

Dans ce cas-là, je suis d'accord - une estimation est bien possible, mais pas de devis ferme

Paul Valet wrote:
Si je devais examiner la totalité d'un rapport financier annuel d'une entreprise, dans le texte source ET sa traduction avant d'accepter le travail, cela représenterait un travail énorme et fastidieux. C'est inenvisageable.

Je ne lis pas chaque mot, évidemment, mais la source peut être reçue bien en avance normalement et la traduction doit être vu dans son intégralité juste pour faire des "spot-checks" un peu partout pour vérifier la qualité de traduction et la qualité de rédaction. Mais, bien sûr, c'est juste pour avoir une idée.

Sophie Dzhygir wrote:
il est quand même très étrange (pour ne pas dire insensé) de confier une relecture à un traducteur qu'on ne connaît pas. Donc, pour moi, les agences qui agissent ainsi ne sont pas bien sérieuses et j'ai d'autant moins envie de travailler avec elles...

C'est vrai


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Paul VALET  Identity Verified
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@ schtroumpf Nov 8, 2012

(...) lorsque je sous-traite une relecture. Ensuite, si ce n'est pas faisable en X heures, il y a forcément des raisons dont le réviseur peut rendre compte.


Rendre compte peut être fastidieux si le client n’est pas connaisseur du domaine concerné. Sinon, le texte de la révision avec affichage des corrections devrait lui suffire.

À l'inverse, je demande toujours au client quelle "valeur" (prix) il compte accorder à la relecture pour respecter son budget.


Il est intéressant d’essayer de se mettre à la place du client, mais celui-ci n’est pas obligé de nous dévoiler sa logique commerciale. Il n’est pas obligé de nous dire quel est son budget ni ce qu’il fera en cas de non-respect de ce budget, ni ce qu’il a convenu avec son client dans ce cas.

Je crois qu’il est intéressant également d’envisager avec le client l’aspect de la satisfaction globale du client. Si le client (final) est satisfait, c’est une mine de profits pour l’avenir. S’il n’est pas satisfait, c’est probablement une perte immédiate sur le projet en cours et une suite de projets qui disparaissent pour l’avenir. Cela peut relativiser le respect d’un budget initial.


Un coup d'œil en diagonale me renseigne déjà sur l'ampleur de la tâche et permet de savoir où on va à peu près.


C’est vrai, mais il y a des exceptions. Il m’est arrivé de voir des pages correctement traduites suivies de pages globalement inacceptables. Comment bien définir la "diagonale" ?

La traduction est une prestation intellectuelle avant tout, donc toute tentative pour quantifier la tâche est malaisée et potentiellement fausse.


Certainement, mais elle se traduit en quantités qui seront facturées et donc il y a toujours un problème de quantification à régler. Face à cela, je pense qu’une approche en termes de risques peut permettre de mieux cerner les choses.

Par exemple, si un client vous écrit qu’il a toute confiance dans le traducteur initial, qu’il l’a éprouvé sur des traductions comparables, il faudrait considérer que le risque d’erreur sur le devis est faible. Si, dans ce cas, si la traduction se révèle très mauvaise, c’est aisé à prouver.
La situation est alors commercialement plus facile pour le réviseur, notamment pour revoir le prix en conséquence. Le client s'étant engagé, on peut lui demander de faire face à ses responsabilités, et il lui est plus difficile de tenir un discours de marchand de tapis.

Merci Schtroumpf.

[Modifié le 2012-11-09 09:13 GMT]

[Modifié le 2012-11-09 09:14 GMT]


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