Intérêt des normes de travail
Thread poster: Arnaud HERVE

Arnaud HERVE  Identity Verified
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Jan 20, 2013

Bonjour,

Un client me demande si je certifie mon travail aux normes suivantes :

- ISO 9001:2000
- DIN EN 15038
- DIN 2345

Je ne suis pas fan des normes habituellement, car nos sociétés subissent une avalanche de réglementation dans tous les domaines professionnels. Je dis bien avalanche car cela menace de faire cesser ou du moins considérablement gêner les activités.

Mais ma question spécifique est : est-ce qu'un engagement dans ce sens entraîne des risques juridiques ?

Merci.


 

Sophie Dzhygir  Identity Verified
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Peut-on être certifié ? Jan 21, 2013

Je n'en suis pas tout à fait sûre, mais il me semble que les normes existantes dans la traduction sont de facto adressées aux agences et non pas aux indépendants travaillant seuls, car elles supposent de confier plusieurs étapes à des personnes différentes. Du coup, il me semble qu'on ne peut pas être certifié quand on travaille seul (j'ai déjà entendu des confrères s'en plaindre, au motif que cela pousse les institutions, européennes par exemple, à privilégier les agences certifiées aux indépendants incertifiables).

 

nordiste  Identity Verified
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Ne pas confondre "être certifié" et "suivre la norme à titre volontaire" Jan 21, 2013

Les normes sont émises par des organismes comme l'AFNOR (France), l'ISO (international, en SUIsse), DIN (Allemagne).
Elles visaient surtout la production industrielle. ISO 9001 est un système de gestion de la qualité, une sorte de norme des normes, qui décrit les grands principes d'un système de qualité : traçabilité, procédures, contrôles, procédures d'urgence ou d'exception , en résumé : "dire ce qu'on va faire et faire ce qu'on a dit".

Si une entreprise adhère à une norme, c'est-à-dire qu'elle suit toutes les recommandations, elle peut demander une certification.
La certification est délivrée par un organisme indépendant de type bureau de contrôle (VERITAS ou autre). C'est un processus assez complexe, payant, avec des audits, un dossier, des contrôles. Elle est matérialisée par un joli certificat et un logo "certifié ISO machin" qu'on ajoute avec fierté sur ses devis, ses factures, ses cartes de visite.
La certification vise plutôt des sociétés. Par exemple en traduction pour satisfaire à EN 15038 il faut au minimum une relecture par quelqu'un d'autre que le traducteur. Ce n'est toutefois pas impossible pour un indépendant s'il décrit une procédure interne selon laquelle il sélectionne un relecteur et lui confit les relectures avant toute livraison.
Toute fausse déclaration peut entrainer des poursuites de la part de l'organisme de normalisation, du certificateur et du client pour tromperie.

La norme étant publique, il est possible de dire "je travaille selon les principes de la norme ISO machin", de même qu'on peut affirmer qu'on est spécialiste du domaine, qu'on utilise tel outil ou telle méthode, qu'on est le meilleur... tout ce qui peut rassurer le client. A chacun d'assumer ensuite si le résultat n'est pas à la hauteur de l'image qu'on a donnéeicon_wink.gif


 

Claire Dodé  Identity Verified
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liens vers des commentaires des 3 normes citées. Jan 21, 2013

A la base, avant de dire qu'on applique une norme, il vaut mieux savoir ce qu'il y a dedans. Et je ne sais pas comment on fait pour se procurer une norme sans l'acheter (sauf à trouver un collègue qui la prête). (En attendant, faire probablement comme nordiste le propose : de l'auto-promotion).

1) ISO 9001:2000
Norme de qualité (systématique de vérification, etc.).

site iso.org : "Toutes les exigences de la présente Norme internationale sont génériques et prévues pour s'appliquer à tout organisme, quels que soient son type, sa taille et le produit fourni."

(http://www.iso.org/iso/fr/home/store/catalogue_tc/catalogue_detail.htm?csnumber=21823)

Donc aux entreprises individuelles aussi. Tu peux être certifiée. Mais tant que tu n'est pas officiellement certifiée, tu peux toujours dire que tu travailles selon les principes de cette norme.

Par contre, elle a été modifiée par une autre plus récente.

2) DIN EN 15038

Si le site ci-dessous est fiable :"Tout service de traduction conforme à la norme NF EN-15038 doit inclure, au minimum, une traduction et une relecture. [...] Une personne autre que le traducteur relit la traduction."

Donc, si le texte est correct, un traducteur indépendant ne peut pas être certifié selon cette norme. Mais il peut décider de travailler en binôme et dire travailler selon ce principe (changer les cgv - clause de confidentialité ?).

http://normedequalite.nf.en-15038.com/

3) DIN 2345

D'après wikipedia.de, elle n'est plus en cours et a été remplacée par la EN 15038.

Si le site ci-dessous est fiable : "Il est possible à tout traducteur, y compris à un traducteur exerçant en France, de déclarer que l’exécution de ses traductions se fonde sur la norme DIN 2345 (il s’agit d’une procédure d’autodéclaration), ce qui lui donnera le droit d’apposer la marque DIN sur ses travaux. L’apposition de la marque est subordonnée d’une part au respect des exigences définies dans la norme et d’autre part à un enregistrement auprès de l’organisme allemand DIN CERTCO. S’agissant d’une procédure d’autodéclaration, cette formalité n’est subordonnée à aucun contrôle de la part de cet organisme. En revanche, la marque DIN étant une marque protégée, DIN CERTCO peut effectuer des contrôles a posteriori et poursuivre toute personne faisant une utilisation abusive de la marque. "

Et : "obligations du donneur d’ouvrage ou, le cas échéant, de l’agence ou entreprise de traduction. C’est sans doute l’un des aspects les plus intéressants de cette norme. En déclarant qu’il se fonde sur la norme DIN 2345, le donneur d’ouvrage s’engage à fournir au traducteur les outils nécessaires à la réalisation d’une traduction de qualité (présentation des destinataires de la traduction, mise à disposition d’outils documentaires, désignation d’un interlocuteur chargé de répondre aux questions du traducteur, etc.). [...] "
Et : "- obligations du traducteur. A cet égard, on peut regretter que la norme porte essentiellement sur la forme de la traduction (présentation, typographie...) et très peu sur le fond (fidélité au sens du texte source)."

Donc, si le site donne des données fiables, et si on a le droit de se déclarer d'une norme qui n'est plus d'actualité, alors tu peux te déclarer DIN 2345 sans autre difficulté (sauf te procurer la norme avant pour voir si tu veux et peux vraiment être DIN 2345).

Je dirais qu'on a le droit de se déclarer d'une norme qui n'est plus d'actualité dans la mesure où ce n'est pas une obligation légale. Une norme qui n'est plus en cours (plus vendue ?) peut-elle être utilisée malgré tout ? Un peu comme on utilise Word2007 ou 2010 selon le moment de l'achat ?

Par contre, si je lis bien, sur wikipedia, il est mentionné encore cette histoire de relecture par un tiers. Donc il faudrait voir on peut appliquer la norme à la stricte part pour laquelle on est missionné (si l'on travaille pour une agence qui fera p.ex. ensuite intervenir un relecteur) ou si la certification inclue forcément l'ensemble.

http://www.oocities.org/aaeesit/prof2.html


 

nordiste  Identity Verified
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Acheter une norme, en prendre connaissance Jan 22, 2013

La plupart des normes traduites en français sont disponibles à l'achat sur le site de l'AFNOR, mais ce n'est pas donné. Les normes ne sont en aucun cas mises à disposition librement.

Les adhérents de la SFT peuvent se procurer la Norme NF EN 15038 au tarif préférentiel de 18 euros (le prix normal est de 55 euros de mémoire) sur la boutique du site bien connu.

Une norme ne fait que décrire des principes généraux - dont certains relèvent d'ailleurs du simple bon sens. La norme EN 15038 ne fait pas exceptionicon_wink.gif

Depuis longtemps, les grands groupes industriels sont friands de normes et ils exigent des certifications de leurs sous-traitants, surtout ISO 9001: qui correspond à la mise en place d'un système de gestion de la qualité avec traçabilité de tous les processus. C'est essentiel pour retrouver les causes de dysfonctionnement sur le produit fini (aéronautique par exemple).
Progressivement ils en sont venus à exiger des certifications de leurs fournisseurs de prestations de service (cabinets comptables, informaticiens, traducteurs, etc.) au fur et à mesure que ces prestations étaient externalisées et échappaient donc à leur contrôle direct.

Je constate que les clients directs allemands sont très sensibles à la question des normes, sans pour autant exiger une certification de la part d'un traducteur indépendant. Mais connaître le contenu et pouvoir en parler est certainement un point positif.


 

Gwenl
France
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Demande de signature d'un addendum en rapport avec l'EN 15038 Jun 10, 2014

Bonjour,

Une agence avec laquelle je travaille de temps en temps et qui est en cours de certification EN 15038:2006 me demande de signer un addendum au contrat fournisseur que j'avais signé il y a plusieurs années. En effet, le contrat avec chaque fournisseur doit maintenant spécifier la correction des traductions.
Voici ce que cet addendum stipule
("The first stage
comprises translation by a native speaker of the target language and the second stage comprises
final checking of content for completeness, spelling, grammar and terminology, as well as
correction by a second translator who is qualified according to the standard".)
La cliente me dit que cela ne changera rien en ce qui concerne notre coopération ou processus.
J'hésite à signer cet addendum étant donné que je ne fais pas relire mes traductions par un second traducteur.
Qu'en pensez-vous ?


 

nordiste  Identity Verified
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rôle de l'agence Jun 10, 2014

C'est en général le rôle des agences d'organiser la relecture. Elles font traduire le document par un traducteur et relire par un autre. C'est d'ailleurs un de leurs arguments commerciaux face aux clients finaux.

Si l'addendum est simplement là pour rappeler au traducteur qu'il n'est qu'un maillon de la chaîne, et pas le maillon final, et que sa traduction est relue par un autre - pas de problème. C'est simplement la mise en conformité de la description du processus. il s'agit sans doute de montrer à l'organisme de certification que les contrats sont cohérents avec la certification demandée.

S'il s'agit d'exiger que le traducteur organise désormais lui-même, à ses frais, la relecture de sa traduction par un autre professionnel, le tarif doit évidemment être adapté en conséquence pour pouvoir payer cette deuxième intervention.

Il faut poser la question à l'agence pour savoir ce qui se cache derrière cette modification.
Qu'elle était la pratique actuelle de cette agence ?


 

Sophie Dzhygir  Identity Verified
France
Local time: 16:57
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Tout à fait d'accord avec nordiste Jun 10, 2014

Pour moi, la formulation de cette clause n'est pas claire.

Il est évident qu'une relecture doit être faite, mais par qui ? Si c'est par toi, il faut que ce soit stipulé clairement et le tarif adapté en conséquence. Si c'est par l'agence, rien ne change pour toi et donc tu n'as pas à signer cette clause qui instaure la confusion.


 

Gwenl
France
Local time: 16:57
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Le traducteur doit s'occuper de la relecture Jun 11, 2014

D'après ce que m'a répondu la cliente, c'est à moi de fournir un second traducteur et ce sera payé en conséquence.
Je crois que je ne vais pas signer cet addendum car je ne travaille pas beaucoup avec cette agence et je ne crois pas que cela vaille la peine de me lancer dans la recherche d'un relecteur à chaque traduction (ce que je n'ai jamais fait).
Quelqu'un a-t-il déjà fait cette démarche ?


 

Arnaud HERVE  Identity Verified
France
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TOPIC STARTER
Oupala Jun 11, 2014

Ouais ça sent le roussi franchement.

La norme sert à te transférer toute la responsabilité juridique.


 

Paul VALET (X)  Identity Verified
France
Local time: 16:57
Usages de la norme Jun 14, 2014

Claire Dodé wrote:

(...)
3) DIN 2345

(...)
Si le site ci-dessous est fiable : "Il est possible à tout traducteur, y compris à un traducteur exerçant en France, de déclarer que l’exécution de ses traductions se fonde sur la norme DIN 2345 (il s’agit d’une procédure d’autodéclaration), ce qui lui donnera le droit d’apposer la marque DIN sur ses travaux. L’apposition de la marque est subordonnée d’une part au respect des exigences définies dans la norme et d’autre part à un enregistrement auprès de l’organisme allemand DIN CERTCO. S’agissant d’une procédure d’autodéclaration, cette formalité n’est subordonnée à aucun contrôle de la part de cet organisme. En revanche, la marque DIN étant une marque protégée, DIN CERTCO peut effectuer des contrôles a posteriori et poursuivre toute personne faisant une utilisation abusive de la marque. "

Et : "obligations du donneur d’ouvrage ou, le cas échéant, de l’agence ou entreprise de traduction. C’est sans doute l’un des aspects les plus intéressants de cette norme. En déclarant qu’il se fonde sur la norme DIN 2345, le donneur d’ouvrage s’engage à fournir au traducteur les outils nécessaires à la réalisation d’une traduction de qualité (présentation des destinataires de la traduction, mise à disposition d’outils documentaires, désignation d’un interlocuteur chargé de répondre aux questions du traducteur, etc.). (...) "
Et : "- obligations du traducteur. A cet égard, on peut regretter que la norme porte essentiellement sur la forme de la traduction (présentation, typographie...) et très peu sur le fond (fidélité au sens du texte source)."

Donc, si le site donne des données fiables, et si on a le droit de se déclarer d'une norme qui n'est plus d'actualité, alors tu peux te déclarer DIN 2345 sans autre difficulté (sauf te procurer la norme avant pour voir si tu veux et peux vraiment être DIN 2345).

Je dirais qu'on a le droit de se déclarer d'une norme qui n'est plus d'actualité dans la mesure où ce n'est pas une obligation légale. Une norme qui n'est plus en cours (plus vendue ?) peut-elle être utilisée malgré tout ? Un peu comme on utilise Word2007 ou 2010 selon le moment de l'achat ?

Par contre, si je lis bien, sur wikipedia, il est mentionné encore cette histoire de relecture par un tiers. Donc il faudrait voir on peut appliquer la norme à la stricte part pour laquelle on est missionné (si l'on travaille pour une agence qui fera p.ex. ensuite intervenir un relecteur) ou si la certification inclue forcément l'ensemble.
(...)


Comme Claire le rappelle, cette norme impose des obligations au client comme au traducteur, parce qu'elle met les relations entre le client et le traducteur en son centre. Elle reflète en cela ce qui est classiquement enseigné pour favoriser la qualité de la traduction. Dans la pratique, ce n'est pas toujours respecté du côté du client, agences comprises.

Le problème est de faire souscrire le client à cela. Il faudrait lui communiquer la norme ou qu'il se la procure; ce n'est pas évident dans les rapports commerciaux. Indiquer dans le devis que la traduction sera faite selon cette norme risque donc de poser problème au client, et donc de gêner la conclusion de la commande, ne serait-ce que parce que nous avons en général affaire à des impatients pressés.

Il existe une façon de contourner la simple référence à la norme, c'est d'en introduire l'essentiel dans nos propres conditions générales de prestations de services de traduction. Ainsi, on applique la norme sans le dire forcément (quoiqu'on peut le dire commercialement). C'est un travail intellectuel qui peut prendre un certain temps. Cela répond en tout cas au client qui demande une référence à une norme, situation évoquée par Arnaud et Gwenl (serait-ce une tendance nouvelle?).

Là aussi, la difficulté est de faire signer des conditions générales développées. Or, une norme est généralement assez développée, elle ne se résume pas à la question de la relecture par un tiers, en traduction.

Dans la pratique, je constate que nombre d'agences britanniques, par exemple, mentionnent des normes généralistes (qui se référent seulement à des qualités de gestion générale d'entreprise) sur leurs sites (genre ISO 900X), alors que les rapports avec certaines d'entre elles en matière de traduction ou de révision me montrent qu'elles ignorent tout du domaine du projet de traduction qu'elles me confient, qu'elles n'ont aucune ressource interne compétente dans le domaine, et que, de plus, elles ne sont parfois pas capables de trouver soit un traducteur compétent soit un relecteur compétent; c'est-à-dire que, quoique bardées de normes, elles recrutent parfois un traducteur ou un relecteur incompétent.

Juridiquement, il n'est pas nul de savoir et de faire savoir que l'on travaille ou souhaite travailler suivant une norme. Cela veut dire que l'on se réfère à des usages généralement admis et non pas seulement à notre propre libre arbitre. Cela peut inciter également un client qui présenterait des demandes "exotiques" à se refréner en apprenant qu'il existe des usages dans notre profession. Si, à l'occasion d'un conflit, on peut montrer que l'on a proposé au client une référence à une norme et qu'il l'a refusée, cela peut venir en notre faveur.

[Modifié le 2014-06-15 07:11 GMT]


 

Paul VALET (X)  Identity Verified
France
Local time: 16:57
A faire préciser Jun 14, 2014

Gwenl wrote:

(...)
("The first stage
comprises translation by a native speaker of the target language and the second stage comprises
final checking of content for completeness, spelling, grammar and terminology, as well as
correction by a second translator who is qualified according to the standard".)
La cliente me dit que cela ne changera rien en ce qui concerne notre coopération ou processus.
J'hésite à signer cet addendum étant donné que je ne fais pas relire mes traductions par un second traducteur.
Qu'en pensez-vous ?


Il semble qu'il manque une relecture dans ce processus, celle qui concerne le style. Est-ce au second traducteur de la faire? Dans certains documents techniques, les aspects completeness, spelling, grammar et terminology peuvent être parfaits alors que le texte ressemble encore à du charabia, au point qu'un second traducteur refusera le travail!

En fait, cela semble donc induire 3 relectures : 2 par le traducteur (jusqu'au style compris) et 1 par un second traducteur.

Trouver un second traducteur peut être difficile ou impossible suivant la technicité et les délais accordés. Ou pourrait même penser que l'indépendance du second traducteur par rapport à vous ne serait pas totale si c'est vous qui le payez. Par contre, ce serait probablement à vous de supporter la responsabilité de sa relecture vis-à-vis du client. En bref, on vous demande de vous transformer en agence.

Je ne pense pas que ce soit la norme qui demande que vous fassiez cela, mais l'interprétation qu'en fait votre client.

Vous avez intérêt à soulever toutes les difficultés potentielles devant votre client avant de signer, éventuellement.

[Modifié le 2014-06-15 07:07 GMT]


 


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