Adieu à la traduction technique
Thread poster: Arnaud HERVE

Arnaud HERVE  Identity Verified
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Sep 3, 2013

Bonjour,

Ayant la chance d'avoir de nouveaux clients pour des traductions en sciences humaines, j'ai finalement décidé de laisser tomber complètement la traduction des manuels techniques.

La technologie continue à m'intéresser, mais les conditions de révision sont devenues - pour moi - trop difficiles, et trop périlleuses financièrement.

J'avais déjà noté depuis longtemps qu'il existe une contradiction intrinsèque au domaine technique. En fait les textes sont souvent si spécialisés qu'il devient non pertinent de parler de "spécialisation technique", mais qu'il faudrait parler de spécialisation dans certains domaines professionnels très particuliers.

Pour réaliser une traduction parfaite dans ces domaines très spécialisés, le traducteur devrait idéalement recevoir une formation d'au moins un an dans le domaine en question, formation équivalente à celle que reçoivent les employés du fabricant, même lorsqu'ils sont embauchés avec des diplômes techniques. Il devrait en outre refuser toute commande pour des manuels dans d'autres spécialités que celle à laquelle il est formé, ce qui serait logique pour éviter l'amateurisme, mais qui impliquerait aussi de passer des semaines sans travailler.

Beaucoup de collègues, surtout sur des forums anglophones, adoptent une attitude sévère consistant à dire "Le traducteur doit livrer un travail parfait, il doit être condamné pour toute erreur". Cela me semble insensé, et je me demande s'il ne s'agit pas plutôt d'un désir caractériel de se montrer impitoyable que d'une attitude techniquement réaliste. Livrer un travail parfait pour des problèmes de vis et d'écrous, d'accord, livrer un travail parfait pour des instruments que seuls les ingénieurs de l'entreprise en question connaissent parfaitement, et qu'un ingénieur francophone d'un autre secteur industriel ne saurait pas traduire, cela me semble difficile.

La solution qui me semblait raisonnable consistait en un consensus général comme quoi le traducteur n'est pas un spécialiste, et son travail sera révisé en fin de course par des spécialistes. Encore une fois, je ne parle pas de généralités en technologie, mais de textes pour lesquels le rédacteur a bénéficié d'une formation spécialisée et d'une expérience professionnelle en plus de ses études. Ou, pour vous donner une image, vous pouvez être très athlétique, cela ne fait pas de vous un as dans tous les sports du jour au lendemain.

Or j'ai constaté dernièrement une montée en force des normes de qualité, avec sanctions financières à la clé.

Comme si cela n'était pas suffisant, les processus de révision automatique s'en mêlent, apportant leur lot de difficultés, voire provoquant même un certain chaos sous prétexte d'ordre. Beaucoup d'entre nous avons rencontré le cas où la terminologie du client signale une erreur parce qu'elle ne tolère pas le pluriel d'un substantif présent dans la terminologie, par exemple.

Je crois cependant avoir touché le pompon dernièrement, le logiciel de révision ayant déclaré des centaines de segments "non traduits", segments dont il était facile de vérifier dans les fichiers qu'ils étaient traduits. Il s'agissait de segments mêlant code XML et expressions humaines.

Et bien sûr il y a sanction financière, mauvaise humeur, temps perdu, etc.

Paradoxalement, ce sont les grandes agences qui mettent en place toutes ces normes et autres processus de qualité. Les agences plus modestes restent plus fluides et souvent permettent un meilleur travail. Mais elles payent moins...

Bref, je suis bien content d'en être sorti.

Vos avis ?


 

Pascale Pluton  Identity Verified
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Constat identique Sep 3, 2013

Bonjour Arnaud,

Mon avis en deux mots : j’envisage également de plus en plus de quitter ce domaine de ‘spécialisation’.

Il faut parfois avoir une bonne dose d’abnégation pour continuer dans cette voie.
Surtout lorsque personne ne semble se soucier d’informer le traducteur un tant soit peu sur le produit (notamment dans les cas de logiciels, ces derniers étant un monde à part), surtout lorsque la formulation propre à l’anglais permet x interprétations en l’absence de tout contexte (la traduction s’apparentant alors quasiment à de la roulette russe)

Pour bien faire, il faut alors poser des questions à chaque ‘segment’, questions loin d’être toujours comprises par le client’, ce qui augmente le temps de traitement de la traduction à un degré tel, qu’elle en devient économiquement non viable, surtout considérant les tarifs en baisse (j’ai été contactée par un client direct qui m’a proposé 9ct, ce qui loin de mon tarif habituel).

Enfin, je passe sur la liste des frustrations, ça risquerait de plomber l’atmosphère.  Je comprends que le problème de la double compétence (linguistique et technique) s’applique également au juridique et au médical, mais dans le cas du juridique, il me semble au moins que les formations sont plus nombreuses et les besoins du traducteur mieux pris au sérieux.

J’ai honnêtement de plus en plus l’impression d’être un ouvrier spécialisé qui assemble des modules de texte comme d’autres montent des voitures à la chaîne alors qu’il y a un peu plus de 10 ans, fraîchement émoulue de mes études de traduction, je me considérais comme un artisan.

Hélas, tout comme certains métiers artisanaux d’antan ont disparu pour cause de mécanisation, certains aspects de la traduction (notamment le secteur technique) sont désormais sur la sellette.

Votre décision ne m’étonne donc pas du tout. De plus en plus, nous avons le choix entre soit faire partie de la masse des OS qui assemblent des modules de texte, payés à 3 francs 6 sous, et obligés de se perfectionner encore et toujours pour maîtriser des moyens de production de plus en plus automatisés et de moins en moins humains,
soit se démarquer en manifestant des capacités quasi-littéraires appliquées à certains types de textes sur lesquels les outils de traduction se cassent, pour l’instant, les dents.


Je trouve donc votre démarche très saine.


 

nordiste  Identity Verified
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traduction technique ? Sep 4, 2013

La traduction technique ne se limite pas à la localisation de logiciels et aux travaux à la chaîne pour des agences plus intéressées par la rentabilité que par la qualité du résultat.
Heureusement.

Il appartient à chacun de trouver sa place en choisissant son domaine de spécialisation et le style de traduction qui lui convient, quitte à sortir des sentiers battus.

Pour ma part, je m'efforce de trouver un équilibre entre les textes techniques très structurés et normalisés (modes d'emploi, procédures de sécurité, cahiers des charges, brochures informatives) et les textes à contenu technique mais plus rédactionnels pour la presse spécialisée, les magazines d'entreprise, les brochures pour les salons professionnels, les vidéos de démonstration par exemple.
Le tout de préférence en me limitant à quelques secteurs d'activité que je connais bien et avec une préférence pour les clients directs ou les petites structure prêtes à payer en temps passé tout ce qui n'est pas de la traduction pure, comme les opérations d'import/export de données et de conversions dans des formats variés ou le temps passé en réunions avec les ingénieurs.

Je laisse à d'autres les "grandes" agences et leurs procédures administratives, NDA et autres obligations du traducteur. Plutôt que de passer du temps à remplir des formulaires, à lire des textes fumeux sur le contrôle qualité et à devoir me justifier face à un interlocuteur d'agence qui ne comprend rien au sujet, je préfère prospecter de nouveaux clients.


 

Catherine De Crignis  Identity Verified
France
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Je comprends Sep 4, 2013

Pascale Pluton wrote:

Pour bien faire, il faut alors poser des questions à chaque ‘segment’, questions loin d’être toujours comprises par le client’, ce qui augmente le temps de traitement de la traduction à un degré tel, qu’elle en devient économiquement non viable, surtout considérant les tarifs en baisse (j’ai été contactée par un client direct qui m’a proposé 9ct, ce qui loin de mon tarif habituel).




Bonjour,

Je n'aurais pas pu mieux le dire... Idem pour l' "abnégation", encore que je parlerais plutôt d'un humour à toute épreuve, c'est à dire pouvoir en rire même quand c'est franchement pas drôle.
Se répéter "qualité/délai/prix, choisir deux options" me semble très bon pour le moral et tant pis pour ceux qui ont du mal à comprendre.

Cordialement,
Catherine


 

Sophie Dzhygir  Identity Verified
France
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Petit vs. grand Sep 4, 2013

Arnaud HERVE wrote:

Paradoxalement, ce sont les grandes agences qui mettent en place toutes ces normes et autres processus de qualité. Les agences plus modestes restent plus fluides et souvent permettent un meilleur travail. Mais elles payent moins...


Tout à fait d'accord avec les deux premières phrases de ce constat, mais pas du tout avec la troisième. J'ai travaillé avec les gros quand j'étais salariée et au début de mon activité indépendante, et je les ai vite lâchés entre autres pour les raisons que tu cites. Je ne travaille plus qu'avec des agences petites à moyennes et en plus d'avoir des procédures de travail et un contact plus agréables, je trouve qu'elles paient des prix plus élevés, qu'elles imposent moins de conditions relatives à la TAO et qu'elles paient dans des délais plus courts (15 à 30 jours, contre minimum 45 avec les grandes agences).


 

Jocelyne Cuenin  Identity Verified
Germany
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Something to cheer you up, Catherine et al Sep 4, 2013

If you've missed it
http://www.youtube.com/watch?v=UGYL5sUwr2Q

from
http://www.proz.com/forum/fun_with_language/255521-translators_are_a_waste_of_space.html


 

Catherine De Crignis  Identity Verified
France
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Ah ah bien vu et très spirituel Sep 4, 2013




Merci Petitavoine ! ( - ;


 

Johanne Arbour
United States
Local time: 18:50
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Votre texte est bien rédigé mais je soumets... Sep 4, 2013

le suivant, à votre attention:

http://comleon.wordpress.com/2013/04/01/plaidoyer-pour-la-valorisation-de-la-traduction-technique/

Pour de plus amples discussions. icon_wink.gif


 

Arnaud HERVE  Identity Verified
France
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TOPIC STARTER
Valorisation Sep 5, 2013

Mais je suis absolument pour une valorisation.

Seulement la réalité que j'ai vécue, c'est comme le dit très bien Pascale, c'est ouvrier spécialisé assembleur de bloc de textes, et de plus en plus surveillé par des logiciels et contrôles qualité qui gênent le travail sous prétexte de rationalité.

Concernant la spécialisation, les contrats que j'ai eus ne m'ont quasiment jamais permis de m'intéresser sérieusement aux produits. Les délais correspondait uniquement au temps de rédaction. Je devais connaître la technologie avant, ou improviser, suivre aveuglément la terminologie, etc.

Travailler "à la main", dans un traitement de texte, ça c'est un plaisir. Être révisé par une personne humaine et apprendre de ses corrections. Persévérer dans une matière jusqu'à devenir excellent, au lieu de la roulette russe (autre expression de Pascale) d'un nouveau type de machine hyper-spécialisée chaque mois.

Mais nous ne sommes pas les seuls. C'est toute l'économie européenne qui est en train d'étouffer sous les normes et les procédures.

Je pourrais raconter des histoires d'ouvriers du bâtiment qui n'ont plus le droit de monter sur un escabeau pour remplacer une ampoule, mais il faut remplacer l'ampoule d'urgence, etc...


 

Loise
France
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Traduire ... comme un vrai spécialiste Sep 6, 2013

Bonjour,
Je suis d'accord qu'idéalement, un traducteur doit traduire un document technique tel qu'un vrai spécialiste le fait, mais à quel prix? Je veux bien qu'on traduise en tant que spécialiste de deux langues + spécialiste de la finance, de la biologie, de l'informatique, et je suis convaincue qu'un grand nombre de traducteurs d'entre nous sont capables de le faire avec une vraie volonté et une formation adéquate. Mais le problème, c'est que, quel prix les clients sont prêts à payer pour demander un traducteur à faire ça ? 100 ou 120 euros l’heure ?

Le vrai problème, ce n’est pas qu’on est incapable de le faire, mais c’est qu’un grand nombre de clients ne veulent pas payer plus pour un résultat parfait. Aujourd’hui, on veut qu’on fasse un travail de vraie qualité, à prix « compétitif ». Et pourquoi pas bénévolement ? Curieusement, un très grand nombre de clients semblent oublier qu’un travail de spécialiste va aussi avec un prix de spécialiste.




[Edited at 2013-09-06 06:12 GMT]


 

Jean-Marie Le Ray  Identity Verified
Italy
Local time: 00:50
Member
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Illustration Sep 6, 2013

Loise wrote:

Bonjour,
Je suis d'accord qu'idéalement, un traducteur doit traduire un document technique tel qu'un vrai spécialiste le fait, mais à quel prix? Je veux bien qu'on traduise en tant que spécialiste de deux langues + spécialiste de la finance, de la biologie, de l'informatique, et je suis convaincue qu'un grand nombre de traducteurs d'entre nous sont capables de le faire avec une vraie volonté et une formation adéquate. Mais le problème, c'est que, quel prix les clients sont prêts à payer pour demander un traducteur à faire ça ? 100 ou 120 euros l’heure ?

Le vrai problème, ce n’est pas qu’on est incapable de le faire, mais c’est qu’un grand nombre de clients ne veulent pas payer plus pour un résultat parfait. Aujourd’hui, on veut qu’on fasse un travail de vraie qualité, à prix « compétitif ». Et pourquoi pas bénévolement ? Curieusement, un très grand nombre de clients semblent oublier qu’un travail de spécialiste va aussi avec un prix de spécialiste.



http://pinterest.com/pin/254101603948599931/?e_t_s=pins&e_t=a8ea90adad314f3eaeeadd52549fb696


 

Pascale Pluton  Identity Verified
Netherlands
Local time: 00:50
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le vrai problème, c’est … Sep 6, 2013

Excellent, Loise et Jean-Marie, vous avez bien résumé la situation.

Après mon ‘coup de gueule’, j’ai réfléchi à l’origine du problème et il me semble que ce n’est pas tant le caractère technique de certaines traductions qui est la source de nos maux.

Comme le souligne Loise, c’est bêtement une question d’argent combinée à un incroyable manque de cohérence de la majorité des gens qui ne réfléchissent pas plus loin que le bout de leur petit confort ou avantage personnel.
C’est le sacrifice du bon sens et du respect de certaines valeurs sur l’autel du veau d’or qui nous mènent à cette situation.

Malheureusement, ce mal ne gangrène pas uniquement le secteur de la traduction, mais l’ensemble de la société.

Je ne m’attends donc pas particulièrement à une amélioration rapide. Il est parfois nécessaire qu’une situation pourrisse pour laisser la place à du neuf.

Entre-temps, je reste la plus pragmatique possible, c´est ma solution pour l´instant, et tant pis si je suis un peu idéaliste.


 

Paul VALET (X)  Identity Verified
France
Local time: 00:50
Frais comme des gardons, avec de l'expérience et pas mal de divination Sep 28, 2013

- « En fait les textes sont souvent si spécialisés qu'il devient non pertinent de parler de "spécialisation technique", mais qu'il faudrait parler de spécialisation dans certains domaines professionnels très particuliers. »

L’hyper-spécialisation me semble vouée à l’échec à terme. Ne serait-ce que parce qu’il faudrait qu’il y ait un marché approprié avec assez de demandes de traduction pour en vivre, assez de capacités de notre part pour pouvoir assumer une bonne partie de la demande et assez peu de concurrence pour ne pas subir une pression trop forte sur les prix.

Dans la pratique, je crois que beaucoup d’entre nous sommes obligés d’en sortir plus ou moins.

Dans les entreprises, les ingénieurs et cadres sont confrontés comme nous aux innovations. Une des différences entre eux et nous, c’est qu’ils sont payés aussi pour se tenir à jour et que de la documentation et des formations leur sont fournies systématiquement à cet effet. Chez nous, c'est à prendre sur notre marge et notre temps non payé...


- « Paradoxalement, ce sont les grandes agences qui mettent en place toutes ces normes et autres processus de qualité ».

C‘est pour se couvrir de leur faiblesse intrinsèque, laquelle se voit à leur incapacité à répondre à la moindre question qu’on leur pose pendant la traduction.


- « J’ai honnêtement de plus en plus l’impression d’être un ouvrier spécialisé qui assemble des modules de texte comme d’autres montent des voitures à la chaîne alors qu’il y a un peu plus de 10 ans, fraîchement émoulue de mes études de traduction, je me considérais comme un artisan. »

De ce point de vue, cela ressemble à l’informatique, qui ne programme plus guère, au profit de l’assemblage de modules informatisés.


- « Travailler "à la main", dans un traitement de texte, ça c'est un plaisir. Persévérer dans une matière jusqu'à devenir excellent, au lieu de la roulette russe (autre expression de Pascale) d'un nouveau type de machine hyper-spécialisée chaque mois. »

Il ne faut pas rêver non plus, la plupart des domaines sont amenés à évoluer, notamment pour des questions de normes ou de création de produit. On n’a aucune chance de rester excellent sans changer. Les musées sont pleins d'excellentes choses du passé que plus personne n'utiliserait de nos jours. Les programmeurs qui étaient devenus excellents (et chers) sur l'IBM 360 sont devenus incompétents sur les gammes ultérieures. Les donneurs d’ordre ne se préoccupent pas de nous donner les moyens de changer autrement qu'en nous mettant au pied du mur. S'ils ont recours à la sous-traitance, c'est aussi pour ne pas avoir à former du personnel.

Il faudrait donc que nous soyons toujours jeunes et frais comme des gardons, avec un peu d'expérience et dotés d'assez de divination pour connaître la dernière nouveauté avant qu'elle ne sorte...

Mais il y a une stratégie qui consiste à prendre l’initiative de se reformer en permanence sur certains domaines, pour rester dans le métier. J'achète beaucoup de bouquins à l'occasion de traductions, dont je n'ai jamais le temps que d'étudier un ou deux chapitres...

Il est vrai, par contre, que, dans les sciences sociales, j'ai parfois l’impression que certains auteurs sont autant prévisibles, à travers les décennies, que des théologiens classiques…

[Modifié le 2013-09-29 06:17 GMT]


 

Paul VALET (X)  Identity Verified
France
Local time: 00:50
Quand les méthodes anciennes prennent un air de neuf... Oct 4, 2013

Pascale Pluton wrote:

Je ne m’attends donc pas particulièrement à une amélioration rapide. Il est parfois nécessaire qu’une situation pourrisse pour laisser la place à du neuf.



Le neuf en question pourrait bien être un retour à des pratiques anciennes.

Je pense en particulier à la fidélisation des traducteurs externes, afin de leur permettre de se perfectionner. Ça a été longtemps la règle. L'exacerbation de la concurrence a parfois fait voler cette règle en éclats.

De même pour les traducteurs maison. La mode managériale du recentrage sur le métier a fait licencier les services de traduction internes pour tout sous-traiter dans ce domaine. On reviendra peut être à des pratiques plus responsables à force de voir des agences dans l'incapacité de fournir autre chose que des prix cassés.

Certaines organisations internationales ont également eu des politiques en forme d'accordéon dans la traduction. Pendant un plan pluriannuel elles externalisaient à fond, puis elles décidaient de rapatrier un maximum de traduction en interne dans le plan suivant.

[Modifié le 2013-10-04 12:31 GMT]


 
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