quelle formation pour devenir traductrice
Thread poster: lucettec
lucettec
France
Dec 19, 2013

Bonsoir,

Je suis enseignante d'anglais dans le secondaire depuis presque 10 ans, résidente en France, et envisage de suivre une formation à distance de traduction.

La formation à distance me conviendrait parfaitement dans la mesure où je ménerais encore mon activité professionnelle, et ne serait donc ni mobile ni disponible pour suivre un cursus ou une formation supplémentaire à l'université.

J'ai entendu parler de CI3M ou encore du certificat de traduction de Saint Boniface.

La dernière me semble intéressante bien qu'onéreuse. Cependant, je ne sais pas par où commencer.
Cela semble-t-il jouable d'envisager une lente reconversion professionnelle.

Quelles formations conseillez-vous? où quelles démarches?

Je suis preneuse de tous conseils.

Bien à vous,


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Catherine VIERECK  Identity Verified
France
Local time: 15:43
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+ ...
Est-ce vraiment nécessaire ? Dec 20, 2013

Bonjour,

Si vous êtes enseignante dans le secondaire, cela signifie que vous avez probablement déjà un très bon niveau d'anglais. Vous possédez aussi probablement d'une licence voire d'une maitrise d'anglais, ce qui est un diplôme largement suffisant pour se lancer dans la traduction professionnelle. Mon amie dispose d'une licence d'allemand et cela lui a suffit pour se lancer dans la traduction et en faire son métier pendant 15 ans.

Pourquoi ne pas tenter l'aventure en effectuant quelques traductions en tant que auto entrepreneur ? Normalement cela est possible de cumuler avec votre poste d'enseignant à condition de demander l'autorisation à votre hiérarchie (attention cela risque de changer prochainement).

Cordialement,

Laurent Feltz


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Sheila Wilson  Identity Verified
Spain
Local time: 14:43
Member (2007)
English
+ ...
Mon parcours aussi Dec 20, 2013

J'ai commencé en tant de formatrice en anglais des affaires et j'ai fait une formation à distance (voir mon profil ici) afin d'ajouter la traduction. Pendant plusieurs années je faisais prioritairement la formation, en travaillant sur les traductions entre les classes. C'est tout à fait possible mais il faut dire que j'ai trouvé mes dernières années en France plus facile à gérer, quand je faisais prioritairement la traduction. Etre disponible, plus ou moins immédiatement, est très important.

On ne sait pas beaucoup de votre parcours, vos compétences. Il faut avoir quelque chose à offrir vos clients : une expérience dans la traduction, expérience dans le secteur de spécialisation, belles diplômes, une approche très marketing... au moins une mais pas forcément toutes. C'est à dire qu'un jeune de 22 ans devrait probablement aller chercher un master de traduction, mais quelqu'un qui a 30 ans d'expérience dans l'éducation, dans deux langues, pourrait commencer à traduire dans ce domaine avec un tout petit certificat de traduction.


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nordiste  Identity Verified
France
Local time: 15:43
English to French
+ ...
"parler anglais" et "être traducteur (professionnel)" Dec 20, 2013

Prenez le temps de regarder en détail différents programmes de Master de traduction en France et vous verrez que si la connaissance de la langue source est un préalable, la traduction c'est bien autre chose.

Un complément de formation est donc nécessaire si vous voulez faire de la traduction votre métier, surtout dans la paire français-anglais pour laquelle la concurrence est particulièrement rude.

Vous pouvez lire "Profession traducteur" de Daniel Gouadec (enseignant de Rennes à l'origine de CI3M) qui donne un assez bon aperçu de la profession en France
http://www.amazon.fr/Profession-traducteur-Daniel-Gouadec/dp/2856082165
ou encore sur un mode plus divertissant mais aussi passionnant "Le poisson et le bananier" de David Bellos
http://www.amazon.fr/poisson-bananier-histoire-fabuleuse-traduction/dp/208125624X/ref=sr_1_sc_1?s=books&ie=UTF8&qid=1387534685&sr=1-1-spell&keywords=le%20posson%20et%20le%20bananier

Les formations complètes à distance sont rares, les deux que vous citez sont réputées mais coûteuses. Selon votre statut d'enseignant vous pouvez aussi envisager un congé formation d'un an pour suivre un Master 2 dans une université.

Deux sites d'associations de traducteurs en France vous donneront des informations précieuses sur le métier : www.atlf.org (traduction littéraire) et www.sft.fr (Syndicat des traducteurs professionnels).

Il faut être conscient qu'aujourd'hui en France être traducteur c'est exercer en profession libérale, que ce soit comme auto-entrepreneur ou pas. C'est une énorme différence avec le statut de fonctionnaire ou de salarié : il faut être capable de trouver ses clients, la dimension commerciale du métier est importante et peut constituer un obstacle bien plus important que la maîtrise de certaines techniques (logiciels complexes par exemple).

Un conseil : pour vous exercer, si vous envisagez de faire de la traduction votre futur métier, fuyez les petites annonces du Bon coin ou d'autres sites qui cherchent des traducteurs amateurs pas cher. Proposez plutôt vos service bénévolement à des associations caritatives ou culturelles à budget réduit.

[Edited at 2013-12-20 16:59 GMT]


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VJC
Local time: 15:43
German to French
c'est en traduisant que l'on devient traductrice (ou traducteur) Dec 20, 2013

Garder un emploi, trouver des client(e)s, changer progressivement, abandonner ou conserver les deux sources de revenu.

La langue source, langue étrangère, est relativement facile à comprendre, mais comment le dire dans la langue cible si je n'y ai jamais rencontré le sujet. Par exemple : je suis francophone et, depuis quelque temps en Angleterre, j'apprends à cuisiner en anglais. Je deviens un grand chef mais suis incapable d'expliquer à des francophones dans leur langue comment faire. En français, c'est tout juste si je sais cuire un œuf.

Nouveau traducteur, j'ignore les us et coutumes de la profession. J'ai tellement l'habitude de traduire pour moi, pour mon plaisir ou pour rendre service que facturer me semble incongru, pour ne pas dire sordide.

Les domaines : GAG, Georges-Arthur Goldschmidt, grand traducteur devant l'Eternel, se dit incapable de traduire un texte technique (matériel, je ne parle pas de technique philosophique ou littéraire, mais d'électronique ou de mécanique, par exemple). Il n'y comprend rien en allemand et rien en français. Il peut se limiter à la traduction littéraire, il n'est pas obligé d'en vivre (me semble-t-il, il est retraité de l'enseignement).

Trouvez des amies, des amis honnêtes qui traduisent et donnez-leur un coup de main, par exemple, pour vous faire la main ou vous aider à vous former. Vous risquez de les perdre. Le métier est dangereux !

Ne vous lancez pas sans parachute, ne sautez pas, restez dans l'avion. Vous avez un métier, gardez-le. Si vous avez l'occasion de traduire, faites-le ; si l'occasion fait de vous une traductrice et si vous trouvez du travail, si ce travail vous plaît, faites-le.


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Eloïse Notet  Identity Verified
France
Local time: 15:43
Member (2005)
German to French
+ ...
Avec nordiste Dec 20, 2013

J'ai du mal à concevoir qu'on puisse encourager quiconque à se lancer dans la traduction, qui reste une véritable profession, rappelons-le une fois encore, sans suivre de formation dans le domaine... d'autant plus quand on est soi-même professionnel.

Parler les langues ou même les enseigner, c'est une chose, mais les traduire et en vivre, c'est une autre paire de manches.


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VJC
Local time: 15:43
German to French
sans formation Dec 20, 2013

There are more things in heaven and earth, Eloïse, than you’ve even dreamed of.

D'après Shakespeare

Je n'ai pas de formation et je traduis depuis plus de vingt ans. Il m'est même arrivé de bien traduire des livres (épuisés, mais qui ont été disponibles dans le commerce) d'une langue que je n'avais jamais apprise.

Diderot (Denis) traduisait de l'anglais avec un dictionnaire latin-anglais, pour faire vivre sa famille. Sa formation initiale, dirions-nous aujourd'hui, était la théologie et la philosophie. Peut-être avait-il aussi appris quelque chose du métier de son père, maître coutelier. Il a aussi traduit sans formation de traducteur.

Jean-Christophe
Traducteur sans formation, depuis 1994


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lucettec
France
TOPIC STARTER
merci de vos réponses Dec 20, 2013

Bonsoir à tous,

Je tenais à vous remercier de vos posts.
Et un merci particulier à Nordiste pour les références des livres données. Je ne manquerai pas d'y jeter un oeil.

Il est vrai que je ne suis pas rentrée dans les détails. Pour information, j'ai presque 10 ans d'ancienneté au sein de l'éducation nationale, et partage l'avis de certains quant à la nécessité d'une formation supplémentaire me concernant. A mon niveau (maîtrise), j'estime ne pas être suffisamment compétente pour me lancer dans la traduction. C'est un exercice bien particulier dans lequel je n'ai jamais excellé et où j'ai envie de me perfectionner et me faire la main.

Je voulais juste me renseigner sur l'existence et la qualité des formations à distance. N'ayant aucune connaissance du milieu. Pensez-vous que la formation avec l'université de Saint Boniface pourrait apporter un plus notable sur un CV?

Il n'est malheureusement pas question de demander une année de disponibilité pour moi. Nous ne pourrions vivre sur un seul salaire.

J'éprouve juste à ce stade de ma vie professionnelle le besoin d'évoluer et peut-être de changer. Je n'ai pas l'intention de quitter l'éducation nationale sans avoir la certitude d'aimer la traduction et de pouvoir en vivre.
Pourquoi pas essayer de mener les deux de fronts pour commencer puis aviser ensuite?
Encore faut-il savoir comment démarcher.

Pourquoi privilégier les petites associations?
Si l'un d'entre vous a connaissance de la possibilité d'un cumul de fonctions entre l'enseignement et la traduction, je suis preneuse d'informations.

Je vais tâcher de prendre le temps de me renseigner davantage. Et revenir sur le forum probablement avec d'autres questions.

En attendant je vous souhaite à tous de joyeuses fêtes de fin d'année.


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Eloïse Notet  Identity Verified
France
Local time: 15:43
Member (2005)
German to French
+ ...
VJC Dec 20, 2013

Il y a bien sûr toujours des exceptions qui confirment la règle, et je suis loin de penser que tout traducteur non diplômé est incompétent. Je suis même d'avis que certains diplômés ne le sont pas forcément, mais il faut être réaliste. On ne vit plus au 18ème siècle où trois traducteurs se battaient en duel. Même 20 ans en arrière, les choses étaient bien différentes (loin de moi l'idée de te traiter de vieux, attention), mais quand je me remémore mes profs de fac parler de leurs débuts, ils n'ont rien avoir avec les miens ... qui remontent à 10 ans déjà !
Alors pour se lancer aujourd'hui, il ne faut pas être bon, il faut être très bon (ce qui est le cas dans beaucoup d'autres professions, mais certainement pas toutes).
Et qui peut acquérir ou valider ses compétences par une formation accompagnée d'un joli diplôme ne devrait pas se priver, afin de s'ouvrir des portes supplémentaires. J'entends bien sûr toute personne souhaitant se lancer à plein temps dans la profession, qui reste, outre la passion des mots, un business à part entière.
Parce qu'en réalité, je pense que pour devenir très bon (et pas qu'en technique pure et dure de traduction !), il faut passer par le plein temps.

Bonne soirée à tous !


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Texte Style
Local time: 15:43
French to English
Mentoring, masters... Dec 21, 2013

Je connais plusieurs personnes qui ont commencé par enseigner avant de traduire, ce n'est pas pour autant que les deux métiers aient quoi que ce soit en commun à part la nécessité de connaître au moins une langue étrangère.

Enseigner, surtout à l'Education Nationale, c'est beaucoup de "Brian is in the kitchen", les opportunités de faire autre chose qu'enseigner des règles bien basiques et d'adhérer au programme sont très rares. Il est très rare de pouvoir manier des textes du niveau de ceux que l'on peut être amenés à traduire, et pour cause: on les fait traduire parce qu'ils sont difficiles à comprendre!

Je suis moi-même autodidacte mais à l'époque où j'ai commencé à traduire il n'existait pas de master en traduction comme aujourd'hui...

Vous cherchez à faire une formation à distance. Comme le traducteur travaille tout seul devant son écran, il est tout naturel d'imaginer que l'on puisse se former de cette façon également. Or lorsque j'ai validé mes acquis en faisant le master à l'ESIT, ce que j'ai trouvé le plus formateur, c'est quand on travaillait en équipe. On se frottait à d'autres idées, d'autres sensibilités, d'autres expériences, et c'était très enrichissant. Et puis certains des camarades de classe sont devenus chefs de projet en agence de traduction, et ils se tournent tout naturellement vers ceux dont ils connaissent déjà la qualité de travail personnel ainsi que la qualité de la formation qu'ils ont reçues.

Tout ceci pour dire que pour devenir traductrice aujourd'hui, il faut soit se lancer sans formation, ce qui est encore possible si on connaît déjà des clients potentiels, éventuellement en se faisant aider par le biais d'un système de mentoring (il y en a un sur Proz je crois), soit faire un master en traduction. Il y a aussi la possibilité de faire le master à mi-temps pour ceux qui ont déjà un emploi du temps chargé.


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nordiste  Identity Verified
France
Local time: 15:43
English to French
+ ...
professionnalisation du métier Dec 21, 2013

La traduction est aujourd’hui un vrai métier, avec des techniques et un savoir-faire qui doivent d'apprendre, en plus du talent et autre "don des langues" que certains posséderaient ou pas.

Au dix-neuvième siècle, et même au début du vingtième, on a vu des auteurs traduire une langue qu'ils ne parlaient pas, à partir d'un dictionnaire et de traduction littérale sous les mots du texte source. C'est totalement impensable aujourd'hui.

Le CV d'un indépendant n'est pas le CV d'une personne qui cherche un emploi salarié, et encore moins d'un universitaire qui cherche un nouveau poste. Il faut montrer qu'on est compétent immédiatement, que ce soit par un diplôme ou par une expérience acquise. Il faut le voir comme une plaquette d'offre de protestations de services.
De plus un traducteur ne travaille pas uniquement pour des clients en France, donc l'effet d'un diplôme prestigieux est perdu dès qu'on passe les frontières, sauf pour ceux des établissements de renommée internationale.

Vous obtiendrez peut-être plus de détails sur St Boniface dans le forum "traduction au Canada" .

On trouve des autodidactes dans tous les métiers, que ce soit traducteur ou chanteur d'opéra. Mais ce n'est pas forcément la voie la plus facile pour réussir à en vivre.


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Adrien Esparron
Local time: 15:43
Member (2007)
German to French
+ ...
Précisions Dec 21, 2013

lucettec a écrit :



Je voulais juste me renseigner sur l'existence et la qualité des formations à distance.



Oui et je crains que les réponses apportées ne vous ont guère donné satisfaction ? Mon propos n'aidera pas plus sur ce point dans la mesure où je n'ai jamais suivi de formation de quelle nature que ce soit, mais à mon époque (en 1968) la question ne posait aucunement.

Je ne dis pas que les choses ont très largement évolué et qu'il paraît normal désormais de suivre des formations ciblées. Cela ne préjuge pas cependant, comme mentionné, de la qualité et des compétences d'un traducteur "formé".

Sur votre autre question, celle d'une lente reconversion professionnelle, vous n'obtenez guère de vraies réponses non plus, ces dernières, pour résumer très rapidement, se limitant à commenter le rôle de chef d'entreprise en profession libérale.

Certes l'écrasante majorité des membres de ce site représentent ce qui en est dit, mais cela ne témoigne pas vraiment de ce qu'est l'univers de la traduction.

C'est pourquoi je vous pose à mon tour la question : qu'imaginez-vous, que mettez-vous derrière la notion de traduction ?

Vous dites vous même que "C'est un exercice bien particulier dans lequel je n'ai jamais excellé et où j'ai envie de me perfectionner et me faire la main."

Vous avez donc une idée, mais j'ai l'impression que c'est une notion d'enseignant que vous avez ici. La réalité est que nous ne sommes pas dans l'univers thème et version du collège.

Il est des dizaines de métiers et il est impossible de tout mettre dans des moules. Il convient de se situer et savoir où l'on est à l'aise.

Référence a été faite à Shakespeare : il est de très intéressantes lectures sur le rapport qu'ont entretenu Victor Hugo et son fils François-Victor sur la traduction, non seulement de Shakespeare, mais de manière générale.

Très intéressantes aussi sont les relations entre Baudelaire et Poe et ce que peu en dire Baudelaire.

Mais cela n'aidera en rien à traduire le mode d'emploi du dernier Smartphone à la mode.

Voyez ce qui vous intéresserait et c'est ensuite que vous pourrez définir ce dont vous avez besoin.

Pour la reconversion, n'oubliez que le temps ne joue pas en votre faveur, la trentaine est déjà entamée visiblement.

Bien cordialement et bonne continuation.

A.E.


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Paul VALET  Identity Verified
France
Local time: 15:43
Connaissez bien vos motivations, d'une part, et le métier, d'autre part Dec 21, 2013

(...)
J'éprouve juste à ce stade de ma vie professionnelle le besoin d'évoluer et peut-être de changer. Je n'ai pas l'intention de quitter l'éducation nationale sans avoir la certitude d'aimer la traduction et de pouvoir en vivre.
Pourquoi pas essayer de mener les deux de fronts pour commencer puis aviser ensuite?
Encore faut-il savoir comment démarcher.

(...)


Je crois que l'essentiel est d'être motivé pour un métier, mais encore faut-il en avoir une connaissance exacte.

Le métier de traducteur n'a rien à voir avec celui de prof. Un prof doit être extraverti et faire son "show" tous les jours, sur estrade. Il est le patron dans sa classe, du moins pour sa hiérarchie. Il domine (normalement) des élèves qui lui sont inférieurs sur divers points. Il est défendu par des syndicats. Ses conditions financières restent correctes et stables, en France. Dernièrement, je lisais qu'une enquête avait permis de déterminer que chaque prof interviewé se jugeait meilleur que tous ses collègues du même établissement...


A côté de ses bons côtés (indépendance, liberté d'organisation de son temps...), la traduction présente certaines difficultés spécifiques. en voici quelques unes.

C'est un métier solitaire (en tant qu'indépendant). Il exige de rester assis des heures (sauf pour ceux qui dictent), devant des textes qui ne sont pas toujours intéressants, et un écran itou. Par conséquent, beaucoup de traducteurs ont eu, ont ou auront mal au dos. On y a affaire à des gens qui peuvent nous juger : les clients. On y est payé aux pièces. La rémunération peut évoluer dans tous les sens, selon la conjoncture et le désir des clients ; il n'est pas rare qu'il faille faire le marchand de tapis à ce sujet. La reconnaissance y est rare; vos clients exigent souvent de vous que vous restiez un inconnu, du moins dans la traduction technique et pour ce qui concerne les textes que vous avez traduits pour eux.

En plus de la traduction proprement dite, il faut passer un certain temps en travaux et démarches pour répondre à des obligations administratives d'indépendant.

C'est un métier très exigeant, et peu gratifiant socialement.

[Modifié le 2013-12-21 20:43 GMT]


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Schtroumpf
Local time: 15:43
German to French
+ ...
Bonne année 2014 quand même ! Dec 31, 2013

Bonjour Lucette et les autres,

Juste un petit coucou amical à vous en passant. Je rejoins les réactions de Nordiste et d'Eloïse et s'il y avait un point qu'il me semblait essentiel à souligner, c'est bien celui soulevé par Adrien entre autres : la traduction professionnelle n'a rien à voir avec les **exercices de** traduction de l'enseignement des langues. Je me souviendrai toujours des corrections qu'apportait à mon travail un prof de fac, du temps où j'exerçais déjà un peu dans la traduction technique. S'il ne retrouvait pas chaque mot du texte source, il considérait qu'il y avait faute...

Enseigner est un métier de contact, traduire un métier de solitaire. Cela peut être complémentaire, mais rares sont les personnes qui sont excellentes dans les deux. Si vous aimez les contacts, d'autres pistes pourraient être envisagées : accompagnement de groupes de touristes étrangers, enseignement aux adultes... Quant à la traduction, en 2014 il faut non seulement maîtriser la traduction mais également le sujet du texte, plus (last but not least) les outils de TAO.

Quelles commandes auriez-vous en effet si vous ne maîtrisez pas les programmes qui permettent aux agences et autres donneurs d'ordres d'organiser la traduction de manière cohérente ?

Bref, si vous adorez les défis et que les challenges vous insupportent, la traduction vous offrira un magnifique terrain de jeu

Sur ce, passez tous un excellent réveillon -
Amitiés schtroumpfiennes !

[Bearbeitet am 2013-12-31 16:32 GMT]


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Florence Lesur  Identity Verified
France
Local time: 15:43
English to French
+ ...
des formations existent pour les traducteurs Jan 8, 2014

Bonjour Lucette et tous,

Il existe de nombreux moyens de se former pour les aspirants traducteurs et les traducteurs établis qui souhaitent continuer d’apprendre, que ce soit en ligne ou selon un format plus classique.

Côté téléformations, on trouve en espagnol AulaSic, en anglais eCPD Webinars et en français le CTTIC (canadien) ou la SFT, déjà mentionnée par nordiste. Cette dernière propose également des formations en présentiel. Un autre syndicat de traducteurs français, Aprotrad, en propose également.

Les MOOC − ces formations gratuites en ligne, dispensées par des universitaires, dont les principales sont recensées ici par le site Esprit Riche − constituent une autre piste à explorer pour vous former, mais elles abordent surtout les thèmes dans lesquels vous souhaiterez peut-être vous spécialiser en tant que traductrice.

J’étais justement venue sur le forum pour parler d'une formation sur l’installation des nouveaux traducteurs, qui aura bientôt lieu à Grenoble, mais, indépendamment de cela, j’espère avoir pu vous apporter des pistes de réflexion et de recherche.

Bien cordialement,

Florence Lesur


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