Etudiante en traduction: quelle combinaison de langues choisir pour l'avenir?
Thread poster: Amelie56

Amelie56
France
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Jun 6

Bonjour à tous,

Je suis désolée de vous déranger, mais s'adresser à des professionnels me semble le mieux. Je suis actuellement en Master Recherche au Japon, je rentre en France prochainement. J'ai toujours hésité entre faire de la recherche et de la traduction, et songe à finalement me rediriger dans cette voie en rentrant.

J'ai suivi et suis toujours à l'heure actuelle un cursus où la traduction est présente (traduction médicale japonais vers anglais et traduction juridique japonais vers français), mais ce ne sont que des options, et je trouve l'enseignement de la technique assez peu approfondi, je ne m'estime donc pas légitime pour me lancer en freelance malgré le "traduction" écrit sur mon diplôme et un séjour prolongé dans ma langue B.

Je m'adresse à vous car je me pose surtout des questions sur la pertinence des combinaisons de langues possibles qui s'offrent à moi: j'aimerais prendre le japonais en langue B c'est indéniable, c'est ma passion et je la maîtrise presque autant que le français (ce qui ne veut pas dire savoir la traduire, j'en suis consciente !) mais je parle aussi d'autres langues, et c'est là que j'hésite, il ne me semble pas très pertinent de m'éparpiller donc je dois faire des choix: j'ai aussi un niveau avancé en anglais, allemand, espagnol et chinois mandarin. J'ai un coréen courant également, mais qui je pense est encore trop faible pour être exploité pour de la traduction. Je m'intéresse de manière quasiment égale à chacune des cultures (donc ça ne m'aide pas à départager !)

Mes questions sont les suivantes:

-Quelle combinaison à l'avenir vous semble la plus judicieuse pour le monde de la traduction en freelance? J'aurais pensé à Français-Japonais-Anglais-Allemand, mais peut-être que le chinois mandarin ou le coréen a meilleure presse? Je ne sais pas.

-Quelle spécialité dans la traduction technique vous semblerait la plus demandée pour ces langues? Je me suis spécialisée en droit et en sciences politiques donc je serais plus intéressée par ces domaines de prime abord, mais après avoir touché à du médical, j'avoue que ça m'intéresse aussi de plus en plus, mais j'ai peur de m'éparpiller.

-Je songe à m'inscrire à l'ESIT l'année de mon retour, malheureusement j'ai cru voir que les formations ne sont pas toujours ouvertes selon les langues choisies, par exemple, le japonais ne semble pas disponible cette année. Je trouve très peu de formations de traduction proposant ma langue B. Dans le cas où je ne peux bénéficier d'une formation, avez-vous des conseils pour que je puisse m'exercer malgré tout (associations, formations moins connues, etc) ?

-Une dernière question qui touche plus au métier de traducteur freelance en lui-même: bien que chaque parcours soit différent, peut-on en vivre suffisamment pour ne pas se demander si on va manger le mois prochain? Combien de temps travaillez-vous en moyenne par semaine? Le travail ne me fait pas peur, ici au Japon je travaille souvent 50 heures par semaine voire plus, mais disons que si c'est pour bosser 50 heures/semaine et vivre sous le seuil de pauvreté, je ne sais pas si ça vaut le coup.

Désolée pour toutes ces questions, mais je suis en pleine remise en question ! Merci d'avance !

[Edited at 2018-06-07 10:51 GMT]


 

Nikki Scott-Despaigne  Identity Verified
Local time: 20:35
French to English
Quelques idées et commentaires Jun 7

Afin de commercialiser ses compétences professionnellement, il est plus facile de convaincre lorsque l'on traduit vers sa langue maternelle. Si la vôtre est le français, professionnellement, la règle d'or dicte que vous devriez donc traduire uniquement vers le français. En général, les bonnes agences, (accent sur "bonnes") ne proposeraient pas de faire autrement, encore moins de traduire dans une paire de langues dont aucune des deux n'est une langue maternelle.

Quant aux spécialités, médicale et juridique, notez bien que parmi vos concurrents se trouveront très probablement des personnes bilingues de naissance et diplômées et expérimentées dans le domaine médical ou juridique. Pour ne pas vous démoraliser complètement, il y a des traducteurs sans qualification formelles et/ou expérience professionnelle dans leur domaine de prédilection. Dans les deux cas, avec ou sans qualification/expérience, on retrouve de bons et de mauvais traducteurs.
C'est utile d'en être conscient.

Sinon, la chasse est ouverte! Je vous souhaite bonne chance, mais vous conseille sincèrement de démarrer surtout en traduisant vers une langue maternelle. Vous serez au moins certaine de l'authenticité du produit fini.


[Edited at 2018-06-07 15:59 GMT]


 

Amelie56
France
New user
TOPIC STARTER
précisions Jun 7

Merci pour votre réponse ! Je suis navrée, dans la précipitation mon message porte beaucoup à confusion, il s'agissait bien sûr de traduire uniquement vers le français ! Je me demandais simplement quelles paires seraient les plus judicieuses, si le japonais était plutôt demandé ou pas, et pour une éventuelle deuxième ou troisième paire, s'il valait mieux favoriser une paire Allemand-Français, Mandarin-Français ou un Coréen-Français (qui ne serait pas pour tout de suite, mais c'est pour me préparer aussi), quand on a déjà une paire Japonais-Français (si tant est que celle-ci soit demandée), par exemple.

Ensuite, concernant les spécialisations, c'était bien sûr en réfléchissant au marché français par rapport à ces paires.

Je suis désolée que cela ait porté à confusion.


 

Adrien Esparron
Local time: 20:35
Member (2007)
German to French
+ ...
Encore beaucoup de flou Jun 7

Bonjour,

J'ai bien envie de vous répondre, mais n'arrive pas à trouver la bonne articulation : comme beaucoup d'entre vous encore en études, même avancées, vous êtes en complet décalage par rapport à ce que peut être l'univers d'une activité professionnelle. Entendons-nous bien, celle dont on fait son métier, son gagne-pain. Ce n'est pas un reproche, juste une constatation, et c'est pourquoi vous avez besoin d'avis.

Vous ressentez cependant bien deux choses essentielles : une mention sur un diplôme et une curiosité culturelle ne feront pas de vous une traductrice.

Les choses sont, et doivent être, beaucoup plus ciblées.

Quel que soit son niveau dans des langues qui ne sont pas "la sienne" (j'évite désormais de parler de langue maternelle tant les abus (ici même) et les incompréhensions sont nombreux) il est de bonne pratique de ne traduire que vers cette langue, dite "cible". Ce principe s'accompagne d'une parfaite maîtrise, et de sa propre langue, et bien évidemment de la langue que l'on traduit, la langue "source".

Aligner une foultitude de langues source peut paraître séduisant, mais je l'estime totalement contre-productif dans la mesure où la crédibilité d'une vraie maîtrise risque d'en être mise à mal.

Il y a bien sûr une question de marché pour savoir si le japonais serait plus indiqué que le chinois, l'allemand ou encore une autre langue. De marché et, dans ce marché, de spécialisation éventuelle. Le médical ce n'est pas du juridique, et à ce niveau il conviendra également de trancher un jour ou l'autre.

De marché, de spécialisation, mais aussi, et sans doute à part égale, voire supérieure, d'affinité : trouver ce qui nous va et comment. Je veux dire par là que c'est peut-être idéal de traduire du chinois médical alors qu'il est évidemment palpitant de faire de l'allemand juridique...

Cela vous êtes la seule à pouvoir le déterminer. Cela ne se fait pas du premier coup, mais on y arrive assez vite. Tant que vous n'êtes pas encore dans la vie active, c'est le moment de commencer à ne plus vous laisser guider par des tendances, mais bien à définir vos vraies envies.

C'est pourquoi je ne peux dans l'immédiat répondre avec précision à vos questions directes.

En dehors peut-être de votre idée de suivre encore une formation une fois revenue en France. Pourquoi pas l'ESIT en effet, mais est-ce bien utile (surtout si vous ne trouvez pas la bonne combinaison), et avez-vous encore le loisir d'y passer tout ce temps ? Sans pour autant préjuger de ce que la mention de diplômée de l'ESIT apportera à votre éventuelle future carrière d'indépendante.

Une dernière pour la route : oui, il faut bosser ("dur" comme on dit pour imiter les ricains) et surtout comprendre que la régularité n'est pas une vraie option. Mais je suis certain que beaucoup ici sont de vrais traducteurs qui bossent bien et en vivent tout à fait honorablement. Il faut savoir se faire peur de temps en temps...

Voilà pour le quart d'heure, très bonne continuation et mûrissez bien tout cela.


 


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