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Le poids des cotisations en France
Thread poster: V. H.
V. H.
Local time: 06:54
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+ ...
Jan 31, 2005

Bonjour,
Je suis une jeune traductrice qui entame sa 2ème année d'activité (après avoir pu bénéficier de l'ACRE la 1ère année) et personnellement je n'en reviens pas du montant des cotisations en France (CIPAV, sécu, Urssaf). J'aimerais bien savoir comment les autres, comment VOUS vous en sortez pour arriver à débourser + de 5000 euros tous les ans sans les impôts et sans les autres charges (achats divers, frais de comptabilité etc...) Comment arrivez-vous à payer ces charges et à atteindre un C.A. permettant de bien vivre de ce métier? Pratiquez-vous des tarifs élevés? Faites-vous systématiquement de la sous-traitance? Proposez-vous des tarifs très bas pour être certain de faire rentrer le maximum de devis? J'espère que toutes ces questions ne vous sembleront pas trop indiscrètes. Par avance je vous remercie pour vos réponses. Merci


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xxxsarahl
Local time: 21:54
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+ ...
Tu es obligée de rester en France ? Jan 31, 2005

Bonjour Véronique

Je vois que tu as fait le tour de la question.

Qu'est-ce que tu dirais de traverser le Rhin, les Pyrénées ou la Manche ? C'est nettement plus intéressant financièrement, et puis tu baignerais dans une de tes langues de travail.
Si tu préfères une solution intermédiaire, le Grand-Duché est
francophone, germanophone et très intéressant sur le plan fiscal.

Sarah, expat ravie


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messier
Local time: 06:54
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Les Charges en France, Voilà un thème récurrent! Jan 31, 2005

Bonjour Véronique,

Félicitations pour votre installation. Suis passé par les même voies que vous (accre) et j'ai démarré mon activité de traducteur libéral peu de temps après mes études il y a maintenant plus de 10 ans. Je suis donc comme vous une vache à lait de l'urssaf.

Dans l'immédiat , le seul conseil que je pourrai vous donner est de passer le maximum de vos frais personnels en charges d'activité (frais pro): La voiture, les voyages, tout et absolumment tout que vous pouvez justifier.

Mais attention! Ceci n'est pas une solution à longue terme, car lorsque vous avez peu de bénéfices (et donc un minimum de charges), il vous reste pas grande chose pour ré-investir dans votre activité. En même temps, vous n'avez qu'une très faible surface financière et donc peu de chances d'accéder au crédit.

Je serai intéressé de voir ce que pourront vous conseiller nos co-listiers. Mais vu les conditions dans notre secteur et les possibilitiés de télétravail qui se sont explosées ces 10 dernières années, je suis vraiment de l'avis qu'il vaut mieux choisir un autre pays d'installation si vous souhaitez faire une carrière dans ce "métier" (si l'on peut l'appeller ainsi) et en tirer un revenu décent.

L'environnement français est très disuasif pour l'entrepreneur individuel. Malgré les belles intentions des gouvernement successifs, cet environnement ne cesse de se dégradér depuis des années et je crais que le futur nous promet des conditions encore plus difficles.

Je connais beaucoup d'indépendents que peinent pour faire un CA plus ou moins stable d'année en année et qui sont martélés par le fisc et l'urssaf qui les assimile à des "nantis" à mettre dans la même catégorie professionnelle avec les médécins et les avocats alors que les conditions dans notre sécteur sont plus proches de ceux des intérmittants de spectacle (sans malheureusement autant de possibiltés pour frauder le système).

Bref, si vous n'avez pas l'espoir de doubler son CA en 5 voire 3 ans, changez de secteur car vous verrez progressivement votre train de vie diminuer d'année en année comme c'est le cas de beaucoup de nos concitoyens.

A mon avis (et ce n'est qu'un avis) si l'on souhaite survivre et tirer des revenus décents de son activité c'est la seule voie qui vaille.

En tout cas, bon courage pour la suite et espèrons que d'autres personnes pourront vous donner des réponses un peu plus encourageants!!!!


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Adrien Esparron
France
Local time: 06:54
Member (2007)
German to French
+ ...
Une nuance Jan 31, 2005

Je ne pense pas que la question soit réellement celle du poids des charges. En France ou ailleurs, personne ne s'en sort jamais vraiment ...

J'ai débuté en 1969, ce qui laisse penser que l'on puisse tabler sur quelque chose.

Chez moi, je ne suis pas le conjoint de quelqu'un qui assure l'essentiel et à qui j'apporte le plus : je suis le seul à travailler moyennant phynances.

C'est donc possible que le métier de traducteur ne soit pas qu'un appoint ou un pourboire, mais cela se forge dans la douleur.

Ma contribution,

Adrien


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eirinn  Identity Verified
France
Local time: 06:54
English to French
+ ...
personnellement Jan 31, 2005

J'entre dans ma 4e année, et l'année passsée a été le coup de massue. Je me suis mise à mon compte sans trop me poser de questions, donc par exemple, je ne me suis inscrite à l'ARAPL qu'à partir de 2004. J'ai payé en 2004 l'équivalent de 2,5 mois de revenus BRUTS en impôts pour l'année 2003 (célibataire, no kid). Maintenant, je me dis que je me maintiendrai à un certain niveau de bénéfices, pour avoir plus ou moins le contrôle de la situation, mais pas plus, alors qu'en commencant, j'étais pleine d'illusions et je me disais que j'allais bosser beaucoup et que forcément, cela serait récompensé par des rentrées d'argent correspondantes. Mais il faut dire aussi que la vie n'est pas faite que de boulot, et en fin de compte, réaliser cela est un bon point. Je me considère mariée à mon boulot, mais je suis en train de lâcher du lest.

Et pour joindre les deux bouts, en ce qui me concerne, beaucoup de boulot surtout au début, ne pas dire non sous prétexte que vient le week-end sauf si quelque chose a été prévu, et prendre conscience de la satisfaction qui réside dans le fait de créer sa "boîte" même si on est tout seul dans cette boîte et que pour y arriver, il faut mettre un grand coup de cravache.

Je ne pense pas que baisser les tarifs soient bénéfiques, en tout cas pas à long terme. Il y aura toujours des agences qui cherchent le prix le plus bas possible, mais faire une traduction à 0,03 euro le mot, je trouve que cela porte atteinte à la crédibilité du traducteur et de la profession. Evidemment, il y a toujours les factures à payer, et ce n'est pas toujours facile. IL faut essayer de se faire un nom auprès d'un petit groupe de clients, et en général ils te confient par la suite régulièrement du travail.

Bonne chance.


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eirinn  Identity Verified
France
Local time: 06:54
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+ ...
quant à pratiquer des tarifs élevés... Jan 31, 2005

j'aimerais bien ! Mais ca n'a pas l'air de marcher. Si quelqu'un a un tuyau pour moi dans ce domaine, je suis toute ouie.,,,

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Francoise Perigaut
Germany
Local time: 06:54
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+ ...
S'expatrier, la solution miracle? Jan 31, 2005

Vous parlez toujours de s'expatrier et du fait que c'est tellement plus facile ailleurs, mais en lisant vos contributions, je ne trouve pas cela flagrant si je compare avec l'Allemagne.
+ de 5000 euros par an pour les cotisations, sécu comprise, cela ne me paraît pas énorme. Ici, on est très libre, on n'est pas obligé de cotiser, mais dans la pratique, tout le monde prend au moins une assurance-maladie et cotise sous une forme ou sous une autre pour sa retraite et bien souvent, ça dépassera largement les 5000 euros par an. L'assurance-maladie est chère si on veut être complètement couvert. Il y avait eu un topic sur le sujet dans le forum allemand, il y a quelque temps, plusieurs débutants dans la profession s'effrayaient de devoir payer chaque mois plus de 400 euros ou parfois plus que leur loyer rien que pour l'assurance-maladie (voici le lien pour ceux qui parlent allemand: http://www.proz.com/topic/25374).
Quant aux 2,5 mois de revenus d'impôts, je paie davantage, mes impôts sur le revenu sont très élevés (je suis moi aussi célibataire sans enfants).
Il y a bien sûr des avantages en Allemagne, c'est beaucoup plus facile de s'installer à son compte, la paperasserie me paraît moins énorme qu'en France, on n'est pas obligé de cotiser si on ne le souhaite pas (à ses risques et périls)... Mais financièrement, au bout du compte, y a-t-il vraiment une si grande différence? Ou bien est-ce que les chiffres cités ici sont inférieurs à ce que payent la majorité des traducteurs indépendants en France?
(Je n'ai jamais exercé en France, je me suis installée à mon compte en Allemagne et je ne connais que la situation ici, c'est pour cela que je pose la question.)

[Edited at 2005-01-31 22:17]


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Geneviève von Levetzow  Identity Verified
Local time: 06:54
Member (2002)
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+ ...
En vitesse, Feb 1, 2005

Véronique,

D'abord : s'expatrier n'est pas la solution (ou bien vers des pays fiscalement intéressants, il y en a peu).

Quand je pense aux charge de l'assurance-maladie en Allemagne:(

Augmenter les tarifs : c'est tout à fait faisable après un certain temps. C'est une question de doigté. Et il faut naturellement avoir suffisamment de clients pour se le permettre.

Mon grain de sel;)

Geneviève


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hduverle  Identity Verified
Local time: 00:54
Member (2004)
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+ ...
poivre et sel... Feb 1, 2005

J'ai aussi choisi de quitter la France (mais dans mon cas, le poids des charges n'Était qu'un aspect, disons le coup de pied qu'il fallait) devant l'augmentation non proportionnelle des charges en tout genre.
Les charges sont nettement moins élevées en Angleterre qui, la bienheureuse, ne connait pas l'URSSAF. Les conditions de travail y sont comme au Canada simplissimes. On travaille, on le déclare et on paie ses impôts : tout le monde y gagne.
Mais, attention, le coût de la vie est élevé et le prix des loyers (quand on trouve quelque chose de décent) est impressionnant (même pour les choses indécentes, d'ailleurs). Il y a bien le Nord de l'Écosse, très joli, mais motivation nécessaire...
En outre, il faut se constituer sa propre retraite en jouant comme ailleurs des incitations fiscales. Seule différence de poids, c'est qu'il est des pays qui ont pris pleinement conscience du problème des retraites pour les années à venir et qui ne forcent pas à cotiser à des régimes obligatoires qui seront bientôt dans l'impossibilité d'assurer des pensions aux ex-cotisants.
Quant à l'internet, il permet de travailler n'importe où, même en vacances(
quand il y a vacances.
Je suis aussi content d'avoir quitté la France et son climat de plus en plus lourd, administrativement et fiscalement entre autres. Je ne regrette même qu'une chose, avoir tant tardé. Cela étant, c'est loin d'être simple et demande une bonne préparation. Enfin, tout le monde n'a pas le goût ou la possibilité de quitter un pays.
C'est tout de même une question qui mérite d'être étudiée en serait-ce que sur le plan linguistique !


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Sylvain Leray  Identity Verified
Local time: 06:54
German to French
Charges et revenus Feb 1, 2005

A mon tour d'apporter de l'eau au moulin.
Je suis à la moitié de ma troisième année d'activité, et il semblerait que les fameux rattrapages de charges si exorbitants que l'on m'annonce depuis trois ans se fassent un peu attendre... comme Françoise, je ne considère pas que 5000 euros de charges sociales pour une année soient si terribles que ça.

Je n'ai pas l'impression d'être une vache à lait (pas encore ?) et n'ai aucunement l'intention de m'expatrier.

Se mettre à son compte, c'est comme s'asseoir autour d'une table pour jouer au poker : on accepte les règles et on sait qu'on va payer. Alors sans aller jusqu'à dire que je suis content, et bien je paie et je me tais. Ce sont les règles, je le savais quand je me suis installé, et si je ne suis pas content je n'ai qu'à arrêter la partie.

Alors oui, j'ai payé tout plein d'impôts sur le revenu moi aussi cette année, oui j'ai payé des charges... mais il faut bien reconnaître que j'ai gagné bien plus que ces sommes là avant de devoir les payer, et que j'en profite bien. J'ai réussi à économiser plusieurs dizaines de milliers d'euros en deux ans et demi, et je n'ai pas eu besoin d'y toucher pour payer mes charges ou mes impôts. C'est quand même plutôt bon signe, non ? A vous lire, tous ou presque, je devrais m'attendre à ce que la situation se dégrade au fil des ans ? Et bien advienne que pourra.

En attendant, je fais de mon mieux pour travailler à des tarifs corrects, et jusqu'à présent ça se passe plutôt bien.

Alors j'attends de voir.

Sylvain

[Edited at 2005-02-01 08:49]


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Tradeo
Local time: 06:54
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De tout façon... Feb 1, 2005

C'est simple : Les charges sociales = env 38% du bénéfice. Après c'est à nous de jouer et de les mettre de côté au fur et à mesure des rentrées. Elles sont facilement calculables lors de la publication du bilan annuel.

Le comptable qui t'établit le bilan peut également faire une simulation de l'ensemble des cotisations et impôts.

Maintenant, question expatriement, il y a un peu compliqué mais fructueux. Etablir une deuxième société dans un pays "paradis fiscal". C'est faisable, et un expert comptable se fera une joie de t'expliquer comment.

Attention, il faut toutefois garder une partie de l'activité en France, histoire de donner un peu de pain aux rapaces, et avoir une couverture sociale.

Il faut également faire suffisament de chiffre. Il y a des frais incompressibles si tu crées une société en Irelande, par exemple ou sur les Iles Britaniques.

Pour ma part, j'y pense de plus en plus car mon CA monte ainsi que les charges. Mon épouse étant également à son compte, je ne vous dresse pas le tableau....

Pour les impôts, il est également bien de s'inscrire dans un centre de gestion agréé, environ 150 euros par an. Cela donne le droit à un abattement de 20 % sur les Impôts sur le Revenu (pas sur les charges sociales).

Tu peux également défiscaliser en prenant par exemple, une voiture en frais professionnel. Tout les frais passerons dans la compta et baisseront un peu ton bénéfice, certes, mais de ce fait, les charges et les impôts. Si ta voiture n'est pas en pro, tu payes l'assurance, l'essence et l'entretien avec ton argent perso, sur lequel tu as payé des charges sociales et des impôts. Si ces frais sont pris avant les charges et les impôts cela coûte moins cher.

Il y a aussi la loi Madelin, qui permet de déduire certaines choses des impôts, comme par exemple une complémentaire santé.

Bref, il existe un tas de détours légaux possibles. Pour ma part, mon expert comptable ne jure que par cela. Sa devise "De toute façon, ils se servent, alors il faut qu'il y en ait le moins possible sur la table..."

A bientôt,
Olivier


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Adrien Esparron
France
Local time: 06:54
Member (2007)
German to French
+ ...
Quelques précisions Feb 1, 2005

En bientôt 36 ans de "carrière" de traducteur je n'ai jamais songé à la moindre expatriation et n'ai jamais considéré avoir "trop" payé quoique ce soit. Comme l'ont justement souligné d'autres intervenants, les différentes cotisations ou impôts ne sont qu'à la mesure de ce que l'on a ou non gagné. Lorsque je dis que cela ne va pas sans douleur, c'est que l'activité n'est pas forcément linéaire : il m'est arrivé plusieurs fois d'être non imposable et d'être en déficit. Cela ne se gère pas au mois ou à l'année, mais sur plusieurs années. Il ya des périodes de suractivité et puis des moments où l'on se demande vraiment si on a fait le bon choix. Sylvain a raison : si je ne suis pas content, je fais autre chose et personne ne m'a obligé à faire un métier que l'on maudit parfois. Ce avec quoi je ne me suis jamais réconcilié, ce sont les mauvais payeurs. Deux catégories : ceux qui ne payent pas du tout et disparaissent dans la nature et ceux qui payent vraiment très mal. C'est dur d'accepter d'être sous-payé, mais quand il n'y a rien de mieux, faut parfois se faire violence. Il n'est cependant pas très bon de laisser penser au client qu'il nous sort d'une mauvaise passe. Quelques refus bien ciblés font monter la cote ...

Autrement c'est un métier passionnant et arrivé plus ou moins en fin de course, je n'imagine pas avoir pu faire autre chose !

Adrien


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V. H.
Local time: 06:54
German to French
+ ...
TOPIC STARTER
ma réponse Feb 7, 2005

Merci à tous pour vos nombreux commentaires.
En ce qui concerne l'expatriation, j'y pense depuis longtemps et j'aimerais bien retourner vivre définitivement en Espagne, pour baigner dans cette langue et cette culture que j'aime tant. Cependant la situation pour les traducteurs y est assez catastrophique, rien n'y est réglementé, les tarifs y sont encore plus bas que les plus bas tarifs français, pas d'assurance pro. en place telle que celle proposée par la SFT, souvent une absence de droits d'auteurs, pas d'association ayant un poids réel sur le marché de la traduction comme la SFT etc... C'est un peu la jungle... Eh puis je me dis que j'aimerais d'abord atteindre certains objectifs personnels en France... Mais l'Espagne me trotte dans la tête. Question charges, elles sont plus basses qu'en France (3000 euros par ans) mais la sécu et la retraite ne valent pas celles de la France à ce qu'on dit... Maintenant je trouve que tout est relatif...
Pour répondre à Tradéo, je te remercie de tes bons conseils que j'avais déjà mis en application auparavant (Centre de gestion pour les 20%, défiscalisation du véhicule etc.). De plus il a l'air sympa ton comptable... Si seulement le mien était comme ça...


Encore merci à tous pour vos réponses, c'est bien sympa de discuter avec vous et en même temps de faire un peu connaissance (pour ceux qui ont souvent répondu à mes questions sur proz


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Tradeo
Local time: 06:54
English to French
Mais pourquoi tu dis cela ? Feb 8, 2005

Véronique Hellstern wrote:

Cependant la situation pour les traducteurs y est assez catastrophique, rien n'y est réglementé, les tarifs y sont encore plus bas que les plus bas tarifs français, pas d'assurance pro. en place telle que celle proposée par la SFT, souvent une absence de droits d'auteurs, pas d'association ayant un poids réel sur le marché de la traduction comme la SFT etc... C'est un peu la jungle...


Salut,

Je ne comprends pas trop. Pourquoi cela serait plus dur en Espagne qu'ailleurs ?

Pour ma part, je n'ai aucun, mais alors aucun client en France. Il est vrai que je travaille principalement pour des agences, qui payent correctement (si, si, ça existe !) et donc mes clients sont partout, des US à l'Asie en passant par l'Europe.

Ce qui est super avec ce métier c'est qu'il suffit d'un portable et d'un moyen de connexion à Internet pour travailler. Pourquoi changerais-tu tes tarifs en Espagne. Tu travailles avec les mêmes, simplement dans un lieu différent. Pour eux, rien ne change.

Evidemment, si tous tes clients sont des "locaux", clients directs, cela peut changer la donne, mais un peu seulement. Tu ne vas pas me dire qu'ils n'ont pas Internet et qu'ils ne pourraient pas te contacter par Email, t'envoyer les fichiers et les recevoir de cette façon. J'y crois pô!

Et pour te répondre, oui mon comptable est sympa, jeune et compétent, un brin roublard. (En fait, très roublard. Je dois le freiner pour qu'il n'en fasse pas trop.) Pas payer de charge c'est bien, mais pour acheter une voiture ou une maison, il faut quand même que le banquier vois un bénéfice conséquent. (Même si lui aussi est très cool. oui, oui, cool. Chaque fois que je vais dans son bureau c'est "Une p'tit cloppe m'sieur Lasala". Et c'est le directeur de l'agence!!!!!!!!!!!!!!)

Enfin, c'est une question de choix et de manière de s'y prendre je pense. Je crois sincèrement que tu peux aller en Espagne tout en gardant tes tarifs français et tes clients. Cela demandera un peu d'organisation dans certains cas, mais cela me parait très, très faisable.

A plus

Olivier


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Sara Freitas
France
Local time: 06:54
French to English
Etre à son compte c'est d'abord un choix.... Feb 14, 2005

Sylvain Leray wrote:


Se mettre à son compte, c'est comme s'asseoir autour d'une table pour jouer au poker : on accepte les règles et on sait qu'on va payer. Alors sans aller jusqu'à dire que je suis content, et bien je paie et je me tais. Ce sont les règles, je le savais quand je me suis installé, et si je ne suis pas content je n'ai qu'à arrêter la partie.


Sylvain

[Edited at 2005-02-01 08:49]


Tradeo wrote:

C'est simple : Les charges sociales = env 38% du bénéfice. Après c'est à nous de jouer et de les mettre de côté au fur et à mesure des rentrées. Elles sont facilement calculables lors de la publication du bilan annuel.



Merci, Sylvain. Tu as dû lire dans mes pensées. Et merci Olivier pour les chiffres qui sont à peu près les mêmes que j'ai évoqué dans un autre fil sur le même sujet il n'y a pas très longteps.

Je ne sais vraiment pas d'ou viennent ces scénarios catastrophes du genre "on paie 80% du CA en charges et impôts" ou qu'il faut carrément s'expatrier pour survivre. Quand on prend le temps de regarder les chiffres, on voit que ce n'est pas le cas. C'est vrai qu'aux Etats-Unis je ne paierais que 15% pour le Social Security Self Employment Tax, mais après il faudrait bien une couverture maladie...

Ma situation est semblable à celle de Sylvain. Fin 2002 j'ai quitté un poste dans une boîte de formation/traduction ôù je gagnais 1400 euros par mois avec 5 semaines de congés annuels programmés par mon employeur. Aujourd'hui, au bout de 2 ans d'activité j'ai presque doublé mon "salaire" et j'ai réussi à me constituer un "matelas" confortable de quelque dizaines de millers d'euros pour payer les futures charges et pour compenser d'eventuelles périodes creuses. L'année dernière, j'ai pris 12 semaines de congés pour profiter de tous les vacances et RTT de mon époux: en plus; c'était où je voulais et quand je voulais sans demander la permission à un patron! Au niveau tarifs, je les augmente au fur et à mesure que mon planning se remplit...et ça à l'air de marcher.

Redevenir salariée? Non, merci! J'adore ce que je fais et les charges...bon, ben je savais avant de me lancer, donc à quoi ça sert de se plaindre? Il faut se renseigner et refléchir avant de se mettre à son compte et après il faut juste être un peu prévoyant...en d'autres termes gérer son affaire

Bon courage à tous!

Sara


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