Les blues d'une traductrice
Thread poster: Nina Khmielnitzky

Nina Khmielnitzky  Identity Verified
Canada
Local time: 02:58
Member (2004)
English to French
Apr 10, 2007

Si quelqu'un connaît Suzanne Lapointe, qu'il ou elle lui transmette mes félicitations et mes remerciements.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070410/CPOPINIONS/70410041/5290/CPOPINIONS


[Edited at 2007-04-10 19:26]


Direct link Reply with quote
 

Emmanuelle Riffault  Identity Verified
Germany
Local time: 08:58
Member (2004)
German to French
+ ...
Vimy Apr 11, 2007

Nina Khmielnitzky wrote:

Si quelqu'un connaît Suzanne Lapointe, qu'il ou elle lui transmette mes félicitations et mes remerciements.

http://www.cyberpresse.ca/article/20070410/CPOPINIONS/70410041/5290/CPOPINIONS


[Edited at 2007-04-10 19:26]


Bonjour Nina,
Est-ce que tu en sais plus sur ces défauts de traduction ?

Emmanuelle


Direct link Reply with quote
 

Sylvain Leray  Identity Verified
Local time: 08:58
Member (2003)
German to French
Vimy Apr 11, 2007

Emmanuelle Daburger-Riffault wrote:
Bonjour Nina,
Est-ce que tu en sais plus sur ces défauts de traduction ?


Je ne m'appelle pas Nina, mais l'article suivant en donne 2-3 exemples :

www.lemonde.fr/web/article/0,1-0@2-3222,36-892645,0.html

Sylvain

[Modifié le 2007-04-11 07:29]


Direct link Reply with quote
 

Anne Diamantidis  Identity Verified
Germany
Local time: 08:58
Member (2007)
English to French
+ ...
coup de gueule Apr 11, 2007

oui, c´est incroyable... et en meme temps tellement peu étonnant...
Je ne sais pas pour vous, qui etes des traducteurs établis, mais en tant qu´étudiante en traduction, à chaque soirée ou rencontre avec des étudiants d´autres disciplines, j´ai invariablement droit au type de réflexions suivantes :
"Ah bon, mais c´est un vrai métier, traductrice ?" ou encore "attends, traducteur, ne me dis pas qu´il faut faire des études quand meme, il suffit d´etre bilingue, non ?"
Les années passant et la fin de mes étude approchant à granbd pas, j´ai vraiment l´impression que la profession est très mal reconnue du grand public.... moi meme, avant de me lancer dans cette voie, je ne soupconnais pas tout ce qu´il y avait comme travail, sens, implications, techniques, etc... derrière le mot "traducteur"...


Direct link Reply with quote
 

Adrien Esparron
Local time: 08:58
Member (2007)
German to French
+ ...
Le grand public ... Apr 11, 2007

Anne Diamantidis wrote:

jai vraiment l´impression que la profession est très mal reconnue du grand public...



Le grand public, à vrai dire, cela n'a aucune importance et il est ignorant de ce métier comme de milliers d'autres.

Chez moi j'ai renoncé à perdre du temps à expliquer : je suis catalogué comme étant "écrivain", ce qui est prestigieux, socialement plus que correct et aussi un peu mystérieux (mais que fait-il au juste ... et surtout de quoi vit-il ...).

A cette dernière question je m'en pose encore ...

Ce qui est utile dans ton interpellation est que les professionnels de la traduction (enfin bon les agences, quoi) pour une part d'entre elles ne se distinguent pas du grand public.

Me suis-je fait comprendre ?

La vraie question est là.

Mais il est aussi des professionnels conscients d'un côté comme de l'autre. C'est le moindre mal que je souhaite à ceux qui font un métier bizarre.

OM


Direct link Reply with quote
 

Claudia Iglesias  Identity Verified
Chile
Local time: 03:58
Member (2002)
Spanish to French
+ ...
Des incompétents, il y en a dans tous les métiers, des amateurs aussi. Apr 11, 2007

Je crois malheureusement que loin d'être exceptionnelle, cette situation se reproduit dans toutes les branches mais nous sommes plus sensibles à celle qui nous touche de près.

Dans le cas cité, la traduction a été faite par des "bénévoles" qui croyaient savoir. Il y avait non seulement des fautes de traduction, mais des fautes d'orthographe !
Je n'ai aucun problème à imaginer qu'une association n'ait pas les fonds nécessaires pour payer des traductions ou qu'elle préfère allouer cet argent à un autre chapitre. Mais alors il faut au moins, parmi les personnes compétentes, charger une personne de traduire et une autre de réviser. C'est la moindre des choses. J'ose espérer qu'il n'y a pas eu de réviseur. S'il n'y a pas de personnes compétentes dans l'association, ils peuvent s'adresser à un groupement où il y a des personnes compétentes. Ici, par exemple, il est possible de trouver des traducteurs bénévoles s'ils sont sensibles à la cause.

Dans le cadre d'un évènement à dimension internationale on pourrait s'attendre quand même à ce que le ou les gouvernements allouent les fonds nécessaires pour la traduction. D'autant plus que leur image en prend un coup. Mais combien auraient remarqué que la traduction était excellente si jamais elle l'avait été ? Ça aurait doré leur blason pour pas cher.

Je crois que le pire ennemi du travail bien fait est la conviction de savoir faire alors qu'on ne sait pas. Les gens qui ne doutent de rien. Autant je peux le prendre comme une erreur de jeunesse, autant il faut que ceux qui s'en rendent compte le disent à la personne concernée, autrement son sentiment est renforcé et son amour propre ne cesse de grandir, laissant des catastrophes sur son chemin.
Ce qui me rassure quand même, c'est que c'étaient des bénévoles. Je me dis qu'il y a des non bénévoles, pseudo professionnels, capables de facturer pour faire des choses équivalentes.
Je serais curieuse de savoir ce qui se passe dans la tête de celui ou celle qui a traduit cela. Je crois qu'il y a deux attitudes possibles, la première étant la compréhension de l'étendue du problème et la prise de conscience. Dans ce cas cette personne ne se proposera plus jamais pour traduire sans s'assurer d'avoir au moins un réviseur.
Ou l'autre, que je vois trop souvent et qui m'exaspère, qui consiste à se dire que c'était du travail bénévole et que les autres n'ont donc rien à dire.
Travail bénévole ne veut pas dire travail professionnel, mais on peut être bénévole et faire preuve de professionnalisme. (Je la mets en gras, elle me plaît, cette phrase).

J'ai récemment eu affaire à des "experts" qui ont démontré ne rien savoir dans leur domaine, qui ont coûté très cher à l'entreprise qui les a envoyés pour former des travailleurs, qui ont reconnu ne pas être à la hauteur, mais ont haussé les épaules en disant qu'ils ne perdraient pas leur boulot pour autant. Écœurant.

Claudia


Direct link Reply with quote
 

Emmanuelle Riffault  Identity Verified
Germany
Local time: 08:58
Member (2004)
German to French
+ ...
Métier mal connu Apr 11, 2007

Le métier de traducteur est peut-être mal connu, mais c'est le lot de beaucoup de métiers, non ? Beaucoup pensent sûrement qu'un informaticien se contente de bidouiller dans Word et Excel et qu'un ingénieur trempe les doigts dans le cambouis toute la journée (et puis ingénieur en quoi d'abord ?). Ceux qui critiquent les profs ne savent pas ce que c'est qu'enseigner et ceux qui critiquent les hommes politiques... euh, non, là on sait tout

En général, la réputation n'est pas si mauvaise que ça. Au pire, comme le dit Olivier, on nous prend pour des "écrivains".

La question qu'on me pose le plus souvent : "Ah ouais ? Et qu'est-ce que tu traduis ?". C'est pas si bête comme question. Et la 2e : "Et qui sont tes clients ?". Pas trop con, non plus.

Emmanuelle


Direct link Reply with quote
 
Erika Pavelka  Identity Verified
Local time: 02:58
French to English
Le problème ici Apr 11, 2007

Le problème dans ce cas, c'est qu'il y avait sûrement un anglophone « bilingue » au ministère des Anciens Combattants et on lui a confié le mandat de traduire le texte en français. Ou cette personne-là l'a mis dans Google.

Il y a autant de problèmes vers l'anglais au Canada, surtout au Québec. Les Québécois ont tendance à se penser très bon en anglais, mais parler et écrire correctement sont deux bêtes différentes.

On espère que cet incident servira de leçon...


Direct link Reply with quote
 

Nina Khmielnitzky  Identity Verified
Canada
Local time: 02:58
Member (2004)
English to French
TOPIC STARTER
Immersion Apr 11, 2007

Le problème, c'est que des personnes qui ont fait un cours d'immersion en 2e année primaire pensent qu'elles sont aptent à traduire.
Quand j'étais petite, j'ai joué au docteur. Cela ne me permet pas pour autant de prescrire des médicaments.
J'ai déjà eu à ramasser les pots cassés derrière un "traducteur" et mon employeur n'a jamais voulu me dire qui c'était pour que je puisse lui mettre le nez dedans.
Je dis toujours "stick to what you know" et c'est vrai aussi en traduction.

[Edited at 2007-04-11 17:04]


Direct link Reply with quote
 

Helene Diu  Identity Verified
France
Local time: 08:58
Member (2004)
English to French
Pingrerie ? Apr 12, 2007

A en croire le site ledevoir.com cité en lien par le Monde, la restauration du monument aurait coûté 20 millions de dollars (canadiens, j'imagine), pourtant on fait appel à des bénévoles pour la traduction. Cela me fait bien rire.

http://www.ledevoir.com/2007/04/06/138476.html


Direct link Reply with quote
 

Catherine Piéret  Identity Verified
Italy
Local time: 08:58
English to French
+ ...
Les blues d'une traductrice...ou d'un logiciel de traduction? Apr 19, 2007

Ce texte a peut-être été traduit par un logiciel de TAO?
Combien de fois vous est-il arrivé de "réviser" une traduction pour un client et de vous rendre compte par la suite qu'en fait il avait utilisé un logiciel de TAO (un moyen pas très honnête pour faire baisser les prix).
Avons-le, on s'est tous fait avoir au moins une fois
De toute façon, la journaliste a raison d'être énervée: on ne plaisante pas avec la francophonie! Ah, mais...!!!


Direct link Reply with quote
 


To report site rules violations or get help, contact a site moderator:

Moderator(s) of this forum
Andriy Bublikov[Call to this topic]

You can also contact site staff by submitting a support request »

Les blues d'une traductrice

Advanced search






memoQ translator pro
Kilgray's memoQ is the world's fastest developing integrated localization & translation environment rendering you more productive and efficient.

With our advanced file filters, unlimited language and advanced file support, memoQ translator pro has been designed for translators and reviewers who work on their own, with other translators or in team-based translation projects.

More info »
WordFinder
The words you want Anywhere, Anytime

WordFinder is the market's fastest and easiest way of finding the right word, term, translation or synonym in one or more dictionaries. In our assortment you can choose among more than 120 dictionaries in 15 languages from leading publishers.

More info »



Forums
  • All of ProZ.com
  • Term search
  • Jobs
  • Forums
  • Multiple search